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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Dans l'écume du mystère

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Tant qu'il y aura des jours

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Carnet n°326
Des choses et d'autres

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Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

20 mai 2018

Carnet n°147 Au fond

Regard* / 2018 / L'intégration à la présence

* Ni journal, ni recueil, ni poésie. Un curieux mélange. Comme une vision – une perception – impersonnelle, posée en amont de l’individualité subjective, qui relate quelques bribes de cette vie – de ce monde – de ces idées – de ce continuum qui nous traverse avant de s’effacer dans le silence…

Nous sommes nus au-dedans d’un regard qui nous sauve de tout amassement…

Routes entre les étoiles promises et l’espérance d’un rêve – d’un ciel. Parcours au milieu des vagues et des tempêtes. Et, pourtant, n’existe qu’un seul chemin – qu’une seule lumière – au fond de ce qui nous engloutit déjà…

Il faut creuser sous la cendre – trouver dans les flammes matière à parfaire le regard posé sur le monde. Il faut du silence et un désir puissant de lumière pour porter la tête haute – humble et fière – et déterrer la grâce cachée derrière les charniers. Il faut être un homme sans illusion – debout au milieu des preuves – pour interpeller ce qui, en chaque homme, végète dans la barbarie…

 

 

Ce qui hante la pensée – tout élan. Ce qui surnage même emmuré dans le sommeil. Cette force qui emporte tout jusqu’à l’infini…

 

 

Nous sommes nus au-dedans d’un regard qui nous sauve de tout amassement…

 

 

Nous sommes l’homme. Nous sommes l’arbre et la terre – et la lampe allumée un peu plus loin. Et ce feu qui brille sous les étoiles. Nous sommes le goût, le doute et ce qui se laisse happer par la lumière. Ce reste d’âme au fond du monde. Et ce silence obstiné au fond de l’âme…

 

 

La pensée se dilate, puis éclate en minuscules étoiles pour déchirer la nuit qui la retenait prisonnière…

 

 

La tête vacillante entre ce qui vient et se retire – entre la nuit – profonde toujours – et l’aube naissante…

 

 

Le noir et le rouge, partout dominants – même après la lumière. Comme les couleurs, peut-être indélébiles, du monde et de la terre…

 

 

Dans la nuit, l’étincelle de l’impossible face à l’irréparable…

 

 

Un coin d’azur en plein hiver. Et ces larmes qui coulent devant tant de merveilles. Brume et brouillard dissipés à présent – laissant apparaître le rayonnement d’un soleil inimaginable…

Emporté loin du sommeil et de ces mille sentiers creusés par la peur d’aller seul dans les forêts du monde…

 

 

Sève, sentier, ciel. Qu’importe la route et les offenses pourvu que l’air soit respirable – et visibles les cimes…

 

 

On donne à voir (simplement) ce que révèle la Vision

 

 

Un cœur qui avance vers l’humanité entière – sensible au vivant dans toutes les veines – sensible au silence sur les épaules et aux voix qui interpellent l’impossible…

 

 

Frémissements à la portée de la moindre fouille patiente – assidue – tenace et téméraire…

 

 

Nous lançons des mots dont le sens échappe à la raison. Comme des feuilles mortes errant sur des allées – poussées par le vent vers un monde insensible à leurs attaches – et à cette ardeur née de l’origine…

 

 

Une voix, un visage. Et l’étranglement progressif de la gorge qui n’a osé vivre – et se défaire de ses ambitions – pour glisser dans le silence…

 

 

Une fierté traversée de soupirs et de larmes qui arrache l’herbe folle et se pend à quelques idoles pour donner un peu de sens à son existence – et paraître moins vide – et moins triste – qu’elle n’en a l’air…

 

 

A la lisière de tous les sentiers (nous) attend un silence – un parfum d’éternité qui attendrit la rage des pas et le besoin d’exister. Un univers mystérieux qui ne s’atteint qu’à genoux au milieu du désert et des amours fragiles traversées – l’aiguille de la souffrance pointée comme un dard – et la tête déchargée des rêves de rencontre. Seul(s), en somme, aux frontières de nous-mêmes…

 

 

Jeux encore après l’écartèlement. Jeux toujours – piochés dans l’escarcelle du temps…

 

 

Semences et récoltes de la zizanie pour les yeux aussi indifférents que les pierres – et toujours insensibles aux murmures et aux poèmes lancés par-dessus les murs…

 

 

L’usure du monde – l’usure du temps – ressassées par nos aïeux – balayées par la main tenace qui porte le regard au-dessus des visages et des années…

 

 

De la nuit, l’aube semble grise – irréelle. Elle n’est, pourtant, que l’autre versant de notre visage dégagé du rêve et de la pluie…

 

 

Le secret du temps et de la mort livré à ceux dont la faim s’est convertie en Amour – si proche des chemins où s’épuisent les désirs…

 

 

Exister – comme la fleur discrète – et innocente – au milieu du monde. Comme l’eau des rivières et l’herbe folle devant les yeux assoupis et indifférents. Libres des bouches qui y puisent leur substance et des foulées qui les traversent ou les piétinent. Ivres du même soleil qui porte l’Amour et l’effacement au-dessus des soupirs – au rang des plus hautes vertus du monde…

 

 

Crasse et lueur. Dans la tentation des yeux. Le rêve d’un seul chemin – d’une seule étoffe – qui se porterait comme le jour. A genoux, les yeux découverts et l’âme amoureuse embrassant jusqu’aux brumes noires qui flottent au-dessus du monde – et au-dedans des têtes recluses dans leur nuit…

 

 

La mort – la révélation d’un monde inapproché – traversé mille fois pourtant, les yeux fermés – aveugles encore à l’éblouissement de la lumière…

 

 

Le sacre du monde honoré par le chant de l’oiseau qui coule jusqu’à ces pierres noires contre lesquelles nous sommes adossés…

 

 

Un bruit, un poème. Un seuil pour faire éclore le désir le moins sauvage. L’enfance au milieu de l’aveuglement. Le silence parmi les bruits. L’éternité au-delà des siècles…

 

 

Un vent léger souffle encore sur le désordre et les désastres – et tourne les têtes vers ce dedans trop délicat pour les yeux barbares…

 

 

Une légende – un mirage souvent – entaille la volonté – l’ultime désir de se défaire. Comme si le mythe et l’illusion étaient plus tenaces que l’innocence qui attend (pourtant) sans impatience – et dans le silence – à proximité de nos bruits et de nos élans fatigués…

 

 

Des mots brûlés – déchirant d’aveux – écrits avec la plume – et le cœur – trempés dans l’encre du monde et de l’âme – essentiels peut-être – abscons sûrement – délivrant leur message dans l’urgence de l’inespéré. Incapables, pourtant, de faire frissonner les hommes qui rêvent au fond de leur cachot…

 

 

Quelque chose éclate pour nous sauver – et dégringole, comme une fuite du temps, pour nous faire franchir l’impensable…

 

 

Le recueil véritable est celui de la fragmentation rassemblée – le silence et le langage éparpillés comme les gouttes et l’écume qui retrouvent leur unité sur la page – au fond de l’océan. Immobiles et dessinant, d’un même élan, la figure de notre rêve – le visage parfait des retrouvailles…

 

 

Fulgurances, parfois, qui traversent l’opacité des yeux, du monde et de l’âme. Jaillissant au milieu de la cécité pour rompre – trop précocement sans doute – la certitude d’un visage – d’une vie – et ôter notre résistance à ne voir que la laideur sur ces rives un peu tristes où l’éblouissance et le merveilleux sont, trop souvent, dissimulés par le noir…

 

 

Le poème jette une lumière sur la multitude – et nous invite à plonger au cœur du même visage. La poésie est le monde surgissant entre les rêves. L’évidence de la beauté au milieu du sang que font jaillir les instincts…

 

 

Il faut creuser sous la cendre – trouver dans les flammes matière à parfaire le regard posé sur le monde. Il faut du silence et un désir puissant de lumière pour porter la tête haute – humble et fière – et déterrer la grâce cachée derrière les charniers. Il faut être un homme sans illusion – debout au milieu des preuves – pour interpeller ce qui, en chaque homme, végète dans la barbarie…

 

 

La poésie est un cri lancé vers le ciel – une force brute qui s’abat comme une sentence – un poing levé contre l’ignominie, la cécité et la couardise. Le poème est l’invitation – et le lieu – de l’envol. La réponse aux larmes et à la cendre laissées par les hommes à leur départ. C’est la métamorphose du rêve en réel – le rayonnement pur de la poussière que soulèvent nos pas.

La poésie, c’est l’incandescence portée jusqu’à la transparence. C’est le ciel descendu enfin jusqu’à nous – et une danse vers son ascension et son plus tangible rapprochement…

 

 

La vie et la mort des vivants – aussi grossières que le labeur terrestre. Armes et outils à la main. La soumission commune au monde et la liquéfaction, sans répit, des corps et des âmes…

 

 

Partout, la démence et ces pauvres mesures de démantèlement pour réorganiser – et reconstruire – le prolongement d’un monde déjà ancien – périmé…

 

 

La couleur et la neige. Et le frémissement du rocher sur lequel tout se bâtit…

 

 

Le monde comme un orchestre aux notes et aux visages dissonants – disharmonieux – incomplets pris séparément – par petits bouts – au-dessus de chaque parcelle – et étrangement beaux et équilibrés lorsque le regard est capable d’envol – et de voir le tout depuis les hauteurs – en surplomb de la terre…

 

 

Eveil encore au fond de ce qui s’élève. Le partage de la première heure et du soleil novice qui traversent les averses et les siècles de cette nuit pleine – entière – infranchissable…

 

 

Le printemps, les rêves et le hasard – tout un arsenal à la dérive. Le sang, les fleurs et les groseilles – le festin offert par la vie aux voyageurs qui titubent sur leur fil. Et l’hiver, la solitude et la mort – les fruits de l’achèvement de tout voyage avant le définitif effacement…

 

 

A quoi bon l’homme si la bulle se perce. A quoi bon le ciel si la nuit est impardonnable. Et à quand les rives lointaines sur ces crêtes chavirées d’ennui. Et à quand la vie plus libre que le jour… lorsque l’âme saura (enfin) se suspendre au silence et à ce qui reste lorsque tout a été perdu – et abandonné…

 

 

Aux pieds de quelques lignes, cette évidence de la vérité, entrée (presque) par effraction dans l’encre du poète – assis au milieu de ses pages et du silence venu ébranler quelques certitudes…

 

 

Epaules, joie et sanglots – et leur dénominateur commun : la solitude et le mystère – ce silence évidé de tout sens. L’être pur, en somme, qui se moque des siècles et des outrages – et qui n’attend personne pour vivre heureux – avec ou sans postulant. Le sacre de tous les sacres, en quelque sorte, qui efface les visages et les noms pour préparer, sans doute, le plus bel avenir de l’homme…

 

 

L’éternel visage de ce qui demeure à travers les siècles et les modes. L’atemporel du plus vif secret qui se dissimule sous maints simulacres et bagatelles…

 

 

Rien n’échappe à la convoitise – pas même la vérité. Et c’est un grand malheur que de se saisir de tous les « il y a » – sans comprendre la téméraire et discrète splendeur du regard – de ce qui voit sans rien s’approprier…

 

 

Enfants d’une terre au même visage – mordu(s) mille fois par la mort – et jeté(s) autant de fois dans la misère – à l’ombre de ce qui ne peut encore éclore…

 

 

Balayée la croyance d’un autrefois, d’un ailleurs, d’un plus tard. Balayés le temps, le monde et l’homme commun pour l’être le plus ordinaire – celui qui vit au milieu des clous parmi presque rien – et qui s’avance, pourtant, vers les malades – vers tous ceux qui errent au fond de leurs désirs – sans le moindre blâme. Celui qui a ressuscité les fleurs sous la cendre et la braise laissées par le grand feu des hommes. Assis sous le même arbre depuis mille ans – depuis le début du monde peut-être – laissant les pas aller dans la nécessité de ce que certains appellent le hasard. Ivre d’un ciel dont l’envergure l’étend jusque dans le silence et l’acquiescement – l’Amour comme une brindille dépassant de ses lèvres…

 

 

On s’endort parfois encore au milieu des rêves – dans la douce (et trompeuse) certitude d’exister et d’avoir un avenir à vivre, à bâtir, à défendre – dans cette folle ambition de vouloir étendre notre voix, notre main et notre sang au-delà du cercle fragile – et éphémère – au-delà de notre visage qui n’est qu’une goutte – qu’une vague peut-être – infiniment passagère dans l’océan…

 

 

Eclatés en un seul visage – fragments rudes – âpres – vertigineux – du même mystère – du même silence – nés de cet élan – de cette danse insatiable pour se désunir et se retrouver…

 

 

Loin devant les vivants, cet ici – préféré au ciel et aux mirages – cette présence plus vaste – et plus simple – que Dieu au visage et à l’envergure si énigmatiques – et si mensongers sûrement…

 

 

Assis près des Dieux, les hommes à la figure emblématique dont l’âme s’est dissipée – avalée, peut-être, par le brouillard. Et devant nous, ces yeux – cet espace – rejoint(s) par l’hiver et cet Amour blotti au milieu de toutes les tempes…

 

 

La langue se fait parfois âpre – effrayante – et éminemment dangereuse – lorsqu’elle pourfend les rêves – entaille ce contre quoi nous sommes blottis. Elle secoue – elle éveille – à travers quelques battements de cils et les volets clos – ce que nous avons gravé à l’envers de notre sommeil…

 

 

Plaines, visages et sourires défaits – annihilés dans leurs tentatives de soumettre les vivants à la mort. Parole brève – gestes concis – comme un chant – un chemin – une lumière – pour dire ce qui s’avance en nous – et lutte contre tout éloignement…

 

 

Profil bas – enivré de sang et de promesses – et de cette gloire offerte à l’innocence et à cet Amour (à peine) replié sur lui-même. Comme un temps divisé – une heure – une vie – au milieu desquelles gît l’instant – annonciateur d’un Dieu sans nouvelle – d’un Dieu sans représailles – pour ce qui s’approche lentement vers son centre…

 

 

Pieds nus au fond du plus sauvage. Tête accroupie sous le silence. Bras levés d’où s’envole, entre les rires et les tombes, le message de ceux qui ont vaincu leurs croyances…

 

 

N’importe quoi pourvu que le tunnel – le passage – soit franchi. N’importe quoi pourvu que dure l’incendie. Hommes et sages au corps à corps – dans une lutte insensée – visages grimaçants sous le poids de la volonté – et cette folle ambition de convertir tous les yeux – toutes les âmes – aux chimères de leur message. Et tous redoutant le poète dont les sandales dansent au milieu des vents – au milieu de tous les élans – un sourire nu sur les lèvres qu’aucun dogme ne peut pervertir…

 

 

Rêves, blés, désirs. Cette folie joyeuse des vivants à aller à contre-courant du sens – à se laisser porter par les instincts – ces élans si risibles – si naturels – et si pardonnables depuis l’indicible – depuis l’impénétrable…

 

 

Depuis le règne du sang jaillissent mille chimères – et l’œuvre des poètes pour enrichir l’espace voué aux histoires et aux mensonges – et dépouiller le regard – creuser l’intervalle nécessaire à la fouille et à la découverte de l’impensable…

 

 

Neige lancée comme le jour sur la terre – la brume – l’indésirable. Comme des crocs jetés presque au hasard parmi les rêves et les nuages pour dire – et redire encore – les privilèges de l’enfance sur la vieillesse – et tout ce qui s’égare au fond de la ligne du temps inventée pour survivre à la braise et à la glace où sont emmurés les vivants…

 

 

Un souffle sur l’indigence et la paresse. Un éclat – mille éclats peut-être – pour terrasser le sommeil et le malheur. Et affranchir le monde d’un destin suspendu à quelques lèvres et aux assauts mercantiles. Redressant un rivage – le seul possible pour que revivent en nous l’usage du réel et le sacre d’un Amour plus équitable qui partagerait sa tendresse avec tous les visages sensibles et disponibles…

 

 

Tables, couronnes, fruits – cette atroce passion des hommes pour l’amassement. Le rejet de tout voyage – de toute échappée. Le monde – et la terre – comme des voies navigables où chacun se faufile pour creuser à même le sol quelques pauvres chemins de richesse – quelques failles entre les rives incertaines de l’innocence…

Pauvres vivants, en vérité, livrés au sable et à la désespérance…

Terres étrangères au pays natal offertes à la houle des siècles sans même l’espoir d’un jour tranquille et d’une tendresse à partager…

 

*

 

Tout extérieur n’est que l’intérieur projeté. Nous vivons dans la représentation d’un monde qui nous ressemble…

 

 

La monde existe peut-être (qui peut savoir) sans le regard que nous posons sur lui. Mais c’est toujours avec la couleur de notre perception que nous habillons les formes qui le peuplent et les interactions qu’elles nouent entre elles…

 

 

Pour aimer le monde, il convient d’abord de s’en éloigner (de façon physique) avant de pouvoir vivre dans la distance intérieure nécessaire à la proximité des visages et des choses…

 

*

  

On ne fait – ni n’agit – plus pour obtenir quoi que ce soit – mais pour prolonger (ou répondre à) un élan naturel et spontané – né de la joie ou de la nécessité…

  

*

 

Lumière – lumière – première – neuve – élémentaire – qui serpente et s’immobilise entre les rives et les crêtes pour illuminer les incendies allumés par les hommes dont les visages, trop lointains, ne peuvent vivre au-delà des cendres…

 

 

Rocher, soir, étoiles. Quelques laisses – et un peu de sueur à nos attaches. Et ces vêtements lourds encrassés de sang. L’allure exemplaire des hommes qui arpentent la terre, la boue et la nuit – en quête d’une ligne au-dessus de l’horizon – d’un Amour moins fragile que leur chair – d’une aire de répit où ils pourraient (enfin) jeter leurs rêves et leur colère – à la recherche d’une bouche, en somme, qu’ils pourraient embrasser sans pudeur – et avec urgence et rudesse – pour conjurer leur peur et leur faim…

 

 

Epaules rudes descendant des montagnes. L’âme aiguisée au mystère – au silence – dont les yeux invitent à sauter par-dessus les carnages – et à danser parmi les larmes et les étoiles sur l’obscur planté si haut – planté si loin – partout où nous vivons…

 

 

Racines vendangées là où tout s’abreuve – là où tout s’égare et s’égaye. Bribes de personne au cœur d’un monde où les noms et les visages durent plus que de raison…

 

 

Flammes vivantes au milieu d’une parole qui désosse la mémoire. Mains brèves – furtives – entre le début et la fin des rêves. Quelques fluides : un peu de sang – un peu de sueur – et cette semence qui a la folie de se répandre parmi les désastres pour léguer son héritage…

 

 

Une langue qui claque comme une gifle sur la certitude et l’espérance. Pour éveiller – faire naître peut-être – la peau neuve du monde enroulé autour de lui-même – au centre de ces profondeurs qui donnent à nos yeux le goût du rêve…

 

 

Peines multiples – nous condamnant à défaire ce que nous avons bâti et érigé au nom du plus vivable. Nous condamnant à anéantir les constructions qui ont alimenté la haine et les frontières. A devenir ce que nous avons haï – et tant redouté. Ce plus nu – ce plus simple – sans visage porté par l’Amour et la candeur – cette sensibilité recouverte – soucieuse (depuis toujours) des monstres qui nous défigurent et entaillent notre véritable vocation

 

 

Tout est mort – ou destiné à mourir. Et tout se relève, pourtant, et recommence dans l’angoisse permanente de la chute et de l’effacement…

 

 

Espoir et désespérance lancés au jour. Jetés par-dessus les larmes et les désirs. Balayés d’un geste par l’envers du silence – cette face en nous persuadée de notre inimportance

 

 

Enfance, nuages, et mille inconnus au-dedans de cette nuit qui a pris des allures de fête pour oublier – et repousser – (si vainement) la mort…

 

 

Marcheurs courbés – tête lasse – occupés à des jeux sans importance – à des existences sans horizon – livrés à des soucis, à des savoirs et à un destin qui jamais ne pourront traverser la mort – ni s’en affranchir…

 

 

Routes entre les étoiles promises et l’espérance d’un rêve – d’un ciel. Parcours au milieu des vagues et des tempêtes. Et, pourtant, n’existe qu’un seul chemin – qu’une seule lumière – au fond de ce qui nous engloutit déjà…

 

 

Ce qui monte du jour a le parfum de l’hiver. Et ce qui tombe de la première étoile, l’odeur indéfinissable des saisons qui recommencent…

 

 

Un matin, un vertige. Et l’élan nécessaire à tout voyage. Et le goût du péril pour rejoindre ce qui vit – immobile – sous la chair – cette âme peut-être à l’envergure infinie – l’inimaginable caché au-dedans de ce qui s’écoule – et qui finit par s’éteindre et s’effacer…

 

 

La vie écartèle et rompt ce qui s’insinue sous les masques – dans les failles. Favorise le naufrage de tout ce qui avance – et précipite nos voilures vers le pays natal. Ouvre, en quelque sorte, les racines d’un chemin qui mène vers la seule étoile de l’homme : l’effacement et le recommencement du monde livré aux assauts permanents des mal-pensants – et trop assujetti au rêve et à la décadence pour embrasser les dérives et la tendresse qui surnage entre la semence et le sang…

 

 

Main tendue vers quelques étoiles – quelques nuages à demi morts. Un cercle au-dessus de la toile suspendue au milieu de la boue.

Songes, sang, ciel, terre. Quelques souffles – quelques idées entre les tempes – passagères. Un vent – un feu – venus se blottir contre notre paume…

 

 

Le destin d’un homme – bribes de lumière – à califourchon sur le pire et le rêve – entre la matière et l’invisible – réfutant Dieu pour le silence…

 

 

[Lointain hommage à René Depestre]

Noires, mortes, perdues. Une petite lampe sur la terre pour toutes les âmes vaincues par la poussière – tordues par le doute et les prières – marchant au milieu de leur douleur – d’un jour sans soleil – dans l’ombre grandissante de la nuit et du sommeil.

Une petite lampe sur la terre pour offrir un peu de courage – et un peu d’allant – à tous ceux qui errent au milieu de leur désir – au milieu de leur partage – pour dire le plus sacré et ce qui se mélange sans se perdre.

Une petite lampe sur la terre pour donner à voir ce qui enfante et prolonge le monde ; le silence de tous les débuts – et la force qui traverse le chagrin et la mort…

 

 

Ennemis, guerres et cet exil au fond des forêts parmi les vents rieurs – au-delà des hommes et des siècles pervertis – dans cet antre mystérieux où s’enfantent les poèmes…

 

 

Source de tous les périls et de tous les franchissements, cet âge d’or enveloppé de sommeil qui sait traverser les siècles et la mort – recouvert par tous les temps d’ardeurs contraires, de boue et de symboles. Bravant l’orgueil et la hargne des hommes pour défaire, peu à peu, leurs certitudes…

 

 

Trop de luxe, de drapeaux et de bonheur – trop de prétextes, de rage et de rancœur – pour traverser la blancheur du miroir – et laisser s’épanouir la rose première – le chant inimitable du silence parvenu au bord de l’âme, après un long voyage dans ses profondeurs – remontant, un à un, les courants des délices et des instincts pour rejoindre la source natale – la source originelle – qui enfanta le monde, les hommes, les arbres et les bêtes plongés dans le chagrin et la détresse…

 

 

Jeux et mensonges d’un sang sans maître ni bailleur – qui se répand avec panache pour une gloire infime et inutile…

 

 

Larmes incertaines. Quelques mots dans ces heures désœuvrées comme une fragile accalmie pour les mains en quête du jour – comme un destin creusé à même l’âme – à même la chair – pour étouffer le sang sacrilège – et abolir ses méandres et ses œuvres de basse noblesse – encensés pourtant par les hommes. Le début d’une ère nouvelle où apparaissent déjà, dans la brisure des signes et l’éloignement des pas, quelques merveilles anciennes – quelques axiomes premiers – la fantaisie, un peu hermétique, du silence et la parole innocente et émerveillée des poètes…

 

 

Un flot de lumière sur le visage de l’Autre lancé depuis nos décombres – et nos déchirures encore gisantes dans l’ombre…

 

 

Un tumulte, quelques ruines et maintes voix qui s’élèvent pour dézinguer la torpeur – cette brume épaisse – opaque – sur le bitume et dans les âmes – porteuses d’un secret qui ne s’offre qu’aux icônes – à ces visages privés de chair – et dont le destin, pourtant, ravive l’allant des hommes…

 

 

Ombres, partout – de tous côtés – glissant – et nous faisant glisser – vers cette nuit profonde – indomptée – infranchissable sûrement – dont la splendeur brille (déjà) au fond de nos âmes – irrésistiblement attirées vers elle comme vers un miroir aux reflets trompeurs et facétieux…

 

 

Carcasses dans la brume – poings et voix levés vers l’inconnu – cet étranger à l’imperceptible odeur – à la silhouette silencieuse – et à l’envergure insoupçonnée – presque invisible lorsqu’il s’avance vers nous pour détruire toutes les promesses du monde, anéantir l’espoir et nous plonger la tête au milieu de ce qui cisaille et déchire – au milieu de ce qui ouvre et dégorge l’inutile avant de jeter à terre nos costumes, nos masques et nos cottes de mailles qui ont relégué le rêve à cette folle tentative d’exister en bâtissant au-dedans, et aux alentours, d’imparfaites et risibles forteresses…

Place sauvage où tout est démonté – déconstruit – pour un avenir improbable – et un présent solide et ressuscité…

 

 

Homme sans idéologie qui plonge son encre dans le vent et la mort pour éloigner le monde de ses dogmes – et dont la voix si droite – si innocente dans le silence – n’est pas entendue…

 

 

Pas de rire ici – qu’un long passage – dense – obscur – où le pire arrive – et où les hommes s’enlisent, s’entre-tuent et s’enterrent dans un long gémissement qui recouvre le ciel et le chant un peu triste des âmes qui s’élève un peu plus haut…

 

 

Une porte dérobée au milieu des paysages dessiné(e)s à notre intention. Un jardin, quelques pelletées de charbon pour passer l’hiver et réchauffer ce grand frisson qui dure – presque permanent depuis que nous avons condamné notre enfance à vivre hors de sa patrie…

 

 

Une nuit sans pareille blottie contre notre sein – exaltant nos mains assassines – et cette flamme de détresse brûlant jusqu’à nos yeux…

 

 

Traître – et triste – cette couronne posée en équilibre sur nos têtes coutumières de la foudre et de l’orage – familières des rires lancés à l’infortune des rivages. Ingrate, en somme, à l’égard de ce qui se partage…

 

 

Une poigne – un choc brutal – nés de cet accident du réel survenu au milieu de la quête pour brûler l’espérance et l’illusion…

 

 

Et ça souffre de cette cruauté animale chez les hommes au regard plein de songes – plein de mirages. Et ça crie – ça couine – et ça râle – comme des appels – des cris – presque inaudibles – et que nul n’entend – ni les hommes, ni les Dieux. Las – bien trop las sans doute – d’attendre ce qui ne vient pas – ce qui ne viendra, peut-être, jamais…

L’Amour, la vie et la mort comme les jeux de l’impossible entente entre l’innocence et les fronts meurtris – comme le prolongement d’un secret qui se cache – insaisissable – entre la découverte et le néant – ce point de passage où se délite ce qui est conquis – et où s’ouvre l’inconnu – la présence d’un ailleurs ici même – à cet instant précis…

 

 

Une voûte plus haute que l’infini. Et un ciel plus vaste dans ce ciel trop étroit pour nos yeux brûlés par le sommeil qui rêvent d’une joie – et d’une tâche – incapables de s’imposer sur cette terre…

 

 

Sous les cendres, cette main si douce qui enveloppe les restes – ce peu de chair qui entoure encore les os – et qui les jette dans ce soleil étrange – lointain – qui n’aura su réchauffer ni les hommes ni les bêtes de leur vivant…

 

 

L’enfer et la mort. Que de paroles vaines pour dire ces lieux où nous sommes plongés – tête et âme. Dans ce bain de larmes – avec le poids du chagrin qui habite nos yeux – et notre front courbé sous la fatigue qui n’aura su trouver la paix parmi ces visages…

 

 

Personne. Comme un désert encerclé – et soulevé – par l’Amour. Des yeux seulement – et quelques âmes – portés par la mélancolie et l’ignorance – arrachant, dans leur attente, un peu de glaise pour dénicher la source…

 

 

Des pierres, des pensées, quelques rêves pour oublier cette faim au fond de l’âme qui s’épuise sur ces rives. Un miroir, un ciel, quelques attaches. Et le plus vieux désir du monde qui cherche son assise chez les hommes…

Paroles maintes fois reprises – répétées comme une vieille litanie – lancées sur les pages de livres que nul ne prend la peine d’ouvrir – et qui tombent, comme nos larmes, au milieu de la poussière et de la cendre laissées par tous les incendies…

 

 

Danses d’hier – pas d’aujourd’hui – deviendront chute et silence demain – lorsque l’enthousiasme se sera éteint – et que le monde s’en sera allé vers d’autres visages, d’autres rythmes, d’autres rengaines…

 

 

Qu’avons-nous donc pour survivre sinon ce fol espoir – sinon ces bras noués à nos propres retrouvailles. Et ce silence fier – mystérieux – qui accompagne chacune de nos foulées…

 

 

Il n’y a rien qui ne vaille nos combats, pensons-nous illusoirement. Terre, monde, visages, forêts, richesse, idées – loin du pays des choses – loin du silence. Mais, ici, tout s’embourbe et se perd. Tout se dégorge et s’achève. Tout meurt de notre propre main à vouloir trop montrer – trop reprendre – trop donner. Et l’Amour n’a nul besoin de soldat…