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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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La danse secrète

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Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

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Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

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Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

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Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

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Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

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Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

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Carnet n°326
Des choses et d'autres

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Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

23 mai 2019

Carnet n°187 L’épaisseur de la trame

Regard* / 2019 / L'intégration à la présence

* Ni journal, ni recueil, ni poésie. Un curieux mélange. Comme une vision – une perception – impersonnelle, posée en amont de l’individualité subjective, qui relate quelques bribes de cette vie – de ce monde – de ces idées – de ce continuum qui nous traverse avant de s’effacer dans le silence…

Incertitude – toujours – partout – jusqu’au fond de l’âme…

 

 

Embarqués dans la même cellule – bringuebalés au gré des exigences du voyage…

 

 

Existence solitaire et inclusive…

 

 

Plus léger – sans que l’écriture s’allège…

Ces lignes sont-elles réellement le reflet de mon âme ? Débarrassement du surplus ou exact miroir du foisonnement intérieur…

Quel que soit le cas de figure – prolifération de mots inutiles…

A quand donc la sobriété et le silence…

 

 

Trop bavard de soi – de ce peuple bigarré qui nous constitue – visages de la nuit qui luttent et débattent à toute heure du jour – infatigables et épuisants…

 

 

Si ces pages pouvaient – au moins – construire une échelle – on s’évaderait de cette effervescence – de ce tourbillonnement – de cet espace labyrinthique – pour plonger ou se hisser – qui peut savoir ? – au cœur du silence…

 

 

Tout – toujours – au bord de l’effondrement…

Ruines – bientôt – au fond de l’abîme. Et régénérescence et continuité aussi – sous d’autres traits…

Poursuite sans fin du cycle de la matière prise au piège…

 

 

Les rives – la lune – la nuit – au cœur de la vie sauvage…

 

 

Le ciel – en soi – qui a effacé la douleur – ou qui l’a peut-être – seulement – recouverte…

 

 

Vivre jusqu’à la perte – au-delà de la déchirure – au-delà de la possibilité de guérison. Vivre comme si le feu était une fraîcheur – comme si la nuit n’existait pas – comme si le monde n’était que deux mains ouvertes tendues vers nous…

 

 

A mastiquer les mots – comme s’ils abritaient la nuit et toutes les impossibilités du monde…

L’impuissance de vivre aussi forte, peut-être, que l’ardeur des traits sur la page…

 

 

Seul – en notre compagnie – à nous tendre la main – et à nous serrer l’un contre l’autre – comme si nous étions les plus vieux amis du monde…

 

 

Dans les carnets du ciel, il n’y a que le silence. Pas un seul mot qui anéantirait le mystère – et notre confiance en l’infinité des possibles…

 

 

Ces taches d’encre sur la page ne partagent – en vérité – que le secret commun

 

 

L’être derrière les traits et sous la langue. Le même visage que l’Autre – pour en finir avec toutes les inimitiés…

 

 

Fragilité du corps – sensibilité de l’âme – dureté des masques. A nous de démêler l’invisible dans l’épaisseur de la trame…

 

 

Tout a tourbillonné dans ce trou que nous sommes. Puis l’eau s’est retirée…

 

 

Trouée d’un Autre – en soi – que nous ignorons encore…

 

 

Une flamme vacillante dans l’âme malgré l’ardeur du corps – et la vigueur du sang qui monte jusqu’au visage…

 

 

Une infime parcelle de ciel sur un amoncellement de terre avec, à la place des yeux, deux étoiles qui donnent à l’esprit ce goût si fort pour le rêve et l’apparat…

 

 

D’heure en heure – jusqu’au grand jour…

 

 

L’âme de moins en moins humaine – et à laquelle nous ne saurions attribuer le moindre qualificatif… Plus simple peut-être – moins encombrée par les désirs et les exigences – par les images et les références terrestres. Mais pas encore totalement céleste, bien sûr…

 

 

D’une vague à l’autre – comme les tâches et les jours qui se succèdent…

 

 

Avons-nous encore une âme… Avons-nous encore figure humaine… Qui saurait dire…

 

 

Transformation lente – journalière – malgré quelques bagages anciens qui peinent à s’alléger…

Ni vraiment celui d’autrefois, ni vraiment un autre. Quelque chose de vague et d’indéterminé. Un mélange provisoire et inachevé – inachevable comme tout ce qui n’a de fin…

Forme apparente – seulement – porteuse d’un espace immuable – parfois habité – parfois déserté…

 

 

Libre autant que peuvent l’être l’âme et l’homme…

Plus acquiesçant, peut-être, aux incertitudes et aux circonstances. Et moins réfractaire, sans doute, à toutes les servitudes terrestres…

Jeu et magie du geste. Joie pure de l’acte sans intention – indifférent aux résultats et aux résultantes du faire…

Être – et vivre (plus que jamais) avec le regard et la main au cœur de l’essentiel…

 

 

Plus de vents – et moins de songes. Plus de silence et de solitude. Et moins de sommeil peut-être…

Rythme hors du monde et du temps – docile aux exigences de ce qui est – de ce qui surgit – de ce qui disparaît. Et l’âme muette – sans volonté – sans aspiration – sans désir ni de terre, ni de ciel – mais intransigeante (encore) sur les conditions requises pour goûter le silence et la solitude – l’intensité et la jubilation de vivre…

Eloigné, le plus souvent, du monde et des activités humaines…

 

 

Amas de chair et de pensées écrasé par le martèlement du temps. Irréconciliable avec cette béance qui confine à l’épuisement – à la poussière – puis, au silence…

 

 

Langage d’un Autre qui n’ose se montrer – et qui traverse, pourtant, tous les visages – tenus par les fils d’un écheveau invisible…

 

 

Nous croyons être ceci ou cela alors qu’en vérité nous sommes toujours autre chose – comme une manière commune (et fallacieuse) de ne voir – et de ne présenter au monde – qu’un seul visage – ou, au mieux, une figure à quelques facettes – alors que la réalité est toujours plus étrange – contradictoire – confondante – mystérieusement abyssale…

 

 

L’illusion – aussi – est une figure de la réalité. Comme le rêve et le sommeil – en bonne place sur la palette – du côté du plus sombre…

 

 

Sur ce fil tendu entre la sauvagerie et la promesse. Sous le ciel et au-dessus de l’abîme – parmi toutes ces têtes qui nous semblent si hostiles – si étrangères…

Comment vivre ne pourrait-il ne pas nous condamner à l’effroi – et l’effroi à la fuite ou à la tentative d’accéder à la promesse…

 

 

N’être – en définitive – que l’aire de tous les passages – invisible – éperdument anonyme – sans nom – presque sans réalité. Et, pourtant, essentiel – indispensable à tout ce qui existe – à tout ce qui nous traverse…

N’être que l’instrument des Autres – ce dont on fait usage sans même s’en rendre compte – sans même un geste ou une parole de gratitude. Voilà, peut-être, le plus haut degré sur l’échelle de l’humilité…

Rude élévation pour l’homme – et sa (maladive) prétention à vouloir être – et paraître – toujours davantage…

Et plus simple, peut-être, pour celui que la vie n’a cessé de défaire et d’effacer – pour celui qui a, peu à peu, appris à n’être personne…

 

 

Paroles de soif devenant – peu à peu – silence et apaisement…

 

 

Passager d’un voyage sans fin – comme un rêve vers l’inconnu – éternellement recommencé…

 

 

Vers le plus simple – comme l’eau qui coule sur la soif…

 

 

Ne se sentir attaché au monde que par la persistance – et la résistance – de quelques feuilles…

Faire halte et s’effacer. Habiter la marge sans même prêter attention à la manière dont le monde nous soustrait…

Devenir le dénominateur le plus proche de un…

L’infini exposé – et étendu à l’unité – comme un rééquilibrage nécessaire au fractionnement…

Puiser dans la densité et l’ampleur. Et se résoudre à l’étrange incongruité du monde…

 

 

Couché humblement sur ces feuilles alors qu’autrefois nous nous dressions – feutre à la main – pour crier au monde ce qu’il savait déjà – en se heurtant aux résistances de ce qui était déjà ouvert – en dépit des apparences…

 

 

Entre nous – un espace moins large qu’un trait esquissé sur la page…

 

 

Mots moins brûlants – plus habités – et, peut-être, plus silencieux – lorsque nous avons compris que rien ne pouvait changer sans le consentement de l’âme…

 

 

Une parole comme un ciel ouvert – sur un sol de pierres blanchies – comme si le vent avait érodé ces amas de terre noire – âpre – inhospitalière – et les avait remplacés par un peu de neige et de silence…

 

 

Effacement et disparition – ce qui n’ampute nullement l’âme – mais qui, au contraire, l’allège et lui offre les conditions de sa liberté…

 

 

Autrefois la parole et les murs. La frontalité. Ce qui vociférait et brûlait dans sa colère…

A présent – tout se murmure – à peine – l’âme assise négligemment sur un minuscule parapet…

 

 

Langue qui a – peu à peu – glissé vers le versant le moins sombre de l’âme…

 

 

Montagne, paroi et écho lointain – devenus creux, espace et silence de proximité…

 

 

L’absence et le provisoire – si angoissants autrefois – et si propices, à présent, à l’enchantement et à la jubilation – à la célébration de l’intense – de l’instant – de l’éternité…

 

 

Quelques traces du passé – viscéralement douloureux. Auto-thérapeutique de l’Amour, de l’écoute et des petits pas…

Être – accueillir – joie – faire face – et réconforter si nécessaire…

 

 

Atomisation – morcellement de l’unité. Cohabitation avec tous ces visages qui nous peuplent (et qui, parfois, nous hantent jusqu’à la malédiction) – chacun exigeant un geste, un peu d’attention ou quelques marques de faveur – et que cet espace – en nous – écoute avec tendresse et bienveillance – répondant avec patience à toutes les demandes – à toutes les interrogations – apaisant toutes les inquiétudes, toutes les frustrations, tous les désarrois en sachant se montrer strict lorsque la nécessité glisse subrepticement vers le caprice…

Etrange auto-éducation nulle part enseignée…

 

 

Un monde – en soi – à part entière – que chacun gouverne selon ses prédispositions et sa sensibilité…

Maître d’aucun jeu – en vérité…

 

 

Ah ! Cette quête âpre et éreintante de la proximité…

 

 

A demeure – la joie et le tragique…

 

 

Le ciel – partout – au-dessus comme au-dedans. Et cette langue qui arpente le monde – qui serpente entre les cimes et les sous-sols – cherchant un frère – une communauté – déchirante toujours dans son appel – lançant des mots tantôt comme des flèches – tantôt comme des bouteilles à la mer – pour ouvrir ou émouvoir les cœurs – sans se douter que la terre est dépeuplée – qu’elle n’est qu’un désert d’âmes et de sable sous lequel ont été enterrés tous les morts… Des vivants – nulle trace – sans doute se sont-ils exilés en des lieux moins désolants…

 

 

Entre soi et l’océan – cette glace que l’on édifie en vivant – et que renforce le monde qui, sans même le savoir, a toujours constitué un piège – une nasse – un aquarium…

L’appel pélagique réservé à ceux qui étouffent – aux intrépides et vaillants thuriféraires de la liberté. Mais rares sont ceux qui parviennent à gagner le grand large…

Tant de pertes – et plus encore de retours vers le bocal…

 

 

Pays natal – lieu premier de toutes les origines…

 

 

Pain et couche solitaires plutôt que demi-pains et demi-couches côte à côte – de moins en moins proches – de plus en plus étrangers…

L’éloignement comme support d’un autre jour. Le début du voyage. Et le choix nécessaire d’une autre foulée – plus rebelle et aventurière – celle qui cherche la route vers le pays originel…

 

 

Comme une brèche dans la terre – dans notre trou – qui déboucherait sur un ciel plus vaste – et moins étrange que l’idée que s’en font communément les hommes – bien plus ordinaire que tous les rêves farfelus initiés depuis le sommeil des rives d’en haut…

 

 

Excès d’air – dilatation de l’espace – et cette extériorisation du regard – comme une caresse sur le monde – l’élan d’une main ouverte et secourable – prête à guider et à soigner (si nécessaire)…

 

 

Le chemin du retour. De l’apparence à l’inhabité. De la certitude au plus vaste. De la peur au moins étranger. Choses et visages superposés comme la Babel la plus naturelle du monde. Et le souffle pour étendre l’espace – élargir l’envergure – et laisser s’effacer la crispation – cette respiration rétrécie. Sentir le chaud et le froid des âmes – et les secrets sous la langue. Devenir terre occupée – résistante – et ciel sans mystère. Presque humain peut-être…

 

 

La main aussi disponible que l’esprit – et l’esprit aussi disponible que l’âme. Temps obsolète et exigences révolues. Le neuf qui jamais ne se laisse étreindre mais qui régénère inlassablement le regard…

 

 

Entre ce qui se distingue et ce qui s’efface. Plus même certain d’exister. Qu’un nom sur une silhouette que nul ne voit – que nul n’appelle…

Le vide – peut-être – déjà en train de nous happer…

 

 

Entre passage et suspens – possible et servitude – liberté et autre monde. Ce que la langue rend visible et vivable – de jour en jour. Et ce qu’une autre perspective éclaire plus précisément…

 

 

L’entente et l’innommable – intervalle où tout devient égal – sensible – écrasant. L’inhumain brisé en deux – puis, cette fraîcheur qui élargit l’espace – et ôte les cloisons – pour offrir enfin l’air nécessaire pour vivre et respirer…

 

 

Ce qui monte – en soi – vient, peut-être, du ciel – de l’ouverture du chenal sur lequel veille l’âme. Tout alors surgit – et se déverse – pour que nous devenions le monde…

 

 

Les pierres, les arbres, les bêtes et les poètes sont nos amis les plus sûrs ; ensemble nous dialoguons sans fin. Et nos échanges ont l’allure – et le parfum – des jeux de l’enfance – bordés de rires et de joyeuses bousculades…

 

 

Ni signe, ni attente. Pas le moindre visage. Le silence désaisissant. L’austérité joyeuse du dénuement. La simplicité et le nécessaire. L’amitié offerte à ce qui est là. Et la joie que l’on porte…

 

 

Hors de prise – comme l’air insaisissable…

 

 

Ce morceau d’espace qui nous relie. Sans jointure – la terre étoilée. Les visages comme des routes. Les âmes comme des précipices. Le petit peuple du jour. Et le fond de tous les abîmes…

 

 

L’alliance secrète – et méconnue – des visages qui se déchirent. Entre distance et rupture – rapprochement et séparation. Chemin de quête et d’errance où ce qui se cherche éprouve et corrompt toute rencontre – toute forme de proximité – avec l’Autre…

 

 

Figures du rêve – en volutes grises – sans repos – sans explication – jusqu’à l’ultime soupir – comme le prolongement du songe et de l’anecdote…

 

 

Quelque chose s’est perdu que nous ne retrouvons pas – nulle part ; en réalité, il n’y avait que le manque – la perte était un fantasme – une illusion – comme une invitation à chercher autrement – à découvrir ce qui était inconnu – si proche et si familier – pourtant…

 

 

La grande cité est là – tout près – perdue dans le noir de nos idées – entre le silence et les bruits du monde – là où l’on ne s’attendrait qu’à trouver une forme de perte – et, à travers elle, un abandon total – le pire état pour l’homme, pense-t-on trop souvent – et qui se révèle, en vérité, l’unique passage…

 

 

L’homme seul – l’homme premier – l’homme face à l’immensité…

La solitude rehaussée jusqu’à la grâce…

 

 

Mots à leur place – à côté des pas – tout au long du chemin – comme halte et distance – mise en perspective – nécessaires. Sous le regard de la seule autorité admise ; le silence…

 

 

Ce qui sourd du visage humain – ce qui perce sous les carapaces de l’âme – la beauté de l’indicible. La vérité sans masque. Avec la même détermination à éclore chez chacun – en dépit des apparences…

 

 

La pierre et l’âme inerte que la terre emporte…

Les vents et la plainte – la même route à parcourir…

 

 

Aux confins d’un soleil pas encore totalement éteint. Tête et corps de passage. Des versants occupés. Des pentes à gravir. Et nul signe à la ronde – ni devant, ni derrière – ni en haut, ni en bas. L’effort puisant dans le courage – et le courage au fond de l’âme – l’âme portée brièvement par le rêve – quelques restes d’étoiles – simples astres de consolation lorsque le réel effraye davantage que l’étouffement…

 

 

Les circonstances – ce qui sculpte l’intérieur – jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien ; ni nom, ni visage, ni âme, ni croyance – Dieu – nu et seul – ne se cherchant plus ailleurs…

 

 

Le centre – invisible – mais attentif, toujours, à toutes les périphéries – et à toutes les turpitudes du voyage. Le seul habilité à jouer avec les interstices…

Vide – absence et présence – terrains de jeux de tous les états…

 

 

La page – le poème – pareils à un visage dont on aurait enlevé la peau. Sang et nerfs à vif. Et l’âme plus profondément encore. Et derrière l’âme, la solitude et la jubilation – expressions manifestes, et premières peut-être, du silence…

 

 

Ce qui nous traverse et éparpille les éclats. Un mot – une âme – une pierre. Front – à jamais – marqué par l’équivoque de toute solitude et l’apparente multitude du monde et des états…

 

 

D’un côté, monde détaché du regard. Et de l’autre, regard détaché du monde. Et, en nous, les deux réunis qui, le plus souvent, s’ignorent – et qui, parfois, s’enlacent avec une fraternité inespérée…

 

 

Seul – fragile – exposé à tous les vents. Sans abri – sans appui – sans fuite possible – mais intensément vivant…

 

 

L’homme des brèves rencontres – intenses et, parfois, déterminantes. Le passant modeste et magnifique – libre et sans exigence…

 

 

Ce qui se brise et ne peut se réparer – l’organe cœur – l’objet cœur – l’émotion cœur. Et de cette fracture renaître ailleurs – autrement – encore plus fragile – encore plus sensible à la violence du monde. Ainsi découvre-t-on ce qui nous habite – en faisant face à toutes les déchirures…

 

 

Mots-délice sur l’instant inachevé – l’enclave ouverte – l’éternité inaugurale…

 

 

De soi à l’Autre – sans le moindre intermédiaire. Comme une présence – une origine – à retrouver – et qui se conquiert à force de blessures et d’innocence…

 

 

Ce qui est étranger s’attarde dans la parole – comme s’il voulait défaire ce que l’on attribue communément au hasard. Parole – à ce point – qui signifie plus qu’elle ne veut dire – autre chose – plus loin – plus profondément enfouie – tapie peut-être – au fond du regard – et que la sensibilité reflète malgré la pudeur et les réticences à dévoiler davantage qu’un secret…

 

 

Comme un silence agenouillé sur les pierres blanches. Quelqu’un – quelque chose – presque rien – venu rompre la certitude – l’alignement des allées – le mirage du temps – l’amour qui soustrait et sépare. L’écriture interrompue par le bruit de l’âme qui s’enfuit. L’étrange sensation d’être un Autre – plus apte à vivre – moins sensible aux vicissitudes et aux aléas du destin – au provisoire – aux apparences – moins empêtré dans cette folie d’être au monde…

 

 

Eclairé par ce qui interrompt la nuit – et offre aux vivants une valeur plus haute que l’échange. Embrassé par ce qui élève et réunit – l’humilité en tête et le silence à sa suite…

La beauté des pierres, la magie des nuages, la lumière des forêts. Ce qui fend la matière pour qu’émerge, de sa gangue, la possibilité de vivre – le dehors et le dedans rassemblés – unifiés – confondus. La joie d’un Autre tourbillonnant à contre-sens des certitudes. La fête sur tous les visages – autrefois si grimaçants – si creusés par la crainte et la colère – comme une longue et douloureuse naissance à soi-même…

 

 

Tout se dérobe à notre main – à notre âme. Passant seulement – sans même un signe – sans même un adieu. Tout file au rythme des vents. Et lorsque tout a disparu, ne reste que l’absence…

 

 

Une attente vaine et ininterrompue que rien ne saurait rompre ; ni les lieux, ni les choses, ni les visages. Pas même un livre ou un poème. Ni même la foi ou la croyance en un Dieu (trop) lointain…

L’espérance d’une vie plus belle – plus profonde – plus intense ; plus vivante en somme – où la proximité serait aisée – accessible – naturelle. Un monde où l’âme aurait la primauté sur les instincts – où les liens seraient simples et authentiques – où les gestes seraient sensibles et respectueux. Un monde – une âme – une vie – à façonner en soi – et que rien, au-dehors, ne pourrait enlaidir, entacher ni corrompre. Une manière d’être – douce, ouverte et souveraine – indestructible…

 

 

Rupture et séparation – la solitude retrouvée. L’âme et la déraison torrentielle – presque la folie. L’inertie du monde et le poème – la parole pour soi murmurée, chaque soir, à l’oreille d’un Autre – en nous – en soi – amoureusement attentif – qui décèle sous les failles de la langue, les blessures de la traversée – les douleurs encore si vives de l’exil…

 

 

L’Amour – en soi – qu’il faut exhumer des décombres – de l’oubli. Excaver la matière – façonner des interstices – élargir les trouées existantes – et offrir ce labeur acharné sans même lever les yeux sur les visages près à saisir l’aubaine…

Présent anonyme – offrande de personne. Geste simple et naturel. Et gratitude envers les mains qui s’en emparent…

 

 

Ce qui insiste dans la foulée – parfois la douleur, d’autres fois la couleur. Ce que l’âme avait oublié en marchant…

 

 

Terre et figures explorées avec le même feu – le même souffle. L’âme fébrile et attentive au miracle de la proximité – à cette attirance des profondeurs – du commun espace habité par tous…

 

 

Paysages, visages et noms divers que le passant oublie. Ne restent, après quelques heures – quelques jours – quelques années – que l’émotion de la rencontre (si elle a eu lieu) et le parfum du voyage…

 

 

Que reste-t-il face à soi sinon le défi de se connaître – de s’approcher – et de reconnaître la proximité entre ces mille visages qui nous composent et l’espace vide – tendre et accueillant – entre ces figures de l’individualité et cette présence – cette manière d’être présent au monde et à soi-même qui, peu à peu, se confondent…

Le signe que nous sommes la route et l’origine – le voyage et la destination. Le centre immobile au-dedans de tout – épars et unifié – indécelable pour les yeux univoques – horizontaux – qui n’ont encore réussi à franchir les confins de la raison commune…

 

 

Il n’y a qu’un seul visage à rencontrer – ce que l’on oublie trop souvent dans notre fièvre de visages et de rencontres…

Miroirs qu’il faut briser jusqu’à la solitude première…

 

 

Qu’un peu d’encre – quelques signes – sur la page. Des pages et des livres qui voudraient dire le monde – et lui confier ce qu’il sait déjà…

 

 

Bruits prétentieux sur leur pente abrupte. Plus haut, le tonnerre et le ciel zébré – plus bas, l’eau et la terre. Et dans cet intervalle – notre voix sans visée – immergée dans le bleu et le noir – à peine décelable depuis les hauteurs – et totalement imperceptible pour ceux qui ne fréquentent que les pierres…

Infimes poussières que l’on oubliera…

 

 

Le langage tente, bien sûr, d’inventorier le réel – de représenter le monde – ce que nous sommes – et de mettre au jour cette richesse et cette complexité. La conjugaison, elle, ne fait que décliner toutes les manières possibles d’être ensemble

 

 

Chemin après chemin – voyage labyrinthique qui blanchit l’âme et les cheveux. Bornes au bord des routes. Errance métaphysique. L’œil dans la visée des Dieux. L’œil hagard – l’œil fragile. Mille étapes et mille cols à franchir – en roue libre. Comme l’eau fidèle à sa pente…

 

 

Qu’un grand mystère à la place du monde – des yeux – du visage – de l’âme – ce que les hommes prennent, trop souvent, pour une évidence…

 

 

Qu’un espace que tout traverse. Voilà ce que nous sommes – ce qui passe et ce qui permet le passage…