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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Comme à la pointe du rêve
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A l'orée du plus intime

Juin 2024

 

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Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

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Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

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Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

EN SON FOR INTERIEUR (VOLUME 1) deuxième partie

JOURNAL (2025)

 

351

Vivant à la manière des nuages qui passent dans le ciel. Et, pourtant, quelque chose en soi demeure

 

 

352

Gravitant autour du centre

selon les lois d'une géométrie bien étrange (et assez incompréhensible)

 

 

 

 

 

353

Si près d'un espace que nul ne voit ; et dont nul, peut-être, n'a jamais entendu parler...

 

 

354

Alourdis l’œil et le monde

par la danse du visible

 

 

 

 

 

355

Ce qui a lieu dans l'instant sans que rien jamais puisse s'inscrire dans la durée. Fugitif quoi que l'on fasse ; où que l'on soit...

 

 

356

Du vent et des courants d'air

le monde et nous

 

 

 

 

 

357

Sans rien ; sans accessoire, sans outil, sans soutien, sans appui, sans compagnie ; c'est à travers ce dépouillement – cette présence dénuée d'artifices et de distractions – que l'on peut sans doute juger de la qualité de l'être...

 

 

358

Dépossédé

jusqu'au fond de l'âme

et plus profondément encore

comme si rien ne nous appartenait

comme s'il n'y avait que le ciel

 

 

 

 

 

359

A son aise en sa propre compagnie

 

 

360

De plus en plus éloigné du monde

De plus en plus proche de soi

 

 

 

 

 

361

Quelque chose d'apaisé en soi

 

 

362

Porté jusqu'au silence et jusqu'à la lumière

 

 

 

 

 

363

De la tendresse au-dedans de la solitude

 

 

364

A la pointe du geste

cette caresse qui s'offre

à tout ce que la main touche

 

 

 

 

 

365

La manière d'appréhender ce que l'on vit et ce que l'on fait est plus essentielle que ce que nous vivons ou faisons... Ou, dit autrement, la façon de percevoir nos expériences est plus importante que l'expérience elle-même.

 

 

366

Tant de gisements au fond du cœur

dans lesquels nous ne piochons pas assez

 

 

 

 

 

367

Âme, encre, collines, forêt et vie quotidienne. Ma géographie intime

 

 

368

Trouver refuge derrière les apparences

Là où il n'y a plus de question

Là où le poème est aussi nécessaire que le pain

 

 

369

Aux frontières de l'infranchissable

 

 

 

 

 

370

Penser que notre œuvre nous survivra relève d'un orgueil immense et déraisonnable...

 

 

371

Calligraphie libre

mais pas encore (totalement) affranchie

du tumulte du monde

 

 

 

 

 

372

La vie comme expérience et voyage

 

 

373

La foulée et l'aventure de plus en plus joyeuses

 

 

 

 

 

374

La nudité de l'âme. La nudité de l'être. Consacrer son existence à cet apprentissage

 

 

375

Ce que la fin (heureusement) nous révèle

avant d'arriver à son seuil

 

 

 

 

 

376

Une vie quotidienne faite de nécessités et de joie

 

 

377

Des activités nécessaires et des gestes ordinaires

rien qui ne soit embarrassant ou inutile

 

 

 

 

 

378

Le cœur livré à toutes les expériences existentielles

 

 

379

Absorbé par le monde

par le temps et l'infini

sans rien savoir de la destination

 

 

 

 

 

380

Rien d'autre que la vie. Ce qui est, ce qui vient, ce qui s'en va....

 

 

381

Ce que l'esprit comprend

Ce que le cœur dénoue

d'autres vies à l'intérieur de cette vie

d'autres mondes à l'intérieur de ce monde

et cette joie et ce silence que rien ne saurait souiller

 

 

 

 

 

382

Ressentir à la fois l'incroyable densité de l'être et la parfaite inconsistance de l'existence. Comme si le vivant tirait son origine des profondeurs et d'une force indestructible (inentamable) et que la vie nous par-venait à la manière de la brume. Entre rêve et épaisseur. Et c'est une riche expérience de ressentir ces deux aspects simultanément...

 

 

383

Au-delà du monde

Au-delà du songe

l'autre chemin

celui qui mène

à l'étreinte et à l'éternité

 

 

 

 

 

384

Les sempiternels gestes quotidiens vécus, selon les jours, comme une invitation à la joie, dans une forme d'automatisme ou avec une certaine morosité.

 

 

385

Comme un passage vers la lumière

à travers la brume de ce monde

 

 

 

 

 

386

Le plus essentiel ? La manière dont on perçoit et ressent l'existence et le monde...

 

 

387

En ce lieu

où l'aube, le rêve et le monde

ne font plus qu'un

 

 

388

Là où se dessine l'inconnu

 

 

 

 

 

389

Apprendre peu à peu le silence

 

 

390

Le silence de l'âme parfois entendu

par celui qui s'éloigne (un peu) des bruits du monde

 

 

391

Comme un cri

au fond de l'écoute

qui voudrait percer le secret

 

 

 

 

 

392

Ici-bas, nul ne peut échapper à la condition terrestre

 

 

393

A la place de l'homme

face au sang et au secret

essayant de déchiffrer

tous les signes du mystère

 

 

 

 

 

394

Entre matérialité et immatérialité, l'esprit et le cœur de l'homme balancent...

 

 

395

La vie et le vide si mélangés

dans le monde comme dans nos tréfonds

 

 

 

 

 

396

Ce qui me semble essentiel ; s'occuper des nécessités quotidiennes et des choses de l'âme

 

 

397

Les mains célébrant la vie et l'impérissable

offrant leur aumône et leur prière

 

 

 

 

 

398

Ne rien désirer d'autre que ce que la vie nous offre

 

 

399

Le cœur au couleur de l'enfance

face au ciel

sans exigence

 

 

 

 

 

400

Pauvreté matérielle. Mais richesse du cœur et de l'âme

 

 

401

Les yeux posés sur la terre et le ciel

simultanément

 

 

402

Le bleu instinctif au front

laissant derrière nos pas

une longue traînée de couleur

 

 

 

 

 

403

Un monde humain qui prône – et favorise – l'abondance, le superflu et la convoitise ; qui instaure (en répondant aux désirs les plus archaïques de l'esprit) les conditions les moins propices au respect de la terre (et du vivant) et aux liens avec le Divin. On ne peut rêver de pire société...

 

 

404

Le cœur périmé

à force d'attendre

à force de ne pas servir

 

 

 

 

 

405

Ce sont les images, les croyances (et, en particulier, le fait de se percevoir comme une individualité séparée du reste) et la perception d'un temps linéaire qui sont à l'origine de la souffrance. Lorsque l'on réintègre la dimension impersonnelle de l'existence et du monde et que l'on revient à ce qui est dans l'instant, tous les liens et toutes les connexions sont ressentis et la souffrance disparaît aussitôt.

 

 

406

De dérive en dérive

de limite en limite

d'un bord à l'autre du monde

sans jamais franchir

les frontières de l'esprit

 

 

407

L'étrange géographie de l'invisible

qui nous fait réapprendre

d'une autre manière

toutes les leçons du monde

 

 

 

 

 

408

Se familiariser avec la nudité de l'être et l'absence d'activités et de distractions est une manière de se préparer à la mort puisque, au cours de ce passage, il n'y a plus que l'âme (ou l'esprit) sans support corporel, sans aide, sans appui, sans divertissement...

 

 

409

Attendre encore que rien ne se passe

 

 

 

 

 

410

L'écriture est une activité artisanale. Et le langage, la matière brute que l'auteur (ou le poète) ajoute, retranche, modèle, étire, rétracte, rabote, lime, façonne afin d'offrir un objet présentable au lecteur.

 

 

411

La géométrie de la parole

avec ses lignes, ses cercles

ses figures, ses tangentes

et ses combinaisons à l'infini

 

 

412

Bâtie à même le silence

cette parole vivante

qui tutoie la pierre et le temps

 

 

 

 

 

413

Les oiseaux et les bêtes de la forêt parfaitement occupés à leur vie, à leurs nécessités ou à leur oisiveté. Que c'est beau – et émouvant – de les voir vaquer à leurs affaires.

 

 

414

Dire la respiration de l'âme et du monde

leur beauté, leurs tremblements et leur lumière

 

 

 

 

 

415

L'autre (quel qu'il soit) finit toujours par devenir une source de désagrément ou de tristesse

 

 

416

Dans nos mains

ces monceaux de fleurs et d'épines

que l'on distribue ici et là

au fil du voyage

 

 

 

 

417

Il est difficile de vivre une « relation de proximité » avec un être humain sans arrière-pensée. L'Homme a toujours en tête quelques désirs ou quelques volontés qui viennent corrompre quelque chose qui pourrait être simplement beau, intime et innocent.

 

 

418

Au milieu des soupçons et des menaces

Au milieu des crimes et de l'obscurité

Ce qui nous éclaire et ne peut périr

 

 

 

 

 

419

En fin de compte, le seul vrai refuge est en soi. Au-dehors, on peut seulement trouver des lieux tranquilles et/ou des lieux qui invitent à la tranquillité intérieure.

 

 

420

Sans autre consolation que la prière

et ce qui vit au fond de l'âme

 

 

 

 

 

421

Les arbres sont un merveilleux remède ; ils soignent, réconfortent et apaisent. Et leur compagnie est presque toujours un enchantement...

 

 

422

A la tombée de la nuit

Le cri de la chouette

Les paupières fermées

Quelque chose qui s'immisce dans l'âme

Peut-être les secrets de la forêt

 

 

 

 

 

423

Il ne faut jamais écouter les maîtres à penser et autres donneurs de leçons. Il convient seulement de sonder son cœur et son esprit pour trouver en soi non seulement matière à réflexion mais aussi les solutions aux problèmes de l'existence auxquels on est confronté.

 

 

424

Par-dessus la ligne

celui qui marche

dans les pas de personne

 

 

 

 

 

425

Être différent ou atypique condamne très souvent à être seul. Et pour peu que l'on ait déjà une inclination à aimer la solitude, celle-ci alors ne vous quitte plus.

 

 

426

Si seul(s) dans nos séparations

en dépit de tous ces liens

que nous ne savons voir

 

 

 

 

 

427

Assis sur les pierres émergées d'une rivière. Bercé par le chant des oiseaux et le bruit de l'eau qui coule. Entouré par les arbres dont les frondaisons forment une arche naturelle au-dessus du petit cours d'eau, je sens peu à peu ma tristesse se dissiper comme si cette ambiance champêtre avait le pouvoir de me débarrasser de la mélancolie tenace qui m'habite depuis quelques jours.

 

 

428

Et maintenant que le rêve s'achève

Et maintenant que la nuit est derrière nous

le cœur peut esquisser un sourire

la tristesse s'en est allée

 

 

429

Comme l'eau de la rivière

le flux de la pensée

débordant sur les berges

et allant, et allant

jusqu'au ciel et à l'océan

 

 

 

 

 

430

Rien jamais n'est définitif...

 

 

431

Par-dessus l'épaule

le vent qui emporte tout

 

 

432

Aux bras de la mort

qui nous dépossède

de toutes les ambitions

 

 

 

 

 

433

Une œuvre offerte au feu, au monde, au ciel et aux étoiles

 

 

434

Des mots pour révéler le silence

qui se cache derrière la langue

 

 

435

Des lignes par-dessus le monde

comme une pierre lancée vers le ciel

 

 

 

 

 

436

Dans chaque mot, il y a tout un monde... et mille univers quelquefois...

 

 

437

Mille et un poèmes

presque rien en soi

 

 

438

Quelle joie

lorsque l'on secoue les pages de son carnet

au-dessus de la table

et qu'il en tombe un peu de lumière

 

 

 

 

 

 

439

Tout entier dans ces pages. Comment pourrait-on écrire (peindre ou sculpter) quelque chose qui ne nous ressemble pas...

 

 

440

Le parfum de la langue

à travers le poème

et cette joie

dans la danse des mots

 

 

 

 

 

441

Dans ces pages, tout est visible et exposé ; jusqu'au fond de l'âme...

 

 

442

Paroles du ciel plutôt que langage

Manière d'être au monde plutôt qu'expression

 

 

 

 

 

443

Le rejet, la solitude, l'ennui, la douleur et la mort. Voilà, sans doute, ce qui effraye le plus l'esprit de l'Homme.

 

 

444

Sous trop de peines et d'écume

ces échines courbées

ces vies parsemées de mort(s) et de drames

ces âmes trop peu familières de l'invisible

 

 

 

 

 

445

En dépit des liens, des rencontres, de la foule, l'existence et le monde sont d'immenses plaines que l'on traverse seul. Voilà pourquoi il faut toujours être pour soi d'agréable compagnie...

 

 

446

Ces ombres hâtives

au cœur et aux mains avides

qui se bousculent et se querellent

pour récupérer quelques miettes de joie

 

 

447

Si près de nous

ce que nous sommes

 

 

 

 

 

448

En être réduit à rien et à l'incertitude. Ah ! Qu'il est parfois difficile de côtoyer – et de tenter d'apprivoiser – la nudité de l'être lorsque le psychisme aspire à n'importe quelle occupation pourvu qu'elle l'éloigne de cette étrange ascèse...

 

 

449

Le ciel dans la main ouverte

Le feu dans le poing fermé

Et entre les deux

Le rire, le vent

et tous les états de l'âme

 

 

 

 

 

450

En relisant quelques fragments de mes ouvrages précédents, j'ai le sentiment que beaucoup ont (malgré eux) des allures de haïkus occidentaux, sorte de petits poèmes existentiels ou métaphysiques – affranchis de leur règle formelle trop contraignante* – qui, parfois, parlent du quotidien et qui, d'autres fois, expriment quelques réflexions sur la vie.

 

* à mes yeux

 

 

451

Les mots parfois aussi puissants que les larmes

capables de repousser les parois du cœur

jusqu'aux dernières limites du monde

capables d'éclairer tout ce que les yeux ne voient pas

 

 

 

 

 

452

La vie ? Quelques jours à peine. Et tout s'efface déjà...

 

 

453

De plus en plus rien

De plus en plus personne

De plus en plus nulle part

Et si c'était cela exister ?

 

 

 

 

 

454

Hier, j'ai lu quelques extraits des livres de Sénèque (De la brièveté de la vie, La vie heureuse, Lettres à Lucilius) et j'ai été subjugué par la vérité de ses pensées écrites il y a 2000 ans. En voici quelques-unes : « La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, c'est d'apprendre à danser sous la pluie. » « Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse. » « Si un homme ignore vers quel port il navigue, aucun vent ne peut lui être favorable. » « La vie heureuse est celle qui est en accord avec sa propre nature. » « On doit apprendre à vivre toute la vie, ce qui est peut-être plus surprenant, toute la vie on doit apprendre à mourir. » « Ce n'est pas que nous disposions de très peu de temps, c'est plutôt que nous en perdons beaucoup. » « Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie. » « Ayez surtout le souci de séparer les choses du bruit qu'elles font. » etc etc. Cet homme qui a vécu mille expériences (dont celle de l'opulence matérielle et de l'influence sociale) se montre toujours (du moins dans ses écrits) d'un stoïcisme exemplaire...

 

 

455

La parole hissée

au faîte de la solitude

là où il est (encore) possible

de dialoguer avec le monde

 

 

456

Quelque chose entre les lèvres

comme un murmure

le dévoilement du secret – peut-être

 

 

 

 

 

457

Tant qu'il y a individualité, il y a désir, déception et espérance. Et donc non seulement des relations potentiellement conflictuelles mais aussi un monde d'affrontements, d'arrangements et de concessions...

 

 

458

Des tourbillons et des tremblements

La vie et le monde tels qu'ils nous empoignent et nous emportent

et rien pour s'y opposer

pas même nos cris, nos larmes ou nos mains tendues

 

 

 

 

 

459

Emporté par son destin...

 

 

460

Sur nos pages

Dans nos mains

quelque chose

comme l'empreinte d'un chemin

 

 

 

 

 

461

(Presque) impossible d'échapper à la rude réalité du monde et à l'affairement des Hommes

 

 

462

Au cœur de ces siècles si sauvages

 

 

463

Le cœur écorché

refusant les alliances et les compromissions

refusant les fausses révérences

si authentique et sensible

qu'il ne peut que s'attrister de son sort en ce monde

 

 

 

 

 

464

Au cœur de l'effort comme face à la douleur et à la mort, on ne peut tricher. Dans ces situations se révèle ce que nous sommes profondément...

 

 

465

Balayés la poudre et le poids

les mensonges du monde et du temps

comme les nuages emportés par le vent

 

 

 

 

 

466

Désirs, ressentiments, mesquinerie, manigances, arrière-pensées. Depuis combien de temps n'ai-je pas rencontré une âme innocente ? Mais le cœur de l'Homme peut-il seulement se libérer de tout résidu égotique...

 

 

467

Le cœur alourdi par la mémoire

ces milliards d'images empilées

derrière lesquelles danse l'impensable

 

 

 

 

 

468

Jour après jour. Et la mort au bout des jours...

 

 

469

Vers le lieu de toutes les migrations

nous aussi

 

 

 

 

 

470

La vie ? Une brève et interminable suite d'heures, de gestes et d'activités quotidiennes...

 

 

471

Nous tous

Pas si loin, en réalité, de l'instant de la mort

 

 

 

 

 

472

En dépit des apparences ne sommes-nous pas déjà libres ? Affranchis de soi et de l'absence de soi, du monde et de l'absence du monde, des pensées et de l'absence de pensées, des images et de l'absence d'images, de l'idée de liberté et de l'absence de l'idée de liberté...

 

 

473

Diluant la nuit (toute cette nuit)

dans l'immensité du regard

 

 

 

 

 

474

La solitude est une porte qu'il nous faut pousser pour approcher – et côtoyer – ce que l'on porte en soi ; les fondamentaux de notre individualité, cet espace si vaste et « ce plus grand que nous » qui nous habitent...

 

 

475

L'âme

comme une large fenêtre sur l'infini

et une manière aussi de faire entrer le vent et la lumière

 

 

 

 

 

476

Il n'y a rien à vouloir. Tout est là déjà. Rien d'autre n'est nécessaire ; mais lorsque un élan vers un lieu ou une activité – vers quelque chose ou quelqu'un – nous anime ou nous traverse, il convient de se laisser porter...

 

 

477

D'un lieu à l'autre

Le cœur et le pas silencieux

 

 

 

 

 

478

C'est dans la profondeur de l'être que l'on se révèle...

 

 

479

Déjà en soi

et qui nous porte (encore plus sûrement) vers nous-même

 

 

 

 

 

480

C'est de penser que la vie devrait être autrement qui est la cause de notre souffrance.

 

 

481

Rien que des images et des idées

pour appréhender le réel

Quelque chose, bien sûr, de l'infirmité

 

 

 

 

 

482

Consentir à la précarité et à la fragilité de l'existence, c'est acquiescer profondément au destin terrestre.

 

 

483

Éphémères

la saison des larmes

les blessures et les soucis

tout ce qui habite la chair et l'esprit

 

 

 

 

 

484

De quoi est faite une vie ? De mille petits riens...

 

 

485

Le même jour

indéfiniment vécu

 

 

 

 

 

486

Le monde est dans l'esprit ; et, pourtant, nous croyons dur comme fer à sa réalité extérieure...

 

 

487

Le réel comme le rêve

Quelque chose, bien sûr, qui nous échappe

 

 

 

 

 

488

L'écriture de soi ou l'écriture de Soi ? Et si l'une et l'autre finissaient peu ou prou par se confondre... Et si, en définitive, il n'y avait entre elles aucune distinction...

 

 

489

Modeste ouvrier du langage

usinant les mots avec un peu de lumière

pour offrir au monde quelques poèmes

 

 

 

 

 

490

Il y a toujours quelque chose de narcissique dans l'écriture (même de manière indirecte ou implicite)...

 

 

491

Rouge

l'encre sur la page

comme si le cœur y avait laissé son empreinte

 

 

492

Nous écrirons

jusqu'à ce que le poème

puisse mener au-delà des mots

 

 

 

 

 

493

Il y a toujours quelque chose d'intéressé dans les rencontres ; le désir de satisfaire quelque besoin ou aspiration. On n'est jamais avec l'autre pour ce qu'il est réellement... Le cœur de l'Homme est ainsi fait ; habité par mille appétits...

 

 

494

Le peu de poids du cœur sur les choses de ce monde

Et le peu de poids du monde sur les choses du cœur

 

 

 

 

 

495

Il est étonnant de constater que la plupart des Hommes adoptent les mêmes comportements ; profiter de toutes les opportunités, essayer de se faire des alliés et jouir autant qu'il leur est possible de toutes les choses de la terre.

 

 

496

Les mains du désir

qui se posent un peu partout

 

 

497

Allant en boitant

sous la lumière

 

 

 

 

 

498

Il est assez déconcertant de voir chacun (chaque être de ce monde) chercher instinctivement à satisfaire ses désirs et ses besoins en « se servant » des autres comme s'ils étaient des outils ou des instruments.

 

 

499

Damnées nos alliances et notre étroitesse

sources de tant de massacres

comme si le destin des autres nous était égal

 

 

 

 

 

500

Lorsque la survie et le confort sont assurés, la plupart des créatures terrestres (et, en particulier, les Hommes) se laissent aller au superflu et à l'oisiveté essayant de combler leur désœuvrement et leur ennui en contentant des envies accessoires et en se livrant à mille distractions.

 

 

501

Derrière tous les désirs

l'ultime désir

et ce qui semble inépuisable

 

 

 

 

 

502

L'Homme est assez enclin à s'inventer une vie – ou, du moins, à la voir plus belle, importante et utile qu'elle ne l'est en réalité pour échapper, sans doute, à l'insignifiance de son existence faite (pour l'essentiel) d'activités élémentaires et de gestes triviaux et quotidiens.

 

 

503

Entraîné(s) vers le fond de la nuit

avec pour seul héritage l'aveuglement et l'illusion

 

 

 

 

 

504

L'existence de ceux qui sont étrangers à l'art et à la spiritualité n'est souvent qu'une longue suite de taches insignifiantes réalisées de manière mécanique.

 

 

505

Et cette moue sur les lèvres

Et ce dégoût au fond du cœur

en voyant s'étendre le sommeil

 

 

 

 

 

506

Lorsque l'art et la spiritualité vous quittent (et que vous y avez consacré l'essentiel de votre existence) que vous reste-t-il ? Sinon des journées dédiées à la matérialité et à la distraction ; ramené, en quelque sorte, aux affaires qui occupent l'essentiel des Hommes à moins que, dans vos profondeurs (et à votre insu) se prépare en secret un approfondissement salvateur...

 

 

507

Là où le silence s'installe

au cœur du jeu

pour rebattre les cartes

et redéfinir les rôles et la place de l'oubli

 

 

 

 

 

508

Après tant d'années passées à écrire, comment se résoudre à quitter la merveilleuse compagnie d'un feutre et d'une feuille blanche ?

 

 

509

La parole comme emmurée en elle-même

incapable de lutter contre la gifle ou le canon

incapable d'exprimer la beauté du monde

confinée seulement à l'apologie de la langue

sans autre finalité que sa propre expression

 

 

510

Le cœur parfois engoncé dans le poème

comme à l'étroit dans cette parole

qui (bien souvent) ne peut échapper

aux frontières du langage

 

 

 

 

511

Vivre tous les aspects et toutes les dimensions de la condition humaine. Et, pour ma part, je m'en suis presque toujours tenu aux plus solitaires et aux plus métaphysiques. Question de prédisposition, je suppose...

 

 

512

A la jonction de l'obscur et de l'étoile

là où se tient le passage

là où traversent tous ceux qui voyagent

 

 

 

 

 

513

Partout... et depuis toujours... il n'y a que des expressions de soi. Les mille reflets de l'existence et du monde pour dire la diversité du même visage.

 

 

514

Un souffle chargé de tous les autres

 

 

515

Tant de mondes en ce monde

Et tant d'ombre qu'on ne les voit pas

 

 

 

 

 

516

Plus je m'enfonce dans la vie solitaire et sauvage (travaillant, marchant, mangeant et dormant en des lieux isolés), plus je redoute les contacts avec les êtres humains... plus leur présence m'est désagréable... comme si je devenais, peu à peu, une bête des bois...

 

 

517

Si loin des inventions de ce siècle

 

 

 

 

 

518

Il est édifiant de constater à quel point l'esprit de l'Homme est animé par les nécessités intérieures ; besoins, envies, désirs, pensées, fantasmes, aspirations. Esclave, en somme, de tout ce qui l'habite et le traverse...

 

 

519

Nous cherchant dans la nuit

remuant le sang et la boue

en quête derrière le trouble et l'épaisseur

de cette part de ciel depuis si longtemps promise

depuis si longtemps perdue

 

 

520

C'est la soif qui nous fait chercher

au-delà des visages et des choses

au-delà de la réalité de ce monde

 

 

 

 

 

521

Le reste du monde me semble parfois si étranger

 

 

522

Seul

sur le sol

sous le ciel

face au vent

la condition de l'Homme

 

 

523

Contre l'épaule

tout ce dehors

qui ressemble

tantôt à une caresse

tantôt à un piège

tantôt à une perche

 

 

 

 

 

524

Une présence attentive, sensible et profondément acquiesçante. Peut-on offrir davantage ? Et ne s'approche-t-on pas du Divin lorsque cette attitude est naturellement adoptée ?

 

 

525

Vers un ciel sans exigence

 

 

526

Sans même brandir le silence en étendard

 

 

 

 

 

527

Simplement témoigner de son expérience du monde. Dire ce que l'on traverse comme ce qui nous traverse. Être simplement, parmi cette multitude, l'une des expressions de la Conscience

 

 

528

Quelques lignes sous les étoiles

parfois silence

parfois poème

au gré des exigences du cœur

 

 

 

 

 

529

Le bonheur tient parfois à notre capacité à endurer l'inconfort...

 

 

530

Accepter, c'est aller vers l'aube

le cœur et les mains libres

affranchi des désastres et du désordre du monde

 

 

 

 

 

531

D'un côté, se servir du monde (en prélevant ses richesses et ses ressources et en l'utilisant comme un instrument capable de satisfaire ses désirs) et, de l'autre, lui offrir ce que nous avons de plus précieux. Deux attitudes humaines, la première très largement répandue et la seconde bien plus rare...

 

 

532

Au-delà des cercles de ce monde

par-dessus les lois et la pensée

dans le sillage de quelques devanciers

 

 

 

 

 

533

Le cœur penchera toujours du côté de l'humain plutôt que du côté de la perfection. Le jour où les termes seront inversés, nous ne serons plus des Hommes...

 

 

534

Nous sommes plus vieux que la terre et le ciel

Nous sommes nés avec le premier jour du monde

alors qu'il n'y avait encore ni âme ni sang

en ce temps où tout ressemblait à tout

où tout ne ressemblait à rien

où le poème existait sans les mots

où le langage était le silence

en ce temps où il n'y avait ni soleil ni massacre

où il n'y avait ni destin ni personne

en ce temps où le début était le prolongement de la fin

où le temps n'avait pas encore été inventé

où les êtres et les choses (si l'on peut parler ainsi)

suivaient sans restriction toutes leurs fantaisies

 

 

 

 

 

535

Faire de chaque jour une vie entière. Au-delà de la formule, il y a une profonde analogie entre une vie et une journée... comme il y a d'ailleurs de profondes similitudes entre le sommeil et la mort...

 

 

536

Le tribut du temps

offert au cœur de l'instant

 

 

 

 

 

537

Être un monde à soi-même

 

 

538

Si près et si loin des Hommes...

 

 

 

 

 

539

Qu'importe les caractéristiques de notre individualité, ce qui compte est notre manière d'être au monde ; notre manière d'être humain...

 

 

540

A la hauteur du cœur

ce qu'offre la main

 

 

 

 

 

541

Qui/que sommes-nous au fond ?

 

 

542

Qui suis-je ?

moi qui ne suis

ni cette chair

ni cet esprit ?

 

 

543

Ainsi

sans réponse

sans pourquoi

 

 

 

 

 

544

Si heureux au cœur de la forêt. Au milieu des chênes et des pins

 

 

545

La danse tranquille des arbres

sous le regard blasé de la lune

 

 

546

Dans le grand silence de la solitude

 

 

 

 

 

547

Ah ! Quel bonheur cette frugalité joyeuse ! On jouit de l'être, des merveilles du monde et du peu dont on a besoin...

 

 

548

La joie

par la pente la plus abrupte parfois

 

 

 

 

 

549

Vivre vite et affairé, ce n'est pas vivre ; c'est courir après des chimères en réduisant l'existence à une fuite en avant... sans jamais pouvoir goûter la saveur, la densité et la profondeur de l'instant...

 

 

550

Au cœur des siècles

Au cœur du monde

ces flammes et cette cendre

cette ardeur fébrile

qui mène à l'oubli

si obstinément

 

 

 

 

 

551

Il y a tant d'activités et de gestes inutiles dans l'existence des Hommes...

 

 

552

Le cœur à l'envers

confondant le jour et la nuit

recomptant les étoiles et les cris

comme s'il s'agissait d'inestimable trésors

 

 

 

 

 

553

Se sentir proche (des êtres et des choses) et se sentir appartenir à une entité plus grande que soi, je crois qu'il n'y a, en cette vie, de sentiments plus puissants

 

 

554

Rien ne peut briser les chaînes

qui nous relient au reste (à tout le reste)

 

 

 

 

 

555

Le monde humain est un concentré de bruits, de bavardages et de gestes anodins. Voilà ce que vivent l'essentiel des Hommes. Ni intensité, ni profondeur, ni perspective. Une longue suite d'actes ordinaires parsemée, ici et là, de quelques plaisirs et de quelques joies.

 

 

556

A vivre (et à aimer)

comme si tout était séparé

comme si on avait oublié l'essentiel

 

 

 

 

 

557

Cette existence-là ou une autre. Cette individualité-là ou une autre. Dans ce monde-là ou dans un autre. Au fond quelle importance...

 

 

558

Un grand ciel

et des réserves de joie

au fond du cœur

 

 

559

Glissant peu à peu

vers l'intérieur

jusqu'à l'origine

 

 

 

 

 

560

Rire de soi, c'est opérer un léger surplomb par rapport à son individualité. C'est commencer à voir son insignifiance...

 

 

561

Sur la terrasse du temps

à contempler le défilé fugace

et le recommencement perpétuel du monde

 

 

 

 

 

562

Lorsque l'existence paraît ennuyeuse, il convient de quitter la tête (ou de la vider) pour revenir au ressenti ; à la sensation de vivre l'expérience du monde...

 

 

563

L'infini déjà au fond des yeux

avec par-dessus quantité de rêves et d'images

 

 

 

 

 

564

C'est étrange cette existence passée à l'écart du monde. Seul au cœur de la forêt. Seul du matin au soir. Et du soir au matin. Claquemuré dans ma roulotte pendant la matinée et déambulant l'après-midi sur les sentiers ou assis (après quelques kilomètres de marche) aux abords des chemins. Ne partageant jamais rien avec personne (si ce n'est, bien sûr, dans mes livres et au cours de quelques rares conversations). Silencieux tout le jour. Seulement préoccupé par les nécessités quotidiennes et la perspective métaphysique et spirituelle de l'existence. Ne participant à aucune des activités ni à aucun des rituels auxquels se livrent mes congénères. Jour après jour. Saison après saison. Depuis de longues années déjà. Une vie comme un exil – peut-être un exercice ou une pénitence – ne cherchant jamais la compagnie de mes semblables ; lui préférant celle des pierres, des arbres et des bêtes moins bavards – plus justes et plus authentiques – ancrés dans la vraie vie à laquelle j'ai toujours aspiré...

 

 

565

La paume posée sur la pierre

contemplant le long défilé des nuages

abandonnant à la terre l'impatience et le temps

cherchant dans la lenteur et le passage

la réponse à toutes les questions

 

 

 

 

 

566

Se dépouiller de (presque) tout jusqu'à sentir que la seule richesse est celle que l'on porte en soi .

 

 

567

Sans même se souvenir de l'enfance

sans même se souvenir du nom

Au-delà du visage et des mots

quelque chose d'éternel

 

 

 

 

 

568

Je me suis toujours gardé des embrigadements collectifs qui ont la fâcheuse manie de simplifier la complexité du réel et de diviser le monde en deux camps adverses : ceux qui adhèrent aux valeurs du groupe et ceux qui s'y opposent...

 

 

569

Au seuil d'une terre indivisible

le long de la lumière

par-delà la pensée et l'imaginaire

 

 

 

 

 

570

Tout collectif agit à la manière d'un organisme vivant avec ses lois, ses mœurs et ses modes de fonctionnement qui contraignent tous ceux qui l'intègrent à s'y conformer ; ceux qui s'y refusent se voient, tôt ou tard, rejeter comme un corps étranger.

 

 

571

Là où nulle part est un lieu

celui où le cœur sort de sa captivité

 

 

 

 

 

572

Il y a presque toujours quelque chose d'indécent à parler de soi ou à exposer ce que l'on vit. En vérité, tout le monde s'en moque... Et lorsque l'on s'y intéresse, soit on est animé d'une curiosité malsaine, soit on a en tête quelque arrière-pensée personnelle. L'homme est ainsi fait ; il ne s'intéresse qu'à lui-même...

 

 

573

Rien que des signes

obscurément dessinés sur la page

Pas une histoire

Pas un récit

Pas une réponse

Quelque chose de la fulgurance et de la fumée

 

 

 

 

 

574

Peu (bien peu) d'êtres humains me sont sympathiques. Il y a presque toujours chez celle ou celui que je rencontre quelques défauts ou quelques manquements qui vienne assombrir ou enlaidir le tableau...

 

 

575

Sans rien espérer

Le visage penché sur le monde

 

 

 

 

 

576

Il y a quelques jours alors que j'étais assis par terre, un écureuil, sans doute un peu distrait, a couru vers moi en stoppant sa course à exactement dix centimètres de ma hanche... Lorsqu'il s'est rendu compte que la souche d'arbre (je suppose qu'il m'a pris pour une souche d'arbre) était vivante et mobile (et qui plus est douée de parole), il a détalé sans demander son reste. Je l'ai vu grimper à toute vitesse sur le premier arbre, trop heureux d'avoir échappé à un grand péril...

 

 

577

Le cœur affolé

tantôt par le monde

tantôt par le vent

 

 

 

 

 

578

Tout lieu – toute chose – est un fragment du monde

 

 

579

Au-dessous d'un ciel qui se souvient

 

 

580

Le monde blotti

contre notre peau

dormant lorsque l'on dort

festoyant lorsque l'on festoie

posé devant soi comme un étrange miroir

 

 

 

 

 

581

Qui que l'on soit et quoi que l'on fasse, tous nos actes n'ont aucune importance. Pour s'en persuader, il suffit de voir à quoi se résume (en général) l'existence des Hommes

 

 

582

Mille jeux

au cœur du sommeil

où même Dieu a les yeux fermés

 

 

 

 

 

583

Quelle étrange affaire que de vivre ! Faire l'expérience simultanée du monde, des circonstances et du temps (assez savamment enchevêtrés)...

 

 

584

Funambule(s)

sur cet étrange fil

qu'est notre vie

 

 

 

 

 

585

Vivre sur les chemins et les routes, c'est être perpétuellement livré à l'inconnu (bien plus que tout autre mode de vie)

 

 

586

Rien qu'un regard et un feu

pour traverser l'hiver du monde

ce grand désert sans réponse

dans un voyage aux allures de contemplation

 

 

 

 

 

587

Assis au milieu de la forêt à contempler les feuillages, le ciel et mon âme. Comme chaque après-midi, dans un parfait silence ; ce qui me donne presque toujours l'impression d'être seul au monde

 

 

588

Le silence

comme un peu de rosée

sur le bout de la langue

comme un vent frais

qui balaye les tréfonds de l'âme

 

 

 

 

 

589

Au cours de mes longs après-midis passés au-dehors, je ressens depuis quelque temps une sorte de torpeur ; quelque chose entre le rêve et l'hypnose qui n'est ni vraiment agréable ni franchement déplaisant. Une espèce de brume – un bain de nuages dans lequel je plonge sans même m'en rendre compte. Une sorte d'échappée du réel involontaire qui me fait expérimenter une perspective en demi-teinte où songe et réalité se mélangent étrangement.

 

 

590

Au fil de cette longue veille

tant de découvertes et de merveilles

et ce qu'il nous faut abandonner

 

 

 

 

 

591

Autour de moi, la végétation d'automne prospère. Au milieu des feuilles des arbres qui commencent à tomber, on trouve de la verveine, du pourpier, des scilles, quelques mauves, des calaments (en nombre) et des cornouilles tombées à terre. Nous sommes début octobre.

 

 

592

A notre fenêtre

Le ciel et le monde

Quelque chose de la lumière et de la mort

La tête chargée de cette langue

vouée à célébrer le silence et l'invisible

Manière, sans doute, d'échapper

aux bruits et à la grossièreté de ce monde

 

 

593

Un arbre, un homme

au milieu de la forêt

au milieu de la foule

chacun au cœur du nombre

 

 

 

 

 

594

Il est saisissant de constater que l'esprit humain libéré des nécessités vitales a vite fait de se préoccuper de mille choses superflues

 

 

595

La terre est un ciel

né d'un autre ciel

où s'ennuient les Dieux

 

 

 

 

 

596

Le chant d'un oiseau perché sur un grand pin dénudé. Et voilà mon cœur qui s'égaye...

 

 

597

Silencieusement

aux marges de l'étendue

alors qu'au cœur du monde

les Hommes s'affairent (assez bruyamment)

 

 

 

 

598

Croquis – et parfois instantanés – de l'âme et du monde ; ces minuscules fragments

 

 

599

Le regard encore

partout où le mot ne peut aller

partout où le geste est défaillant

 

 

 

 

 

600

L'Homme règne sur toutes les bêtes du monde. Comme le misérable souverain d'un terrifiant royaume...

 

 

601

Humiliées jusque dans leur prière

les bêtes sacrifiées sur l'autel des Hommes

 

 

 

 

 

602

La manière d'appréhender ce que nous vivons est bien plus importante que le contenu de notre existence. Ou, dit autrement, la perception de ce qui nous est donné à vivre a une plus forte incidence sur l'état de notre psychisme que ce qui est vécu.

 

 

603

Peut-être n'y a-t-il qu'à éclairer l'ombre pour voir ?

 

 

 

 

 

604

La frugalité – lorsqu'elle est volontaire – est toujours joyeuse. On se réjouit de vivre avec « si peu » et l'on apprend à jouir des instants ordinaires, des activités quotidiennes et des gestes les plus simples. C'est un mode de vie qui nous reconnecte profondément au monde naturel et au vivant.

 

 

605

En cet étrange pays

l'âme dressée

comme un mât de cocagne

 

 

 

 

 

606

Tout est matière du monde... jusqu'aux choses les plus invisibles...

 

 

607

Que cache donc l'épaisse étoffe du monde ?

 

 

608

L'apparence d'un ciel

L'apparence d'un cœur

L'apparence d'un monde

Et tant d'incertitudes en soi

Et tant de possibles

derrière les apparences

 

 

 

 

 

609

Apprendre à vivre, c'est consentir à mourir l'instant suivant. Et consentir à mourir l'instant suivant, c'est le gage d'habiter l'instant aussi profondément que possible...

 

 

610

Et ce chemin

sous les paupières

qui mène vers le mystère

 

 

 

 

 

611

Ressentir à chaque instant les caresses des mille choses de ce monde

 

 

612

Sur la route

qui mène vers ce lieu

où le temps s'efface

où la main se tend

 

 

 

 

 

613

Pour aimer le monde, il faut d'abord éprouver pour soi une grande tendresse

 

 

614

Au recommencement perpétuel du jour et de la rencontre

 

 

615

Si sûr de l'étreinte

alors que tout se querelle

depuis toujours sous la même étoile

 

 

 

 

 

616

Je n'existe presque plus dans le regard de l'Autre

 

 

617

Tout si scrupuleusement secoué

pour que (dans nos vies) tout se détache

 

 

 

 

 

618

Lorsque l'on vit dans la solitude, le dépouillement et la frugalité, tout devient précieux ; les choses, les gestes, les rencontres, les instants etc etc.

 

 

619

Sous un étrange ruissellement de lumière

 

 

620

De plus en plus fort

ce que nous susurre l'Amour

 

 

 

 

 

621

Une vie de solitude et de frugalité. Entre joie, instants savoureux et nécessités. Quelque chose que la vie nous offre et que l'on expérimente volontiers. Ce qui ne veut pas dire que l'on n'éprouve jamais de tristesse ou qu'il n'y ait jamais de sentiment de solitude mais cela est vécu – comme le reste – le cœur ardent et consentant.

 

 

622

Comme un trou dans le rêve

pour que s'écoule sa substance

pour qu'apparaisse un peu de ciel

 

 

 

 

 

623

Le savoir peut se transmettre. La connaissance, elle, ne s'enseigne pas. Elle rayonne à travers notre manière d'être...

 

 

624

Ce qu'il faut de silence

pour faire jaillir une parole juste

 

 

625

Plus vrais que la vérité

notre présence au monde

et tous les gestes que nous réalisons

 

 

 

 

 

626

C'est terriblement émouvant de voir toutes ces créatures terrestres (Hommes, bêtes et plantes) au crépuscule de leur vie aller cahin-caha vers la mort – agonisant parfois longuement et presque toujours affaiblies, malhabiles ou en piteux état. Et les voir ainsi nous invite à redoubler d'ardeur pour goûter chaque instant avec tendresse et intensité.

 

 

627

A chaque instant

si près du visage de la mort

 

 

 

 

 

628

Nous sommes la matière même de la vie qui, à travers nous, réalise son œuvre

 

 

629

Tout désormais entre les mains

d'un Dieu rieur et dansant

qui nous prend dans ses bras

et qui fait tournoyer les âmes

pour transformer le monde

en une ronde joyeuse et colorée

 

 

 

 

 

630

Cet après-midi, j'ai été ému par un âne affligé de vilaines malformations (d'énormes bosses sur l'arrière-train, une protubérance impressionnante au niveau du cou et une colonne vertébrale tordue). Il est venu à ma hauteur me réclamer un peu d'attention. Aussi suis-je resté de longs instants à ses côtés en lui parlant avec beaucoup de douceur et d'émotion et en lui offrant toute la tendresse dont j'étais capable...

 

 

631

Là où la douleur s'efface

Là où s'émancipe la chair

Là où l'esprit se délasse

Là où s'enjambent les frontières

Quelque part en soi

 

 

632

Alors que tout nous assaille

jusqu'à la désespérance (parfois)

quelque chose – en soi

ose le pas de côté

comme un suspens – un surplomb

qui permet, au cœur du plus sombre,

à la joie d'exister

 

 

 

 

 

633

Il y a chez l'Homme tant de bêtise, d'indifférence et de prétention. Et tant de bonté et de grandeur d'âme aussi quelquefois...

 

 

634

De la chair et du sang

recouverts de peau

et ce qu'il faut d'Amour et de lumière

pour que le monde soit vivable

 

 

 

 

 

635

Il n'y a, en ce monde, que la beauté et l'Amour. Et l'émerveillement qu'ils suscitent. Le reste ne mérite pas le moindre regard...

 

 

636

L'esprit silencieux

contemplant son œuvre

du haut de l'échelle

et laissant parfois couler quelques larmes

 

 

 

 

 

637

Nos vies ressemblent parfois à celle des veaux au cœur naïf et innocent qui ignorent encore tous les malheurs qui vont s'abattre sur eux...

 

 

638

Bêtes et Hommes côte à côte dans la douleur

le cœur écorcé à force de déchirures

fracturé à coups de hache

s'émiettant et tombant en lambeaux

 

 

 

 

 

639

Rien n'est plus vaste ni plus profond que le silence

 

 

640

Là où les rêves nous quittent

là où le secret se révèle

là où le monde et le mystère prêtent (enfin) à rire

 

 

 

 

 

641

Plus l'esprit de l'Homme a le choix, plus il devient exigeant. Et moins il a le choix, plus il savoure ce qui lui est donné...

 

 

642

Cet incessant contact

entre le manque et l'Absolu

 

 

 

 

 

643

Aller de par le monde en être dépris du monde...

 

 

644

Absent

comme si l'on était déjà hors du monde

comme si l'on était déjà la lumière

 

 

 

 

 

645

Ah ! Toutes ces entraves et toutes ces chaînes qui nous maintiennent prisonnier(s) !

 

 

646

Sans que jamais s'éteignent

les désirs et les cris des Hommes

 

 

 

 

 

647

Et si nous déposions là, à cet instant, tous nos fardeaux... Ah ! Comme nous nous sentirions libre(s)...

 

 

648

Entre les mains des désirs et des images

à leur obéir si servilement

 

 

 

 

 

649

Laisser s'effriter toutes ses prétentions

 

 

650

Des restes de cœur encore portés par l'écume

 

 

 

 

 

651

Il y a tant de lourdeur et de légèreté au fond de notre cœur...

 

 

652

Dans son panier

(à peu près) toutes les choses du monde

un peu de lumière et de nuit

et tous les masques de la métamorphose

comme des mues que l'on rechignerait

à laisser derrière soi

 

 

 

 

 

653

Qu'importe nos aspirations et notre vie, ce que l'on cherche, c'est être en paix. Et il y a une croyance profonde – presque inébranlable – dans l'esprit de l'homme ; la plupart pensent que certaines choses de l'âme ou du monde y conduisent... Combien d'entre-nous s'imaginent qu'ils atteindront la grande paix lorsqu'ils deviendront plus comme ci ou moins comme ça, lorsqu'ils réaliseront ou obtiendront ceci ou se déferont de cela. Peine perdue bien sûr. Le seul intérêt de cette quête absurde est de nous montrer qu'on ne peut trouver la paix ainsi...

 

 

654

Le silence si haut

bien au-dessus des affaires du monde

et si l'on est (un tant soit peu) attentif

plongé au cœur même des êtres et des choses

 

 

 

 

 

655

Comment un Homme pourrait-il ne pas réfléchir à sa vie, à son destin, à son passage sur terre ? Comment pourrait-il ne pas y penser ? Je crois pourtant qu'une écrasante majorité des êtres humains semblent s'être débarrassés des grandes questions métaphysiques et spirituelles. Comment réussissent-ils à vivre amputés de la sorte ? La recherche de plaisir et les distractions parviennent-elles à remplir leur existence, à lui donner un sens et une consistance ? Je crains qu'ils ne réduisent la vie à quelques activités prosaïques et divertissantes.

 

 

656

Agrippé(s) par cette danse folle du monde

sans jamais pouvoir s'arrêter

sans jamais pouvoir faire un pas de côté

tournant et tournant

jusqu'à ce que le reste nous avale

 

 

 

 

 

657

La liberté se creuse à l'intérieur...

 

 

658

Effacées les questions d'autrefois

dissoutes dans l'impossibilité de la réponse

 

 

 

 

 

659

La vie si fragile, si prolifique, si tenace...

 

 

660

Dans l'épaisseur du réel

le jeu, le rire, le Divin et la joie

ce qu'expriment les visages quelquefois

 

 

 

 

 

661

Faire de l'existence le lieu de toutes les expérimentations

 

 

662

Parcourir l'âme et le monde

en adepte de toutes les géographies

 

 

 

 

 

663

Faire corps avec les circonstances et le monde

 

 

664

Le monde, les choses

et les circonstances tels qu'ils sont

sans rien enjoliver

sans rien enlaidir

sans rien ajouter

sans rien soustraire

sans rien transformer

sans rien esquiver

accueillis par le cœur qui a compris

 

 

 

 

 

665

Mon Dieu ! Que l'âme est triste devant la souffrance du monde... Ah ! Si nos larmes pouvaient soulager ceux qui sont dans la douleur et la peine...

 

 

666

Au plus clair de la vie personnelle

tout n'est qu'impersonnel

comme si l'individualité

en était la pointe

l'une de ses infimes expressions

la dérisoire facette d'un seul visage

dansant au milieu des autres

 

 

 

 

 

667

Faire de l'âme la colonne vertébrale de sa vie

 

 

668

Revenir à Dieu

comme d'autres rentrent chez eux

 

 

 

 

 

669

J'ai passé une partie de l'après-midi à regarder (avec ravissement) les grands corbeaux tournoyer dans le ciel.

 

 

670

Il y a (parfois) aussi peu à dire qu'à faire

 

 

 

 

 

671

On ne choisit ni ce que l'on écrit ni la manière de l'écrire. Les pensées et les mots nous arrivent tels quels. N'est pas poète qui veut...

 

 

672

A la manière de l'âme

le poème penche

parfois vers le silence

parfois vers le mot

 

 

 

 

 

673

Aujourd'hui, je n'accorde plus la moindre place au caractère symbolique des choses. Celles-ci n'ont désormais qu'un rôle fonctionnel. Ainsi un véhicule ou un vêtement (pour prendre des exemples triviaux) ne sont pas le signe extérieur de quoi que ce soit ; le premier est un moyen de déplacement et le second une manière de se protéger du froid. Qu'importe donc leur couleur, leur forme, leur état, l'air qu'ils nous donnent ou l'image qu'ils renvoient etc etc.

 

 

674

Le nom qui s'émiette

comme un bout de terre noire

une proéminence inutile

quelque chose du monde

dont l'âme, peu à peu, apprend à se défaire

 

 

 

 

 

675

Des gouttes de pluie sur l'étang comme des scintillements par milliers nés de la rencontre du ciel et de la terre

 

 

676

Au-dessus de l'écume

Ces eaux aux mains noueuses

qui déferlent sur la grève

Des étoiles grises plein les rêves

Et ce grand corps révérencieux

qui s'incline face au jour

 

 

 

 

 

677

Le monde me semble tantôt un pays étranger tantôt une terre familière...

 

 

678

Mille mondes qui se chevauchent

comme un immense labyrinthe

où se côtoient mille réalités

où tout finit par se rencontrer

où tout finit par se mélanger

 

 

 

 

 

679

Vivre, c'est avant tout être au monde. Le reste n'est que nécessités

 

 

680

Ce feu au fond de l'âme

qui fait chauffer le sang

qui incendie le monde

qui brûle la vie

Ce feu au fond de l'âme

qui rend le cœur si vivant