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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Comme à la pointe du rêve
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A l'orée du plus intime

Juin 2024

 

Carnet n°309
Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

Carnet n°310
Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

Carnet n°312
Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

27 février 2021

Carnet n°258 Notes journalières

Au loin – ce visage qui s’approche – familier…

En soi – le ciel – tous les astres inventés – et coloriés avec fantaisie – tout un monde étrange – avec des pièces – des portes – des corridors – de hauts murs et quelques fenêtres – surdimensionnées – qui ouvrent sur le reste de l’univers – des figures laides – des mains tendues – des cœurs endurcis…

Le mystère de notre foyer – avec au centre – avec autour – la nuit silencieuse et énigmatique…

 

 

Notre vie – sans socle…

Le sable – le sommeil – détournés de leur usage premier…

La mort qui surgit – sur le corps – ses empreintes – et, dessous, la signature (à peine reconnaissable) de l’invisible…

 

 

Nos nuisances – notre posture – entre la torpeur et la frénésie – entre le sommeil et la gesticulation – des mouvements – de l’agitation au-dedans d’une cage étroite…

Des chimères au fond de la tête – devant les yeux – et mille chemins – les bras tendus – prêts à saisir le moindre bout de rêve…

Et quelques miroirs aussi – où se reflète une figure étrangère – qui se tourne vers nous lorsqu’on l’appelle par notre nom…

En apparence – dans nos profondeurs – cette curieuse identité – notre réalité sans doute – notre réalité peut-être…

 

 

La vie – la mort – ce qui arrive – quelques fois…

Des jours et des horizons – plus ou moins tristes…

Des nuits et de la neige – plus ou moins grises…

Les Dieux – trop souvent – sur notre chemin – intrusifs – contre nous – malicieux – toujours prêts à transformer notre voyage – notre sort – notre destination…

 

 

A marcher avec trop d’espoir et d’inquiétude…

La vie – comme un sillon – quelques pas – un peu de bruit dans le prolongement de l’espace silencieux…

 

 

Les Dieux – avant nous…

Ce qui demeure – derrière notre front…

Plus proche(s) de l’argile que de l’air…

Plus proche(s) du monde que du silence…

Comme un intervalle – une béance parfois – entre nous et l’évidence du mystère – l’invisible que ni la main – ni l’esprit – ne peuvent saisir – comme la vie – comme le reste ; d’infimes fragments qui, presque aussitôt, tombent en poussière…

 

 

Entre la source et le sens – une fulgurance…

Entre le sens et la source – un long chemin…

Un parcours qui oscille entre le gris et la mort – entre le désespoir et la folie ; un voyage qui semble interminable mais qui, en vérité, n’exige le moindre pas – comme une distance illusoire que l’esprit doit, néanmoins, franchir…

 

 

Enveloppe(s) dans le souffle des Dieux – mortel(s) eux aussi…

Les forêts – comme l’encre noire – comme les jours qui se succèdent – comme nos mains jointes qui se pressent contre l’aube…

 

 

Nous – entre le sommeil et le silence – entre l’invention et l’illusion – à moitié nu(s) – malgré les apparences…

Présent(s) parfois – la tête en avant – engagée dans tous les combats – les pieds dans la boue – les pieds dans la neige – épaisses et grises – les pieds dans le vent – les pieds dans le sable – sur le sol qui se dérobe – comme une surface composée tantôt d’eau et de terre – tantôt d’air et de feu…

 

 

Notre demeure – entre l’obscurité et la respiration – un peu de joie disséminée – ici et là – sous les pas – sur la page – manière d’inscrire sa vie – la mort – la poésie et la pensée – dans les empreintes si légères des Dieux – sur les chemins d’avant le monde des hommes…

 

 

Le sommeil comme invention – comme nécessité – comme malédiction – qu’importe les origines de la nuit pourvu que le temps et les apparences du monde soient préservés – comme si Dieu et le silence n’étaient qu’un (misérable) rêve de somnambule…

 

 

L’épaisseur du froid à percer – par le feu – la force – le sourire ; cette résistance ou cet acquiescement permanent à la solitude et à la mort…

Légère – notre respiration – un peu de buée sur les vitres du monde – l’intériorité des Autres – indigente – inaccessible – si étroitement protégée…

 

 

Le temps qui – en nous – creuse ses remparts – notre périmètre – toutes nos existences circonscrites…

 

 

Des aventures si prévisibles – comme un voyage tracé d’avance – avec ses escales et ses détours prévus et préparés…

Trop de soleils anticipés qui – fort heureusement – amèneront, avec eux, mille nuits – et, sous les étoiles, son lot de déboires et de déconvenues – histoire de garder l’œil suffisamment ouvert – histoire de ne pas s’endormir complètement…

 

 

Cette part terrestre – comme la peau tendue d’un tambour – que l’on frappe – que l’on martèle – jusqu’à la crampe – jusqu’à la déchirure…

Des siècles de sons et de cris…

Des musiques et des danses pour habiller le rêve – amadouer les Dieux – rendre la vie plus douce – éloigner les malheurs et le mauvais sort…

 

 

Pauvres têtes – sous l’effondrement – déjà…

Au bord de l’abîme – le monde à la suite des heures ; plongées dans le gouffre – précipitées avec leur lot d’épreuves et de tourments…

 

 

En tribu – comme si la misère, en groupe, devenait (individuellement) plus supportable – comme si le poids du monde et des jours pouvait être partagé…

Sur nos yeux – à l’intérieur – ces œillères tragiques…

 

 

Nous – dans l’espace – déployé(s)…

Les heures rassemblées – concentrées en un seul instant – aux marges du temps – au-delà (bien au-delà) des contours du cadran des horloges…

A courir les reliefs – l’esprit et le pas démesurés – sans limite – sans la moindre restriction – de haut en bas – de long en large – de bout en bout – jusqu’aux plus ultimes extrémités…

 

 

La plaie humaine recouverte de feuilles et de silence – presque cicatrisée – à présent – comme une légère boursouflure sur l’âme et la peau…

Le cœur moins triste ; l’encre noire en guise d’initiation – comme une (irrésistible) invitation à sonder les profondeurs de sa blessure – à sortir du maquis et des refuges humains – à découvrir le ciel – l’espace à l’origine de tous les baumes…

 

 

Au bord du rêve – la tête encore plongée dans le crime – aux confins de ce qui nous ressemble…

Un peu de soleil dans l’âme et la main…

Dieu entrant dans notre champ de vision – dans notre champ d’expérience – investissant l’espace libéré dans notre champ de conscience – présent déjà depuis toujours (bien sûr) – invisible (pourtant) depuis notre naissance au monde – et se révélant – peu à peu – dans un coin du miroir – jour après jour – aux côtés de notre visage d’abord ébahi – puis, avec, au bord des lèvres, un sourire de plus en plus confiant et apaisé – et, dans l’œil, cette flamme qui éclaire, d’une manière si particulière, ceux qui se savent (divinement) habités…

 

 

Tant de jours et de ciel – comme un silence – obscur – familier – dont nous ignorons (en général) la bienveillance et la nécessité…

Un peu d’eau sur notre soif avant que ne puissent se préciser la nature du manque et la proximité de la source…

 

 

En nous – parfois – se redresse l’insigne – l’empreinte blanche de l’innocence…

 

 

Ici – présent – sans personne pour nous asservir ou nous désigner…

Celui-ci ou un autre – qu’importe…

Dieu dans la peau – dans la paume – dans l’âme – au plus près d’une parole libérée dont la musicalité souligne le sens que d’aucuns – trop superficiels sans doute – ou trop rompus aux conventions linguistiques – pourraient juger plus que hasardeux…

Le regard – le Divin – bien sûr – toujours en avance sur les hommes…

 

 

Nous – fils de la terre – épouvantable(s) – à bien des égards…

Lointain(s) cousin(s) du soleil et de l’oiseau…

Et enfant(s) du silence et du vent – bien sûr – naturellement…

 

 

Le miroir – enfoncé dans la bouche qui lance des sons – du sens – des paroles – comme des reflets et des éclats…

Ce que l’on écrit – sans l’usage du rêve – des choses inintentionnellement imprononçables par ceux qui ont l’air de savoir – par ceux qui s’estiment détenteurs d’une parcelle de vérité ; les hommes qui se proclament d’un quelconque royaume supérieur…

 

 

Les yeux – au-dedans du jour – la bêtise qui, soudain, se dissipe – comme par magie ; la nuit rayonnante – ombre claire – éclats d’une beauté authentique…

Ici même – sans que rien ne puisse nous résister…

 

 

Trop de bruit – trop de monde – et, aussitôt, la sensation vivante de la détention et de l’étouffement – et la nécessité (impérieuse) d’échapper à l’enfermement et à l’asphyxie…

Les yeux ouverts – l’esprit brûlé par la proximité des Autres et la colère…

Ce qui se déploie dans la rage – comme un irrépressible élan de liberté – peut-être – une manière de résister à l’emprise de l’ordinaire – du commun – de la multitude…

Présent – sans aucune dissipation possible…

Rien en mémoire – et, pourtant, l’incarcération et la folie qui s’éprouvent de façon (presque) paroxystique…

 

 

Rien ne peut s’interposer entre l’abîme et la page ; quelques milliers de lignes – comme un gouffre supplémentaire – la poursuite insensée de la même excavation…

Le vide qui se cherche – bien sûr – et que l’on débarrasse – et découvre – à la force des poignets – plume et petite cuiller à la main…

 

 

Ici – en soi – l’état du monde – à cet instant – rien d’autre que le pouls du vivant – dont nul n’est comptable (bien sûr) – que l’on ne peut qu’hypothétiquement guérir (si tant est qu’il faille guérir quoi que ce soit) – qui ne demande, sans doute, qu’à faire pénétrer son souffle et ses racines au centre de l’œil – au cœur de ce qui perçoit – au cœur de ce qui sait se faire sensible…

 

 

En nous – le cœur – la vie – l’esprit ; et aux alentours – rien qu’une nuit silencieuse – intensément douloureuse et désespérée – l’apparence d’un monde vivant…

En vérité – on ne sait pas ; en vérité – on n’en sait rien ; peut-être imaginons-nous – seulement…

Une double – une triple – une quadruple – illusion – peut-être – dont nous serions à la fois le fruit – la farce – le spectateur et l’origine…

Une chimère totale – en somme…

 

 

De la sueur – de la boue – sur nos pages – ces minuscules carrés de silence – ces infimes parcelles d’innocence – que l’encre vient dénaturer – tacher ou colorer – de mille manières – avec toutes les substances de la terre – la semence et la liquéfaction des vivants – la chambre nuptiale et la chambre mortuaire de l’homme – là où l’on est contraint de vivre – en tous ces lieux où l’on nous somme de passer…

Notre traversée du jour et de la nuit – notre présence – et nos mille visages – tout au long du voyage…

 

 

Des pages comme des fenêtres – des livres comme des anti-monuments ; une seule parole pourrait transmuer le monde – notre existence – nous aider à devenir plus proche(s) de la sagesse que des yeux bandés…

 

 

Un cœur silencieux – un peu de lumière pour échapper à l’emprise des apparences – au règne des illusions – aux diktats du monde et du temps – et, parfois, quelques larmes ravalées pour faire bonne figure…

 

 

Derrière les murs – ce qui se dissout – le désir et l’ennui intérieur – le risque d’effondrement…

Sous la terre – les larmes – sous les larmes – la roche et le vent ; le souffle et la pierre – mille fois – dix mille fois – des milliards de fois – recombinés…

Et autant de combinaisons passagères que de déguisements successifs…

Le flux des ombres et la danse du feu – les courants et les eaux nomades – au gré des appels – au gré des nécessités de la lumière…

 

 

L’outrance des hommes – la négligence des Dieux – ce qu’offre le monde – et ce que permet le silence…

Quelques rites – des lieux séparés – des manières abruptes – des âmes outragées…

Le manque – la douleur – le vide…

De l’absence et des divagations – puis, un jour, le miracle – sans raison – comme l’actualisation d’une prédisposition naturelle ; la réalisation d’une promesse ; nos retrouvailles avec l’enfance sur une rive affranchie des images et de la cruauté – où le silence peut (enfin) remplacer le rêve – et l’Amour, les miroirs et le clinquant – la seule possibilité pour échapper à l’angoisse – à l’archaïsme – à la sauvagerie…

 

 

Une page – comme un miroir offert au monde – à tous les visages – le reflet du vide – de Dieu – de l’homme – du néant – selon notre degré de conscience – notre manière d’être là – présent à ce qui nous fait face…

 

 

Le jardin – en soi – immense – aux clôtures éventrées – retirées, une à une…

La lumière – dans tous les recoins du jour…

Le monde – l’enfance – le temps immobile…

L’envergure de l’instant pleinement déployé…

 

 

Sur les yeux – les voiles rompus…

Au-dedans – les illusions effacées…

Et tous les monstres blottis contre notre tendresse…

Lucide et amoureux – comme jamais – peut-être – comme au commencement…

 

 

Entre le songe et les Dieux – notre marche – notre existence – nos habitudes – notre bâton à la main…

Sous les yeux aveugles des Autres qui condamnent ou idolâtrent…

Sur tous les chemins imaginaires qui, peut-être, traversent (en partie) le réel…

Qui sait ce qu’est le monde…

Qui sait s’il existe un mystère – et s’il en est un, en quel lieu il se trouve – et de quelle manière le découvrir…

Nous cheminons – seulement ; voilà notre manière d’habiter l’espace…

 

 

Une fenêtre sur l’enfance – tous les mondes possibles – les couleurs de l’âme en exil – le regard de l’homme sur ce qui l’entoure et sur ce qu’il porte…

 

 

Le noir trompeur des forêts – refuge aussi peu inquiétant que la solitude – berceau de l’âme – lieu où se consument les peurs et les douleurs – où s’aiguisent la paix et l’attention – la seule manière de vivre – sans doute – le corps relié aux arbres – aux pierres – aux bêtes – avec le cœur et les mains solidaires et bienveillants – et l’esprit d’autonomie en tête…

Le vide et la tendresse – notre communauté naturelle – en quelque sorte ; l’espace qui nous habite – l’espace que nous habitons ; l’Amour vivant – au cœur de l’assemblée – au fond de l’interstice – dans notre thébaïde…

 

 

Un regard – sans homme – sans langage – où l’Autre – la rencontre – la douleur – deviennent obsolètes…

La vie et la mort comme de simples passages – la condition du recommencement…

 

 

Devant l’Autre – comme face à une montagne – épaisse – massive – infranchissable – sauf à laisser l’eau et le vent œuvrer à leur lent labeur d’érosion…

 

 

Nous – rôdant autour de la gloire – tristement – fébrilement – maladroitement…

La tentation du dôme et des frontières – le sans limite compris de travers – dévoyé – comme une puissance d’extension transposée à la matière et à l’individualité…

L’appropriation au lieu de la main ouverte – la faim jamais apaisée…

Le commerce célébré – consubstantiel (bien sûr) au manque…

Notre manière d’être – et de participer – au monde…

Notre indigence natale au pays de la nécessité ; le royaume du plus tangible – de l’archaïsme – de la grossièreté…

Le ciel – le silence – la verticalité – abaissés – contraints de se positionner au ras du sol – jusque dans les profondeurs souterraines où se fomentent tous les calculs – toutes les stratégies…

 

 

La tentation de la joie – évacuée – abandonnée – au profit de l’échange…

L’amassement plutôt que le dépouillement et la nudité…

La distraction plutôt que la curiosité et le questionnement…

L’animalité humaine – partout – presque sans exception…

Le règne de l’égarement et des trajectoires labyrinthiques ; la vie – le monde – comme dédales – et notre voyage, si souvent, comme voie sans issue (apparente)…

Tant de jours (si peu – en vérité) pour satisfaire toutes nos nécessités – bestiales – élémentaires…

 

 

Quelque chose comme un mur – mille murs – des tours – des frontières – des fossés – construits, avec patience, depuis des milliers d’années…

Un royaume immense – cerclé de vide – jonché de barrières – de clôtures – de barbelés – découpé – partagé – fragmenté – parcellisé – de mille manières – et se rétrécissant – et s’enlaidissant – sous le coup des appropriations et de la propriété…

 

 

Notre territoire – notre voyage – aux accents de fable – entre mythe et mensonge – à peine vécu – à peine exploré…

Entre chant et supplice – avec quelques étoiles au-dessus de nos têtes…

Des Autres – des saisons – du temps qui passe – à remplir – apparemment…

Quelques mots – quelques pas – son lot de coups et de caresses…

Et les générations – et les traditions – qui se perpétuent ; rien de très important – le simple renouvellement du sang – quelques inventions parfois ; l’évolution naturelle – en somme…

 

 

La faim et le déclin – sur fond de désastre…

Des ombres immenses – inévitables – sur nos vies ; ce qui ressemble à une existence humaine – les seules choses tangibles – si souvent…

L’ascension (progressive) de l’échec – de la défaite – de l’abandon – du délaissement…

Ce qui nous quitte – de la plus atroce manière – de douleurs en acquiescements – de la parole – de la prière au silence balbutiant…

Vers une simplicité naturelle et nécessaire…

Le dépérissement du nombre et du sommeil…

La nudité de plus en plus aisée – comme une évidence – la seule façon de se tenir devant les Autres – entre circonstances et regard…

 

 

Davantage île et vent – ciel et encre – silence essentiellement – que saison et instinct – amas – bavardages et distractions futiles…

 

 

Le cœur écrit à l’encre bleue ; la même possibilité que le ciel – exactement…

Bouts de soi – des fleurs et un peu de sommeil encore – sans rivalité avec le silence…

 

 

Le regard émacié – comme un couteau porté en arrière du front – destiné à trancher les saisons – les discours trop longs – les apparences du monde – tout ce à quoi l’esprit aime s’attacher (sans retenue) – avec un désir de trop grande proximité – au lieu de privilégier – et d’affûter – notre intimité avec la profondeur (invisible) des choses et des visages…

Le vent et cette large étendue lisse – tantôt glace – tantôt neige – entre miroir et pente selon les usages – et les possibilités – de ce qui nous fait face…

 

 

Nous – allant et venant – à pas perdus – dans un lieu indéfini – indéfinissable – comme une salle transitoire – ni grande – ni petite – ni vraiment hostile – ni franchement accueillante – dérisoire simplement…

L’œil délirant – l’esprit assoupi – comme porteur(s) d’une fatigue inexplicable…

Une vie – des vies – à la manière d’un rêve – avec nous au milieu – intimidé(s) – presque absent(s) – pas même certain(s) d’être là…

 

 

Quelque chose à atteindre – inscrit déjà au fond du cœur – comme un mirage – un miracle – un voyage (inattendu) vers l’invisible – un impératif imprévisible, en quelque sorte – le seul périple véritable – possible – pour l’homme…

 

 

Sans histoire – sans parole – comme dénué de langage (précis et articulé) – présent là où d’autres se seraient déjà enfuis – présent là où d’autres ne pourront jamais aller…

En nous-même(s) – peut-être – sans la moindre certitude – là où l’oubli s’aiguise – là où la nuit (envoûtante) et les amas se dissipent – là où l’existence et les gestes (notre existence et nos gestes) deviennent – véritablement – évidence – enchantement – pure poésie…

Sur les pierres – dressé(s) – et déjà enseveli(s) dessous…

L’esprit vide – la bouche muette – le monde délaissé ; quelque chose, bien sûr, de l’indicible…

 

 

A l’orée de la lumière – l’œil et l’oreille évidés – proches de l’origine – revenus, en quelque sorte, vers la matrice enfouie – le mystère premier – oublieux de tous les efforts – de tous les voyages – des mille portes qu’il nous a fallu pousser – des mille frontières qu’il nous a fallu franchir – des siècles de périple quasi insensé – rien, en vérité – comme un trou – puis, un abîme – qui se creuse – une béance qui s’élargit – naturellement…

La nuit qui s’effondre et se dissipe – peu à peu…

 

 

Personne dans la danse – dans la mélasse – des bruits et de l’ardeur – seulement – derrière des yeux aveugles – des âmes trop profondément dissimulées – des amas énigmatiques de matière animée…

Rien d’important – rien de nécessairement déchiffrable…

Ce que nous oublions au cours de la traversée…

Le monde – en nous – comme une disparition programmée…

Les clés obsolètes d’un mystère sans intérêt – devenues inutiles…

Aussi vivre – à présent – devrait (amplement) suffire ; le poème comme simple nécessité – un jeu entre l’âme et la lumière – entre la main, les lèvres et le silence…

Une manière d’agir à contre-courant de l’humanité contemporaine – de mettre ses pas sur les voies les plus naturelles ; pages et forêts – sentes et lignes solitaires – feutre et foulées sur la même étendue – avec la même perspective – d’une égale envergure – d’un seul tenant…

 

 

Le point lumineux de l’hiver – la seule saison possible – entre veille interminable et traces de l’invisible…

Davantage du côté des alphabets que des choses amassées – pas de chiffre – ni de preuve…

Du sang et de l’intuition – ce qui tourne au cœur de nous-même(s) – notre propre centre – prêt et propice à tous les recommencements…

Le même silence quels que soient les états et les usages…

 

 

Ce que nous cherchons – dans le vide – au cœur de cette nuit épaisse – infranchissable ; le monde obscur des objets – la trace de nos ancêtres – les premiers signes du langage – ce qui était au commencement de la vie – le chant de l’aube – notre propre voix – le silence antérieur à l’ignorance – antérieur à l’opacité…

 

 

La sensation du rien et la certitude de n’être personne…

La caresse du jour sur l’âme…

Le sens du courage et la poignée de main…

Les yeux face à l’immensité – le cœur parmi les vagues…

Entre la roche et l’océan…

 

 

Endormi(s) – trop souvent – par le temps et la parole des hommes – ce qui se construit à partir de la mémoire – cette raison qui nous sépare du réel et du vrai – cette manière si commune de s’amputer d’une part centrale – d’une part essentielle – de soi…

 

 

Chaque nuit – au bord du même gouffre imaginaire – construit depuis des millénaires de l’intérieur – et qui se creuse à force d’abandon – et qui se remplit à force d’y jeter n’importe quoi – des idées – des croyances – des mensonges – toutes nos corruptions…

Un abîme gorgé de signes et de culpabilité – indéchiffrables – touffue – presque impénétrable – et qui, à mesure que l’on s’y enfonce, déploie au-dedans un obscurcissement de plus en plus épais – majeur – inquiétant – qui, peu à peu, nous asphyxie – qui, peu à peu, écarte le moindre questionnement – qui, peu à peu, anéantit toute forme de curiosité – qui, peu à peu, nous conduit à l’étouffement et à la mort…

 

 

L’œil pacifique malgré le labyrinthe – les précipices – l’hostilité des postures et des regards…

La nuit comme un filtre – une page à réécrire – le palimpseste permanent du monde…

Dieu – dans notre errance – affranchi des usages et des passages – sans autre asile – ici-bas – que notre cœur – solitaire – tous ensemble…

 

 

Sur nos épaules – l’obscurité du monde – toutes les idées sur Dieu – ces amas de choses insensés – l’Amour dissous depuis la première heure – l’être oublié depuis le premier instant – ce avec quoi il nous faut vivre et voyager…

 

 

L’immobilité et l’errance – sur les bords d’un fleuve asséché…

Des églises autant que de ciels inventés…

Du sommeil – dans la tête – dangereusement accumulé…

 

 

Des pages qui ouvrent sur mille ciels – sur mille possibles – sur mille autrement

 

 

L’invisible – partout – dégoulinant même du plus grossier…

La matière servant aux plus vils et aux plus infâmes usages – en attendant le sacre du vide et du silence – l’extinction de tous les bruits – de toutes les choses – l’obsolescence du temps – le plein pourrissement de ce qui fut, un jour, vivant…

 

 

Un peu de ciel descendu – au milieu de notre chant – dans l’âme surtout – pour réconcilier le silence et le sang – le sens et la mort – accéder aux limites inférieures des premiers contreforts de l’ineffable…

 

 

Nous – plongé(s) dans le drame – au milieu de la foule et des miroirs – poussé(s) par le vent – fasciné(s) par la beauté de l’abîme – et ce feu immense – sans limite – qui éclaire toutes nos absences…

 

 

Enfermé(s) dans notre propre labyrinthe que l’on considère, si souvent, comme un lieu ouvert – un espace clair et savoureux – une chance – une place – une providence – dignes des Dieux – de quoi pavoiser sur la roche devant les bêtes – les arbres – les Autres ; le paradis – la panacée – enfantés dans l’antre du plus grand magicien du monde – le fruit sacré et le fruit secret nés de l’alliance entre le premier souvenir et la longue série de rituels que nous avons inventés pour défier – et déjouer – le destin et la mort…