Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

Carnet n°225

Carnet n°226

Carnet n°227

Carnet n°228

Carnet n°229

Carnet n°230

Carnet n°231

Carnet n°232

Carnet n°233

Carnet n°234

Carnet n°235

Carnet n°236

Carnet n°237

Carnet n°238

Carnet n°239

Carnet n°240

Carnet n°241

Carnet n°242

Carnet n°243

Carnet n°244

Carnet n°245

Carnet n°246

Carnet n°247

Carnet n°248

Carnet n°249

Carnet n°250

Carnet n°251

Carnet n°252

Carnet n°253

Carnet n°254

Carnet n°255

Carnet n°256

Carnet n°257

Carnet n°258

Carnet n°259

Carnet n°260

Carnet n°261

Carnet n°262

Carnet n°263
Au jour le jour

Octobre 2020

Carnet n°264
Au jour le jour

Novembre 2020

Carnet n°265
Au jour le jour

Décembre 2020

Carnet n°266
Au jour le jour

Janvier 2021

Carnet n°267
Au jour le jour

Février 2021

Carnet n°268
Au jour le jour

Mars 2021

Carnet n°269
Au jour le jour

Avril 2021

Carnet n°270
Au jour le jour

Mai 2021

Carnet n°271
Au jour le jour

Juin 2021

Carnet n°272
Au jour le jour

Juillet 2021

Carnet n°273
Au jour le jour

Août 2021

Carnet n°274
Au jour le jour

Septembre 2021

Carnet n°275
Au jour le jour

Octobre 2021

Carnet n°276
Au jour le jour

Novembre 2021

Carnet n°277
Au jour le jour

Décembre 2021

Carnet n°278
Au jour le jour

Janvier 2022

Carnet n°279
Au jour le jour

Février 2022

Carnet n°280
Au jour le jour

Mars 2022

Carnet n°281
Au jour le jour

Avril 2022

Carnet n°282
Au jour le jour

Mai 2022

Carnet n°283
Au jour le jour

Juin 2022

Carnet n°284
Au jour le jour

Juillet 2022

Carnet n°285
Au jour le jour

Août 2022

Carnet n°286
Au jour le jour

Septembre 2022

Carnet n°287
Au jour le jour

Octobre 2022

Carnet n°288
Au jour le jour

Novembre 2022

Carnet n°289
Au jour le jour

Décembre 2022

Carnet n°290
Au jour le jour

Février 2023

Carnet n°291
Au jour le jour

Mars 2023

Carnet n°292
Au jour le jour

Avril 2023

Carnet n°293
Au jour le jour

Mai 2023

Carnet n°294
Au jour le jour

Juin 2023

Carnet n°295
Nomade des bois (part 1)

Juillet 2023

Carnet n°296
Nomade des bois (part 2)

Juillet 2023

Carnet n°297
Au jour le jour

Juillet 2023

Carnet n°298
Au jour le jour

Août 2023

Carnet n°299
Au jour le jour

Septembre 2023

Carnet n°300
Au jour le jour

Octobre 2023

Carnet n°301
Au jour le jour

Novembre 2023

Carnet n°302
Au jour le jour

Décembre 2023

Carnet n°303
Au jour le jour

Janvier 2024


Carnet n°304
Au jour le jour

Février 2024


Carnet n°305
Au jour le jour

Mars 2024

 

Carnet n°306
Au jour le jour
Avril 2024

 

Carnet n°307
Comme à la pointe du rêve
Mai 2024

 

Carnet n°308
A l'orée du plus intime

Juin 2024

 

Carnet n°309
Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

Carnet n°310
Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

Carnet n°312
Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

16 juin 2020

Carnet n°236 Notes journalières

Epaule contre épaule – nous avançons dans l’impasse commune – sur la voie royale des foules…

 

 

Déjà la fin du jour – dans l’arrière-pays – au centre du lieu solitaire – le déclin de la lumière et l’affaiblissement du feu aussi…

La nuit et le froid qui, peu à peu, gagnent du terrain – investissent l’espace – deviennent notre cœur – notre visage – notre apparence…

 

 

Le cosmos au-dedans de la tête – autour de soi ; le même espace – d’un lieu à l’autre ; le lien entre les routes – notre âme peut-être…

 

 

Le monde – de jour en jour – qui s’éloigne…

Le vide qui se creuse – en soi…

Et quelques pierres dans les poches pour que les pas continuent de toucher terre…

 

 

Nous – sautillant – de roche en roche – d’île en île – sur les traces du feu et du vent passés…

Des arbres – des plaines – des routes désertes…

L’âme adossée au monde – à moins que cela ne soit le contraire…

Sur le sol – des empreintes – des signes de lutte – les hommes soucieux – les âmes préoccupées…

Des flammes et l’air qui s’embrase…

L’étreinte de la terre – des frissons de la tête aux talons…

Les poings dans les poches – le front baissé – pour affronter les Autres – pour affronter la nuit…

 

 

Au bord du jour – au centre de la chambre – parmi les bruits et les fantômes – à notre place – les yeux qui scrutent le ciel – l’arrivée de la neige derrière la vitre de la fenêtre délabrée – la tête sur les gravats – au cœur de ce vaste chantier (intérieur) dont l’envergure n’a rien à envier à celle de l’immensité qui nous fait face…

 

 

Tout se recroqueville devant les bannières trop haut dressées – fait bloc – devient si dense que l’on se transforme, malgré soi, en remparts – en forces de résistance…

Comme les prémices du déploiement – de l’adversité – de la multitude – du rééquilibrage nécessaire…

 

 

Les eaux – les vents – la déchirure de la trame – la terre foudroyée…

Et nous autres – le front incliné face au froid…

 

 

L’âme qui se dessèche sous le soleil – trop de soleil – dans un désert qui se prolonge au fil des pas – indéfiniment – là où les Autres refusent (catégoriquement) de nous accompagner…

Il faudrait – pour persévérer – réunir, en soi, la source et la soif – le ciel et la route – toutes les destinations – toutes les possibilités – et s’en remettre à la direction des vents…

 

 

Toutes les étoiles au bout des souliers – sous les semelles qui nous emportent plus loin – derrière la vitre – jusqu’au prochain virage – l’âme comme une fenêtre ouverte sur le monde et les chemins…

Comme un voyage – une longue marche sans sommeil…

 

 

Des cimes jusqu’au ciel – irremplaçables – hissées jusqu’aux lèvres pour être dites – comme une formule magique – un laissez-passer indispensable pour traverser le rêve – s’enfoncer dans la matière – disparaître dans l’invisible…

Une sorte de prière silencieuse…

 

 

Des tourments de surface – des tracas – à l’infini – comme si nos pas étaient cousus à la nuit – comme un long revers – une bande étroite éclairée du dedans par une lumière (imperceptible par les yeux et les âmes)…

 

 

Ici – dans la proximité du jour – se rejoignent le souffle et la substance – l’ordinaire et le plus lointain…

Dans l’authenticité de la parole…

 

 

Une lame sur laquelle se jettent toutes les choses ; les idées – les corps – les émotions – les objets – les visages…

Et le sol jonché d’éclats et de lambeaux – presque rien, en somme…

 

 

Derrière la porte – les bruits du monde – lointains – comme étouffés – l’épaule contre le mur – à la manière d’un étai pour l’âme – une forme d’appui pour notre verticalité bancale – et, dans ce contact – des échanges mystérieux – et la chair qui, malheureusement, gagne en épaisseur et en solidité – comme si l’assise – médiocre – inappropriée – contaminait autant l’invisible que la matière – condamnés par une sorte de gangrène sournoise – incroyablement pernicieuse…

La fluidité – l’air et l’eau – comme solidifiés – tel un sol fragile – précaire – instable – sur lequel rien ne peut (réellement) s’édifier…

 

 

La soif et la route – toutes nos foulées terrestres – vers ce que l’on imagine être la lumière – la traversée des ombres et du noir. Et nos lèvres serrées pour ne pas hurler de frayeur – de douleur – de désespérance – à mesure que les pas nous enfoncent en nous-même(s)…

Un long périple pour perdre le nord et la raison…

 

 

Sur le grand escalier de pierres – à contempler le chemin qui se perd au loin – entre le rêve et l’abîme – cette continuité, sans doute, imaginaire…

 

 

L’égarement dans les méandres proposés – le monde et l’esprit, peu à peu, arpentés – explorés – jusqu’à la parfaite correspondance de l’un avec l’autre – parties de nous-même(s) qui fusionnent progressivement – à mesure que l’on descend en soi – et que toutes les périphéries deviennent le centre…

 

 

L’exiguïté du monde – de l’âme – d’une extrémité à l’autre – la parole et ses échos permanents…

Comme une détention – au-dedans de l’existence – apparente – bien sûr. Quelque chose auquel on peut naturellement échapper – d’un seul regard – d’un seul éclat de rire – sans intention – de manière spontanée et innocente…

 

 

Nous – entier dans la parole – proche de la respiration – libre en un instant – tranchant comme une lame – sans épaisseur – évacuant les choses – le monde – les idées – les images – d’un seul geste – l’esprit vide et tendre – ouvert – sans nostalgie…

 

 

A hauteur de visage – légèrement plus haut peut-être – en surplomb de l’herbe et des têtes – sous la cime des arbres – nos amis – nos maîtres…

 

 

Jusqu’au bleu le plus intense…

Jusqu’à l’immensité rayonnante…

Jusqu’à nous-même(s) – agrandi(s) – retrouvant notre taille réelle – notre envergure originelle…

 

 

L’âme – comme une montagne – creusée de l’intérieur – explorée depuis ses souterrains – gravie depuis son socle – d’une extrémité à l’autre du silence…

 

 

Une hampe au milieu des cordes – non pour hisser des têtes et des corps démembrés – mais la nudité de l’âme – presque rien – comme un poème né de la source – un cri de joie dans le dénuement – silencieux – quelque chose qui pourrait révéler notre visage – notre seule identité – peut-être…

 

 

Les yeux clairs – ouverts – face au monde – mesurés à l’attente – la neige sur tous les chemins – les repères recouverts – et nous nous détournant, peu à peu, des visages – de la nuit – des secrets – des histoires – de l’illusion – de toutes ces choses humaines

Aussi loin que possible…

 

 

D’une étape à l’autre – d’une hauteur à l’autre – en ne quittant jamais ni le sol – ni l’immobilité – comme un étrange (et surprenant) voyage…

 

 

L’âme – comme une pierre – dévalant sa pente – cherchant une place – son équilibre – parmi les choses – se laissant mener Dieu sait où…

 

 

Un monde arraché à l’espace et au temps – sans passage – sans passant – sans personne…

Nous-même(s) effacé(s) – avalé(s) par les profondeurs…

Des mouvements et des gestes – seulement…

 

 

Quelques coups de pied – inutiles – aux portes du ciel – rien devant – rien derrière ; juste une immense étendue déserte – comme un monde lunaire et enchanté – peuplé d’arbres et d’oiseaux imaginaires – de silence et de poésie vivante – quelque chose d’incroyablement beau – une manière (aisée) de souscrire à la hauteur et à l’envol…

Le socle du réel et des possibles…

 

 

L’écoute – comme une fleur à la place du sommeil – deux mains ouvertes à la place de la nuit – une âme affranchie des noms à la place du visage – de la tête – de tous les désirs au-dedans…

Une présence qui aurait effacé toutes les exigences…

 

 

Parfois – les eaux claires – d’autres fois – les eaux troubles – qui se mêlent à la voix – à la parole griffonnée sur la page…

 

 

Les hommes – entre le sommeil et la liberté – la tête trop pensante (bien souvent) – des yeux fermés – aveuglés – reclus derrière leur porte – dans un jour atténué – presque nocturne…

 

 

Sur le point de vivre – comme si plus tard – comme si demain – pouvait faire l’affaire – comme si la nuit était franchissable – comme si la mort n’était qu’un terme lointain…

 

 

Le langage – comme une échelle posée contre le mur de la raison – sur laquelle on s’obstine à monter au lieu de regarder le mur – les murs – la totalité du labyrinthe – depuis la corde du silence suspendue au-dessus du monde – au-dessus de l’esprit…

 

 

Le royaume qui émerge de la terre déserte – délaissée – infréquentée – trop dangereuse – comme un secret livré à ceux qui ont fait le chemin – qui ont expérimenté la solitude (sans jamais l’esquiver)…

 

 

La roue – en nous – qui tourne – autour de l’axe du vide et du silence…

L’âme et les lèvres sèches à force d’arpenter le monde – de fouiller parmi les détritus des vivants…

Trois quarts du feu consacré à la fuite et à la quête – au lieu d’attendre assis – immobile – les mains ouvertes – le cœur tourné vers le ciel qui se creuse (et s’assainit) peu à peu…

 

 

La nécessité d’une main qui tantôt nous retient – qui tantôt nous soulève ; Dieu – en nous – au centre de notre communauté fraternelle – présence vivante au cœur de l’âme – sous notre front – en chacun de nos gestes…

 

 

Dans notre (propre) compagnie – dotée de tous les attributs – de tous les qualificatifs – éminemment variée et variable…

 

 

Nous – dans les eaux bleues du ciel – purificatrices – rafraîchissantes – salvifiques…

Comme un bain d’innocence et de vérité…

 

 

Le ciel partagé – entier – entre nous tous – exactement la même part pour chacun – puis, l’ensemble indivisible…

 

 

Ce que nous longeons sans désir – les corps-briques empilés – les sourires figés – hypocrites – le monde séparé du ciel et du sol…

Et ce à quoi nous aspirons – la solitude – l’innocence des hauteurs – le jour-lumière…

Et toute notre existence – au milieu – dans cet entre-deux terrestre – triste et inconfortable…

 

 

Nous – tantôt debout – vacillant – en déséquilibre – tantôt à genoux – plaintifs et suppliants…

Et l’âme – au-dedans – identique – aussi maladroite – aussi malheureuse – que nous…

Et au cœur de l’esprit – la source de tous les élans – de toutes les prières…

 

 

Le bleu qui irradie la terre – le sol – les cris – les plaintes – le bleu qui fractionne le ciel…

Et l’âme au milieu – les bras levés – le front baissé – prête à se jeter dans le premier recoin – comme une manière d’échapper à l’incertitude – à l’angoisse – aux ombres démesurées qui nous menacent…

 

 

Un pas de côté – presque toujours – tantôt vers le haut – tantôt vers le bas – au lieu de se tenir immobile – à notre place dans ce lieu – dans ce lien – où tout peut se réunir – où tout peut se rassembler – là où le manque s’efface – là où tout devient inséparable…

 

 

Le jour – au réveil – dans notre chambre – dans cette boîte en verre éclairée – sans couvercle – emportée ici et là – qui se pose, pour un instant, là où la vie et les vents la poussent – quelque part – toujours – sans que la volonté (consciente) n’intervienne – qui voyage – malgré elle – malgré nous – de lieu en lieu – comme la parole – de lèvres en lèvres – en franchissant mers et montagnes – routes et visages – en un éclair…

L’étrange périple du sol aux cimes…

 

 

Du temps et des voix – pour nous faire croire en la possibilité de ce qui voit – en la beauté du monde – qui ne sont, en réalité, qu’un envoûtement – comme un rêve destiné à renforcer la fausse nécessité du sommeil…

 

 

Le poing serré dans l’attente – si peu attentif à ce qui nous précède – à ce qui nous entoure – à ce qui nous accompagne – les yeux rivés dans la même direction – le regard braqué sur cette étroite fenêtre – sur cet espace restreint – où rien – ni personne – ne passe jamais…

Le labeur crispé de l’homme immobile – inactif – que les gesticulations de ses congénères indiffèrent…

 

 

D’un instant à l’autre – sans que le temps – jamais – ne s’y glisse…

 

 

Aux portes de ce qui nous violente – tremblant – apeuré mais confiant…

L’ultime déplacement – l’ultime lieu – peut-être…

 

 

La tête qui, peu à peu, se retire – au cours de ce voyage au cœur de la soif – l’âme et le pas – puis l’âme et le ressenti – puis, enfin, le geste seulement – détaché des valeurs et des représentations – juste et spontané – comme soudé aux circonstances – puis balayé (impitoyablement) par l’esprit…

 

 

Sur la table – dans la tête – devant soi – dans chaque parole – toutes les choses de la terre – toutes les choses de l’invisible – une succession d’instants – des mains qui s’agrippent et des âmes qui s’abritent. Et partout, bien sûr, la violence du monde qui contamine (trop souvent) le regard et le geste…

 

 

Le plein jour – condamné parfois par la nuit présente – comme un espace clair et infini – incroyablement lumineux – soudain rétréci par l’obscurité – la nécessité (illusoire) des détours – la continuité du temps…

 

 

Tous ces destins – étrangers – familiers – qui n’appartiennent à personne – et dont personne ne peut se réclamer – qui arpentent cet infime carré de terre…

Séparés par un cri – au-dedans – une sorte de stupéfaction – et des lèvres entrouvertes qui martèlent leurs (infimes) différences et leur farouche volonté de différenciation…

 

 

Le corps taillé pour la lutte et la course…

Et l’esprit pour l’étonnement – le bruit – le refus…

Et l’étrange apprentissage de l’âme pour retrouver sa posture originelle ; le silence – l’immobilité – l’acquiescement…

La grande paix – la grande joie – la grande liberté – lorsque nous savons nous tenir au centre des cercles – lorsque nous savons nous abandonner à tous les élans naturels…

 

 

Ici – face aux visages – le monde accroché derrière le dos – la mine déconfite – l’âme pesante – surchargée – et la parole aux lèvres pour colmater la brèche – réparer la cassure – cet éloignement entre nous…

 

 

La tête et le regard au cœur du désordre – au cœur de notre soif – dans les turbulences orageuses et l’inconfort (si évident) du manque…

 

 

En face de soi – à tout instant…

Le même espace que nous fréquentons – le même air que nous respirons – la même inquiétude qui creuse nos traits – le même sol sur lequel nous vacillons…

Et, pourtant, tout qui – dans nos têtes – en apparence – nous sépare…

 

 

Ni tien – ni mien – ni sien ; la naissance du vent – nos péripéties – nos communes aventures – la mort et les vivants face à l’invisible – face à la lenteur et aux accélérations (imaginaires) du temps…

L’immobilité souveraine face à l’absence – face à toutes nos manières de vivre et de nous présenter en des lieux sans être (réellement) là…

 

 

Des yeux inclinés – comme l’âme et le front – aussi bas que le désir et l’orgueil qui, parfois, se dressent – à la manière d’une matière érectile et invisible qui se déploie avec exagération…

 

 

Sur la pierre – écarlate – impatient (bien trop impatient) – pareil à un feu – explosif – prêt à oublier les hommes – la vie passagère – à chercher tous les secrets du monde au fond de l’âme – à fendre la tête en deux pour résoudre la totalité du mystère…

Aussi provisoire et inconsistant que les murs – la chair – les bruits – la foule des vivants…

 

 

Un vertige dans l’œil affranchi du monde. Et une voix mystérieuse – encore – dans la tête…

Et le jour qui, peu à peu, descend dans la paume – le réel au centre de l’âme…

 

 

De l’autre côté du monde – là où la neige tombe – là où la blancheur tient lieu de loi – là où l’esprit se tait – n’a rien à ajouter au geste qui sait (parfaitement) contenter le cœur…

Ça surgit comme le vent – l’eau et le feu – dans une parfaite articulation des intervalles – sans demi-mesure – pour déchirer toutes les formes de résistance – briser les portes – défaire toutes les frontières – nous faire perdre haleine jusqu’au dernier souffle – jusqu’au silence nécessaire…

Comme une halte bienfaisante – un retrait réparateur – définitifs peut-être…

 

 

Du noir – du froid – de la solitude – jusqu’à l’arrachement – jusqu’au bleu (intense) de la guérison – jusqu’au-dedans de l’espace lumineux – accueillant – communautaire…

 

 

Nous – par-dessus l’orage et les tempêtes – ce qui colore le monde et offre à la terre sa violence et son désordre – tous les élans provisoires des vivants – toutes les faims – en particulier, celles de l’âme et du ventre…

Notre visage (presque entièrement) déployé au-delà de l’espace et du temps…

 

 

A l’ombre de ce qui marche à nos côtés – très au-dessus – aux prémices, peut-être, d’un genre nouveau – asexué – sans identité précise – provisoire et polymorphe…

Le visage au milieu du vent – puis le devenant – jusqu’à la parfaite coïncidence avec le regard en surplomb…

 

 

La neige étalée sur le jour – des fleurs et des allées – des amas de pierres et de temps – quelque chose de fragmenté…

Nous-même(s) – dans l’esprit et le langage des Autres – presque rien – des images impropres et inutiles – sans intérêt…

Quelques taches de peinture sur nos vitres sales – quelques dégradations dans notre chambre déjà dévastée…

 

 

Trop de façades et d’apparences – avec, derrière, quelques éclats de ciel et des détritus – tous les visages du monde épuisés – de cette fatigue parvenue au seuil de la lassitude – comme une illusion arrivée au bord d’elle-même – prête à plonger dans ses propres abîmes…

 

 

Sans autre présence que nous-même(s)…

De l’indifférence et de l’eau glacée – les principaux attributs du monde – sans doute…

De l’ennui – de la surprise – de l’absence…

Le plus invraisemblable à vivre – peut-être…

La progression naturelle de la compréhension qui débuta avec l’immersion au cœur de la sauvagerie terrestre – dans cette matière en désordre – désorganisée – profondément chaotique…

 

 

Une parole, à présent, aussi nécessaire que la soif – la vie et le langage solitaires – aussi naturels que possible…

D’un monde à l’autre – au même titre que tous les passagers provisoires – instinctifs – involontaires…

 

 

En un instant – disparaître – devenir tous ces Autres – en nous – qui réclament un peu d’attention…

De l’embarras – du manque – du silence – des paroles…

Quelques traits à négliger – puis, l’absence définitive…

D’une perspective à l’autre – presque toujours – en simple passager…

 

 

Au creux du jour – le plus familier – comme une halte – un instant – une fraction de seconde – le sens des pas et l’absurdité du langage – simple tentative – comme celle du corps cherchant l’étreinte – comme celle de l’âme cherchant l’éternité…

Il n’y a de manière de se rapprocher…

Nous sommes – depuis le commencement – inséparables…

 

 

Fixe – à soustraire – notre part – ce que nous croyons être – les choses les moins étrangères…

Ce à quoi l’on se heurte – d’une extrémité à l’autre – comme une commune manière de se tenir face au monde – dans la proximité du plus redoutable – dans le sens opposé des flèches indicatrices ; l’attention portée sur l’excès – le dedans ouvert et le dehors à explorer, puis à réintégrer à l’esprit – tout un monde, en somme, à redimensionner – mille choses à brûler et le reste à faire sien…

Ainsi l’être pourra l’emporter…

 

 

Dans les couloirs du temps – au milieu de toutes les choses qui passent – séparées par ce que l’on pourrait appeler la frontière des apparences…

Tantôt objet – tantôt visage – simple matière recombinée – infiniment variable et provisoire – longeant les murs – allant d’un territoire à l’autre – arpentant l’espace – le vide sans épaisseur – comme si le sol et le ciel n’avaient la moindre réalité…

L’œil pareil au jour – et les pas pareils au langage – les uns, fixes et immobiles – et les autres, simples et irrépressibles tentatives…

 

 

Le sol – le ciel – encore – comme la seule litanie possible…

Le monde tel qu’il est – dans sa plus grande nudité…

L’énergie et la conscience – le mouvement et l’immobilité…

Le bleu et tout ce qui le cherche…

 

 

Tout tangue – tout penche – jusqu’à la pointe du jour – jusqu’à l’émerveillement – condensé dans le tremblement des mots…

 

 

Une charge moins lourde qu’à l’accoutumée ; il aura suffi d’un peu de feu – d’un peu de vent – d’un peu d’oubli – pour alléger la tête – les jours – cet incroyable fardeau de vivre…

 

 

De la joie – de la neige – sans intention…

L’instant libéré de la certitude et de l’angoisse…

Le provisoire – sans cesse renouvelé…

Le voyage sans fin – à jamais…

 

 

Des traces de pas dans le ciel – lorsque l’invisible est décrypté ; la seule chose qui compte – la seule chose qui soit…

Reflets prépondérants des empreintes terrestres – ces infimes traits que nous dessinons avec l’âme – le corps – l’esprit – l’intention et les gestes ; toutes nos imperceptibles arabesques…

 

 

Des larmes, parfois, aussi belles et nécessaires que nos éclats de rire ; la preuve d’une âme (pleinement) terrestre – intensément vivante…

 

 

Nous seul(s) – nous regardant…

Et – au-dedans – la soif et le plus étranger – ce que nous n’avons encore réussi à apprivoiser…

 

 

Nos vies – comme un long périple – tantôt serein (très provisoirement) – tantôt chaotique et virevoltant (l’essentiel du temps) – avec, depuis la première heure, le jour (le plein jour) en bandoulière – et ce fil apparent qui surplombe tous nos abîmes – notre nuit et notre néant…

 

 

Notre parole – comme le silence – morcelée. Et dans chaque fragment – nous-même(s) essayant – tout entier(s)…

Fractale de la soif et du désir – de l’éparpillement au remède – de la surface à l’effacement…

 

 

Du ciel – hors des livres et des lèvres – dans le geste silencieux – libre de toute parole – de toute explication – autosuffisant, en quelque sorte – libéré des attentes à l’égard de ce qui pourrait en bénéficier…

 

 

Sur la route du dehors – des traces – des emplacements – des lieux de naissance – de passage et d’absence – des vivants et des morts ; les mêmes histoires – sans cesse réinvesties – sans cesse réinventées ; des mots – des désirs – des rapprochements – des blessures – ce qui, un jour (tôt ou tard), finit par se séparer et s’éteindre ; des excès et des rétractations – comme mille ressemblances – comme mille différences – entre le ciel et l’âme…

 

 

Toute l’étrangeté du monde dans l’esprit – et inversement (sans doute, bien plus encore)…

Une manière de tout confondre – de tout réunir – de tout mélanger – comme la plus juste façon (au vu de nos caractéristiques psychiques) de nous retrouver – de rejoindre l’essentiel – ce que nous n’avons quitté qu’en apparence…

 

 

Rien de réellement habité – en ces terres ; des êtres et des choses qui ont l’air d’exister – vides – sans autre consistance – ni d’autre épaisseur – que celles de leurs liens (pléthoriques) et de leur espace commun…

Un seul visage et mille reflets – comme un territoire parcellisé – parsemé d’images et d’apparences – d’air et de temps…

Avec, le plus souvent, un peu de crainte dans le souffle et cette ignorance sous le front des vivants…