Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

Carnet n°225

Carnet n°226

Carnet n°227

Carnet n°228

Carnet n°229

Carnet n°230

Carnet n°231

Carnet n°232

Carnet n°233

Carnet n°234

Carnet n°235

Carnet n°236

Carnet n°237

Carnet n°238

Carnet n°239

Carnet n°240

Carnet n°241

Carnet n°242

Carnet n°243

Carnet n°244

Carnet n°245

Carnet n°246

Carnet n°247

Carnet n°248

Carnet n°249

Carnet n°250

Carnet n°251

Carnet n°252

Carnet n°253

Carnet n°254

Carnet n°255

Carnet n°256

Carnet n°257

Carnet n°258

Carnet n°259

Carnet n°260

Carnet n°261

Carnet n°262

Carnet n°263
Au jour le jour

Octobre 2020

Carnet n°264
Au jour le jour

Novembre 2020

Carnet n°265
Au jour le jour

Décembre 2020

Carnet n°266
Au jour le jour

Janvier 2021

Carnet n°267
Au jour le jour

Février 2021

Carnet n°268
Au jour le jour

Mars 2021

Carnet n°269
Au jour le jour

Avril 2021

Carnet n°270
Au jour le jour

Mai 2021

Carnet n°271
Au jour le jour

Juin 2021

Carnet n°272
Au jour le jour

Juillet 2021

Carnet n°273
Au jour le jour

Août 2021

Carnet n°274
Au jour le jour

Septembre 2021

Carnet n°275
Au jour le jour

Octobre 2021

Carnet n°276
Au jour le jour

Novembre 2021

Carnet n°277
Au jour le jour

Décembre 2021

Carnet n°278
Au jour le jour

Janvier 2022

Carnet n°279
Au jour le jour

Février 2022

Carnet n°280
Au jour le jour

Mars 2022

Carnet n°281
Au jour le jour

Avril 2022

Carnet n°282
Au jour le jour

Mai 2022

Carnet n°283
Au jour le jour

Juin 2022

Carnet n°284
Au jour le jour

Juillet 2022

Carnet n°285
Au jour le jour

Août 2022

Carnet n°286
Au jour le jour

Septembre 2022

Carnet n°287
Au jour le jour

Octobre 2022

Carnet n°288
Au jour le jour

Novembre 2022

Carnet n°289
Au jour le jour

Décembre 2022

Carnet n°290
Au jour le jour

Février 2023

Carnet n°291
Au jour le jour

Mars 2023

Carnet n°292
Au jour le jour

Avril 2023

Carnet n°293
Au jour le jour

Mai 2023

Carnet n°294
Au jour le jour

Juin 2023

Carnet n°295
Nomade des bois (part 1)

Juillet 2023

Carnet n°296
Nomade des bois (part 2)

Juillet 2023

Carnet n°297
Au jour le jour

Juillet 2023

Carnet n°298
Au jour le jour

Août 2023

Carnet n°299
Au jour le jour

Septembre 2023

Carnet n°300
Au jour le jour

Octobre 2023

Carnet n°301
Au jour le jour

Novembre 2023

Carnet n°302
Au jour le jour

Décembre 2023

Carnet n°303
Au jour le jour

Janvier 2024


Carnet n°304
Au jour le jour

Février 2024


Carnet n°305
Au jour le jour

Mars 2024

 

Carnet n°306
Au jour le jour
Avril 2024

 

Carnet n°307
Comme à la pointe du rêve
Mai 2024

 

Carnet n°308
A l'orée du plus intime

Juin 2024

 

Carnet n°309
Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

Carnet n°310
Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

Carnet n°312
Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

QUELQUES JOURS EN MA COMPAGNIE (VOLUME 2)

JOURNAL (2025)

 

Samedi 5 juillet

 

Rencontre impromptue

Durant la promenade, je suis passé à une longueur de pas d'un chevreuil* assoupi derrière un bosquet. En cette période caniculaire, il devait se reposer. En me voyant, il a détalé. Je crois que l'on a été aussi surpris l'un que l'autre.

 

* un brocard de belle taille

 

 

Indistinction

Quelque chose de l'infini

Au cœur du plus trivial

Au cœur du plus quotidien

 

 

Amour et émotion

Les larmes coulent à chaque fois que j'entends quelqu'un raconter « sa rencontre » avec « l'espace d'Amour divin » qui l'habite (je l'appelle ainsi à défaut de pouvoir le nommer autrement). De grosses larmes qui me piquent les yeux et me brouillent la vue. Cette expérience je l'ai faite il y a plus de 15 ans et, pourtant, son souvenir est toujours aussi vif et chargé d'émotion. Sans doute est-ce la rencontre la plus déterminante de mon existence...

 

 

Christiane Singer

« Une force secrète coule en permanence. Rejoins-la. Il n'y a plus rien alors qui ne soit pas l'essentiel. »

 

 

Un nouveau dialecte

Il faudrait inventer une autre langue

faite de silence et de gestes

de présence et d'attention

Une langue parfaitement affranchie des mots

 

 

Vous avez dit spirituel ?

Voilà bien longtemps que je ne fréquente plus les cercles spirituels (et moins encore ceux que l'on appelle « les éveillés »). Et j'ai beau savoir ce que j'ai expérimenté et la manière dont cela a transformé mon regard et ma sensibilité, j'ignore totalement « où j'en suis » sur le plan spirituel. La plupart du temps, je m'en moque. Mais, parfois, je m'interroge comme si je cherchais (comme si quelque chose en moi cherchait encore) une garantie (un certificat peut-être?!) pour se rassurer et quelques indications qui me permettraient non seulement d'évaluer mon degré de compréhension mais aussi de me situer dans cette nébuleuse « des éveillés » dont les causeries inondent la toile. Quelle puérilité ! Et je ris de ce qui en moi est resté si enfantin...

 

 

Sans masque

De quoi aurions-nous l'air avec la figure nue ?

 

 

Marie-Claire Bancquart

A l'intérieur même de l'absence

une autre absence

comme une lune morte dans la neige

 

 

Un étrange mélange d'Amour et de matière

Le cœur plein de tendresse et de sang. Peut-être est-ce cela un être humain...

 

 

Au travers

Par-delà le silence

Ce qui cherche à traverser le rêve et le sang

Le trop humain ; le trop bestial – de ce monde

L'autre côté de l'âme

L'autre versant de l'absence

 

 

Une vraie rencontre

Face à soi. Le seul tête à tête possible – en vérité...

 

 

Au cœur du monde

De lieu en lieu

Sans rien avoir à prouver

Allant au gré des appels

Au gré des nécessités

Au milieu des peurs, des fissures et du fracas

 

 

Triste sort

Lorsque je vois des animaux de ferme (vaches, brebis, chèvres, cochons...) – et Dieu sait que j'en croise lors de mes balades ou sur la route – je ne peux m'empêcher de penser à la façon dont ils finiront leur vie ; égorgés et empalés sur un crochet avant d'être transformés en morceaux de viande. Et c'est déchirant* ! Je sais pourtant que l'essentiel des animaux (insectes et bêtes sauvages) achèvent leur existence dans l'estomac d'un autre (et en étant le plus souvent dévorés vivants). Mais il n'y a que l'homme pour organiser la mort de manière si programmée et industrielle... Ah ! Comme je déteste cet esprit rationalisant qui réifie le vivant !

 

* Je suis végétarien (presque végétalien) depuis plus de 25 ans...

 

 

Au mépris des conventions

Ce qu'il faut de joie ou d'indifférence pour oser danser au milieu des tragédies...

 

 

Des maîtres de vie

Les animaux non seulement m'inspirent mais me donnent le courage nécessaire pour faire face aux épreuves de l'existence. Les bêtes (toutes les bêtes) sont pour moi de véritables maîtres de vie !

 

 

Issa

« Un monde de douleur et de peine

alors même que les cerisiers

sont en fleur »

 

 

Proximité

Le cœur si près de la peau

Si près de la pierre

Si près du ciel

Si près du reste

que tout tremble

à chaque battement

 

 

Petit bréviaire à l'usage de l'homme

Seule compte – à travers notre manière d'être au monde – la façon dont nous entrons en relation avec les êtres, les choses et les événements. Le reste n'est qu'un habillage sans importance...

 

 

Tête à tête

Solitaire

Ne sachant conjuguer la rencontre qu'au singulier

Sans masque pour essayer de faire advenir

le plus authentique

 

 

Petit bréviaire à l'usage de l'homme

Aller toujours à l'essentiel. En toutes choses. Et selon le contexte et les circonstances, de manière directe ou par des voies détournées...

 

 

Rayonnement

Qu'importe la manière dont nous habillons notre être, ce que nous sommes rayonne à travers tous les pores de notre peau.

 

 

Chamarré

Bariolé de tristesse et d'enfance

 

 

Tout est vivant

Si peu de rencontres humaines. Peut-être parce que tout est vivant. Peut-être parce que tout est visage...

 

 

Malléable

Poussé

comme le nuage

vers des contrées inconnues

Nous pliant au règne de l'inconsistance –

de la transformation et du vent

 

 

Une qualité oubliée

L'innocence ; une vertu trop souvent négligée qui ouvre pourtant le regard et le cœur au merveilleux de cette existence...

 

 

Comme au premier instant

Au cœur du silence ; cette paix indicible

Quelque chose comme l'origine du monde

avant que ne jaillisse le premier souffle

 

 

Exhaustivité

Un peu de soi, un peu des autres, un peu du reste. Voilà ce que proposent ces pages. Avons-nous négligé quelque chose ? Avons-nous oublié quelqu'un ? Il ne me semble pas...

 

 

Bonheur

Allongé sur le dos. Les yeux posés sur le ciel. Me laissant imprégner – puis submerger – par le plus précieux ; cette joie tranquille d'être vivant.

 

 

Rêve

Quitter l'indécence et l'obscénité

Quitter la folie et la boue

pour découvrir un lieu

où la lumière remplacerait la mort

où l'Amour et l'innocence dicteraient

leurs règles aux vivants

 

 

Dévouement

Ce fol empressement à aider lorsque je vois un être en difficulté (un homme, une bête, une plante) ou lorsque l'on me demande quelque chose. Je m'attelle aussitôt à la tâche avec ferveur et dévouement reléguant mes propres activités au second plan. Du plus loin qu'il me souvienne, j'ai toujours fonctionné en faisant passer l'intérêt des autres avant mes propres intérêts. Je ne crois pourtant pas être affecté par le syndrome du sauveur (car si je sens qu'un être peut se débrouiller sans moi, je n'interviens jamais). Serait-ce alors une réelle et profonde empathie ? Ou, peut-être, ne suis-je après tout qu'un brave garçon ? Je l'ignore...

 

 

Inclinaison

Quelque chose de joyeux et de naturel

dans les pas qui cherchent leur pente

 

 

Évangile selon st Matthieu

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

 

 

Consciencieux

Dans tout ce que j'entreprends pour autrui ou pour mon propre compte, je fais, selon l'expression consacrée, toujours « de mon mieux ». Je me jette sur ce qu'il y a à faire avec entrain et détermination, sans compter mon temps et en y investissant toutes mes capacités (physiques et intellectuelles). Et tant pis si elles ne sont pas à la hauteur des enjeux. Même en cas d'insuccès (et le résultat peut se montrer parfois décevant), je ne peux rien me reprocher puisque je m'y suis engagé de tout mon cœur...

 

 

Un singulier labeur

Silencieusement

Le travail de l'âme

Le cœur penché sur sa tâche

La main docile

L'âme tendre

L'esprit incliné

Ce qui se façonne

à l'ombre de la lumière

 

 

 

Maison commune

Dans la même chambre que l'arbre, la pierre et la bête

Sous le même toit de brume et d'étoiles

 

 

A proximité

Si proche de ce que l'on cherche...

 

 

Dimanche 6 juillet

 

Attention sereine

Longue méditation cet après-midi. L'esprit paisible et attentif. Plongé dans une lucidité tranquille.

 

 

Auprès de ceux que j'aime

Au milieu des arbres. Comme tous les après-midis.

 

 

A l'écart

A l'écart des hommes

Là où la vie échappe au rêve

Là où le temps n'a plus d'incidence

Là où tout redevient réel

 

 

Buson

« Rien d'autre aujourd'hui

que d'aller dans le printemps

rien de plus »

 

 

Un long apprentissage

Rencontrer ce qui surgit (êtres, choses, pensées, émotions, circonstances) nécessite une ouverture, une innocence, un abandon et une confiance auxquels on ne parvient qu'au terme d'un long travail sur soi.

 

 

Accepter

L'âme silencieuse

devant ce qui vient

devant ce qui passe

devant ce qui s'en va

 

 

Un passé visible

Comme l'histoire de l'arbre est toute entière dans sa forme présente, c'est tout notre passé qui est contenu dans notre manière d'être au monde.

 

 

Hospitalité

Plus personne

Seulement l'hôte des lieux

 

 

Blessure

Le cœur arraché par la cruauté du monde et l'indifférence des âmes.

 

 

Tristesse

Le cœur replié

face aux agissements de l'homme

Ce que l'on déchire ;

et ce que l'on meurtrit

comme si rien n'était vivant

comme si le monde n'était peuplé que de choses

 

 

Issa

« Je ne veux plus avoir affaire

à ce monde sordide

et se détache la goutte de rosée »

 

 

Au-dedans et en surplomb

Un regard hors d'usage mais qui pénètre tout jusqu'à la moelle.

 

 

Une douleur impérissable

A genoux encore

Le sang séché

sur l'âme et sur la peau

Et comme une blessure criante

Là quelque part

au fond de cette chose

qui a remplacé le cœur

 

 

Solitude

A vivre seul depuis tant d'années que la solitude me semble la chose la plus naturelle du monde...

 

 

A sa juste place

Une vie simple ; presque primitive

A l'écart du monde

Entre le ciel et la terre

exactement

 

 

Indifférence

Ce qui m'indiffère ; les jeux et le bavardage des hommes.

 

 

Bagage

A la manière des vagabonds

Allant avec pour seul viatique

un peu de tendresse

 

 

Au fond du cœur

Pour aimer le monde (le monde tel qu'il est, le monde tel qu'il va), il faut parfois puiser dans cette réserve inépuisable d'Amour qui loge au fond du cœur. Seuls nous manquerions de force et de provision...

 

 

Le plus vrai

Ce que nous faisons sans témoin révèle assez fidèlement ce que nous sommes.

 

 

Inepties

Des choses qu'il faudrait dire et qui sont tues

Des choses qu'il faudrait taire et qui se disent

Ainsi, trop souvent, agissent les hommes

 

 

Jugement

Si peu homme, mes semblables...

 

 

Âme et instinct

La soif plutôt que la faim

Sans se laisser distraire

par les nécessités du ventre

 

 

Vertigineux

Nous sommes composés de tous les fragments du reste, des autres, du passé, de l'univers entier depuis le début de la création. C'est abyssal ! Et tout cela tient dans si peu de chose...

 

 

Retranchement

De plus en plus ce que l'on est au fil des soustractions...

 

 

Célébration

L’œil, l'âme et la main qui célèbrent le monde et l'ineffable plongé au fond des êtres et des choses.

 

 

Une immensité vivable

Ce bleu si désiré

organiquement

L'infini

comme on respire

La lumière (enfin)

à notre mesure

 

 

Communion

Devant un arbre si grand et si beau que j'ose à peine le regarder. Je m'assois à ses côtés en fermant les yeux. Et je sens couler sur mes joues des larmes de tendresse et de joie. Quelque chose indéniablement du dialogue et de la communion...

 

 

Infirmité

Un murmure émietté par le vent

Des mots en ruine

Une parole comme amputée

Et un poème, sans doute, qui ne verra pas le jour

 

 

Si bien entouré

Au milieu de tous ces frères silencieux qui ont tant à nous apprendre. Et qui sont toujours prêts à nous réconforter...

 

 

Shiki

« D'immenses arbres

aux noms inconnus

cris des cigales »

 

 

Marche orientée

De moins en moins ; comme si c'était la seule direction...

 

 

Lundi 7 juillet

 

Rimbaud inversé

L'autre est un je

 

 

Connaissance résolue

Comprendre sans rien élucider

 

 

Divertissement pascalien

Pascal avait raison ; notre malheur tient à notre incapacité à rester tranquille dans notre chambre. Le monde serait très différent s'il n'était peuplé que par des êtres paisibles et solitaires, joyeux et satisfaits de leur existence. L'essentiel des activités de ce monde disparaîtraient. Et la vie serait bien plus sympathique. Mon Dieu ! Quel doux rêveur je fais parfois !

 

 

Tiraillé

Le cœur écartelé

Le destin de l'homme

 

 

Invariants et transformation de la perception

Si les êtres étaient plus sensibles et respectueux, le monde serait sans doute plus vivable. Et l'existence un peu plus facile. Mais rien ne changerait fondamentalement. Nous serions toujours confrontés aux mêmes problématiques existentielles : l'altérité, la douleur, la souffrance, la maladie, la vieillesse et la mort. Et imaginons un instant que ces problématiques n'existent plus ou soient en partie « résolues », il nous faudrait encore faire face à l'inévitable répétition des jours ou, si d'aventure on en venait à abolir la mort, il faudrait « gérer » l'immortalité...

 

Je crois que rien ne peut changer véritablement tant que notre perception demeure identique, tant que nous nous prenons pour une individualité. La clé du changement réside dans notre manière de voir et de comprendre ce que nous sommes. Le reste (tout le reste) n'est qu'une manière de rendre le réel plus facile et plus confortable, ce qui peut rendre la vie agréable mais cela ne résout en rien les difficultés que rencontrent tous les êtres vivants.

 

 

Travail d'équipe

L’œil et la main ensemble

Sous la férule du cœur

Et l'âme quelques fois

appelée en appui

pour que sur cette terre

le ciel se propage

 

 

Intelligence artificielle et spiritualité

Notre époque anxiogène exacerbe les craintes en tout genre. Et aujourd'hui où la « post-modernité » (terme qui fera sans doute rire nos descendants) encense l'intelligence artificielle, des voix nous mettent en garde contre ce qui représente, à leurs yeux, l'une des pires menaces pour l'humanité. De toute évidence, l'intelligence artificielle sera amenée à régler quantité de problèmes que le cerveau humain actuel n'est pas en mesure de résoudre et facilitera la tâche de l'homme de mille manières. Elle rendra l'existence plus facile ou la rendra plus malaisée selon l'usage que nous en ferons. Mais jamais l'intelligence artificielle ne pourra réaliser à notre place « le travail spirituel » nécessaire pour comprendre ce que nous sommes. Jamais.

 

Et si, un jour, l'intelligence artificielle accède à la conscience (ce qui n'est pas à exclure évidemment) et qu'elle est capable de créer des individus conscients et « réalisés » sur le plan spirituel, ils pourront éventuellement nous guider mais ils ne pourront jamais faire pour nous le chemin vers ce que certains appellent l'éveil. Soit dit en passant, l'IA pourrait aussi créer des individus belliqueux et colonisateurs désireux de remplacer l'humanité... Et, au fond, est-ce si grave ? Laissons donc à la vie terrestre le soin d'évoluer comme elle l'entend... En définitive, qu'importe ce qui sera créé, l'intelligence artificielle engendrera seulement des relations nouvelles avec une catégorie d'êtres aujourd'hui inexistants et une simple complexification des réseaux d'interactions et d'échanges. Mais sur le plan de l'énergie et de la conscience, cela ne changera absolument rien. Voilà donc des crainte bien inutiles...

 

 

Abandon

Quelque chose à dire

Quelque chose à faire

Et si nous laissions cela plutôt...

 

 

Simplement présent

Le cœur joyeux sans autre raison que celle d'être là.

 

 

Devant soi

Le mystère vivant là où les yeux ne voient que l'ordinaire.

 

 

Une tendre exaltation

La sensualité du pas et la sensibilité de l'âme lorsque nous marchons en forêt. A la fois la volupté et le Divin. Comment l'âme pourrait-elle ne pas se sentir joyeuse et comblée ?

 

 

Sans parure

Au plus nu

Au plus près du vivant

Au plus près de la vérité

 

 

Une médecine naturelle

Il y a dans la marche, et en particulier dans la flânerie sylvestre, un caractère profondément réparateur et salvifique.

 

 

Étreinte

Contre soi

Les battements de cœur de l'arbre

La respiration de la forêt

Les frémissements de la terre

L'essence de la roche

L'incandescence du vivant

Comme un feu insensé

Et cette incroyable résonance

au fond de la chair

 

 

Aveuglement

Ni passe-temps ; ni épreuve

La vie

Et ce que l'on en fait ; si peu utile

Ce que ne comprennent pas les hommes

 

 

Le terrier de l'âme

Le cœur parfois replié dans son trou lorsqu'il y a trop de bruit, trop d'humains, trop de cris. Lorsque l'Homme a envahi tout l’espace...

 

 

Dissimulé

Sous toutes ces couches sombres

Le bleu intense du monde

 

 

Dans nos profondeurs

C'est au fond de soi qu'il faut chercher le silence, la paix, la joie, l'Amour ; ce qu'il y a de plus précieux. La plus belle des rencontres...

 

 

Encore plus loin

Quelque chose au-delà du désir...

 

Mélancolie

Un fond de tristesse aujourd'hui. Bhagawan me manque... Tous les lieux où nous avons bivouaqué, tous les chemins que nous avons arpentés ensemble pendant près de 14 ans (et Dieu sait qu'ils sont nombreux) me font monter les larmes aux yeux. Bientôt 8 mois qu'il n'est plus de ce monde...

 

 

Blessure profonde

Quelque chose

sous le silence

Un cri peut-être

Le souvenir d'une déchirure

Ce que le temps n'a su soustraire

 

 

Ce qu'il faut comprendre

A l'abri de rien

A l'abri de tout

Simultanément

 

 

L'impuissance des mots

Comment les mots pourraient-ils témoigner de l'authenticité de ce qui nous traverse ? Comment pourraient-ils y parvenir ?

 

 

Être au service

Aujourd'hui, j'accepte de bon cœur d'être un instru-ment au service des autres. Je me laisse « utiliser » de mille manières et à toutes sortes de fins. Quant à moi, je ne réclame jamais rien. Je laisse la vie m'offrir ce qui m'est nécessaire. Et quand mon individualité exprime un besoin particulier, je tente d'y répondre par moi-même...

 

 

Partout présent

Ah ! L'Amour ! A travers tous ces visages...

 

 

Embâcle

Le dernier obstacle est notre orgueil.

 

 

Par-delà le visible

Parce que curieux ;

voyageant au-delà des yeux

 

 

Méditation

Assis en demi-lotus, les mains sur les genoux, le dos droit et le buste relâché, l'esprit attentif et détendu, devenant un espace conscient de ce qui le traverse momentanément, ne désirant rien, ne s'attachant à rien, ne retenant rien. Comme flottant en lui-même.

 

 

Dire avec distanciation

Les lèvres comme des fenêtres sur le ciel

Et ce rire comme si l'on habitait un autre monde

 

 

Koan (véhiculé dans certains milieux spirituels)

« On cherche ce que l'on est. On est ce que l'on cherche. »

 

 

Avec légèreté

Sans rien peser

L'âme, le geste, la vie, le mot

Ce qui se vit, ce qui se fait, ce qui s'écrit malgré soi

 

 

S'offrir et accueillir

Lorsque l'on n'est plus soumis à un emploi du temps, on s'offre à ce qui est là. On accueille ce qui s'invite ou se présente. On devient une sorte de réceptacle sans exigence.

 

 

Imprégnation

Le cœur pénétré par la danse des choses.

 

 

En exil parmi les siens

J'ai toujours souffert de ce monde rude et indifférent. Je n'ai jamais pu m'y résoudre ni y trouver ma place. Obligé de vivre en retrait et dans les marges, et me contentant d'observer. C'est seulement ainsi que je peux vivre parmi les hommes...

 

 

Question

Comment vivre là où il n'y a (presque) plus d'âmes vivantes ?

 

 

Tendresse débordante et relation à l'autre

Il y a parfois tant de tendresse dans mon cœur que je ne sais qu'en faire. Ça déborde ! Et ça se répand autour de moi à travers le regard. Tout alors me paraît intime ; les pierres, les herbes, les arbres, les bêtes, la terre, le ciel... Mais il est vrai que cette tendresse se manifeste rarement en compagnie des hommes. Sauf lorsque je vois un être solitaire, un peu perdu, triste ou malheureux, qui cherche à comprendre ce monde ou disposé à aider ceux qui ont besoin d'être soutenus ou accompagnés... Mais il y a, en général, trop de mécanismes de défense et d'arrières-pensées chez mes congénères pour que je puisse véritablement m'abandonner à ce sentiment en leur présence. Je pense que la plupart ne comprendraient pas...

 

Il y a chez mes semblables une barrière affective (ou, parfois, une forme de dureté relationnelle) qui agit comme un rempart ou un répulsif et qui rend presque impossible la moindre proximité.

 

Rares, très rares sont les rencontres d'âme à âme, de cœur à cœur en ce monde. Quelques-unes (que l'on compte sur les doigts d'une main) en l'espace d'une vie. Des rencontres brèves et intenses, puissantes et savoureuses, éminemment fraternelles...

 

 

Christiane Singer

« Ne jamais oublier d'aimer exagérément : c'est la seule bonne mesure. »

 

 

En ce lieu si singulier

Là où il n'y a plus rien à perdre ;

ni plus rien à gagner

Là où il n'y a plus ni mémoire,

ni devenir, ni destin

A la source de l'innocence

 

 

Mardi 8 juillet

 

Bivouac

Dans une clairière. Au milieu des hautes herbes.

 

 

Entouré

Le cœur au milieu des arbres et du vent

 

 

Issa

« Un jour de brume

la grande pièce

est déserte et calme »

 

Traumatismes

Je songe parfois à ce sanglier – une laie, je pense, massive et courageuse – tuée sous mes yeux. Poursuivie par une meute de chiens, je l'ai vue dévaler une colline, traverser une route puis, une rivière avant de s'engager sur une vaste étendue herbeuse où l'attendaient une flopée de chasseurs. Elle a zigzagué quelques instants avant d'être abattue à la lisière de la forêt. J'aurais tant voulu qu'elle parvienne à s'échapper mais le dispositif ne lui a pas laissé la moindre chance...

 

J'ai assisté à plusieurs mises à mort au cours de mes promenades automnales et hivernales. Et à chaque fois j'ai été bouleversé, triste et en colère...

 

 

Instinctuels

Sur la même pierre

depuis tant de millénaires déjà

Les entrailles plongées dans le feu

Le cœur plongé dans les instincts

Toutes dents dehors

Prêt à s'abattre sur sa proie

 

 

Torpeur

Au cœur de la rêverie

Tant de drames

Et les paupières baissées

comme au premier jour du monde

 

 

Amour, événements douloureux et apprentissage

Je crois que nous vivons exactement ce que nous devons vivre pour comprendre « ce que nous avons à comprendre ». Il n'existe pas, en effet, mille manières de prendre conscience des effets de nos actes sur les autres. Notre égocentrisme et notre insensibilité, nos représentations et nos croyances, nos habitudes et notre ignorance sont si ancrés qu'il nous serait quasiment impossible de nous mettre à la place des autres et de ressentir ce qu'ils ressentent si la vie ne « s'arrangeait » pour nous faire vivre de l'intérieur ce que nous faisons ou avons fait subir aux êtres (proches et moins proches) de ce monde. Il n'y a qu'en l'éprouvant dans sa chair, dans son cœur et dans son esprit qu'on réalise ce que les autres ont vécu. Il n'existe pas d'autres moyens... La vie ne nous soumet pas à des événements douloureux par sadisme. Je crois, au contraire, qu'il y a derrière ces circonstances éprouvantes un Amour incommensurable. Étant donné notre aveuglement, je pense que la vie n'a tout simplement pas d'autre choix...

 

J'ai bien conscience que cette manière d'appréhender la souffrance est très largement inspirée du bouddhisme (ignorance, sens donné à la souffrance, karma, etc etc) mais c'est ce que je ressens profondément...

 

 

Christiane Singer

« Ce qu'il y a à vivre, il va falloir le vivre. »

 

 

Éventail

Dans la mesure des possibles...

 

 

Affinité

Si proche de ce qui est nu et un peu cabossé...

 

 

Intimité

Si heureux là où il y a des arbres et du silence...

 

 

Apprentissage

Tout est expérience et initiation. Des pires drames jusqu'aux gestes les plus ordinaires...

 

 

Petit bréviaire à l'usage de l'homme

Après tout qu'importe qui nous sommes et ce que nous faisons ! Tâchons seulement de vivre de notre mieux. Et l'on mettra dans cette expression (« de notre mieux ») ce qui nous semble le plus approprié...

 

 

Horizon

Au-delà du monde et des mots

Le voyage

Toute réponse

Vers la seule issue possible

 

 

Creuser encore, creuser toujours...

Derrière l'espoir et la désespérance se dissimule l'inespéré. Voilà pourquoi il nous faut creuser jusqu'à l'essence.

 

 

En pays inconnu

Un peu plus loin que le rire et l’épuisement

Juste après l'horizon

Là où la perspective commence

à se décliner en incertitude

 

 

Un outil utile et délicat

Bien que le psychisme soit un merveilleux instrument pour s'orienter à la surface du monde, il n'est pas très adapté à la violence de la vie terrestre. Tant de gestes et de paroles peuvent le traumatiser...

 

 

Besogne

Cet œil

sur la pierre

qui lit le monde

qui voit le ciel

Et l'âme qui sait

comment les rassembler

dans le geste et les mots

 

 

Mentors, sentier de vie et affranchissement

Quelques écrivains auront marqué mon existence ; Sartre, Auster, Hesse, Gorki, Buten, Bobin, Pessoa, Krishnamurti, Juliet, Nietzsche, Haldas, La Soudière, Baret... Chacun m'aura accompagné un temps et aura joué un rôle dans mon cheminement. Mais depuis bien longtemps, je n'éprouve plus le besoin d'avoir un mentor à mes côtés. Le chemin se défriche seul (et sans même que je le décide). Pourtant je n'ai jamais cessé de lire mais, à présent, je butine ici et là, découvrant des ouvrages et des auteurs au hasard de mes lectures, des podcasts ou des émissions de radio que j'écoute presque quotidiennement. Mais je n'y cherche ni une inspiration ni un encouragement mais des amis passagers à la sensibilité et/ou à l'existence proche de la mienne. Et j'ai parfois le sentiment que nous formons une sorte de communauté virtuelle qui œuvre à bâtir un monde différent...

 

 

Une longue initiation

Ce qu'il faut de temps et d'apprentissages pour parvenir au plus simple, au plus essentiel, au plus nécessaire...

 

 

Délicieux instants

Ce soir. Merveilleux moments de communion. Allongé sur le canapé du coin salon. A ressentir le merveilleux de la vie.

 

 

Issa

« Pas d'autre bruit

que l'averse d'été

dans le soir »

 

 

Mercredi 9 juillet

 

Un labeur primordial

Être là simplement. Dans une présence de qualité. Peut-être est-ce seulement cela mon travail...

 

 

Combinaison

Poussières de roche et de lumière

 

 

Vers sa fin

Aller là où tout s'échoue...

 

 

Toujours se réjouir...

Chaque geste devrait être une extase. Et lorsqu'il l'est, le « faire » devient une célébration. Mais la vie est toujours changeante. Et de cela aussi, il faut se réjouir...

 

 

In situ

Au cœur même de l'expérience

 

Une apparente aporie

Et si tout était important

Et si rien n'avait d'importance

Et c'est avec cette énigme

qu'il nous faut apprendre à vivre...

 

 

Un imparable portrait

Nous sommes tels que la vie nous habite et tels que le monde nous traverse...

 

 

Enchevêtrés

Ce qui sert la soif

Et ce qui sert la farce

Emmêlés au fond de l'âme

 

 

A quoi l'on occupe ses jours...

De l'air que l'on brasse. Un peu de sable que l'on déplace ici et là. Voilà, en général, à quoi l'on occupe sa vie. Et dire que certains parviennent à s'en enorgueillir...

 

 

Endormi(s)

Les yeux bandés

A même le sommeil

Le monde tel qu'il va

 

 

Ce qui habite l'homme

Le cœur paré pour tous les délires et tous les désastres

 

 

Illusion

Les heures passent. Voilà l'une des rares certitudes que perçoit l'esprit. A moins, bien sûr, que cela ne soit qu'un leurre, une simple construction...

 

 

Oubli

Ce qui est compris

le temps d'un instant

doit être oublié

l'instant suivant

 

 

Incarcération et liberté

Notre main tendue à travers ces grilles de chair et d'images. Et l'âme libre d'aller et venir, de parcourir l'espace et le temps à sa guise...

 

 

Un renouvellement perpétuel

De l'autre côté du rêve

Là où tout est neuf

Là où tout se réinvente

 

 

Le plus beau des cadeaux

Le cœur souriant ; sans doute la plus belle des offrandes. Et l'une des plus belles promesses pour le monde...

 

 

Expérience(s)

Le cœur au bord de la trame

s'essayant au vide

s'essayant au ciel

s'essayant au silence

puis retournant au monde

sans l'espoir de le changer

 

 

Encore une évidence

Le miracle, c'est d'être là – vivant ; en dépit des épreuves, des peines et des tourments.

 

 

Insoluble

A chercher (en vain) la solution en ces lieux sans remède...

 

 

Un bonheur tranquille

Assis sur une petite route qui traverse le massif forestier. A l'ombre de quelques chênes rouvres. Pieds nus et un livre à la main. Je suis si heureux d'être là, me laissant bercer par le chant des cigales et le roucoulement de quelques pigeons ramiers.

 

 

Un peu au-dessus

Plus loin sur la pente

Dans les hauteurs de l'âme

 

 

Ce que j'ai appris aujourd'hui

Astuces pour reconnaître le chant de quelques colombidés (les plus communs sous nos latitudes).

La tourterelle turque : tour te relle (en boucle)

Le pigeon ramier : je suis uuuun pigeon

Le pigeon biset : Drouuu hou

Le pigeon colombin : douuu (sourd)

La tourterelle des bois : rouer (1 à 3 fois)

 

 

Inévitablement

Répétition et évolution. Le propre de la vie et du monde – inlassablement...

 

 

Être à l'écoute

Sans rien présumer

Sans la moindre croyance

Ce qui est ressenti

 

 

Richesse de la simplicité

Un seul mot parfois suffit...

 

 

Interstice

Un peu de silence et de lumière parfois entre les mots dessinés à la craie blanche sur la pierre noire.

 

 

Savoir se contenter

Quelques pensées notées sur mon petit carnet. Et me voilà heureux comme un enfant !

 

 

Singulier mélange

Entre le feu et la rosée

le poème

 

 

Variabilité

J'observe la vie qui me traverse parfois avec lourdeur et d'autres fois avec légèreté.

 

 

Ce qui est dit

Sous la lumière

ce ruissellement du langage

comme le prolongement de soi

le prolongement du vrai aussi peut-être

à travers la dissolution du rêve

Et par-dessous les mots

ce qu'il reste à voir

 

 

Un asile véritable

Le cœur aménagé comme un abri où je viens très souvent me réfugier.

 

 

Apprenti

Encore si obscurément l'Amour et la lumière...

 

 

Confiance

Là où va le vent

Là où se pose la plume

Parfois comme fleur au soleil

Parfois comme fleur sous la pluie

Sans même demander son chemin

A la manière des nuages

 

 

Se laisser porter par ce qui surgit

Quelque chose en moi aimerait vivre avec une qualité de présence minimale. Comme cela est enfantin ! Non seulement on désespère de ne jamais y parvenir mais on se prive aussi de la joie d'expérimenter la grande diversité des états. En la matière, il n'y a qu'une seule règle à suivre : se laisser porter.

 

 

Absolument

Il y a chez moi quelque chose d'incroyablement métaphysique. Presque tout est vu et vécu à l'aune de l'Absolu et des questions humaines fondamentales.

 

 

Ce qui s'écrit

Ce qui s'écrit sur ces pages

Sans parvenir à se fondre parfaitement avec le reste

Des résidus d'âme

Et, de temps en temps, quelques doléances

 

 

Ne rien faire ou presque...

Flânant, lisant, contemplant, observant, méditant, réfléchissant, goûtant et savourant ce qui me traverse. Et en témoignant. Voilà à quoi je passe l'essentiel de mes journées !

 

 

D'un seul trait

Sans hâte

la fièvre du feutre

ce galop mesuré

jusqu'au bout de la pensée

et au-delà encore

par-dessus l'âme

et parfois même jusqu'à l'infini

 

 

Des amours de chiens

Je crois que mes chiens ont été les êtres que j'ai le plus chéris en cette vie ; Yann, Férald, Holan, Goldmund, Drailla, Bhoumi, Galipot, Shin'ya et Bhagawan.

 

 

Tout est expression

Sans rien dire ; dire encore...

 

 

Le fantasme de l'inexistence

J'aimerais parfois être aussi inoffensif qu'un iule et me nourrir uniquement de débris végétaux pour n'avoir sur les autres vivants et l'environnement aucun impact négatif. L'inverse de l'agentivité en quelque sorte ! J’aimerais aussi devenir parfaitement poreux pour que tout puisse me traverser sans laisser la moindre trace. Bref j'aspire à la transparence ou, pour le dire autrement, à devenir « pur esprit » comme si j'étais habité par le fantasme de l'inexistence... comme si je voulais parvenir au faîte de l'être, là où l'on est de manière si intense et puissante qu'on n'existe plus, qu'on s'est dilué dans le reste...

 

 

Vers le silence et la nudité

Laissons dériver les mots et les rêves

Extirpons-nous de cette nuit trop peuplée

 

 

Enzo Bianchi

« Si je ne fais pas le mal, c'est par grâce. Si nous faisons le mal, la grâce nous a manqué. »

 

 

Un emploi du temps simplifié

L'essentiel du temps, je ne fais rien. Je vis le quotidien.

 

 

Sous le piège

Quelque chose de la liberté au fond de la nasse

 

 

Nouvelle aporie apparente

Le cœur si autarcique en ce monde d'interdépendance...

 

 

Conditions parfaites

La vie paisible

Et l'écoute du cœur

Ce qui nous rend vivant – si vivant

 

 

Énigmatique

Devant soi, cet infini incompréhensible. Et, en soi, exactement le même mystère...

 

 

Confusion

Ce qui nous affame

Et ce qui nous nourrit

si souvent confondus

 

 

Quelles questions !

En définitive, qu'aurons-nous vécu ? Qu'aurons-nous réalisé ? Bien peu de chose(s), il va sans dire...

 

 

Un étrange forage

Tout creusé de l'intérieur

jusqu'à tout voir

jusqu'à ne plus rien voir

jusqu'à la plus parfaite transparence

 

 

Qu'importe

Qu'importe le nom de Dieu

Qu'importe la connaissance

Qu'importe la sagesse et l'envergure du regard

si la bouche ne sait sourire

si l'esprit ne sait accueillir

si l'âme ne sait s'émerveiller

si le cœur ne sait pardonner

 

 

Petit bréviaire à l'usage de l'homme

Tendre la main sans rien attendre

 

 

A même la roche

Si sensible

Le cœur posé sur la pierre

A contempler le ciel et le monde

 

Une blessure incurable

En soi – une déchirure peut-être inguérissable...

 

 

Sans rien faire

A regarder le ciel comme si la prière suffisait...

 

 

Jeudi 10 juillet

 

Une nouvelle évidence

Rien jamais n'est définitif. Nous le savons, bien sûr, mais nous ne cessons de l'oublier comme l'attestent la plupart de nos comportements quotidiens.

 

 

Perforation

De l'intérieur

Les yeux

A travers l'épaisseur

Perçant le monde

jusqu'à la lumière

 

 

Bien caché...

C'est au fond du regard que se dissimule le secret.

 

 

Écho

De bout en bout

la nuit traversée

à travers la résonance

du moins certain

 

 

Une merveilleuse épiphanie

Lorsque le cœur rencontre le réel jaillit l'émerveillement.

 

 

De l'intérieur

Au plus près du poème

Ce qui traverse l'âme

 

 

Ibn Arabi

« Dans l'amour divin, Dieu nous aime pour nous et pour lui-même. »

 

 

La seule issue

Qu'opposer à l'inhospitalité du monde sinon un cœur bienveillant ?

 

 

Petit bréviaire à l'usage de l'homme

C'est en écoutant ses nécessités intérieures que l'on peut offrir à sa vie ce dont elle a besoin. Être à l'écoute, c'est la seule règle pour conduire son existence.

 

 

Moments de béatitude

Il n'y a de plus grande grâce que des gestes quotidiens habités. Chaque instant alors devient saveur, joie et célébration.

 

 

Le rayonnement de l'être

En matière spirituelle, on ne peut rien enseigner ni rien transmettre par la parole. Mais on peut être ; et dans ce rayonnement – plus ou moins intense – toucher l'âme de ceux qui nous entourent.

 

 

Routine sylvestre

Comme chaque après-midi. Assis au milieu des arbres après quelques kilomètres de marche.

 

 

Échappatoire

A enjamber

chaque jour

le même seuil

pour échapper au monde et au temps

 

 

Hélène Dorion

« Je ne sais pas ce qui se tait en moi

quand la forêt cesse de rêver »

 

 

Une relation admirable

Un papillon s'est posé sur ma jambe. Je vois sa pompe aspirer je ne sais quoi sur ma peau. J'ignore de quoi il se délecte ainsi mais il a l'air de trouver ça à son goût. Ah ! Qu'il serait doux si nous pouvions entretenir avec tous les êtres ce genre de relation pacifique...

 

 

Issa

« Le papillon voletant

je me sens moi-même

une créature de poussière »

 

 

Écriture

Quelques traits

Quelques taches

tracés peut-être pour rien

 

 

Écart et acceptation

Je crois que j'ai renoncé définitivement à comprendre mes congénères et à trouver une place dans leur monde. Après tant de tentatives infructueuses, j'ai fini par accepter nos différences et me réjouir de vivre à l'écart de la société des hommes...

 

 

A quoi sert la parole ?

Des mots

Comme un mince rai de lumière

pour éclairer le cœur et les yeux

et faire briller la poussière comme de l'or

 

 

Observation du monde et émerveillement

J'ai toujours observé le monde (le monde humain et le monde naturel). J'ai commencé par essayer de comprendre les hommes avant de m'intéresser à d'autres formes de vie ; les roches, les végétaux, les animaux et les étoiles.

 

La diversité du vivant et la multitude des comportements sont fascinantes. Mais on peut très bien passer sa vie à décortiquer ce qui nous entoure sans éprouver le moindre émerveillement. S'émerveiller ne nécessite pas de connaître le nom et les relations des milles choses qui nous entourent. Et le savoir, bien trop souvent, empêche ce contact innocent et sans attente.

 

Entrer en relation en respectant ce que nous sommes et en respectant ce qu'est l'autre, voilà le plus essentiel. Et c'est pourtant un savoir-être que je n'observe que trop rarement chez mes semblables...

 

 

Un travail acharné

Le réel poli jusqu'à l'essence

 

 

Monomanie, intérêt personnel et appauvrissement

La vie est un juste équilibre entre mille choses. Et l'esprit de l'homme – autocentré, assez monomaniaque et rationnel – sacrifie non seulement le bien commun et l'intérêt des autres au profit de ses propres intérêts mais privilégie presque toujours ce qui se ressemble au détriment de la diversité (entre-soi, monoculture, pensée unique, culture de masse, mode, etc etc). Ainsi l'humanité appauvrit la vie et le vivant. Et elle n'a pas même conscience de scier la branche sur laquelle elle est assise... L'esprit de l'homme est ainsi fait ; c'est pourquoi j'éprouve une sympathie toute particulière pour ceux qui prennent soin des êtres et de leur environnement.

 

 

Doléances

A contempler parfois les reflets dansants du monde avec le cœur plein de remontrances...

 

 

Christiane Singer

« Il n'y a qu’un crime, c'est de désespérer du monde. »

 

 

Se laisser porter

Lentement

dériver vers le bord

vers la périphérie la plus lointaine

Presque de l'autre côté

Là où tout est silence et main tendue

Là où la bouche ne sert qu'à embrasser

Là où les mots ne sont plus nécessaires

Là où il y a des réserves d'Amour inépuisables

 

 

Une lente évolution

Il est vertigineux de penser que la vie est apparue sur terre il y a 3,8 milliards d'années et que le vivant n'a cessé depuis d'évoluer et de s'adapter.

 

 

Des pas bien sombres

Entre l'ombre et la boue ; assez aveuglément...

 

 

Vertige, quotidienneté et vie extraterrestre

Et il est encore plus vertigineux de penser aux milliards de milliards de milliards de galaxies dans un espace cosmique sans doute infini.

 

Mais qui y pense en enfilant ses chaussettes, en accompagnant ses enfants à l'école, en allant boire un verre avec des amis ou en faisant la vaisselle ?

 

Au vu de l'infinité des possibles dans le cosmos, il serait tout de même bien étonnant que seule la planète Terre soit habitée. Il existe sans doute mille autres formes de vie (enfin ce que nous appelons la vie) ailleurs... et, peut-être, pas si loin d'ici...

 

 

Des univers séparés et des relations très orientées

Un monde de renards, un monde d'oiseaux, un monde de scarabées, un monde d'humains où les interactions et les passerelles entre les espèces sont rares. Et lorsqu'elles existent, elles sont (en général) opportunistes ou conflictuelles et presque toujours au bénéfice de l'homme, cette « super espèce » à la conscience à peine embryonnaire...

 

 

Une différence

Au cœur du murmure

ce qui peut être partagé

Et au fond du silence

ce que l'on ne peut découvrir que seul (et en soi)

 

 

Une vision bien étroite

Bien des hommes voient le monde comme un décor et un grand sac dans lequel ils peuvent piocher pour satisfaire leurs besoins. Une vison, somme toute, très animale et grossière. Et, pour le reste, ils vivent entre eux en défendant bec et ongles leur tribu, leur territoire, leurs provisions. La vie est échanges et diversité ; et l'humanité l'a oublié, elle vit comme si elle était la seule espèce digne de ce nom...

 

 

John Muir

« Je me sentais complètement perdu au milieu de ces foules immenses, du vacarme des rues et de ces immeubles énormes. Je me disais souvent que cette ville, j'irais volontiers l'explorer si, comme une région de collines et de vallées sauvages, elle était vide d'habitants. »

 

 

Si limité

Jouir et se distraire* ; il n'y a bien souvent rien d'autre chez l'homme...

 

* auxquels on pourrait ajouter s'occuper mais qui n'est, en réalité, qu'un divertissement pascalien...

 

 

Marche arrière

A reculons ; jusqu'à la première étoile

 

 

Un brave assassin

On a tendance à penser que le pêcheur (à la ligne) est un être débonnaire et inoffensif. Comment peut-on oublier qu'il est d'abord et avant tout un tueur de poissons ?

 

 

En définitive...

Au terme de tous les sommeils ; la lumière et l'infini...

 

 

Prestidigitation

Comme un rêve, cette vie. Tout passe, se dilue, se mélange, s'oublie. Pourtant, tout a l'air si vrai lorsque cela est vécu. L'esprit est un incorrigible prestidigitateur. Il nous joue des tours qui nous fascinent tant que nous y croyons dur comme fer...

 

 

Sur le fil du rêve

Lentement

A la manière d'un rire qui se déploie

Sur le fil du rêve

Quelque chose par-dessus les murs et les toits

Sous un ciel (presque) parfaitement déconstruit

A travers l'âme, le corps et l'esprit

 

 

Tout passe, tout s'en va...

Le cœur usé à force de désirs. Puis, un jour, tout s'effondre. Et de nos amours, il ne reste plus rien...

 

 

Franchissement

Ce qui traverse le cœur

Ce qui passe par les yeux

Et qui patiemment atteint la main ;

imprègne le geste

Comme un sourire – un peu d'or –

au creux de la paume

 

 

Notre teinte naturelle

Ce qui irradie malgré nous ; la couleur de notre âme.

 

 

Équivoque

Au fond des yeux

Au fond de l'âme

Le joyau et le poison

 

 

Atmosphère ouatée

Comme un bruit de tendresse au fond du cœur ; à pas feutrés.

 

 

L'une des choses les plus importantes

Cette si précieuse amitié avec soi...

 

 

Attention

Le regard attentif

devant le ciel

et les mille petites choses

qui peuplent le monde

 

 

Une trop grande proximité

Au milieu des hommes et du bruit. Sans pouvoir y échapper...

 

 

Ôter encore, ôter toujours

Tout ce qu'il nous faut soustraire pour approcher la joie...

 

 

Un abri confortable

Au fond de cet épais silence. Comme enroulé dans une grosse couverture...

 

 

Ce qu'il faut retenir

Qu'importe le geste et la parole pour peu que le cœur soit écouté...

 

 

Un environnement parfait

Au milieu des livres et des arbres. Mon petit carnet à la main. Dans la roulotte posée sous les frondaisons...

 

 

Dévouement

Sous ce ciel qui s'offre au cœur confiant, à l'âme obéissante, à celui qui se met au service « d'un plus grand que soi »...

 

 

A travers ce qui est dit

Presque secrètement

Dans cette nuée de mots

Un doigt pointé

Une main tendue

La seule offrande qui compte

Ce qu'il faut deviner

 

 

Hélène Dorion

« Mes forêts sont un long passage

pour nos mots d'exil et de survie

un peu de pluie sur la blessure

un rayon qui dure dans sa douceur

et quand je m'y promène

c'est pour prendre le large vers moi-même »

 

 

Le mot ultime

Présence, présence, présence

 

 

Magie

Par-delà les noms

Le scintillement des choses

Et l'émerveillement de l'âme

 

 

Irradiation

Parfois, on est de manière si intense que cela rayonne à travers nos gestes et notre présence.

 

 

Un peu plus que de la matière

En soi

Quelque chose de vivant

Par-delà la chair et le sang

 

 

Rien que ça

L'âme au paradis. A travers ces battements de cœur involontaires et joyeux...