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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Ce qui veille au fond de l'âme

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Dans l'écume du mystère

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Vers l'indéchiffrable

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Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

EN PLEIN COEUR (VOLUME 3)

EXTRAITS DU JOURNAL DE L'AUTEUR (2021-2022)

 

Au milieu des remous – des mouvements – des transformations

 

Un voyage chahuté – contrarié (si souvent) par la succession des vagues qui déferlent – qui poussent ici et là – qui emportent tantôt vers le continent – tantôt vers le grand large – au bord (toujours) de l'immensité

 

 

Vers l'engloutissement et la mort ; vers le découvrement de ce qui danse sous la chair ; l'apothéose peut-être de cet étrange va-et-vient au cœur de l'espace

 

 

Une sorte de transe

L'exil à la trace

De la captivité jusqu'au ciel

De la fiction jusqu'au réel

Et des milliers de pages noircies

 

 

L'écume dans nos craintes et nos sanglots ; dans nos désirs et nos défaites

Et le jour ; et la source – en amont du monde

 

 

Une présence au monde singulière et sans superflu ; dans la résonance directe du cœur – sans barrage – sans écran – sans résistance

 

Tantôt caresse – tantôt couteau ; le geste précis – le geste exact – qu'importe la beauté – qu'importe l'apparente barbarie

 

 

Un seuil à franchir plutôt qu'une issue favorable ; la sortie du labyrinthe ; qu'importe la douleur – qu'importe la jouissance ; des pas bruyants qui se hâtent

 

 

Le visage enfoui dans le silence – attendant on ne sait quoi...

 

 

Ni commencement – ni fin ; l'oubli et la continuité qui échappe au temps

 

 

Dans l'âme et la main ; le sol et le ciel réconciliés

 

 

Loin des cercles et des couronnements

Cette proximité avec la terre – les bêtes – le ciel – l'ineffable

Le vrai visage de l'homme – qui apprend, peu à peu, à s'extirper de la boue et du sommeil

 

 

Le vide comme manière de vivre – comme état d'esprit

 

 

De la terre et de la cendre

Sous un ciel incompréhensible

Les vivants en longue traînée de poussière

Ainsi offerte – ainsi exposée – l'énigme de vivre

 

 

Le cœur calciné – au cours de la course – avant (bien avant) que la tête ne s'en rende compte

 

 

Surgissant dans le rêve ; tantôt la marche – tantôt le repos – imaginaires

Ne sachant où aller – ne sachant que faire

 

 

L'existence et la douleur (souvent) trop abstraites pour atteindre le réel – l'impossible – la vérité

 

 

Jeté(s) dans le récit des Autres – comme si le monde existait – comme si le rêve était l'état le plus naturel – le plus commun

 

Et notre cœur qui palpite – pourtant ; comme si nous étions (réellement) vivant(s)

 

Pris au piège du monde – de mille manières...

 

 

Le cœur devenant (à son insu) – à force de coups – à force de sévices – à force de mutilations – l'outil loyal – l'instrument docile – des forces que la vie terrestre exacerbe et glorifie

 

 

La flèche et le vide qui s’interpénètrent

L'esprit-monde – sans méprise possible

Sur les choses – nos mains ardentes

Et notre étonnement

lorsque le cœur l'expérimente

 

 

Plus haut que la tête – les rêves ; et plus haut que les rêves – la possibilité du jour

 

 

Du sable dans la gorge et dans le sang

Des corps qui finissent en dépouille

Le cœur qui baigne dans ses propres larmes

Et l'esprit qui n'y comprend rien

 

 

Ce qui nous étreint

Ici – la nudité – le cœur en fête

 

 

L’œil au cœur de l'aventure

Le bleu au bord de la lumière

La danse qu'esquissent les Dieux

 

 

L'épaisseur et l'infini – côte à côte – à tourner ensemble – à s'entremêler

 

Et notre silhouette qui se découpe sur l'horizon ; et qui se détache, peu à peu, du rêve dans lequel on l'a plongée

 

 

Le geste tremblant ; comme un reste d'humanité

Et devant soi – le ciel – à une hauteur légendaire

 

 

A l'ombre des choses et du temps qui passe

Sur la pierre ; l'encoche des jours et la marche du monde

La preuve (s'il en est) de notre misérable existence

 

 

Crevasses et pointes saillantes ; tel que se dessine l'impensable

Sans erreur possible – le jour qui se lève sur le monde

Derrière nous – la peur ; et devant, peut-être, la délivrance ; le déchirement ; l’œuvre qui s'accomplit

 

 

Au cœur de la trame – le piège et l'issue ; ce qui nous sauve et ce qui nous maintient prisonnier(s)

Le va-et-vient des âmes indécises

Le corps tremblant – coloré – sous la lumière ; et nos instincts reptiliens

Des voix ; et l'Amour

Ce qui pourrait nous venir en aide ; et le hurlement des loups

La vie – comme une nuit de pleine lune où tout peut arriver

 

 

En chemin ; ici ou là – halte ou périple – seul(s) ou ensemble – sans raison ; et dans quel sens ? Qui saurait le dire ?

 

 

A proximité – à la périphérie – presque toujours...

 

 

Arc-bouté(s) contre l'inéluctable – comme si l'on pouvait lutter contre les forces du monde...

 

 

Dans l'intimité du pas

La terre caressante

Le monde qui s'étire

 

 

Sans défense – au milieu des Autres

Et jouet de ce qui s'impose

Sans doute – le seul destin

que peut offrir le monde

 

 

A fonds perdu – le sommeil ; les coups – les paroles blessantes ; les gestes infamants ; les mains qui meurtrissent la chair ; toutes les armes au service de la mort

 

 

Ce qui doit périr ; et ce qui doit subsister – ce qui périt ; et ce qui subsiste ; sans doute l'une des rares leçons de l'expérience terrestre ; encore que rien, en ce monde, ne puisse être affirmé avec certitude...

 

Sur le tracé de l'encre noire ; l'inconnu qui se dévoile

 

Comme des pierres sur le sentier – de petits cailloux abandonnés par l'infini pour retrouver le chemin – s'affranchir de l'histoire – se ressaisir et se délester du reste

 

Et au-delà de l'itinéraire ; l'exploration – le voyage – l'aventure

 

 

Indéfiniment – au cœur de l'être

 

 

De la même couleur que la sente ; notre nudité

 

 

Au cœur de la trame

Sans attache

Au-delà des grilles

derrière lesquelles les hommes se sont réfugiés

 

 

Au recommencement de tout ; la ligne et la lumière...

 

 

Le pas et le feutre dansants

Entre le ciel et la béance

Dans un joyeux écartèlement

 

 

Les hommes ; de la terre qui remue un peu – en bâillant...

 

 

Rien que des yeux fermés au fond de l'épaisseur

 

 

Les yeux perdus –

à force d'usure – à force d'attente

Au cœur du sang et des illusions

Au milieu des Autres

qui nous embarrassent ou nous indiffèrent ;

Dans un monde

qui ne semble pas (réellement) exister

 

 

Sous le joug de la lumière – déjà

 

 

La main nue qui, peu à peu, apprend le geste

A porter le plus rare ;

A offrir le plus précieux

 

 

A l'insu de tous

Vers les marges du monde –

là où les lettres et les noms deviennent inutiles

 

 

L'effacement – comme un signe –

la seule trace (si l'on peut dire)

Le vide et le rien ; [soi et le reste non séparés]

Les premières hauteurs – peut-être ;

à moins que le rêve ne s'approfondisse

 

 

La vie blessée – blessante – métamorphosée

La chair rouge et tuméfiée

Cette substance que perforent – que déchirent –

que dévorent – les Autres

De la matière à vivre

Ce que l'on expérimente ; de la fleur à l'oiseau

 

 

Le cœur creux et claquemuré

Recouvert de piques et d'écailles

Prêt à empaler tout ce qui passe

 

 

Des couleurs et des reflets

Ce qui ondule à la surface

La terre dansante

Sous la coupole grise du ciel

 

 

L'esprit au large

L'air et le geste libres

La lumière offerte

Et le bleu – à l'intérieur – qui remplace

toutes les promesses du monde

 

 

Le monde affairé

Le ciel à peine entrevu

Des rafles et des conquêtes

Des hommes et des montagnes – déplacés

De la sueur et de l'écume ; et son lot de morts –

pour remplir les interstices de la terre

Le doigt pointé vers l'horizon –

vers d'autres rives ; vers d'autres rêves

comme si l'Absolu (humain)

ne se déclinait qu'à l'horizontale

 

 

Le secret qui, peu à peu, se dévoile

Et toutes les choses laissées telles quelles ;

abandonnées au monde

 

 

L'emprise déclinante du monde

De moins en moins d'efforts – au-dedans

Et le dehors qui reflète tous les états

 

 

Le chant – la grâce et la lumière

La matière poétique (par excellence)

 

 

Sous l'emprise des forces qui nous gouvernent – qui nous malaxent – qui nous façonnent

Comme la pâte du monde entre les mains (habiles) de l'Amour – du silence – de la lumière

 

 

En bordure du monde – la lumière perceptible

De quoi éclairer ; et, éventuellement, ouvrir les yeux de ceux qui dorment

 

 

Le vent – des ailes ; et l'immensité à parcourir

De rêve en rêve jusqu'à découvrir

le lieu où nous sommes

Ce que nous apprend le voyage

 

 

Sous les étoiles – au milieu des bêtes endormies – sur la pierre qui écoute leurs râles et recueille leur sang

 

 

Au fond de soi – le sommeil ; et au centre – comme roulée en boule – la lumière

 

 

L'alphabet du ciel – laborieusement déchiffré – comme si l'on pouvait ainsi percer le mystère – dé-couvrir ce que le cœur renferme – arpenter le territoire des Dieux ; se laisser étreindre par la vérité

 

 

L'immensité à la place des yeux –

à la place de l'âme

Une terre d'accueil et de mélange

Un phare – une fenêtre – une main tendue

Comme une prière exaucée

 

 

La trame mise à nu

Tout contre soi

A même la chair

Le cœur qui bat

Des secousses et des allées et venues

Des corps – des cris – des mots

Ce qui demeure et ce qui se transforme

Aussi démuni(s) que le reste

Comme mille tourbillons dans le vide

 

 

Au-delà de l'histoire – (presque) toujours...

 

 

Ici – sans promesse

Adossé à ce qui ne peut se méprendre

 

 

La tête dégagée des enfers célébrés par le monde

 

 

Installé en pays (très) incertain ; avec, pour seul horizon, le poème silencieux

 

 

Il faudrait tout démolir – fracasser les têtes et la roche – briser les murs et la mémoire – oublier le hasard et le sommeil – déplier l'espace et le temps d'une extrémité à l'autre pour se rendre (enfin) à l'évidence ; il n'y a rien – nous ne sommes rien ; juste un peu de vide

 

 

D'une couleur à l'autre ; comme une vieille chair – mille fois – repeinte

 

Et ce que l'on porte ; et, dans un coin de l’œil, cette attente indécise et indéfinie

 

L'espérance d'une autre terre – d'un ciel moins haut – d'une existence plus joyeuse ; autre chose que cette veille indéterminée – que cette inertie de part et d'autre des yeux

 

 

A tâtons – dans le ciel

Le merveilleux et le sang –

inscrits dans le corps

Au cœur de la chair putrescible

La main mendiante

qui emprunte la lumière du dehors

Et nous – avançant – sans certitude –

vers d'autres possibles

 

 

Ce dont nous héritons ; quelque chose d'incompréhensible entre nous...

 

 

Le visible occupé à ses trébuchements

Et au-dessus (très au-dessus) – l'impensé – intouchable ; ce qu'aucun rêve ne semble convoiter

 

 

Du souvenir au consentement

Des instincts aux yeux ouverts

Parmi les loups qui rôdent

Dans le reflet aventureux de la lune

Le seul périple – peut-être

Et dire que nous n'avons encore rien vécu

 

 

La bouche close ; sans exemple à suivre – sans exemple à donner...

 

 

Les pieds nus sur la pierre

Le bleu au fond des yeux – encore invisible

Et le regard et la douleur –

aussi libres que le reste

 

 

Animé de l'intérieur

Comme l'arbre et la fleur

qui se dressent vers la lumière

 

 

Des fils arrachés – au-dessus des mains – au-dessus de la tête ; peut-être (un peu) moins pantin qu'autrefois

 

 

Paumes ouvertes face au monde insensé

Le visage de plus en plus impassible

 

 

Toutes les questions portées jusqu'au silence...

 

 

Des choses et des mots qui passent

Un peu du monde – un peu de l'âme –

un peu de poésie – peut-être

 

 

Quelque chose du sable et de l'immensité – qui demeure – qui s'écoule – qui demeurera et s'écoulera à jamais...

 

 

Des gestes et des lignes sans appartenance

La seule communauté envisageable

 

 

Ce qui nous met au monde – quotidiennement

Le sourire né de ce que l'on porte

Dans l'ainsité des choses

 

 

L’œuvre du vent sous le regard impassible de celui qui sait

 

 

En tout lieu – l'intimité – cette matière plus précieuse que l'or

 

 

A rebours – la course du silence

L'allure décroissante

Ce que la mort nous confie

Et ce que la solitude nous révèle

Nos yeux dans l'obscurité

 

 

La figure des hommes

à la chair épaisse ; à l'âme absente

De la matière qui advient – qui s'écharpe –

qui s'écroule – qui se succède –

qui se remplace

Des murs autour de la nuit – hauts –

(presque) infranchissables

Un labyrinthe ; et mille voies sans issue

Et des batailles autant que de têtes qui tombent

Et la vitre contre laquelle on se cogne

Une vie – des vies –

au milieu des pierres et du sang –

avec, partout, cette odeur de mort tenace

(et enivrante)

 

 

Des seaux de poussière

Du sommeil

Et des fenêtres closes

 

 

La place forte abandonnée

aux pilleurs et aux vents

Le carré d'herbe verte offert

aux déluges et aux tempêtes

Laissant apparaître – comme

un étrange jardin de lumière –

une sorte de présent (inespéré)

accordé aux yeux ouverts

Le silence qui percute le cœur et la pierre

En ce monde encore étranger

à la dimension magique de l'espace

 

 

De désillusion en désillusion vers ce qu'il reste...

 

 

Ce qui s'érige ; et la distance qui sépare de la lumière

La gravité du monde ; et de l'autre côté – un peu plus loin – le ciel – la neige et le poème

 

 

Du bleu ; et des passages que l'on obstrue à force de désirs ; à force de calculs et de bruits

 

 

Trop de sourires et de promesses ; trop de caresses et de mots – sur cette pente à gravir

 

 

Là où l'on séjourne

A l'abri du monde et des circonstances

Au cœur d'un passage –

entre la pierre et l'immensité

 

 

L'existence éprouvée ; d'une extrémité à l'autre – au cœur de l'obscurité

 

 

Du possible à l'impensable...

 

 

Là où nous nous effaçons ; ce qui nous prolonge jusqu'à l'infini

 

 

Assis en silence face au monde ; le verbe passionnément poétique

 

 

Une respiration naturelle – de plus en plus...

 

 

Profondément plongé dans la parole

L'absence de temps – au cœur des siècles

L'écho de l'origine dans l'univers

L'Amour à travers les saisons

La métamorphose des corps

Et ce qu'il reste au fond du cœur

L'obscurité éparpillée au milieu de la lumière

 

 

L'archipel intérieur ;

le lieu où se déploient les ailes

Le ciel à la place du monde

Ce qui, en nous, lentement s'éveille

Une étreinte qui dure

à la place des choses qui changent ;

à la place du sable qui s'écoule

L'âme tournée vers ce qu'elle porte

 

 

Plus haut que le jour – la modestie des visages – l'écoute discrète – la main qui caresse – le souffle rassurant sur ce qui, en nous, est livré à la peur – aux affres – à l'effroi

 

Quelques mots pour abattre les murs et rendre au sauvage sa liberté

 

Des bêtes – des roches ; des arbres jusqu'au ciel

 

Ainsi pouvons-nous faire face aux hommes et à la fatigue qui gagne, parfois, ceux qui luttent et résistent

 

 

Le dehors et le dedans – imbriqués sans savoir où l'un commence – où l'autre finit

 

 

La solitude comme une couronne sur le cœur en joie ; la tête si près du sol – si près des cimes – si près du ciel ; de la couleur de la neige

 

 

L'esprit qui voit – la main qui agit

Comme le ciel et le vent

 

 

Ni superflu – ni arrière-pensée

Ce qui s'impose – sans intention

La parfaite obéissance aux circonstances

 

 

Les mains clouées à la faim

Le ventre maître de la soif

Ce qui sépare l'Absolu des contingences

Et le ciel suspendu – au-dessus (très au-dessus)

des jeux auxquels se livrent

tous les vivants de ce monde

 

 

Des têtes et des soleils qui tournent – qui ont l'air de tourner...

 

 

Partout – le même rêve – en pointillé ; le monde en apparence ; et, en filigrane, l'esprit

 

 

En soi – qui émergent – les gestes et les nécessités du jour

Qu'importe le sommeil et les tragédies

Qu'importe la douleur du monde et le rire des assassins

 

 

Le ciel sans distance

A proximité de la source

Le monde en soi

Hors du temps

L'âme au cœur de ce qui vient

Tous les possibles – simultanément

Le sol comme espace de liberté

 

 

Le destin qui s'affine – qui se précise

Sans certitude – sans vérité

Du vent – de l'inconsistance –

derrière les apparences

Et l'âme réceptive qui tâtonne

 

 

Au soir de l'horizon humain

Des figures lointaines – de plus en plus

Ce dont nous n'avons plus l'usage

Au bord du sommeil – au bord de la mort

Là – parmi le sable et les débris

Pas d'apothéose – pas de perte légendaire ;

La vie – seulement – qui s'étiole –

qui s'éclipse – qui s'exile

 

 

 

Abandonnés ; le temps et les impératifs du monde

Au rythme de la lumière ascendante

Le front sauvage et silencieux – dans la seule couleur qui vaille – dans la seule couleur qui soit

 

 

Le cœur qui bat

Le rythme du monde

Le poids des siècles sur l'échine

L'obsession du visible à participer à la danse

Sans arrêt – sans retour ;

ce voyage vers l'inconnu

 

Aux confins de soi – le poème et la lumière

Ce qui vibre avec l'herbe et les étoiles

Ce grand ciel peuplé

par les Dieux et les oiseaux

 

 

Debout – les yeux ouverts – face au jour qui se lève ; et un sourire qui s'esquisse sur tous les millénaires passés...

 

 

Seul – à présent – sous le ciel d'hiver ; à contempler l'espace ; la vie spacieuse peuplée de silence

 

 

Le goût de l'ivresse sobre – de toute évidence ; l'intensité du vertige – au-dedans ; et le regard imperturbable qui traverse le monde ; et au-delà

 

 

Comme l'arbre – la verticalité un peu rigide ; et l'horizontalité qui cherche la lumière

Le chemin – à l'intérieur – déployé

[Ce qui – en soi – continue de croître vers l'invisible]

 

 

Vers l'origine – à reculons...

 

Seul – sur ce fil – silencieux – au cœur de l'incertitude – au cœur de l'inconnu ; ce qu'offrent les circonstances ; par-delà les baisers et les morsures des Autres ; ce qui s'impose – magistralement

 

 

Face au mur – l'ombre et l'arbre ; et ce restant de lumière

Et cette nuit qui n'en finit pas ; qui n'en finira jamais – peut-être...

 

 

Une lumière sur soi

A travers les contours mouvants de la tendresse

Ce qui nous circonscrit – d'une certaine façon...

 

 

Au bord – parfois – de ce qui nous précède...

 

 

Sur la terre des forfaits infamants

 

 

Quelque chose de l'oubli et du temps déconditionné ; le dessous de la boue ; au rythme du cœur qui bat

 

Et la résonance – au-dedans ; de la lumière

 

 

La langue brûlante

Le verbe prolifique

Ni question – ni réponse

Un portrait – une sorte d'état des lieux

donnant à voir l'abondance des visages

et des possibilités

Le fond des choses – pour soi – peut-être

 

 

Le ciel moins escarpé qu'on ne le pensait

Par-dessus l'enchevêtrement

Dans le même espace – partout

Sans dehors – sans dedans

Le vide vivant à même le cœur –

à même la peau – à même la pierre

 

 

Ici – comme happé par cet étrange mouvement –

à l'intérieur

Vers là-bas – sans pouvoir donner de nom –

ni à la danse – ni à la destination

Des pas légers

Sans prise

Porté par les courants

Ce qui bouge ; et ce qui contemple ;

l'un dans l'autre – indistinctement

 

 

 

Qui sait – qui peut savoir – où cela commence – où cela finit

 

Qui sait – qui pourrait – rassembler l'ensemble des pièces à emboîter pour tenter d'achever l'inachevable ; le (très) surprenant puzzle du vide et de la matière ; le mystère vivant ; l'ineffable plongé au cœur de la chair

 

 

La vie apparente – défaite

Et le cœur bleu – à présent –

(presque) parfaitement déployé

 

 

Ni sol – ni ciel

Sur la faille comme sur un fil

L'équilibre – les yeux fermés

Entre le mythe et la chute

Le vide habité

 

 

Des croyances et des promesses au lieu de l'inespéré

 

 

Dos au mur – les pieds dans le vide ; à même le ciel – déjà...

 

 

Au seuil d'un soleil dessiné par l'enfance

Avec des provisions de neige jusqu'à l'aube

Au-dessus du ciel inventé par les hommes

 

 

Sans cri – dans les flammes

Ce qui perçoit – (juste) au-dessus de la douleur

 

 

Le voyage ; au rythme de ce qui est vivant

Au milieu des danses et des chants sacrés

 

 

Les âmes avisées qui s'éloignent de ces lieux où bavardent – et se querellent – tous les fous

 

 

Des lieux obscurs où se mêlent la douleur et le cri

Un monde d'alliance entre les têtes apeurées et la nuit

 

 

Du vent ajouté au vent ; et l'étoffe qui s'effiloche (qui finit, parfois, par s'effilocher)...

 

 

L’œil – comme les larmes et la joie – solitaire

Le séjour voué (presque exclusivement)

au rapprochement – au labeur – à la vérité

De plus en plus près de la lumière

Et la lanterne à la main –

de moins en moins nécessaire

 

 

Au service de ce qui vient (juste) après la douleur...

 

 

Obéissant aux nécessités et à la tendresse

La sensibilité vive dans l'âme et sur la ligne

Sans effort – sans éclat narratif

Le cœur et la feuille – sans revendication

 

 

La parole dans son écrin –

tantôt le cœur – tantôt le feu

Penché(e) sur l'impossible –

après avoir fouillé (en vain) la terre et le ciel...

Parvenu(e) – peut-être –

au seuil d'une certaine clarté

Le silence sur les lèvres souriantes ;

Ce qui acquiesce à ce qui vient

 

 

En passant sous le ciel noir

Affligé par les apparences et les lois

L’œuvre des hommes

Les cœurs endormis

Et l'absence de lumière

 

 

Le ciel – au-dessus des guerres – du sang – des ombres qui glissent dans la glaise – grises – sombres – en ce pays d'absence et de tressaillements

 

 

Vers le haut ; de toute notre ardeur...

 

 

Un mot après l'autre ; à travers la nuit – l'énigme parcourue

 

 

Des lignes sans règle – sans dogme –

sans certitude – sans ambition

A la source de l'encre

Au cœur des cercles naturels

Le ciel célébré

Et la danse (joyeuse) de l'âme

qui précède celle des signes sur le carré blanc

 

 

Insensible(s) aux murmures de l'infini – à la parole caressante qui ricoche sur nos cœurs absents

 

 

Sous la caresse des vents qui parcourent l'espace ; l'âme intacte ; et la réserve de malheurs dans laquelle on pioche (abondamment)

 

 

Les jours en bandoulière – comme des cartouches de possibles...

 

 

Un monde de pierres et d'étoiles

Sous un ciel rompu ; sous un ciel disjoint

En dépit de ce que l'on clame un peu partout

 

 

D'un rêve à l'autre – sans jamais se rejoindre...

 

 

La voie qui nous invite ; et la sente qui s'impose...

 

 

Une manière de se tenir face au monde

Une voix pour dénoncer la trajectoire de l'homme ; les mutilations et les assassinats

La hache à la main ; prêt à défendre cet espace qui (pour l'instant) échappe à la barbarie

 

 

Chaque ligne – chaque geste – comme un acte de résistance ; une manière d'échapper aux hommes et à l'humanité – de nous rapprocher de ceux qui habitent au fond des bois

 

 

Le reflet du désir dans les yeux fatigués ; et celui de la lune aussi – aussi pâle que l'âme – que les lèvres – décharnées

 

 

Contre soi – la source ; et tous les rêves du voyageur

 

 

L'infini préservé des étoiles factices ; qui contemple ; et qui tressaille devant la terre – le ciel – l'infâme et le merveilleux

 

Qui ose défier les bruits et les ambitions des hommes

 

 

A travers la blessure des mortels ; l'évidence qui émerge de l'incertitude ; l'être – en dépit de tout

 

 

Inguérissable(s) ; et déjà guéri(s) – simultanément

 

 

Rien – malgré l'abondance et la multitude

L'énigme – sur la pointe du doigt –

emportée par la danse

Le vent qui n'épargne personne

Le monde et la poussière

Sous un ciel (incroyablement) nocturne

Et ce rire – sans égal ;

comme un passeur d'enfance

 

 

Le visage illuminé et l'âme étreinte

Les privilèges (méconnus) de la solitude

et du silence

L'étendue – à perte de vue – à l'intérieur

La pierre – le monde – le ciel ; en filigrane

Là où la ligne s'attarde

Là où l'encre et le mot deviennent le seuil

Qu'importe où l'on se trouve

Le cœur toujours à sa portée

 

 

En chacun – se perd – se dilue – l'infini – l'éternité – la joie ; la flamme vive des jours

 

 

L'âme – dans le ciel – déjà

Partagée entre le monde et la légèreté

Entre la blessure et le silence

D'une terre à l'autre ;

de manière (assez) équivoque

 

 

La nuit – à la hâte

Le cœur absent

Le monde et l'aube (parfaitement) repeints

Comme pour consolider l'illusion

 

 

Un pas peut-être – vers la lumière...

 

 

Des signes sur la feuille

Ni trésor – ni feuilleton

Ce qui s'offre ; le reflet du monde

cet étrange miroir pour les Autres

 

Collé au cours des choses ; sans idée – sans image – sans a priori – sans arrière-pensée

Le vide pas même en référence

 

 

Du silence et des mots jusqu'à satiété

Du vent dans la parole

Des lèvres qui cherchent

à s'abreuver à la source

Une manière (sans doute) d'échapper

à l'humanité – en l'homme – qui sommeille

 

 

Des bruits feutrés

Des pierres et des éboulis

Des brisures et des roulades

L'âme meurtrie

Le cœur (progressivement) arraché

Le jour qui se replie

A la hâte

Comme si la pointe du rêve avait déchiré

le ciel et le sommeil

 

 

La somnolence pierreuse ; l'acharnement à vivre – malgré l'horizon emmuré...

 

 

La couleur du monde

Et, à l'intérieur, cet espace et cette flamme

Des yeux comme l'on écrit

Le voyage ; d'un bout à l'autre de l'âme

Qu'importe que le bleu

nous ait (en partie) recouvert

 

 

Rassemblés – la pierre et le ciel

Notre visage humble et incliné

A la verticale du monde

Fidèle à la mort et à l'oubli

 

 

Au fond de l'âme ; ce qui est plus précieux que l'or...

 

 

Sur la sente des simples ; qu'aucune ombre ne peut arpenter

 

 

Sans croix – sans péché – sans cortège

La vie brute et le visage incliné

 

 

A humer l'essence du monde

Sur la pierre – au cœur du poème

Sous l'emprise – invisible – du bleu

 

 

L'expérience du monde ; entre la douleur – l'escroquerie et l'espérance

L'épaule et la tête appuyées sur l'écume

Piégé(s) – en quelque sorte – dans la matière et les exubérances de l'esprit

 

 

Obscurément – la nuit

Et le ciel – vers lequel on ne parvient

à hisser sa douleur

L'ardeur et le souffle qui manquent

Le sommeil – trop profond

Et la charge – trop lourde – peut-être

De long en large – sur le même rivage –

indéfiniment

 

 

Des éclats de vent

Sur un fil de lumière

Et la mainmise de l'Absolu

sur la sauvagerie et la sagesse

Quoi que l'on en pense

Quoi que nous fassions

 

 

Seul et solitaire ; et s'assumant (autant que possible)...

 

 

Dans les sous-sols de la joie ;

et, quelque part, du soleil

Hors du monde – assurément

 

 

A contempler le jour ; et le sommeil autour de soi

 

 

De plus en plus simples ; la vie – le geste – ce qui s'écrit...

 

 

Immobile(s) malgré la ronde des rêves et des étoiles...

 

 

D'hiver en hiver jusqu'à la saison de la lumière ; les gestes comme une longue prière

 

 

Le réel – en face...

 

 

Rien qu'un voile à déchirer pour apercevoir toute l'envergure de l'étendue

 

 

La lumière – au fond de ce que nous sommes

Au bout de cette longue veille

Dans le cœur confiant

Et quelques mots ;

avant le long silence

qui va tout recouvrir

 

 

Au cœur de l'absence ; l'hiver déjà ; l'hiver toujours – la seule saison (sans doute) dans le cœur de l'homme

 

 

Cette longue ligne – sans cesse – reprise (et prolongée) ; comme un seul trait de plume – vers la lumière

 

 

Du bruit dans le cœur de ceux qui vivent ; et du silence dans le cœur de ceux qui s'en vont

Jamais de vie simple – de pas simples ; et acquiesçant (trop rarement) à la mort au jour dernier

 

 

De l'origine à l'origine – en passant par quelques ténèbres

 

 

Le feutre et le pas qui, peu à peu, se confondent

Un seul chemin ; la page-vie – la page-monde ; l'existence qui offre son témoignage

 

 

Emporté – à son insu – vers l'immensité

Au cœur d'une nuit devenue introuvable

 

 

A même la trame ; qu'importe nos râles et nos désirs – nos prières et nos gémissements...

 

 

La main ivre qui pioche dans un sac

Un destin et l'enchaînement des circonstances

De l'absence ; des chutes et des manquements

Ce qui passe – en un éclair

Le temps d'un geste – d'un sourire

Sans compter les conséquences

 

 

Retrouver sous l'ombre et la terreur – l'épaisseur – les pierres entassées et le cumul des malheurs – ce qui nous constitue ; le joyau éparpillé – dispersé aux quatre coins du cœur

 

Des trappes – une (très) longue série de trappes – qu'il faut ouvrir ; des passages à travers lesquels il faut se glisser ; des seuils métaphysiques ; du ciel et de la boue – le voyage de l'homme

 

 

Partout ; l'infini déguisé qui se joue

de notre (merveilleuse) aptitude à l'illusion

 

 

Du temps ; au-dedans de tout

Et des douleurs qui s'acharnent

Ce qui nous convoque et nous condamne

L'absence ; le monde ; cette sorte de royaume

 

 

Sans répit – le ciel donné – le ciel reçu

La ligne qui retranche le monde

Dans une (inlassable) succession de signes

Le souffle initié par le vent

La terre à peine effleurée

Le cri parfois métamorphosé en voix

A travers un long voyage – assurément

Comme si l'on accompagnait les pierres

 

 

Au bord de l'innocence et de la confusion

A deux doigts de défaillir

 

 

Ce que l'on cherche ; davantage que soi ; quelque chose que révèlent la solitude et le silence...

Sur une terre ruisselante de sang – comme dans un champ de fleurs rouges

Et ces restes d'espoir – absurdes – sous notre front obstiné

 

 

Le front scellé dans la roche ; excroissance (vaguement cognitive) de l'argile

Et l'immensité au-dessus des têtes – toujours aussi incompréhensible pour l'essentiel des hommes...

 

 

L'en-bas du monde –

au cœur des pièges et des menaces

Entre la roche et le sang

Plongé(s) – à plein temps –

dans un bain de semences et d'excréments

L'essentiel de l'expérience terrestre

 

 

Le pas jamais hors du royaume...

 

 

De jour en jour – les yeux que l'on voit s'ouvrir ; et qui s'ouvrent réellement

 

 

Sans devenir – sans espérance – sans personne ;

de plus en plus...

 

 

Au cœur de ce qui est ;

ni vraiment centre – ni vraiment périphérie

Au-delà de toute géographie

 

 

Face à la lumière – le cœur palpitant

Les mains vides

Les bras ballants

Et l'âme toujours aussi peu commerçante

 

 

Au fond de l'âme ; des pierres – du feu –

une joie crépitante

Le socle des ombres qui dansent

Rien qui ne craigne l'ardeur

Rien qui ne craigne la clarté

 

 

Pas le moindre mensonge

Pas le moindre artifice

Pas le moindre déguisement

La vie brute et sauvage

 

 

Ce que le vent amène ; et ce que le vent emporte – follement embrassé

 

 

La quiétude et le jour

Le grand ciel – par devers soi

 

 

Ce que l'on attend – ce que l'on espère ; trop souvent – en vain...

 

 

La plaie cachée dans les derniers replis du cœur ; et la tête par-dessus – en (fausse) gardienne des souvenirs

 

 

Un voyage sans escale – sans (véritable) destination – dont nul ne comprend (vraiment) le sens...

 

 

Vers soi – de plus en plus...

 

 

Dieu – l'Amour – le silence – la joie – (presque) à ne plus savoir qu'en faire...

 

 

Du cri à la grâce sans une seule halte

 

 

Enfoncé dans la chair – le ciel – aussi peu épais que possible...

 

 

Sans quitter sa chambre – le voyage

Le défilé des lieux

devant les yeux de plus en plus impassibles

Le cœur qui s'éloigne du sommeil

L'âme à notre chevet

L'esprit immobile ;

pendant que le chemin se déroule ;

jusqu'à la disparition ; jusqu'au recommencement

Indéfiniment – la même boucle –

avec ses allers et retours

Ignorant(s) – sans même le savoir...

 

 

(Totalement) indissociable(s) du reste

Sans qualificatif particulier

Et appartenant (déjà) à l'immensité

 

 

Déjà condamné(s) à la solitude et à la perte

Quoi que nous fassions ; le jeu même de la traversée

 

 

Habité – animé – par ce que nul ne voit

Avec ce qu'il faut de terre pour obéir aux lois de la gravité

 

 

Du mystère – des désirs – des résistances et des prières

Ce qui entretient le monde – malgré soi

 

 

Seul(s) – face au même mystère

 

 

A pas lents – jusqu'au scintillement de l'étoile ; la face cachée du monde

Jusqu'à l'aube première ; jusqu'à l'espace où fut enfanté le vivant

Sur un chemin très ancien ; antérieur à l'émergence du temps

 

 

Seul ; et le cœur fraternel et amoureux...

 

 

A la jonction de tous les cercles

Pas un lieu ; une sorte d'enracinement

 

 

Le cœur en feu

Le front entre la terre et le ciel

L'homme dans son apprentissage du monde

 

 

Le ciel et la route – confondus

La joie et la liberté d'un chemin sans pénitence

 

 

Au plus près de la source ; ce qui surgit – sans pensée – sans parti-pris

 

 

Libéré des luttes byzantines – des baisers imposés – des aménités d'usage

Nous abandonnant au monde et au vent ; au vide et à la lumière

Devenant le reflet (sincère et désintéressé) de l'Amour – le temps d'une longue expiration

Et assassinant au souffle suivant

Laissant la perfection agir – s'incarner

 

 

L'esprit immobile tandis que la chair se déchaîne – se débat ; tandis que la tête s'éparpille ; tandis que les gestes tentent de corrompre (malgré eux – malgré nous) l'innocence et la beauté de celui qui ne sait pas (et qui obéit aux forces qui le traversent)

 

 

Dans l'herbe folle

Le lieu de l'aube

L'arbre et le ciel

La roche et la bête

Et nous – au milieu

Les talons sur le sol

Le front dans la nuit

Le séant sur la pierre

A l'abri des hommes

A l'instant où le jour se lève

 

Face à nous – la ronde des heures ; les dents qui mastiquent ; l'éternel recommencement de la faim et du temps

 

 

Ce qui traîne – ce qui tournoie – au lieu d'aller comme la flèche vers la source qui attend sa descendance

 

 

Le soleil à l'horizon – comme une tête rouge –

la figure tutélaire d'un Dieu gigantesque

Le cœur nu du monde – en offrande

Et nos vies – et nos gestes –

comme d'incessantes prières

 

 

Entre bêtise et sagesse – les pas de l'homme

 

Sans rien découvrir sinon le parfum des fleurs – l'ombre des arbres – l'immensité du ciel ; et la faim des bêtes qui règne partout sur cette terre

 

Avec quelques étoiles (parfois) au fond des yeux

 

Le visage triste ou rieur – inexpressif (l'essentiel du temps) ; comme si l'on ne comprenait rien au monde – aux circonstances – comme si tout avait la plus haute importance – jamais (presque jamais) comme si nous n'étions qu'un rêve

 

 

A travers le souffle – le feu

Le monde ; un autre nom pour se nommer

Sur le seuil de la même porte ;

Le vide – rien (à quelques vétilles près)

Ce qui nous distingue – peut-être – du ciel

 

 

Frère des bêtes – ami des arbres –

compagnon des fleurs et des pierres

Habitant de la forêt –

au même titre que le granite et la fougère

au même titre que le chevreuil et le chêne

Le destin sylvestre et solitaire

Proche du chant et de la source

A sentir – en soi –

croître l'Amour et l'indistinction ;

le monde de l'invisible

Muet – sans autre parole que celle qui s'écrit

 

 

Ancré dans le refus des siècles et de la modernité

Aussi libre que possible dans cet espace sauvage qui s'atrophie

 

 

Ici – ailleurs – qu'importe – la même ardeur – et le même silence (à la fin)...

 

 

L’œil du jour – l’œil du temps – face au visage du monde

Et l'éternité – complice de cette assise – de ce périple – de cette (perpétuelle) transformation

 

 

Sans peur ; ce qui a lieu ; et ce qu'il faut embrasser

 

 

D'un lieu à l'autre – sans jamais rien quitter

D'une nudité à l'autre – à travers l'abondance – à travers tous les déguisements

Et le ciel en gage ; au cours de ce long voyage ; vers le silence et le mystère

 

 

La terre comme un seuil ; bien davantage qu'une épreuve – bien davantage qu'un horizon

 

Une manière de vivre – de marcher – d'habiter le monde – de rencontrer ce qui nous entoure – ce que nous croisons – ce qui nous fait face ; les yeux ouverts – de plus en plus...

 

 

Le lent travail de l'âme sur la pierre

 

Et – peu à peu – le ciel et la clarté ; et le cœur comme une évidence ; la seule nécessité de l'homme (et de toutes les créatures animées)...

 

 

Au fond de la mélasse – l'usure et la fatigue

Et ça roule ; et ça glisse ; et ça chute ; et ça s'enlise dans cette nuit brûlante

Le périple terrestre – comme une fuite – une tentative de fuite – aussi vaine que l'espérance

 

 

Nous rapprochant de la vérité vivante de ceux qui respirent ; cette gloire humble – le front dressé face à l'épreuve – la tête baissée face au ciel

 

 

Sûr de rien ; mais jamais oublieux de l'essentiel...

 

 

Au centre de tous les cercles – dans l'intimité de ce qui existe

Les forces – en soi – qui nous animent ; et qui nous portent

Au plus près – toujours – du mystère qui, sans cesse, se réinvente

Un ciel davantage qu'une terre à habiter ; et d'autres fois (tout simplement) l'inverse...

 

 

Le monde traversé – de part en part

Des éclats d'étoiles

incrustés dans l'âme et la chair

De la neige – à notre seuil

Et le feu qui gagne – peu à peu – le fond du cœur

En attendant l'union – l'immensité –

le grand embrasement

 

 

L'apparence intacte ; en dépit du reste

 

 

Face au mur – le lointain inchangé

 

Le parfum du grand large ; et nos yeux aux aguets – cherchant une faille – un interstice – où se cacher – où se faufiler

 

Vers le voyage ou le repli – selon le tempérament – selon la destinée

 

 

La terre qui tourne – comme tous les astres – comme toutes les têtes

 

 

Nous y sommes (déjà) – bien sûr – sans réellement y être...

Qu'importe que tout tourne – que tout change – que nous ne nous reconnaissions pas

 

 

Le geste dans l'exact prolongement de la main ; et la main dans l'exact prolongement du cœur

 

 

Seul – au cœur de l'immensité

 

 

Le souffle – la voix

Le ciel étreint – au-dedans de la parole

Comme un geste ; une prière

Des embrassades en boucle –

offertes à la périphérie de l'immensité

Du bleu au bleu

L'incessante recomposition du puzzle

A travers notre labeur

 

 

Au jour annoncé

La nuit qui résiste

Le noir qui s'offre

à la place de la couleur escomptée

Comme si le bleu – à peine touché du doigt –

se retirait

 

 

Comme des traces rudimentaires d'Absolu ; des signes – une danse ; au milieu des mensonges et de la banalité

 

 

A chaque extrémité du temps ; le pressentiment de l'éternité...

 

 

Au milieu des morts et de la lumière

En notre propre compagnie

 

 

A la cime des arbres

Le jour matinal

La tendresse du chant qui monte

Et la joie qui ruisselle

 

 

A genoux – face à la lumière

Ce qui vient ; accueilli et honoré

Et le cœur couronné

 

 

A la hauteur appropriée

Le ciel à son comble

Le cœur rassasié

 

 

Face à la paroi parsemée

de pointes et de promesses

Mille éclats de tendresse

Et cette plainte qui monte

vers l'autre versant de la terre

 

 

Bien avant que nous ne soyons

Le règne hégémonique de l'écume

 

 

A voyager sans fin ;

comme s'il n'y avait de destination

Et la halte nécessaire – en soi

 

 

Au cœur du chant ;

notre manière d'habiter la terre

L'âme éprise du ciel

Et face à la feuille – le silence

De la joie ; et la parole (assez souvent)

prise au dépourvu

 

 

Sur cette pente du monde

Le cœur dans la poussière

Dans le bruissement du temps

Sans rien voir – sans rien savoir

Jusqu'au dernier soir

Jusqu'au dernier souffle

Jusqu'à la dernière poignée de terre

jetée sur la chair

 

 

D'une extrémité à l'autre – sans croyance – sans promesse – sans tromperie...

 

 

Au fond, la soif qui nous assaille

Et, à la surface, l'âme desséchée

 

 

La sève – jusqu'au bleu

Du sol au ciel – d'un seul trait

 

 

Comme un fauve – le cœur en cage

Et des rêves – en troupeau – que l'on harponne en gémissant – les yeux fermés

 

 

Au milieu des pierres

Face au jour – face à la lumière

La main tremblante

Devant le bleu approbateur ;

comme devant l'encre jaillissante

 

 

A perte de vue – le ciel ; toutes les possibilités

Et nous – passant (assez énigmatiquement) d'une combinaison à l'autre...

Aux lisières du monde – là où se terrent les ermites et les bêtes

Derrière d'épais taillis – au pied d'arbres centenaires

Au cœur du silence vivant de la forêt

Le jour et le ciel ; le cœur et le chant – apprivoisés

Ce pour quoi nous habitons loin des hommes

 

 

Assis devant l'étendue – devant l'inconnu ; la sébile tendue et les yeux fermés

 

 

L'itinéraire ; la direction de l'innocence

Les yeux ouverts et le cœur accueillant – de plus en plus...

Et cette joie qui, peu à peu, remplace toutes les questions

 

 

Jour après jour – le même abîme qui se creuse

 

 

Le monde ; de simples reflets sur la pierre nue

Remplis de ciel et de tendresse ; entre les pièges

 

 

Ni songe – ni vérité ; rien de définitif ; seulement – le sens des retrouvailles et de l'éloignement

 

La mesure de l'écart – en quelque sorte – que porte – malgré elle – malgré lui – toute existence – tout geste – toute parole – toute foulée

 

L'éternel mouvement – l'éternel voyage ; sans rien oublier ; ni la source – ni les plus lointaines périphéries

 

 

Face à la source – face à l'immensité

Au-dessus des heurts et des ports de tête altiers

 

 

Parvenu ici – sans aile – sans offenser personne...

Placé(s) ici (sans préavis) – entre le feu – le sommeil et la folie

 

 

A essayer (assez vainement) d'aller du côté du ciel

 

 

Mille chemins bordés tantôt de fleurs – tantôt de visages – tantôt d'étoiles

Jusqu'aux sources de la lumière

Et cette veille commune qui ressemble à un rêve

 

 

A genoux sur la pierre

La prière naturelle

Et le ciel qui se prête au jeu

 

 

Sous les arbres – encore

Assis sur la terre blanche

Le ciel sur l'épaule

 

 

Dans notre main – la lampe et le lointain

L'instant sans devenir

Le visage couronné malgré les murs

Au-dessus (bien au-dessus) du monde

 

 

Loin des yeux gris qui cherchent ; et des mains qui fouillent le sable sombre

Sur la roche – contemplant

 

 

Au-delà des voyages et des légendes...

 

 

Vivre à l'écart

Parmi les feuilles et le bois vert

En compagnie du monde accroupi

Sans image – sans étoile

Le soleil à l'intérieur

 

La plus haute besogne – parallèle à la course des étoiles...

 

 

Rien que le temps qui passe

Et, parfois, la possibilité du désastre

 

 

Le poème et le silence ; proches (sans doute) de la langue mystérieuse des arbres

 

 

Des gestes et des lignes pour rien ; pour la joie ; et le monde qui s'inquiète

 

 

Léger – léger ; comme le vent...

 

 

Sens dessus dessous

Le monde et le temps

 

 

Derrière la folie des visages et des horloges

Ce géant aux mains couleur de ciel

A petites foulées ; à travers nous qui passons

 

 

Ici – sur la rive des naissances et des morts

Dans un recoin du dehors

Sans frère ; sans parole à entendre

La bouche muette ;

Incapable(s) de vivre seul –

Incapables de vivre ensemble

 

 

La matière éprouvante et éprouvée

 

 

Un pas au-dedans ; un pas au-dehors

Sans rien comprendre ; sans rien apprendre ; inexorablement emporté(s) par le cours des choses

 

 

Aveuglément – dans les profondeurs

Et ce qui remonte avec les larmes

 

 

En plein vent

Le front orgueilleux écrasé contre la roche

Le soleil et la terre – dans leur mouvement

L'âme défaite

Comme condamné(s) à la joie

malgré l'emprise terrible des mondes

 

 

D'un changement à l'autre jusqu'au regard...

 

 

Un certain art de vivre – à mi-hauteur ; entre le monde et l'abîme – entre le monde et les cimes

 

 

Les mains et l'âme – débarrassées de ce qu'on leur impose

L'esprit capable – à présent – de boire l'aurore à longs traits

 

 

Ce que l'on voit avancer ; le plus humble et le plus sauvage

A foulées lentes – le cœur affûté

 

 

L'illusion du monde ; le vide vacant

 

 

A égale distance entre le sol et le ciel

 

 

Dans l'herbe et la terre – jusqu'à l'ultime pointe du jour

 

 

Mille idées ; mille réflexions – au lieu des faits – au lieu des gestes – au lieu de la lumière

 

Comme si les hommes étaient médiocrement occupés à commenter l'existence et à gloser sur le monde...

 

 

Le jour au coin du cœur

 

 

Du sous-sol aux crêtes – par le même chemin – sinueux et intermittent

 

 

L'émerveillement progressif – au cours de la marche ; vers ce bleu sans mémoire...

 

 

Face à la sauvagerie des corps vivants

 

 

Stoïque – sans supplication ; nous abandonnant au vent qui nous maintiendra à la verticale ; dans notre assise naturelle

 

 

Derrière les masques ; le visage (incroyablement expressif) de la tendresse

 

 

Seul(s) sous le rayonnement silencieux de la lumière

 

 

Une longue route ininterrompue

Avec des grilles – par endroits

Et le temps de part et d'autre

L'abondance recluse des deux côtés

Et l'âme soulevée, parfois,

par de très anciens restes de beauté

 

 

Nous tous ; modeste prolongement des Autres – du monde – de l'origine – de la vie – de la violence – de la mort – du vide – de la tendresse – de la lumière – du silence – de tous les possibles

 

Et dans un coin – s'imaginant séparés du reste ; les hommes incapables (si souvent) de sentir la parfaite inséparabilité des êtres et des choses

 

 

Le cœur brûlant qui embrase le monde

Et le silence que l'on réclame – un peu partout...

 

 

Une terre étrange ; un ciel étrange ; quelque chose pour personne

 

Une expérience sans témoin – sans commentaire ; des circonstances qui se déroulent (qui semblent se dérouler)

 

Ce qui a lieu – instant après instant

 

 

Le grand corps ; notre seule (véritable) famille

Et la solitude de ce qui voit

 

 

Ce qui circule – entre les pierres – entre les arbres –

entre les visages – entre les étoiles et les Dieux

L'invisible qui fait tressaillir les âmes

 

 

Le pas qui roule sur la pierre

Sans autre ressort que notre perte

Au centre du cercle qui, peu à peu, se dérobe

 

 

Du côté du regard et de l'effacement ;

de plus en plus

Sous les baisers du vent – amoureux

 

 

La main sur l'écorce

L'arbre et l'âme – réunis

Et l'invisible qui s'insinue ;

au-dedans de nos fissures

Des doigts jusqu'aux racines ;

le cœur tout tremblant

 

 

Le vide ; et le jeu des choses qui s'animent...

 

 

Affecté (de plus en plus) par cette humanité insensible – indécente – monstrueuse – méprisable

 

Bien décidé à nous éloigner (plus encore) de ce monde sans grâce ; et à refuser l'essentiel des privilèges que s’octroie l'espèce

 

 

La trajectoire des hommes

Tant de possibles ;

et si peu de certitudes (aucune – en vérité)

Sur nos épaules ; dans nos gestes ; sous nos pas ;

les mains du vent

 

 

Le vide qui enfante le jour – le monde – le ciel et la terre ; l'arbre – la bête – l'homme et le poème

Le début de chaque histoire...

Et tous les déroulements ; et toutes les fins – possibles ; que choisiront les circonstances successives

 

 

Sous des étoiles que personne ne regarde plus...

 

 

Rien qui ne dure ; rien qui ne reste

Le labeur incessant du vent sur l'âme –

la chair – le monde

Et cette clarté tourbillonnante

sur toutes ces histoires que l'on se raconte

 

 

L'épuisement du monde ; et ce grand trou – et ce grand feu – au cœur desquels tout est jeté ; et ce reflet du gouffre et des flammes dans les yeux égarés

 

 

A travers la parole (notre parole) ; le ciel – le miracle – la mort – le monde et la joie ; un peu de poésie – peut-être...

 

 

Cette absence de sol sous les pieds ; et cette baguette (intraitable) qui s'abat à chaque tentative de saisie

 

Le vide dans le vide ; ni chute – ni envol ; exactement ce que nous vivons

 

 

Ici – (si savamment) enchâssés – l'invisible et la matière – l'infime et l'infini

Et le cœur (presque toujours) gonflé de ce qui le traverse

 

 

Ce qui a lieu ; qu'importe le silence –

qu'importe l'agitation

De la pierraille sous les pas

Entouré(s) de lumière ;

et parcouru(s) de frissons

 

 

Les yeux tournés vers le ciel ; comme si quelque chose allait tomber ; comme si quelque chose pouvait arriver...

 

 

Un peu de ciel et de nuit au fond des choses

 

 

Le monde tel qu'il est ;

la trame du réel

Le contraire du hasard

Et l'évidence du regard

 

 

N'importe qui – n'importe quoi – ferait aussi bien l'affaire que nous – que l'Autre – que le monde – que le reste...

 

 

La vie (notre vie – toutes les vies) comme un baiser volé à l'infini ; et une douleur à désincarcérer

 

 

Au cœur de la douleur – la tendresse décelée ; loyale – impavide

 

 

En sa propre compagnie

Ainsi se vivent les élans – les rencontres –

les évidences ; la seule possibilité

 

 

Vers le grand désordre et la liberté

Au-delà de la performance et de l'ostentation

Au-delà du triomphe de l'intelligence

 

 

Ce qu'il reste du cœur – en ces contrées où l'on doit, sans cesse, se frotter à la pierre

 

 

Des pas – des pages – sans la moindre certitude – sans la moindre fioriture – axés (pour l'essentiel) sur la nécessité de l'infini et du poème

 

 

Le pied qui échappe au chemin

Et la créature – peut-être – à son destin

Vers une autre terre – manifestement

 

 

La lumière – à genoux

Nous suppliant

Au-dessus – encore

 

 

Vers l'Amour et la lumière ; à (tout) petits pas

 

 

Se hisser à la hauteur du vent

Au-dessus de la terre – simplement

 

 

Debout sur la pierre noire

Sous le ciel étoilé

L'infini dans les mains

qui se dressent (très lentement)

 

 

Le cœur et le monde – d'un seul tenant ;

sans la moindre séparation

 

 

De l'autre côté du rêve – en quelque sorte

 

 

Du haut du temps ; tant de choses révolues

 

 

Un pas en arrière ; et ainsi de suite

Vers ce lieu – vers ce temps –

d'avant la séparation

 

 

Par le même chemin – le retour

Comme un long (et lent) glissement

vers ce qui rayonne

 

 

Accoudé(s) au ciel (sans même le savoir)

 

 

En soi – au fond du secret – le silence et la danse

 

 

Sous la douleur

Du bleu et des fleurs

 

 

Seul – sous la lumière

Bien davantage qu'une manière de dire...

 

 

Aux côtés des arbres et des pierres

A proximité des bêtes tremblantes

au souffle puissant

La chair et l'âme – sauvages

 

 

Seulement le bleu – la route et la lumière

La seule possibilité

La seule manière d'approcher le ciel

 

 

Un œil sur le pas ; et l'autre sur la lumière

 

 

L'existence ; guère plus qu'un peu de vent – qu'un peu de peau – qu'un peu de sang

 

 

A peine quelques instants sur la terre ; quelques respirations – quelques pas ; et, le plus essentiel – sans doute ; ce que le cœur a compris...