Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

Carnet n°225

Carnet n°226

Carnet n°227

Carnet n°228

Carnet n°229

Carnet n°230

Carnet n°231

Carnet n°232

Carnet n°233

Carnet n°234

Carnet n°235

Carnet n°236

Carnet n°237

Carnet n°238

Carnet n°239

Carnet n°240

Carnet n°241

Carnet n°242

Carnet n°243

Carnet n°244

Carnet n°245

Carnet n°246

Carnet n°247

Carnet n°248

Carnet n°249

Carnet n°250

Carnet n°251

Carnet n°252

Carnet n°253

Carnet n°254

Carnet n°255

Carnet n°256

Carnet n°257

Carnet n°258

Carnet n°259

Carnet n°260

Carnet n°261

Carnet n°262

Carnet n°263
Au jour le jour

Octobre 2020

Carnet n°264
Au jour le jour

Novembre 2020

Carnet n°265
Au jour le jour

Décembre 2020

Carnet n°266
Au jour le jour

Janvier 2021

Carnet n°267
Au jour le jour

Février 2021

Carnet n°268
Au jour le jour

Mars 2021

Carnet n°269
Au jour le jour

Avril 2021

Carnet n°270
Au jour le jour

Mai 2021

Carnet n°271
Au jour le jour

Juin 2021

Carnet n°272
Au jour le jour

Juillet 2021

Carnet n°273
Au jour le jour

Août 2021

Carnet n°274
Au jour le jour

Septembre 2021

Carnet n°275
Au jour le jour

Octobre 2021

Carnet n°276
Au jour le jour

Novembre 2021

Carnet n°277
Au jour le jour

Décembre 2021

Carnet n°278
Au jour le jour

Janvier 2022

Carnet n°279
Au jour le jour

Février 2022

Carnet n°280
Au jour le jour

Mars 2022

Carnet n°281
Au jour le jour

Avril 2022

Carnet n°282
Au jour le jour

Mai 2022

Carnet n°283
Au jour le jour

Juin 2022

Carnet n°284
Au jour le jour

Juillet 2022

Carnet n°285
Au jour le jour

Août 2022

Carnet n°286
Au jour le jour

Septembre 2022

Carnet n°287
Au jour le jour

Octobre 2022

Carnet n°288
Au jour le jour

Novembre 2022

Carnet n°289
Au jour le jour

Décembre 2022

Carnet n°290
Au jour le jour

Février 2023

Carnet n°291
Au jour le jour

Mars 2023

Carnet n°292
Au jour le jour

Avril 2023

Carnet n°293
Au jour le jour

Mai 2023

Carnet n°294
Au jour le jour

Juin 2023

Carnet n°295
Nomade des bois (part 1)

Juillet 2023

Carnet n°296
Nomade des bois (part 2)

Juillet 2023

Carnet n°297
Au jour le jour

Juillet 2023

Carnet n°298
Au jour le jour

Août 2023

Carnet n°299
Au jour le jour

Septembre 2023

Carnet n°300
Au jour le jour

Octobre 2023

Carnet n°301
Au jour le jour

Novembre 2023

Carnet n°302
Au jour le jour

Décembre 2023

Carnet n°303
Au jour le jour

Janvier 2024


Carnet n°304
Au jour le jour

Février 2024


Carnet n°305
Au jour le jour

Mars 2024

 

Carnet n°306
Au jour le jour
Avril 2024

 

Carnet n°307
Comme à la pointe du rêve
Mai 2024

 

Carnet n°308
A l'orée du plus intime

Juin 2024

 

Carnet n°309
Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

Carnet n°310
Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

Carnet n°312
Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

17 avril 2020

Carnet n°229 Notes journalières

Sous le ciel – toujours – le même soleil – le sang – le sable – les mêmes pierres – les mêmes peines – un peu de joie devant l’inconnu – le cœur qui bat – quelques éclats de rire (parfois) et des larmes (le plus souvent) – la bonté et l’infamie…

Rien ne change (véritablement) sur la terre…

 

 

De loin – le plus bel amour – comme un rêve dans le souvenir – ce qu’il était, sans doute, en réalité…

 

 

Tout – aujourd’hui – se réduit à un souffle – le souvenir et l’héritage – celui qui dicte la parole et le pas – à égale distance l’un de l’autre – sans détour – sans mensonge – justes – fidèles au pacte le plus ancien…

Le Divin présent au milieu des ombres…

 

 

Un air de fumée et de fête – dans notre enclos – soumis à toutes les ruptures – et fermé depuis au moindre visage…

Des désastres qui ont fait naître des murs qui ont délimité un cloître – un périmètre central restreint où l’on vit enfermé – joyeusement parfois – et que rien, à présent, ne peut plus traverser – excepté, peut-être, le silence et la lumière…

 

 

Des élans de dépit – puis, plus rien – un arc-en-ciel fidèle entre nos mains – à la jonction du ciel et de l’âme – entre soleil et tristesse – les yeux dans l’impatience d’un autre jour – d’un autre monde où l’Amour (et les rencontres) seraient possibles – où les âmes seraient plus légères – plus intègres – plus accomplies – et les visages moins sombres (et moins plaintifs)…

 

 

L’aube – belle par nature – et comme l’enfance – sans limite – lorsque les mains demeurent innocentes. Le lieu de la lumière et de la parole – accueillantes…

 

 

Rien que des souvenirs et du silence pour ceux que l’on aime encore (en secret)…

Cette part que Dieu nous réserve – en cachette – plongé au cœur de notre solitude…

 

 

Le soleil fidèle à la pierre – l’âme fidèle à la main – à l’exacte jonction du visible et de l’invisible…

 

 

Des morceaux de lune et des restes de colère – comme soudés ensemble – dans notre cœur encore en lutte – encore ravagé – qui a renoncé aux mouvements (trop) volontaires – qui attend l’émotion pure et l’épanouissement sans faille – la grâce de l’abîme offerte à ceux qui arpentent (courageusement) les confins du monde – les terres humaines les moins fréquentées – à la lisière de ce que la raison sera toujours inapte à comprendre…

 

 

La tête trop pensive à ressasser sa peine – comme une (réelle) infirmité – cet esprit obstiné qui cherche son chant – son énergie – son salut peut-être – dans cette vieille voix (rauque) qui se répète…

 

 

Des histoires – des limites – l’Absolu…

Des tâtonnements – un itinéraire qui se dessine – des obstacles – l’opacité commune – des élans (trop) intentionnels – des honneurs et la persistance de l’identité…

Les Dieux médusés devant notre danse folle (et stérile) – les ténèbres qui exultent – les choses et les visages de moins en moins fraternels…

Nos pauvres horizons qui, peu à peu, se referment…

 

 

On s’enfonce, peu à peu, dans le creux de notre respiration – aux confins de la source – au plus près des eaux dormantes…

Et de proche en proche – on s’éveille dans cette chambre posée au milieu du monde – là où les arbres et les bêtes ont remplacé les visages humains. Hors du temps – éloigné (si éloigné) de ce siècle…

 

 

Le désir perpétuel d’un autrement – d’autre chose – d’un ailleurs – le changement – l’au-delà du connu – des limites. La vie tâtonnante – cherchant sans relâche l’équilibre – le plus juste…

Et ce qui passe – ce qui vieillit en quelques dizaines d’années. Ce qui bute contre lui-même – en gâchant ses chances – s’éloignant toujours davantage à mesure du refus…

Des tours – mille tours concentriques avant de revenir vers soi – au centre – avant de traverser l’épaisseur opaque – avant d’atteindre le vide perçu jusqu’ici comme un néant – un malheur – quelque chose de moins enviable que l’enfer…

 

 

Des oiseaux – en soi – et autant d’arbres et de rivières – du soleil et du vent au-dessus de l’eau et des forêts. Et nous autres – parmi les herbes et les bêtes – au milieu de la terre (sauvage)…

Notre tête sur le sol – nos yeux tournés vers l’azur – l’âme à la verticale comme le lien – la pièce qui manquait à l’ensemble pour se redresser…

Seul sans la foule – orphelin de toute ascendance – les leurres et la détresse franchis…

Et, aujourd’hui, pas si éloigné de la complétude contemplative et agissante. Au terme, peut-être, du grand voyage sans pas – sans chemin…

Là où nous sommes – le seul lieu – propice – approprié – existant…

 

 

D’une absence à l’autre – sans jamais toucher terre – des vies de sommeil inutiles – comme un séjour-parenthèse au cours de ce long voyage…

 

 

Des jours à peupler pour s’imaginer vivant – émietter l’ennui – les désagréments – et le supplice, parfois, d’avoir été jeté sur la route – ici-bas – sans le moindre consentement…

Le rêve – comme un habit de fête – un peu de sucre dans notre breuvage amer – comme un parfum d’ailleurs – une fenêtre – un peu d’air frais dans les bas-fonds – l’obscurité – la pestilence…

 

 

Tous les souvenirs réfugiés aux angles de la mémoire – le passé-pente – lieu-dédale davantage que surface plane. Dans les recoins – de l’irritation – des tas de mensonges et de regrets. Quelques honneurs perdus et bafoués. Rien qui n’ait (véritablement) notre préférence…

Plutôt l’oubli que la moindre réminiscence…

 

 

Un frère – pareil à nous-même – ce que l’on cherche – et ce que l’on trouve, parfois, à l’intérieur. Toute une fratrie – en vérité – une communauté éminemment fraternelle – dans les hauteurs les plus simples et les plus dépouillées de l’esprit – vide – comme un vaste espace peuplé d’âmes tendres et dévouées – attentives et toujours soucieuses de replacer au centre – en nous – la part la plus fragile – la plus blessée – la plus enfantine – pour la chérir – la soigner – lui donner ce que nul n’a pu – n’as su – lui offrir – pour la guérir de ses plaies et de ses inquiétudes nées de la proximité de ce monde, parfois, terrible et de cette existence sans tendresse…

Au-dedans de soi – cette chaleur inconnue – bénéfique – comme au milieu d’une assemblée bienveillante – à l’abri – au cœur de ce merveilleux être-ensemble…

Dieu multipliant les visages à l’intérieur – les faisant apparaître les uns après les autres – dans cette profonde solitude qui a vu disparaître, une à une, les figures du dehors ; les figures proches – les figures amies – les figures alliées – toutes ces âmes qui, pensait-on (avec tant de naïveté et d’espérance), nous resteraient fidèles (et loyales) jusqu’à la mort…

 

 

A celui qui se place au centre du cercle – la profondeur et le va-et-vient – l’air et l’immobilité – tourbillons et cabrioles autour de nous-même…

Ce que devient l’Autre – toujours moins étranger – comme la part la plus lointaine qui, peu à peu, se rapproche…

 

 

Un monde de lignes et d’effacement – à chaque intersection – une naissance et une mort presque simultanées – des points de départ et d’arrivée – en apparence – mais, en vérité, la poursuite du dessin – le prolongement indéfini de l’immense arabesque – le jeu sans fin des traits et des soustractions…

 

 

Debout – le visage posé sur nos mauvais rêves – quelque part au milieu de la nuit – du tunnel – rien que du noir – partout – et se croyant endormi. Comme une vie sous cloche – et nos cris – et nos élans – contre les parois – toujours entourés de néant…

 

 

Comme l’eau – le ciel – les rochers – stable – fuyant – immobile – simultanément – toutes les traces du sommet dans l’esprit – avec des masques-caméléons – multiformes pour s’essayer à tous les jeux du monde – à tous les jeux de la création…

 

 

En d’autres lieux que la terre – là où est l’âme – là où l’esprit aimerait aller – plus qu’un pays, un jardin – plus qu’un jardin, une forêt – plus qu’une forêt, une aire de transparence aux apparences changeantes et modulables…

Notre portrait sans visage – le reflet, peut-être, de la vérité – à travers le miroir du monde…

 

 

Une lune au-dedans de notre désordre – quelque part dans l’âme – avec des oiseaux de passage qui traversent notre joie provisoire. L’enfance qui revient – l’enfance qui s’oublie – pour guérir le monde de notre impuissance – pour que l’on puisse échapper aux ruines – à la rouille – au désarroi – pour que la terre devienne (enfin) les balbutiements de notre ciel commun…

 

 

Seul – avec les histoires qui nous traversent – comme de grands oiseaux sombres – sans bonheur – sans éclat. Quelques bruits trompeurs – des voix – et quelques rires (parfois) – dans le désordre de la chair…

 

 

Les eaux-monde sur les pierres blanches de nos existences – passant et repassant – lavant et délavant ce que nous imaginons posséder ; rien – en vérité – pas même notre âge – pas même notre repos – quelques prières, peut-être, passablement inutiles…

 

 

Un chant brûlant – presque silencieux – pour dissiper la tristesse – et rapprocher l’âme de la source – le soleil du monde – quelque chose qui ressemblerait à un miracle…

 

 

Dans l’œil – ce lointain imprécis et grimaçant – fleur aux lèvres – l’âme fragile – frugale – solitaire jusque dans ses déchirures – jouant avec la nuit et ses ombres…

Tout qui s’écoule comme au premier jour de l’innocence – les eaux bleues du royaume déferlant – nous emportant à vive allure vers ce que nous portons au cœur – en secret – en silence…

Comme l’annonce (possible) de la fin de l’hiver…

 

 

Encore au milieu de l’enfance – avec trop d’étoiles dans l’âme – et trop de rêves dans la tête – le sang presque neuf – malgré l’expérience et la mélancolie – malgré cette tristesse (inguérissable) d’être au monde…

 

 

La faim – toujours – au milieu des prières. Dans le corps – la patience d’aller. Dans la tête – trop de soupirs…

De rocher en rocher – jusqu’au gouffre final – trou puis, tumulus – avec le ciel – le vent – les oiseaux – comme uniques témoins…

 

 

Nous pleurons et rions – pendant que la lumière monte – en nous – escalade nos tours – traverse nos remparts – dépose sur nos épaules nues – et notre âme tremblante – une longue cape blanche – nous déguise à la manière des moines et des magiciens…

 

 

En l’Autre – parfois – une grâce – à travers un geste maladroit – des yeux trop tristes de n’avoir jamais trouvé l’Amour – un air mélancolique et solitaire – un regard sensible – à travers la marque du manque et celle de la soif de lumière – ce qui rend plus humain qu’à l’ordinaire – les débuts de l’homme au-delà des instincts – notre seule espérance – en vérité…

 

 

Les mains de l’aube remontant la jeunesse – s’insinuant dans l’antériorité du monde – ce qui a précédé la première naissance…

Et nous autres – plus loin (bien plus loin) – entre le songe et la mort – dans cette étrange vieillesse née de la ronde des saisons – parmi les fleurs et la roche – dans des clairières mystérieuses où les âmes, en y entrant, livrent leurs secrets – possédées déjà – depuis le premier jour – condamnées à ne rien trouver – à se laisser guider par les sentiers qui mènent au seuil de l’aurore…

 

 

Nous – parmi les hommes – ces étrangers – ces barbares soumis aux lois du ventre – au règne de la faim…

Jamais au-delà de l’horizon. Jamais ni d’âme – ni de ciel. Rien de ce qui se vit à l’intérieur – juste les cris et le sang qui, à force de couler, rougit le cœur – le sol – les yeux…

Un monde d’assassins sans regard – sans pitié…

 

 

La vie – le visage – entre le sang et la cendre – ce qui initia la naissance – et ce qui couronnera la fin – longeant le mur – long – interminable – pendant des dizaines d’années – sans jamais rien rencontrer – en chemin – quelques ornières – quelques fantômes – et les bruits du cœur au-dedans – comme un écho incompréhensible – les mains et l’âme écorchées à force de frotter contre le béton gris – à force d’attente et d’espérance déçues…

 

 

Inconnu(s) à nous-même(s) – lors de la rencontre…

Dans les yeux – comme une lassitude – une fatigue nouée à la tristesse – l’âme malheureuse de ne rien trouver – quelques vagues équivalences (presque) sans valeur – des visages interchangeables – rien qui ne puisse (réellement) nous rapprocher…

 

 

La somme des instants – jamais – ne fera une éternité. Il faudrait oublier le temps – tout oublier – jusqu’à notre visage – pour goûter ce qu’aucune horloge – ce qu’aucun calendrier – ne peut nous révéler…

 

 

Ton sur ton – notre nudité sur l’innocence – notre beauté sur la neige – comme un peu de clarté dans la lumière – un peu de ciel dans le bleu déjà immense…

 

 

Il ne sert à rien d’espérer – il faudrait invalider le temps – devenir chaque battement de cœur – chaque souffle – chaque parcelle du monde – les saisons dans le désordre – les feuilles rouges des arbres et les bourgeons – la nudité de la roche et le printemps – être chaque possible – simultanément…

 

 

Embarqué(s) vers le jour – presque malgré nous…

 

 

Le poids du monde – sur les épaules – dans la tête – ces vivants sans épaisseur qui nous écrasent – qui meurtrissent la chair trop tendre – qui donnent à l’âme cette allure bancale et claudiquante – qui font luire la sueur sur notre front – et qui finissent par changer tous nos sourires en grimaces…

 

 

Des pierres et des yeux sur le chemin – pas de quoi emplir la mémoire – pas de quoi donner envie d’aller voir derrière l’horizon – pas même de poursuivre jusqu’au prochain virage…

Une halte – oui – plus que nécessaire – un lieu en soi à la place du voyage – un espace pour tous nos visages et notre fatigue – une présence à naître pour continuer à vivre au milieu de l’absence – au milieu de la nuit…

Ni tête – ni soleil – un cœur brûlant pour donner à la chair grise un peu d’humanité…

 

 

De l’éclat d’un Autre – d’un monde – mille gouttes de pluie – le silence des bêtes et l’espace qui nous entoure – notre peur et notre amour mis à nu – la tête au milieu des arbres – sur le seuil, déjà, du jour suivant…

 

 

Dans nos mains nues – toutes les récompenses…

Dans l’esprit – tous les châtiments – et quelques remontrances tenaces…

Au-dehors – notre nom gravé quelque part – sur un morceau de bois – sur un morceau de vent – rongé par le temps – déjà parti – déjà ailleurs…

Au-dedans – le silence et l’impatience – la fébrilité de ceux qui espèrent…

Pourtant – rien ne viendra (rien n’est jamais venu). Rien ne se passera (rien ne s’est jamais passé). Trop de rêves – seule la mort s’approchera (elle finit toujours par s’approcher) – et on l’entend déjà – elle avance à petits pas ; le visage aura beau se détourner et l’âme se dérober, nous serons pris comme toutes les autres fois…

 

 

L’aube – parmi nous – discrète – comme le silence – venue nous visiter – se rendre compte de la distance (exacte) qui nous sépare de la source – et du long détour que nous avons réalisé pour avoir supplanté les Dieux et la providence – et de la force des vents qui, chaque jour, nous poussent vers nos propres sortilèges – les malédictions de notre voyage autour du grand mystère…

 

 

Le livre – vierge – à présent – des feuilles blanches désunies – libérées de leurs agrafes et des contraintes (ennuyeuses) de la continuité – rendues au vent – à la solitude – au silence – vouées à aucun autre signe que ceux de l’invisible ; rien qu’un peu de soleil sur la neige – l’œuvre de la lumière…

 

 

A trop grande distance de l’être pour assumer son silence et sa solitude…

 

 

Frontières – que nous longeons – d’un seul tenant – comme la grâce et le ciel ; tout – relié – la même matière – et nous – ce regard – au centre – au cœur de ce périmètre sans périphérie…

 

 

En soi – comme une présence – la seule réalité peut-être – ce qui compte face au provisoire – face au dérisoire – de ce monde…

On n’attend rien – on est – sans frisson – sensible – indifférent – face aux démons des Autres – face aux démons du temps…

Rien ne compte – et moins que tout – nous-même(s) et nos misérables histoires…

 

 

Rien du jour – la noirceur – l’impur – ce qui ressemble à un séjour ou à un voyage selon la curiosité de l’âme…

 

 

Le monde – comme un rêve – qui se détache. Ne restent que la beauté du sauvage et la tendresse pour ce qui est seul…

Les formes changent – d’instant en instant – d’époque en époque – de vie en vie – jamais ne s’achèvent – se font et se défont devant nos yeux tranquilles – comme un ouvrage malhabile – une œuvre de joies et de malheurs passagers – sans importance…

Rose – pétales – épines – fumier – rien – selon les saisons – ni innocence – ni culpabilité – jouets et monstres se séduisant – se maltraitant – s’unissant – se désagrégeant – livrant, peu à peu, tous leurs secrets…

Rien d’important – ni d’essentiel – sous l’azur ; la permanente recombinaison des formes plus qu’éphémères – l’instabilité presque frivole – et inévitable (bien sûr) – devant l’être – le regard sans inquiétude – inconcerné par la beauté ou la monstruosité des jeux et des déguisements…

 

 

Nous – sur le seuil – tous les seuils – regardant – impassible – de tous les côtés du monde – sans s’attrister des malheurs – sans se réjouir de ce qui semble heureux – sans même rire des farces inventées – ni même (très) étonné par les inventions et les métamorphoses incessantes…

Le cœur invulnérable – sans émoi – face à la déraison – face à la pensée – face aux cabrioles et aux apparences – sensible – seulement – à la beauté de la neige qui tombe, de temps en temps, sur quelques âmes privilégiées et à ce qui s’imagine seul et démuni au milieu des Autres…

 

 

Parfois – la blancheur – non comme un rêve – comme une île – un halo de lumière – la tête qui se dresse – la main qui jette toutes les espérances pour être plus que vivant à l’intérieur…

Et dans l’œil – pas la moindre crispation devant le défilé du monde – toutes les silhouettes de passage…

 

 

Tous les piliers brisés – à présent – plus que des flots et des courants – et les restes de l’âme qui jouent au milieu des eaux qui s’écoulent sans retenue…

Ce qui glisse – ce qui sombre – au milieu des éclats de rire…

 

 

Des doigts sur le sable – quelques traits – un dessin, peut-être, sous la lumière – la poursuite sans cesse renouvelée du même voyage – avec des souvenirs – et des querelles parfois – des cris et encore quelques interrogations – rien de réellement insupportable ; la vie qui passe – et l’exil comme un tertre en soi – de plus en plus loin des rives – de plus en plus haut – comme une flèche vers le ciel – l’origine de la neige…

 

 

Rien – l’apparence d’une disparition – et ce qui, en nous (en nous tous) – s’enfonce dans les profondeurs et fait voler en éclats toutes les certitudes – toutes les fausses évidences…

Rien – il ne reste rien – sinon l’assurance du mystère – du silence – de l’infini – sous les traits tantôt de l’Amour, tantôt de l’absence – quelque chose, en tout cas, d’incroyablement tendre et familier – comme un sourire maternel sur un visage inconnu…

 

 

Des instants brûlants – comme la roche – cette pierre née des profondeurs – comme notre destin hésitant – courageux – dans l’étrange sillage de l’invisible – au devant de soi – désarmé et tremblant – face au plein jour – face au sommeil – face à tous les abîmes – les yeux fermés au milieu du silence…

 

 

Partout – la fausse raison et le sang – l’odieuse légitimation du crime – de l’organisation meurtrière ; la faim et le bonheur – la supériorité de l’homme – seule valeur certaine (et encore – pas pour tous) disent-ils…

Et où que l’on aille – on entend l’écho très proche des hurlements de nos ancêtres – poils et massues dressés – parés pour la lutte et le combat…

 

 

Le silence détrôné par la fougue impétueuse – contenue trop longtemps – comme une vengeance sournoise orchestrée par la matière – trop souvent reléguée à une forme grossière – incroyablement triviale…

Aujourd’hui – le déluge – qui insiste – persévérant – qui déferle – qui dévale les pentes trop longtemps interdites. Des flots et des forces – des routes inondées – hors d’usage – submergées par mille courants dévastateurs…

La déroute du silence et l’impuissance des prières. La quiétude sabotée par l’infernale puissance du monde – en nous – autour – partout…

 

 

L’alphabet de l’invisible et du désintéressement – et toute une syntaxe à inventer pour le peuple des sages et du silence…

 

 

Dans nos abîmes – notre préhistoire et la destination de toutes les routes que nous avons inventées pour nous en libérer…

L’homme – matière de sa propre chute – de sa propre perte – de son propre effacement…

 

 

Pas encore affranchi de la pierre – présente à tous les âges. Et nos feuilles – et le faîte même du monde – y prennent appui – et n’en sont, en définitive, que les hauteurs…

Pas même un soleil sur la terre ouverte – sur les âmes endormies. L’ombre – partout – comme la seule loi commune – ce qui est le plus répandu – puisque tout s’y prélasse – jusqu’à notre espoir de nous en débarrasser…

 

 

Rien en dehors de soi – pas même la nuit – pas même le monde…

Notre peine – seulement – qui vient s’ajouter au néant – et son contrepoids de solitude – au-dedans…

 

 

D’un côté – le souvenir – de l’autre – la danse folle – presque extatique – lors de nos longues marches parmi nos frères à écorce et à lichen…

Une seule lumière au lieu de mille étoiles…

Notre souffle plutôt que nos envies successives d’ailleurs – des songes souvent plus attristants que le réel…

 

 

Parfois – tout a l’air gris – couleur des mauvais jours. Les malheurs et la fièvre, au-dedans, inassouvie. Le désespoir qui s’écoule comme du sable – grain après grain – et ces pas qui crissent dans notre cœur immobile. Rien que l’on ne puisse regarder en face – yeux dans les yeux ; notre fuite et notre déroute – seulement – le bruit des pas qui ont peur – et cette tristesse comme notre seul appui…

 

 

Prisonnier du monde et du mensonge – des traits épais et imprécis griffonnés par le feutre des Autres – que nous avons cru nôtres – et inversement – l’illusion de haut en bas – épaisse – dégoulinante – saupoudrée de paroles lasses – et, pourtant, presque lucides (parfois) – nous-même – loin du vrai – à côté peut-être – à vivre aussi seul ici qu’ailleurs – dans la proximité d’un ciel moins étranger que toutes ces âmes indifférentes – que tous ces visages (trop) lointains…

 

 

Le quotidien durera jusqu’à la fin du sommeil – ensuite – on ne sait pas – tout sera tranchant – suffisamment sans doute pour que rien ne dure – pour que rien ne reste…

 

 

Au-delà du monde – le reflux – le retour – ce que nous n’aurions pu imaginer en restant sur les rives communes ; la régression jusqu’à l’origine pour accéder à une existence plus libre – plus belle – plus autonome…

 

 

Dans la frange la moins épaisse du rêve – avec des mers et des monts – des colonnes hautes comme la nuit – des familles – des tribus et des peuples – avec du vide sous le front et du vent nocturne et fatigué entre les tempes – quelque chose comme les restes d’un oiseau blessé qui aurait passé sa vie en cage ; rien de juste – rien de droit – un inventaire de choses disparates et cruelles…

 

 

Au-delà du sens des mots – il y a un monde – des mondes – mille merveilles possibles – un langage qui, sans cesse, se réinvente – qui se cherche sans jamais se trouver tant tout est instable – tant l’essentiel glisse toujours plus loin – derrière – à côté – par-dessous – jamais là où on l’attend – jamais là où on l’imagine…

 

 

Rien que la folie des têtes et l’égarement des peuples. La bêtise hissée au plus haut avec les griffes et les instincts – le repli et le territoire – la disgrâce de tous les gestes et de toutes les intentions – le sacre du rêve et de l’inutile – l’horreur façonnée pour mille lendemains – pour mille siècles peut-être…

 

 

Notre tête – au milieu de la forêt – comme posée là – à l’écart – attentive – sans pensée – au chevet du silence – au milieu de ceux que l’on aime – de tous nos frères sans parole – sans histoire – dignes des plus belles et des plus hautes verticalités…

 

 

De la neige dans les yeux – quelque chose de léger et de froid – en couches épaisses – comme un manteau assassin – une couverture nocturne qui obstrue la vue – et sous laquelle on finit par mourir – asphyxié…

 

 

Le cœur trop pesant pour vivre – l’âme égarée – introuvable – la gorge nouée – la poitrine haletante – l’existence pareille à un mauvais rêve – l’épuisement à respirer trop près de ses semblables – ceux qui, en apparence, nous ressemblent…

 

 

L’horizon si longtemps oublié – comme un secret caché aux vivants – au milieu du sable – la fleur – ce qui ne peut éclore sans émoi – sans un regard né du fond de l’âme…

Le monde passe – continue de passer – sans cœur – insensible – les yeux ailleurs – déjà posés sur le pas suivant – sur le terme du mouvement (ou la fin du voyage) – trop loin de nous – trop loin de tout – plus qu’absent…

 

 

Nos mains malhabiles devant l’air trop affairé du monde – cris – ivresse – tortures – comme une ombre immense qui recouvrirait notre labeur – tous nos efforts – toutes nos malheureuses tentatives…

Notre présence – nos intentions – appartiennent au domaine de l’invisible – comme notre sensibilité que l’on dénigre sans raison – comme notre chair fragile et notre front docile – que l’on veut soumettre à tous les rites – à tous les jeux – à tous les rêves – du monde…

L’âme résiste – s’arc-boute – refuse – s’enfuit – mais nul ne la voit – nul ne la respecte – nul ne comprend sa détermination – son élan vers la solitude…

Tout semble illusoire – l’âme – le monde – notre prison – pourtant, les blessures saignent – et le cœur, un jour, finit par s’arrêter…

 

 

Dans l’ivresse de cette longue nuit morose – nos congénères polissent leur miroir – s’exposent sans retenue – sans pudeur – célèbrent leurs (dérisoires) aventures – en rêvant, en secret, d’une autre vie…

 

 

Aveugles à l’ombre immense qui les poursuit – et qui se tient devant eux…

Doués pour l’art de l’illusion…

Prestidigitateurs aux blessures profondes – recouvertes – dormant – et rêvant de mille autres sommeils…

 

 

L’oreille attentive aux murmures des eaux souterraines – la mort devant soi – le chagrin au-dedans – des fleurs qui poussent au bout des doigts – la tête vide – sans prière – l’âme dans les mains de l’aurore…

Notre vie au milieu des arbres – en pleine forêt…

L’ombre des hommes et les ondes du Divin – sur l’âme…

L’Absolu qui se déploie – au-dedans – peu à peu – imperceptiblement…

 

 

Dans le tumulte des âges – dans l’ordonnancement des siècles – quelque chose entre la vie et la mort – qui accumule les naissances un peu naïvement – sans prêter attention à la ronde des jours – à la ronde des pas – qui cherche à dompter les vents – à diriger les destins – au lieu de s’abandonner à l’inexistence des chemins…

 

 

Mortels – comme si nous ne le savions pas…

Eternels – comme si le temps n’existait pas…

Du sable qui s’écoule et le cycle de l’eau…

Et le regard qui contemple – et soutient la course – la nôtre comme celle de mille autres visages…

Partout – au-dehors – au-dedans – des mondes – des rêves – des étoiles – toutes les possibilités de la lumière…