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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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La danse secrète

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Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

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Ce qui veille au fond de l'âme

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Dans l'écume du mystère

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Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

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Dans l'épaisseur du réel

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Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

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Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

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Carnet n°326
Des choses et d'autres

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Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

15 février 2019

Carnet n°173 Lignes de démarcation

Regard* / 2018 / L'intégration à la présence

* Ni journal, ni recueil, ni poésie. Un curieux mélange. Comme une vision – une perception – impersonnelle, posée en amont de l’individualité subjective, qui relate quelques bribes de cette vie – de ce monde – de ces idées – de ce continuum qui nous traverse avant de s’effacer dans le silence…

Cendres du monde. Visage d’homme. Douleur et cris de l’âme. Jeu, peut-être, dans la poitrine des Dieux – entre guerre et fardeau – avec ses mille cargaisons de souffrances et de morts inévitables…

Lèvres apaisées au milieu de l’automne. Ni soif, ni délire. Un peu d’asphalte encore à parcourir. Et des milliers de pages à écrire. Loin des troupeaux – et prêt à mourir. Allongé déjà au cœur de la solitude et du silence…

 

 

Bruits de chair mutilée – égorgée – arrachée. Œil solitaire jusqu’à l’explosion de l’espace. La pluie intérieure jusqu’au débordement des veines. Amas de lambeaux sur la terre. Et le silence au-dessus de la vie planétaire…

 

 

Voûte, vent et frissons. La simplicité du regard sur les combinaisons de matière. La grâce et l’ampleur, en somme, qui n’interdisent ni la violence, ni la passion…

 

 

Paroles libres. Poésie non poétique, en quelque sorte. Rude – abrupte – jusqu’à la sauvagerie parfois. Incohérente. Iconoclaste sans doute. Indélicate peut-être – qui allie la tendresse et la fureur – le mystère et le plus ordinaire…

 

 

Mille images fragmentées du même visage. Le silence – en lui-même – excavant toutes les anfractuosités de l’homme pour ne laisser, en définitive, qu’un rire sur à peu près rien – le vide – pas tout à fait néant – né d’un effacement progressif et d’une incertitude croissante en vivant de plus en plus éloigné (géographiquement) et de plus en plus proche (par l’âme) des êtres et des choses – que nous continuons d’appeler ainsi pour ne pas être (totalement) incompréhensible…

 

 

Dans nos histoires, au fond, qu’y a-t-il à comprendre sinon l’inexplicable – qu’y a-t-il à exprimer sinon l’indicible – et qu’y a-t-il à désirer sinon l’inespéré…

 

 

Mouvements multiples – entre frontières et infini – âmes et figures – semés partout – et plongés (malgré eux) dans l’ardeur, les cris, la peur, la colère et le refus – hantés (toujours) par le désir et l’ambition – et cherchant, à leur insu (et inconsciemment le plus souvent), dans cet infime repli de l’univers, leur identité – un peu de sens – ce que l’on pourrait appeler l’Absolu qui prend les traits, en ce monde, de l’Amour et du silence – comme les deux versants du même visage – le premier extraordinairement généreux – accueillant – hospitalier – et le second – froid – impassible – glacial – incroyablement détaché des choses du monde

 

 

La vie et le monde – violents – terribles – aux allures cruelles et sans pitié parfois – lorsque le visage, fragile et isolé, doit y faire face dans la solitude et la terreur… Et merveilleux – grandioses – incroyablement inventifs – si miraculeux – lorsque les yeux savent glisser vers le regard et que l’âme est capable de s’effacer – et de plonger sans exigence dans leurs profondeurs…

 

 

Nous ne possédons rien ; qu’un peu de sang et de rêve pour aller de par le monde. Et ces bagages s’avèrent, en définitive, les pires qui soient…

Mieux vaudrait aller nu(s) – et plus encore – se tenir immobile(s)etattendre que tout nous traverse et s’efface…

« Être traversé, bien sûr, mais comment pourrions-nous retenir le monde ? » s’interrogent les hommes…

« Erreur ! Erreur fondamentale ! » s’écrit le poète – l’homme sans visage. Pourquoi vouloir amasser les objets, les visages et les paroles… il faudrait – plutôt – inverser les yeux comme les sages retournent leur main – paume vers le ciel – en laissant les choses aller à leur guise, s’arrêter ici et là et poursuivre leur chemin…

 

 

Malgré la fin apparente, tout continue ; les flots, les flux, les vagues et le vacarme. Les malheurs, la tristesse, les déroutes – toutes les mésaventures. Le monde, la terre, le ciel, la vie et la mort. Bref, l’illusion – toutes les illusions – dans lesquelles sont plongées les têtes et les âmes…

 

 

Tout vacille – les jointures tremblent – les frontières se délitent – les territoires se superposent – et finissent par disparaître…

Fin des dogmes, des idées et des croyances. Fin des chimères et de l’illusion…

Et, pourtant, rien n’a changé – ni le monde, ni l’âme, ni le visage. La chambre étroite de l’esprit a – simplement – repoussé ses murs de quelques millimètres – et autorisé la lumière à ouvrir une brèche là où les briques étaient autrefois impénétrables…

 

 

Vents plus violents et plus féroces. Doutes et incertitudes exaltés. Comme le silence et la douleur d’être au monde. Quelque chose, de toute évidence, s’est rompu – même si – partout – demeurent la résistance et le refus…

 

 

Simples sifflements, sans doute, dans le grand corridor de l’espace…

Continents en déperdition. Territoires, en partie, désoccupés et anéantis. Sable arraché aux mains qui s’efforçaient instinctivement de construire des édifices magistraux – inutiles – inopérants pour survivre au désastre – à la catastrophe de l’explosion…

Pas même certain d’exister – à présent – en ce lieu qui n’est, sans doute, qu’un autre nulle part…

 

 

Sans aire – sans fondation – à errer plus encore sur cette terre déguisée en rêve…

 

 

Peau contre peau – comme si la solitude et la douleur pouvaient être atténuées par un semblant de proximité…

 

 

Porte fermée depuis trop longtemps pour espérer être sauvé par un air frais – par un air nouveau. Voué à un confinement qui finira par nous faire mourir avant d’être capable de découvrir l’ampleur de l’espace alentour…

Triste destinée, en somme, où le monde se réduit à un étroit labyrinthe de galeries souterraines…

 

 

Cris qui ressemblent à des murmures lancés dans la fureur apocalyptique du monde. Bruits – à peine – dans le tumulte et le tapage. Crissements et chuintements dans le chaos braillard…

 

 

A la recherche de tout – et, en particulier de réponses et de remèdes – de guidance et d’accompagnement – pour tenter d’échapper à la misère et à la solitude – à cet admirable inconfort du vivant – que les hommes, en général, imaginent indignes – incompatibles avec l’existence humaine – et qui constituent, pourtant, les fondements nécessaires à toute quête authentique…

 

 

Au seuil – bientôt (et, sans doute, depuis quelque temps déjà) d’une frontière qu’il nous faudra franchir – de manière individuelle et collective – pour aller au-delà de l’animalité humaine… Avec au fond de l’âme – au fond de chaque âme – l’avenir du monde en jeu…

Ligne de démarcation incontournable où se joue, dès à présent, le destin du vivant…

Ainsi – l’univers terrestre pourrait devenir incroyablement oppressif – mortifère – apocalyptique – invivable en somme (et d’une manière bien plus terrifiante qu’aujourd’hui) si nous ne parvenons à nous affranchir de nos impératifs instinctuels ;

En revanche, si nous réussissons progressivement à les transcender, pourront se dessiner, de façon presque certaine, une perspective et une organisation naturelles tournées vers le respect et la solidarité – vers la simplicité et le partage – vers la sensibilité et l’intelligence – et érigées dans la conviction commune et personnelle d’œuvrer pour le Bien de tous et de chacun…

Bref – toute une histoire à écrire (la suite, bien sûr, de ces milliers de siècles dérisoires et, si souvent, ignominieux – préparatoires en quelque sorte) pour que puissent enfin émerger – et régner – l’Amour et le silence malgré les impasses, les mauvais tournants, l’inertie du monde et l’indétermination des foules qui ont toujours entravé la grande aventure terrestre

Et l’écriture – nos pages – sont comme une brique infime – presque entièrement – dédiée à ce franchissement…

 

 

Moins de paroles – et plus de gestes et de sourires. A la fois torche et miroir qui déroberaient aux yeux leurs ombres…

Plus proche de l’arbre que du livre. Plus proche de la pierre que de l’idée du ciel. Plus proche de l’Autre que de l’image d’un Dieu inventé de toutes pièces…

Mains lentes – vouées à des activités simples et élémentaires – infiniment nécessaires. Et l’âme docile – joyeuse – consentante – pour offrir à la terre, aux bêtes, aux arbres et aux hommes la joie, le soleil et le silence qu’ils cherchent (et réclament) depuis la naissance du monde…

 

 

[Mécanique de la destruction et de l’effacement]

Eradication des frontières et des territoires. Et disparition – progressive – du visage au profit de l’espace et du silence – incarnés par une âme libre et consentante – aux lèvres et aux gestes sans maître – sans impératif – sans exigence…

Le cœur désossé – élargi – et transformé en aire d’accueil…

Ni terrestre – ni divin. Simple, infime et imperceptible élément de l’infini. Invisible, désintéressé et impersonnel comme tout ce qui, en ce monde, est – et sera toujours – essentiel…

 

 

Au bord de l’effondrement – toujours – jusqu’à ce que tout s’affaisse et nous abandonne…

La mort implacable, en quelque sorte, après le rêve…

 

 

Sans bruit – comme un passager discret que rien ne rebute. Ni le feu, ni le monde, ni les choses. Bien plus solide au fond de l’âme qu’en apparence. Prêt à supporter la nuit et toutes les épreuves du sommeil…

 

 

Espace et vents – légers et recouverts de matière lourde – obscure – qui donne aux silhouettes cette allure si lente – inerte – presque immobile – et dont tous les allants ne sont que des sursauts enfantés par la faim…

 

 

Existence et masque. Lumière sans obstacle en dépit de la densité et des profondeurs…

 

 

Un peu d’effort pour humaniser la difformité – la monstruosité qui sévit dans les tréfonds. Vernis qui se craquelle au moindre geste – terrifiant et soumis, lui-même, à la terreur…

Âmes et étoiles alignées sur le même mensonge – sur la même illusion…

 

 

A mi-chemin entre l’origine et la fin – les yeux fermés – dociles – pas même conscients de l’abstraction du temps…

 

 

Au fond, qu’offrent donc au monde un visage – une œuvre – un destin – anonymes…

Sans doute, le même service (et le même bénéfice) que la pierre, l’herbe, l’arbre et la bête ; cette grâce incomparable dans laquelle tiennent – tout entiers – la terre, le ciel, les Autres et le silence ; le charme irremplaçable de ce qui sait vivre dans la discrétion – en infime miroir de la plus haute lumière…

 

 

Comment refuser cette voix qui s’impose entre l’âme et le silence – portée sur la page par la main fidèle – loyale – docile. Feuilles et paroles sans nom – et sans visage – offertes comme la beauté des pierres et des fleurs – et comme la splendeur des arbres – plongés – tout entiers – dans leur labeur généreux et désintéressé. Discrets et sages – humbles et aisément remplaçables. Eléments essentiels dans le grand ordre du monde – et inscrits dans la seule perspective possible…

 

 

Constant comme le soleil qui illumine les parcelles du monde – à intervalles réguliers. Immuable à travers le temps – découpé en jours et en saisons. Présence perpétuelle pour éclairer la marche incessante des bêtes, des hommes, des âmes et des astres…

 

 

Souffle pressé – et oppressant – haletant – dévalant les pentes comme l’eau des torrents – à courir à perdre haleine là où il faudrait ralentir – arrêter sa course – et demeurer immobile – pour pouvoir goûter – pieds croisés et mains jointes devant soi – la grande sérénité – le grand silence – à l’arrière – et en surplomb – des passages…

 

 

Négligées la voûte et la courbure de la cavité où nous nous tenons. Surface plane – presque lisse – où chaque aspérité a été – soigneusement – rabotée – et où chaque anfractuosité a été méticuleusement – comblée par un faux silence – par une certitude bancale – apocryphe – ou par un fragment de monde qui ressemble – étrangement – à un ingrédient d’un bonheur – artificiellement – fabriqué…

 

 

Un visage, un jour, un instant, un nom – mis à nu. Elevés, rabaissés, puis rehaussés. Sans miroir, sans appui, sans reflet. Quelque chose qui ressemblerait à un envol et à un effondrement simultanés…

 

 

Une âme seule – délivrée des paroles et des promesses – libre des choses et du monde – prête enfin à devenir le reflet – presque parfait – de l’Amour et du silence…

 

 

Sans passé – sans futur. Ni trop tôt – ni trop tard. A présent – là où l’instant se substitue au temps…

 

 

Voix qui palpite. Paroles en guenilles. Dénudées par ce long chemin qui borde les murs du monde. En retrait – en exil – pas totalement fantômes. Fraîches encore et livrées par des paumes vivantes – incroyablement vivantes. Solitaires, bien sûr, comme l’exigent les circonstances. Entre peine et fatigue – et prêtes, pourtant, à s’exposer au monde – et à nager à contre-courant de la pensée imbue de certitudes…

 

 

Choses apparentes posées sur le seuil – en travers de la porte – comme pour obstruer le passage vers l’infini et les profondeurs. Reflets – simples reflets – d’un monde intérieur – faussement démultiplié par le prisme mensonger des yeux – et tous les miroirs que forment les visages du monde…

 

 

Versant sombre – et son opposé – toujours – vénéré dont l’accès, pourtant, traverse toutes les ténèbres…

 

 

Ce qui se différencie en apparence – se ressemble sur l’autel du silence – dans le tabernacle sans dogme

 

 

Mains et visages du même seuil – franchissable par l’enfance jointe à l’infini…

 

 

Existence sans l’ombre d’une promesse – sans désir – sans horizon. Pieds là où le monde s’est éloigné – légèrement au-dessus de l’affairement. Vie immense – sans frontière – et sans littoral – où chaque pas s’entreprend loin du rêve – quelque part – au-delà du franchissement. Au plus près, sans doute, de l’accueil – incarnant cette forme de virginité innocente que les hommes prêtent – confusément – à Dieu…

 

 

La parole – le poème – tels qu’ils se vivent au plus profond de l’âme – à l’égal de la vie apparente – qui ne représente qu’une part infime de l’infini éprouvé…

Le reste – ce qui ne s’écrit pas – s’apparente, bien sûr, au vécu indicible et impartageable…

 

 

Une embrasure au-dedans qui révèle la faille à convertir en espace – en ouverture – en expérience consciente…

 

 

Remuer l’obscur jusqu’à la transparence pour que le visage devienne une surface invisible – un sourire discret – prêt à embrasser l’inexistence du monde…

 

 

Tout creuse la blessure et le rêve pour ôter ce qui nous encombre. Il n’y a, sans doute, d’autre manière de s’effacer…

 

 

Des naissances et des morts qui, en vérité, dissimulent la continuité des choses – sans cesse assemblées et désassemblées – aux formes différentes en apparence mais à l’origine et à l’essence communes. Eléments du même mythe – du même rêve – de la même réalité – transformables à l’envi – à l’infini – selon les exigences téméraires – et encore si mystérieuses (parfois) – du silence…

 

 

Fidèles à nos pas – à notre âme – le jour et la nuit. La colère de l’enfant. Les desseins du ciel. Tout ce dont nous avons besoin pour être des hommes

 

 

Tout a l’air d’exister mais, au fond, que savons-nous du monde – des êtres et des choses – pour dire ce qui relève du mythe, du rêve ou de la réalité…

 

 

Aussi simples – vivants – réels – que la pierre sur laquelle nous nous tenons. Auréolés, comme elle, de ce mystère exalté par le silence et l’ignorance de notre condition…

Le visage blotti contre notre solitude pour avoir l’air moins seul(s) que notre âme…

 

 

Saisons tristes sur cette terre oblique – éclairée par un soleil trop lointain…

 

 

Mémoire trouée où se déposent – et se dispersent – le sable du monde et le temps. Où les souvenirs meurent comme se retrouve tout ce qui est né ; étoiles, honte, désastres – sang, visages, désirs – soulevés par les eaux – traversant toutes les frontières – vulnérables – miraculeux – à chaque instant sauvés par l’éternité…

 

 

Ces vieilles mains – fripées – miraculeusement survivantes – qui dessinent, à travers le jour, l’esquisse d’un monde nouveau sur les ruines de l’ancien – pas encore totalement disparu…

 

 

La soif, l’ombre, les murs, le bout de la rue. Quelque chose aux allures de statue – d’oiseau perdu – et de mains consentantes en quête d’approbation. Le jeu, au fond, dans lequel se perdent tous les hommes…

 

 

Une vie – comme une nuit entière à traverser – un voyage immobile – l’âme à l’arrêt devant le même passage – obstrué par le désir et la mémoire…

Et l’esprit frustré – rampant et se contorsionnant pour essayer de se faufiler dans la moindre brèche. Anfractuosités et impasses seulement…

 

 

Solitude de la chambre et du monde. Beauté de l’âme et du monde. Espace et passage de la lumière et du monde. Où que nous soyons, le monde est présent – tantôt en nous – tantôt devant nos yeux…

Et nulle part où s’enfuir…

 

 

Tout se détourne – les yeux – les visages – les âmes – le monde – sont ainsi faits ; ils piochent – usent et se retirent…

Et lorsque tout a déguerpi – lorsque tout a pris congé – ne demeurent que le silence et l’Amour…

 

 

Les contours – à présent – se confondent au reste. Les frontières migrent – se dispersent. Les territoires s’élargissent – se déforment – se transforment. Tout devient pierre, sable, temps, visage – monde, jour, ultime amalgame – amas d’âmes et de sentiments – mille usages de soi et des Autres – étoiles se hâtant et vents compromettants – terre et ciel déclarés – misère épaisse et mystère opaque. Rien d’autre, en somme, que ce que nous croyons être…

 

 

A vivre – concomitamment – la goutte et l’océan. La source et le torrent – la pluie – les marécages – et le sol craquelé dont la soif ne sera jamais assouvie…

 

 

Ni réel, ni monde. Des yeux sur ce qui ne peut être qu’un rêve étrange. Une construction incertaine – hésitante – édifiée par l’âme et la mémoire pour tenter d’échapper au vide et à la folie…

 

 

Nommer la nuit – le trouble. Voilà, peut-être, notre seule ressource. Une manière de ne plus souscrire – entièrement – à l’enfer du monde. De refuser d’en être la proie inconsciente ou la victime résignée…

 

 

La nuit – partout – aussi intranquille que le sommeil. Des pierres, des âmes – mille songes. Tête contre tête – dos contre dos – à prédire des temps impossibles – à construire des frontières et des murailles. Des yeux fermés – incapables de remettre en cause les fondations et les limites de leur univers. Trop timides – et trop lâches sans doute – pour sortir de leur chambre décorée par quelques étoiles posées ici et là – à la portée de toutes les mains…

 

 

Empreintes éparses – course immuable. Comme le soleil et la douleur des jours. Un voyage sans élan – vague – indéterminé – à la destination constante et au destin variable. Le monde devant soi – et notre envergure – à découvrir…

 

 

La beauté et l’humilité des anonymes – et de l’invisible – frères de pierre et de ciel – frères de terre et d’envol – qui, comme nous, voient dans l’herbe, l’arbre et la bête la preuve de Dieu et de notre – si évidente – parenté…

Quelque chose de silencieux dans le bavardage – quelque chose d’étrangement calme dans l’affairement – qui donnent à tous les champs de bataille cette allure si acceptable…

 

 

Cendres du monde. Visage d’homme. Douleur et cris de l’âme. Jeu, peut-être, dans la poitrine des Dieux – entre guerre et fardeau – avec ses mille cargaisons de souffrances et de morts inévitables…

 

 

Lèvres apaisées au milieu de l’automne. Ni soif, ni délire. Un peu d’asphalte encore à parcourir. Et des milliers de pages à écrire. Loin des troupeaux – et prêt à mourir. Allongé déjà au cœur de la solitude et du silence…

 

 

Feuilles – fragiles – noircies – sans maître. Entre larmes et soleil – entre terre et silence. Comme discret contre-poids au temps et à l’errance…

Farce espiègle devant l’affolement des visages. Un espace sous la lampe. Un abri pour les yeux affranchis du monde et des promesses…

Le seul horizon possible pour l’homme devenu (presque) poète malgré lui. Et source nourrissante et intarissable, peut-être, pour les exilés et les solitaires…

 

 

Gorge nouée devant la mort – devant la neige et la férocité de l’hiver. Mains, joues et âmes froides – manœuvrant avec peine sous la densité de la pluie et de la douleur – à creuser vaille que vaille la glace comme si les tréfonds du monde recelait un (incroyable) trésor…

 

 

A arracher à mains nues – en marge de l’horizon – ce que nous usions comme de vieilles pelures…

Découvert – à présent – ce que nous cachions si maladroitement…

 

 

Nul devant et nul derrière. Une vitrine transparente qui ne laisse voir que peu de choses – presque rien, en vérité ; la moitié d’un visage dévoré par le temps – un sourire discret – et un œil lucide au-dessus de ce qui tremble…

 

 

Mort éparse – autant que l’innocence. Vivantes – l’une et l’autre – sur la couche supérieure du monde – la plus visible – et dans ses plus lointains tréfonds – à l’abri des regards sans curiosité. Présentes aussi dans l’âme – partout – de haut en bas – pour remplacer la soif et le chagrin…

 

 

Le regard a remplacé le sommeil à la fenêtre. Dedans et dehors – devant et derrière – ont perdu leur consistance. Le vent a repoussé les frontières – les a usées jusqu’à les faire disparaître. Ne reste pas même un cri – pas même un étonnement. Rien qu’un grand ciel léger sur les cris qui montent des rives du monde. Rien qu’une main qui creuse – toujours – le même sillon. Et des lèvres pour enfanter mille paroles-soleil…

 

 

Le monde – traversé par mille chemins de pierre qui donnent à la terre cette couleur de poussière – et aux pas cet air si funeste. Horizon et silence – toujours – trop lointains. Et cette fatigue sur nos silhouettes harassées par le voyage et la proximité des visages. Bêtes de somme, en quelque sorte, frappées jusqu’au sang – et portant comme une croix – comme une malédiction – les triomphes et les conquêtes des siècles. La tête embrouillée – le corps maigre et l’âme servile. Tournant – tournant – et tournant encore – dans cette fosse sans espoir – abandonnée des Dieux – livrées à la soif et aux instincts – jusqu’à la mort (qui ne sera pas même vécue comme une délivrance)…

 

 

A devenir ce que l’esprit déplore – ce que nul œil ne peut voir – ce que nulle oreille ne peut entendre…

Egorgeur de temps et débâtisseur de murs. A tout convertir en silence – cierges, prières et sépultures – morts et vivants – gestes et paroles. Immobile sur le rebord du monde – tantôt à accueillir – tantôt à balayer – les larmes et la sueur (inutiles) des Autres. Mains sur la neige – mains sur les rêves – oublieuses de leurs anciens instruments de torture. Et l’œil comme une lucarne posée à la frontière des pierres et des nuées. A chanter l’Amour – à chanter la joie – et à transformer le langage en exercice d’éveil pour rétablir la présence en ces contrées où le sommeil – encensé partout – est la seule loi des âmes et des visages…

 

 

Notre visage suspendu au-dessus de toutes les tranchées comme si nous pouvions échapper aux retraits – et aux départs – de l’automne. Comme si nous pouvions retenir plus longtemps cette ardeur des premières fois – des premiers jours – des premières rencontres. Comme si nous pouvions – indéfiniment – puiser dans la glaise et la boue pour nourrir notre élan…

 

 

A contre-cœur – là encore – comme toujours – cerné par la beauté, le silence et ces bouches affamées – que ni le sang, ni la mort n’effraieront jamais. Seul – d’instant en instant – à fouiller dans la langue et le sable – sous toutes les pierres du monde – pour échapper aux lois des hommes…

 

 

Âme suspendue à une corde qui se balance – indéfiniment – entre les rives trop lointaines du monde et du silence. Condamnée à la patience – et, un jour, à tomber…

 

 

Paisible sur la roche grise – en surplomb des vies et des sourires. A contempler d’un œil malicieux – et avec l’âme encore triste parfois – le miracle et l’indifférence. Vie, paysages et silence – herbes, visages et bêtes – traversés par la soif. Les fugues, les passages et les dérives. Bref, les mille petites choses du monde

 

 

Tout est là – et, pourtant, tout semble nous manquer…

 

 

Comment être plus proche du monde sinon en le laissant entrer – pleinement – dans l’âme. Et vivre ainsi – au cœur de chaque chose – au cœur de chaque visage. Devenir la part qui manquait aux uns et aux autres pour que chacun puisse goûter la complétude…

 

 

Blessures – parfois guéries – miraculeusement sans doute – par le jour qui nous traverse…

Course achevée dans les bras – immenses – généreux – intensément réconciliateurs – du silence…

 

 

Tout nous frôle et s’éloigne. Ainsi passent la vie et le monde. Et nous autres, si occupés à assouvir notre faim – à avaler tout ce qui s’approche – que nous ne voyons jamais ni le miracle, ni la possibilité de la rencontre…

 

 

S’exercer à devenir le poids (infime) qui manquait au vide pour être vivant…

 

 

Tout se poursuit, bien sûr, sans jamais s’atteindre. Vents rageurs à nos pieds endurcis. Âme, voix, peau – vague mélodie – vagues pas dansants. Tout vient à nous – nous traverse subrepticement. Fantômes du réel inconnaissables sans la proximité et la rencontre nécessaires. Emotions fugaces – et frissons provisoires – seulement…

 

 

Sans doute, sommes-nous trop frêle(s) pour endosser le poids – et la voix – de l’ombre… Sans doute, refusons-nous – trop systématiquement – ce qui pourrait rompre notre intimité avec le silence… Peut-être ne sommes-nous plus totalement humain(s)…

Une tête parmi les autres – seulement – qui a l’air d’exister – et de ressembler à celles qui peuplent toutes les foules. Une âme parmi les autres qui n’a encore fait le tour de la question de vivre – et qui demeure – toujours aussi démunie – face au monde et à la solitude…

 

 

Sans voix, ni solution – devant l’imminence de la catastrophe qui menace – si intensément – la terre, le monde, le vivant et l’humanité – privés, depuis toujours, de paix, d’Amour et d’intelligence – de pardon, de réconciliation et de poésie…

 

 

Découvrir, derrière le drame, la trame univoque – et, derrière les noms, le même silence. Le secret des ombres et des danses. La nuit, la mort et l’enfance. L’innocence sous les couches les plus hideuses qui donnent à nos gestes et à nos visages des airs effroyables et monstrueux – épouvantablement inhumains…

 

 

Mille naissances pour que le cœur apprenne à se sentir moins seul – et puisse combler l’espace qui le sépare de la tête et du monde. Mille existences pour que s’opèrent toutes les transformations nécessaires à la naissance du rire et de l’homme. Et mille chaos et mille déchirures avant de pouvoir devenir (presque) pleinement ce que nous sommes ; un espace de silence, d’Amour et de contribution…

 

 

Nous sommes nés – mais que savons-nous du mystère, de l’origine, du voyage et des mille destinations possibles…

 

 

Passant – courant à perdre haleine – pour s’éprendre de mille choses et de quelques visages sans voir – en soi – l’abîme à combler par son propre Amour – parson propre regard

 

 

Amis du souvenir et du temps – toujours prompts à créer un avenir – mille chimères supplémentaires – qui ne connaîtront que la gloire (infiniment provisoire) des aiguilles – et la folie (permanente) des horloges – et qui, sans cesse, repousseront l’éternité à plus tard – et, sans doute même, à jamais…

 

 

Une main, un visage, un souffle, un soleil. Le seul matériau de la page – avec un peu d’encre et de sang séchés. Et ce grand sourire qui côtoie l’Amour et le silence…

 

 

Eprouver la crainte et le vertige des hauteurs. Le pas hésitant entre la joie, le ciel et l’abîme – sur le fil qui traverse le monde. Tête à proximité des étoiles et des cloches qui sonnent à la volée. Et l’âme entre la pierre et l’innocence…

Voyage d’une seule vie – d’un seul jour peut-être – qui doit pour nous faire découvrir l’essentiel ôter ce qui ne pourra jamais, avec nous, rejoindre la mort…

 

 

A la rencontre de tout – de soi – sur ces pages où l’âme et le silence sont les seuls interlocuteurs. Entre l’aube, le ciel et les visages – le monde intérieur – inconnu – inexploré – qui se révèle, chaque jour, par fragments. Bouts de roche – bouts d’âme – bouts d’esprit – bouts des Autres – qui en nous pèsent toujours trop lourds – et qui deviennent en se déversant sur la page des torches – d’infimes flambeaux peut-être – nécessaires pour éclairer les yeux et la route qu’il nous reste à parcourir…

 

 

A guetter la joie, le monde, l’Autre, l’amour et la mort comme si vivre consistait – essentiellement – à attendre…

 

 

Quelque chose, à chaque instant, s’enfuit. Et il nous faut ouvrir les yeux pour donner à la perte et à la tristesse leur contre-poids de joie…

Ainsi, un jour, tout pourra nous quitter ; l’espace et le silence, en nous, seront assez présents – et suffisamment puissants – pour transformer le vide et l’abandon apparent en plénitude…

 

 

A écrire, chaque jour, quelques mots – comme d’autres chantent sous la douche ou jouent avec leurs enfants. Ni vraiment loisir, ni vraiment labeur. Une manière d’être au monde – présent à l’autre et à soi-même…

A marcher pendant des heures parmi les grands arbres de la forêt. A offrir, à la moindre occasion, quelques paroles aux pierres, aux fleurs et aux bêtes auxquelles presque aucun homme ne prête attention…

Solitaire autant que peut l’être l’âme. Proche de ceux dont le langage n’est constitué de mots…

Humble auprès des humbles. Et infiniment spéculaire avec l’ignorance, la bêtise et la prétention. Fraternel – toujours – dans l’échange authentique – lorsque les masques et les mensonges ont été abandonnés…

A aller ainsi sur la page et les chemins de la terre – avec l’esprit plongé (autant que possible) dans le silence et l’Amour qui font, si souvent, défaut aux hommes…