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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Devant un Dieu invisible

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Et si le monde était l'exil

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La danse secrète

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Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

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Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

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Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

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Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

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Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

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Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

EN SON FOR INTERIEUR (VOLUME 2) deuxième partie

JOURNAL (2025-2026)

 

402

Dans ma vie quotidienne, je me sens profondément ethnographe comme si je séjournais ici-bas en terre étrangère ; je me montre particulièrement curieux des mœurs et des lois en vigueur, des différents domaines de l'existence et des différentes sphères du monde. Dans mon travail d'écriture, je me sens profondément artisan, œuvrant avec la matière brute de mes expériences et de mes observations, rabotant ici et là « mon témoignage » pour façonner une parole aussi dépouillée que possible. A ces « deux métiers », il faudrait, bien sûr, en ajouter un troisième – la toile de fond de mon existence – ce qui m'anime plus que tout : je suis ce que l'on pourrait appeler un chercheur d'Absolu – un chercheur métaphysique et spirituel. Et avec ces « trois professions », je crois que l'on résume assez bien la manière dont j'appréhende ce séjour terrestre.

 

 

403

D'incessants allers-retours

entre l'âme et la langue

pour que l'encre est la couleur du ciel et du sang

 

 

404

Une parole sans assurance

témoignant seulement d'une expérience

cherchant dans le regard et au fond de l'âme

la preuve de ce qu'elle affirme

 

 

 

 

 

405

L'inénarrable répétition des gestes et des jours

 

 

406

Jusqu'à la dernière heure

recommencer

 

 

 

 

 

407

Nos vies, nos idées, nos croyances sont (bien sûr) irrésistiblement conditionnées par notre culture, notre éducation, notre environnement et notre humaine condition. On n'est et on ne naît jamais « hors sol ». Et je me pose parfois cette question : que serions-nous, quels seraient nos pensées, nos certitudes et notre mode d'existence si nous l'étions ?

 

 

408

Comme un immense vertige

sur cette corde tendue

au-dessus de l’immensité

sans très bien savoir

où elle commence

et où elle finit

sans très bien savoir

où se trouve l'abîme

peut-être au-dehors

peut-être au-dedans

 

 

 

 

 

409

Tant de misère et d'espérance en ce monde. Et tant de possibles et de limitations aussi...

 

 

410

La tête si près de la pierre

L'âme si proche du ciel

qu'il ne sert à rien de renier le monde

qu'il convient seulement de se tenir en équilibre

sur cette étrange passerelle

 

 

 

 

 

411

Depuis bien longtemps, je ne parviens plus à me contenter de lire un seul ouvrage à la fois. J'ai toujours sur ma table 3 ou 4 (et parfois plus) livres en cours. Ainsi, en ce moment, je suis en train de lire le « Journal d'un moine zen » de Santoka, « Le chemin des humbles » de Rémy Bordes (les chroniques d'un ethnologue au Népal) et « Perpétuités » d'Anne-Marie Marchetti – une monographie sociologique sur les personnes condamnées à de longues peines d'incarcération en France à la fin du XXe siècle.

 

 

412

Des signes

pour nous défaire

de la pesanteur et du temps

déconstruire ce que nous appelons le monde

pour retrouver en soi

la souveraineté du vide

 

 

413

Plus haut que le monde, les mots

Et plus haut encore, le silence

 

 

 

 

 

414

Pieds nus sur la terre

le cœur simple

l'âme légère

l'existence sobre et frugale

Je ne connais de manière d'être au monde

plus saine et plus joyeuse

 

 

415

Sous mille soleils déjà

cette terre où s'épanouissent les fleurs

où le sensible est penché sur son avenir

où la caresse a remplacé le cri

où l'Homme n'est plus qu'un instrument de la vie

 

 

 

 

 

416

Je n'aime rien tant que ces longs après-midis oisifs et sylvestres passés à lire, à regarder le ciel, à savourer cette douce sérénité. Il y a quelque chose de profondément naturel qui me relie au monde et m'affranchit du temps.

 

 

417

Hors du rêve

le visage du monde

au-delà même des mots

 

 

 

 

 

418

Qu'est-ce qui fait la valeur d'un Homme sinon sa manière d'entrer en relation avec ce qui l'entoure – avec les êtres et les choses du monde et de l'invisible...

 

 

419

Dans nos mains

toutes les autres mains

Et dans notre cœur

toutes celles qui s'y sont refusées

 

 

 

 

 

420

Vivre dans la perpétuelle perspective du sacré où toutes les choses du monde et de l'âme sont une invitation à l'être et au Divin. Je crois qu'il n'y a de plus belle et plus profonde façon d'habiter la terre.

 

 

421

Par-dessus l'écume

l'aube bleue

son parfum et sa lumière

Impassible devant nos tremblements

comme au premier jour du monde

 

 

 

 

 

422

Où vont donc mourir les nuages qui traversent le ciel ?

 

 

423

Là où tout se disperse et se confond

comme les nuages

mêlant leur souffle, leur visage et leur nom

 

 

 

 

 

424

Là-bas, au loin, dans la vallée, le bruit des Hommes ; le cri strident des tronçonneuses, le vrombissement des moteurs de voiture et sur la colline qui me fait face, des coups de fusils... L'être humain omniprésent, omnipotent, roi autoproclamé d'un royaume où les êtres et les choses lui sont entièrement assujettis.

 

 

425

L'Homme englué dans ses propres délires

dans ses ambitions et son ivresse

fondés sur le sang versé

 

 

426

Dans cette absence saisissante du Divin

l'Homme plongé au fond de l'obscurité

 

 

 

 

 

427

Les choses du visible et de l'invisible, les choses du dedans et du dehors savoureusement mélangées comme si les frontières qui séparent artificiellement ces sphères se désagrégeaient peu à peu. Quel délice de ressentir cette porosité du cœur et du corps, l'esprit léger et flottant au milieu de cette nébuleuse changeante.

 

 

428

Infiniment poreux

tous ces morceaux de monde

que l'esprit de l'Homme a découpé

Sans la moindre frontière en vérité

 

 

 

 

 

429

Agir par nécessité et ne faire que ce qui advient spontanément

 

 

430

Sans courir

sans compter

allant et venant

comme les nuages et la neige

assez innocemment

 

 

 

 

 

431

Si sensible au vivant comme si le cœur des autres battait au fond de ma poitrine...

 

 

432

Au pays de l'intime

quelque chose du silence et de la joie

une manière de se tenir

au cœur de l'innocence

 

 

433

Ce qui nous unit plus que ce qui nous distingue

pour bâtir un monde plus respectueux de la différence

 

 

 

 

 

434

Convertir la langue en gestes et en présence. Ou, plutôt, délaisser les mots pour une manière moins abstraite d'habiter le monde...

 

 

435

Le geste est le langage de l'âme

 

 

436

Alors que tout se tait

un destin s'exprime

l'âme dessine le fil

sur lequel il faudra marcher

 

 

 

 

 

437

Cesser de voir le monde comme une menace ou un danger mais comme le reflet de son esprit

 

 

438

Quelque chose du ciel

peut-être un visage

un peu de chair tremblante

derrière ces murs menaçants

 

 

 

 

 

439

Au fond du même rêve

ce que nous sommes

et ce qui ressemble au monde

 

 

440

Vivant de manière si abstraite

 

 

441

Là où plus rien n'a de sens

comme si, au fond, il n'y en avait jamais eu

 

 

 

 

 

442

Mon écriture a toujours oscillé entre le journal, la réflexion, la poésie et la spiritualité. A l'intersection de ces quatre domaines. Mais ce que j'écris ne ressemble pas assez à un journal pour que je me considère comme un diariste, mes pensées ne sont pas assez développées pour me ranger parmi les philosophes, ma prose n'est pas assez poétique pour que je puisse me qualifier de poète et mon expérience intérieure n'est sans doute pas assez profonde pour écrire un livre de sagesse. Mes ouvrages sont une sorte de patchwork qui me relègue en dehors des classifications.

 

 

443

Entre l'âme et la pierre

Entre le ciel et le monde

Cette langue qui explore

l'intime et le lointain

 

 

444

Ce qui vient avec le poème

Des bouts d'âme et de monde

 

 

 

 

 

445

Mourir seul, blessé ou malade, c'est le lot d'un (très) grand nombre d'êtres vivants en ce monde.

 

 

446

De plus en plus sauvage

la foire d'empoigne

en dépit des règles et des lois

 

 

 

 

 

447

Lorsque l'on doit faire face à la douleur, à la souffrance, à la maladie ou à la mort, l’essentiel des activités de ce monde (nous) paraissent bien futiles.

 

 

448

Le cœur assailli

par le monde, l'attente et la nuit

si démuni face aux outrages

face aux outrances du langage

sans autre refuge que son secret

 

 

 

 

 

449

On se sent si démuni – si impuissant – face aux événements douloureux et aux forces brutes de la vie qu'il nous faut parfois un peu de temps pour les accueillir et accepter d'y voir les signes du changement et de l'évolution qui nous sont demandés...

 

 

450

Pareils au bleu du cœur

le sommeil et les absences

toutes les indélicatesses de ce monde

 

 

 

 

 

451

En cette vie, j'ai presque toujours marché sur un fil – en équilibriste maladroit. Aussi ai-je toujours craint de chuter au moindre souffle de vent ou au moindre faux pas...

 

 

452

Si mystérieusement la vie

comme un pont de pierre

qui rejoindrait deux rives inconnues

 

 

 

 

 

453

Quoi que l'on vive, la terre est toujours sous nos pieds et le ciel toujours au-dessus de notre tête

 

 

454

Dans les bras de l'infini déjà

 

 

 

 

 

455

Ah ! Quelle angoisse lorsque les événements viennent bousculer notre identité corporelle, psychique ou sociale !

 

 

456

Comme un surcroît de vent

presque une tempête

qui fait virevolter la poussière

au-dedans

 

 

 

 

 

457

C'est dans les épreuves que l'on peut mesurer le chemin (spirituel) parcouru et le chemin qu'il (nous) reste à parcourir

 

 

458

Si près du pas

Le visage de la douleur

Le dérisoire de ce monde

sans jamais entendre ce qui se murmure

sans jamais attendre les fruits de la prière

 

 

 

 

 

459

S'offrir pleinement à l'instant sans se soucier de ce qui s'est passé avant ni de ce qui se passera après...

 

 

460

A même l'oubli

ce qui s'éternise

 

 

461

Antérieurs au temps

cet instant qui nous échappe

cette éternité à laquelle on ne comprend rien

 

 

 

 

 

462

Remplir son âme du monde avant de mourir

 

 

463

L'incommensurable poids de la mémoire

sur le monde et l'esprit

 

 

 

 

 

464

Seul dans la nuit face à ses angoisses

 

 

465

Et cette inquiétude au fond de l'âme que l'on ne peut arracher

 

 

 

 

 

466

L'impression qu'un mal vous ronge de l'intérieur. Sans issue possible ni au-dehors ni au-dedans...

 

 

467

Qui s'affrontent donc au-dedans de nous

pour avoir le cœur en si grand désordre ?

 

 

 

 

 

468

Nos craintes et nos angoisses sont – en très grande partie – liées aux images et aux pensées que nous associons aux faits et aux événements.

 

 

469

Sur les décombres du connu

Le cœur posé à la manière d'un soleil

pour éclairer l'incertitude de la route

 

 

 

 

 

470

Il est difficile de s'offrir entièrement – de s'abandonner sans réserve – aux mains de la vie. On garde par devers soi mille espoirs et le désir secret d'un peu de certitude et de bonne fortune...

 

 

471

Entre le rêve et l'impossible

le cœur et l'esprit de l'homme

Ne sachant (trop souvent) choisir

 

 

472

C'est la couleur du rêve qui, un jour, nous fera douter...

 

 

 

 

473

Une fois n'est pas coutume, halte dans un bourg. Et assis sur un banc. A contempler le monde qui s'affaire autour de moi.

 

 

474

Au pied de ce qui demeure

Quelques âmes

et un peu de poussière

 

 

 

 

 

475

Ressentir la vie à l'intérieur qui circule et s'écoule ; qui se répand délicieusement dans le corps...

 

 

476

Ce feu au fond du cœur

qui réchauffe l'âme et le monde

de manière ininterrompue

 

 

 

 

 

477

N'être qu'un drap transparent et poreux qui se laisse traverser par ce qui l'entoure

 

 

478

Entre les mains d'une absence

qui oscille entre la tendresse et le monde

 

 

 

 

 

479

C'est dans nos instants de grande vulnérabilité que l'on se rapproche du monde humain ; que l'on comprend que les autres peuvent être un soutien précieux et momentané...

 

 

480

Là où rien ne nous protège

Là où rien ne peut nous protéger

 

 

481

Le cœur

en pleine nuit

cherchant partout

un peu de lumière

 

 

 

 

 

482

Si curieux des choses du monde et de l'âme

 

 

483

Bien plus loin que là où s'arrêtent les yeux

 

 

 

 

 

484

Jeté(s) là sans hasard pour être chahuté(s) par les événements...

 

 

485

Les uns contre les autres

dans tous les sens

l'histoire du monde

 

 

 

 

 

486

Comme un feu au fond de l'âme ; et de la douceur dans les gestes et les yeux. Comme si toutes les forces de la vie étaient présentes en soi...

 

 

487

De la lumière dans le sang

et nos pieds nus sur la roche

Le destin de l'homme

paré de sa richesse et de son infirmité

 

 

488

Les signes évidents d'une présence intérieure

faite de silence et de lumière

ce qui offre à l'existence

perspective et consistance

 

 

 

 

 

489

Ah ! Mon Dieu ! Que de souffrances, de merveilles, d'ardeur et d'inertie en ce monde !

 

 

490

Sous ce ciel sans commencement

la terre des mortels

le feu, la faim et la soif

sans cesse recommencés

 

 

 

 

 

491

La Vie ardente et aventureuse si désireuse, à travers les vivants, de tout expérimenter. Du plus extatique au plus abominable...

 

 

492

Le jeu

sans l'inquiétude

les yeux juchés sur le jour

en équilibre sur le fil

 

 

493

Du sang, du monde et des histoires

 

 

 

 

 

494

Il n'y a rien à craindre de ceux dont la main est guidée par le cœur. Mais il faut s'attendre au pire lorsque ce sont la tête et le ventre qui gouvernent les gestes.

 

 

495

Le cœur parfois empêché par la faim

l'antienne du ventre qui réclame sa ration

 

 

496

L'esprit de l'Homme galvanisé

par l'odeur de la peur, du sang et de la mort

 

 

 

 

 

497

Une immense tristesse en songeant à tous ceux (bêtes et plantes) qui en sont réduits à n'être qu'une simple matière au bénéfice ou au service de l'Homme...

 

 

498

Le cœur si proche de l'estomac

comment les yeux pourraient-ils se détourner

de ce qui peut assouvir la faim ?

 

 

 

 

 

499

Cette stupéfiante impression que rien – jamais – ne peut s'arrêter... ni la vie, ni le monde, ni le temps...

 

 

500

Si serrés les nœuds

que rien ne peut s'extraire de l'étoffe

 

 

 

 

 

501

La rudesse du monde et la tendresse de ce qui nous habite. Quel étrange et paradoxal présent offert aux créatures de cette terre...

 

 

502

Le lieu où l'on vit

cette patrie aux frontières du plus sauvage

où l'Amour côtoie, sans doute, le moins sage

 

 

 

 

 

503

Une vie de solitude et de frugalité

 

 

504

Si solitaire

sur la pierre nue

 

 

505

Sans autre outil que soi-même

 

 

 

 

 

506

Une existence presque sans distraction vouée à l'Absolu et au quotidien ; agrémentée d'écriture et de marches en forêt

 

 

507

La solitude plutôt que le théâtre du monde

 

 

 

 

 

508

Dans la vie solitaire et retirée, il y a peu de compensations et de consolations. La joie doit se chercher dans les profondeurs de l'être et l'agrément dans la quotidienneté.

 

 

509

Caché dans l'intimité de la lumière

Le secret

 

 

510

Au-dessus des chemins et des reflets

Cette autre vie

Cet autre monde

où la douleur n'a plus cours

 

 

 

 

 

511

Quelques plaisirs quotidiens : une halte au soleil, à travers la lecture, la rencontre avec un auteur, la contemplation du ciel ou d'un paysage, l'écoute d'un podcast ou d'une émission radiophonique, une sieste sur le canapé du salon, une pause au pied d'un arbre, l'écriture de quelques pensées ou de quelques poèmes, une rencontre inopinée avec un animal, deux carrés de chocolat pour le dessert, une tasse de thé, quelques instants passés à regarder la lune et les étoiles... De menues jouissances et de petites voluptés glanées ici et là au fil des heures...

 

 

512

Caché parmi l'enfance et les jeux

le grand secret

cette source capable

d'étancher toutes les soifs

 

 

513

Au fond de la chair

quelque chose du ciel

qui, parfois, se laisse approcher

 

 

 

 

 

514

En dépit des merveilles qui nous entourent et de l'espace divin qui nous habite, la vie humaine est souvent misérable. Les Hommes privés d'accès à Dieu s'évertuent à l'oublier en plongeant corps et âme dans les plaisirs et les distractions.

 

 

515

De chimère en chimère

sans jamais connaître la fin du rêve

 

 

 

 

 

516

Quelle joie lorsque la tendresse nous envahit... On a la sensation d'être caressé (de l'intérieur) par un flux délicat et bienveillant... et on se laisse littéralement parcourir par mille ondes délicieuses...

 

 

517

Des vibrations

une résonance

là où la danse remplace le sang

là où la joie remplace la faim

là où la vie se hisse sur les épaules de la mort

 

 

 

 

 

518

Alors que le plaisir et le confort matériel et psychique sont les motivations principales des êtres humains, seuls l'Absolu et la simplicité trouvent grâce à mes yeux. Non que je cherche le déplaisir et l'inconfort mais j'ai toujours préféré l'effort, le labeur et l'austérité à la richesse, aux distractions et à la facilité.

 

 

519

Là où s'éclipse la nuit

là où naît le poème

là où s'attarde la lumière

en ce lieu si souvent déserté par les Hommes

 

 

 

 

 

520

Être à soi même son propre feu et sa propre lumière

 

 

521

Au fond de l'âme

du feu et de la joie

Et cette étoile qui brille

dans toutes les têtes

 

 

522

Le cœur plongé dans cette clarté insondable

 

 

 

 

 

523

Tant d'histoires vécues et relatées depuis le premier Homme

 

 

524

La tête si théâtrale

dans ses expressions

déroulant une à une

les images comme

de petits tableaux

 

 

525

Des millénaires d'histoires

qui, au fond, ne veulent pas dire grand-chose

 

 

 

 

 

526

De nous il ne restera rien...

 

 

527

Passant en silence

sans un murmure

sans un signe

sans même un adieu

 

 

528

Soi

L'autre

Le monde

qu'un rêve peut-être

 

 

 

 

 

529

Tant de vanité et de prétention en ce monde où tout est, pourtant, si dérisoire

 

 

530

Personne

dans ce rêve un peu fou

du vent et des étoiles

et des ombres qui courent partout

 

 

531

L'esprit fou

plongé dans l'onirisme et le délire

porteur des initiales du monde

et honoré comme la pièce essentielle du jeu

sans laquelle s'écrouleraient tous les châteaux de sable

 

 

 

 

 

532

Vivre, c'est d'abord survivre. Et nous l'avons oublié... Dans nos sociétés modernes, tout est fait pour nous couper de l'essentiel et nous plonger dans le rêve du monde.

 

 

533

Tout contre les rêves

ce sommeil si profond

 

 

 

 

 

534

Vivre en véritable être humain et accueillir sa finitude avec dignité. Voilà deux tâches peu aisées pour l'Homme...

 

 

535

Le sommeil sur la pierre

jusqu'à la fin des temps

 

 

 

 

 

536

La vie, piège ou présent ?

 

 

537

Mystérieusement vivant

entre le songe et la terre

entre le ciel et la nuit

 

 

538

Dieu

en voyant le monde

se pose les mêmes questions que l'Homme

 

 

 

 

 

539

Quoi qu'il arrive, faire face à son destin...

 

 

540

La tête parfois penchée sur le pire

 

 

541

Sous les assauts de la soif

si consentant

 

 

 

 

 

542

En dépit de l'éternité, nous ne sommes que des êtres en sursis.

 

 

543

Et s'il n'y avait d'autre jour qu'aujourd'hui ?

 

 

544

L'impérissable

au cœur de l'éphémère

 

 

 

 

 

545

Avant de s'imprimer sur la page, chaque phrase me traverse avec force. Et j'aimerais qu'elle pénètre le cœur et l'esprit du lecteur avec la même intensité mais je crains que le papier ne lui ôte une part substantielle de sa puissance...

 

 

546

L'au-delà des mots

et le dedans de l'âme

ce à quoi invite le poème

 

 

 

 

 

547

Percevoir en chaque être, en chaque geste, en chaque chose la part sacrée de l'existence

 

 

548

Les mains jointes

comme si elles renfermaient un secret

 

 

 

 

 

549

Assis sur un rocher perché sur une petite colline, je regarde le lointain comme si j'étais un phare minuscule – une dérisoire vigie aux frontières du monde.

 

 

550

Le cœur placé au-dehors

comme un phare – un minuscule repère

pour les âmes égarées

 

 

 

 

 

551

A nous débattre sans fin dans cet incroyable chaos...

 

 

552

Si aveuglément

ces cœurs fébriles et combatifs

allant fièrement à travers la nuit

les yeux hagards et brillants

pour déployer partout le rêve et la mort

 

 

 

 

553

Regarder la vie et le monde avec l’œil affûté de l'entomologiste pour en percer les mœurs et les lois, les arcanes et les contradictions.

 

 

554

Allant et revenant

passant et repassant

explorant ainsi chaque parcelle du territoire

 

 

 

 

 

555

Pris dans le rythme routinier des journées où inlassablement les activités recommencent et où les gestes se répètent. Nous absorbant presque par mégarde. Entre saveur et résignation. Entre léger ennui et satisfaction. Comme si indéfiniment se répétait le même jour...

 

 

556

Rien jamais ne finira

en dépit de ce que l'on voit

en dépit de ce que l'on croit

 

 

 

 

 

557

Peu de rencontre avec mes congénères. Mais de longues interactions avec les pierres, les herbes et les arbres. Avec le ciel et ce qui m'habite. Et lorsqu'il m'arrive de croiser des bêtes, mon cœur alors exulte...

 

 

558

La chair chaude des bêtes

contre la peau

dans ce fouillis de souffles et de poils

comme si se vivait là une fraternité d'âme

 

 

 

 

 

559

Une vie tranquille et retirée. A l'écart du monde où les heures s'écoulent avec lenteur...

 

 

560

Attablé sans personne

avec en soi

tous les reflets du monde

 

 

 

 

 

561

Êtres et choses subissent mille transformations (et, parfois, de manière très radicale) mais rien ni personne ne peut être arraché au grand Tout.

 

 

562

Où va donc

celui qui vient de mourir ?

 

 

563

Sous le masque du rêve

la mort qui se balance

au-dessus du monde

la chair pétrifiée des bêtes

et la prière de quelques Hommes

 

 

 

 

 

564

Le poids de la vie qui glisse, peu à peu, au fond de l'âme.

 

 

565

Depuis le dedans

jusqu'à l'origine

 

 

566

Si près de nous

ce que nous sommes

 

 

 

 

 

567

Entre être et écriture... ainsi passent les heures et les jours...

 

 

568

Les doigts trempés dans l'encre

et l'âme, dans le ciel

ainsi le poème se compose

 

 

569

Un peu d'âme

Un peu de lumière

Une simple présence peut-être

Et parfois même qu'un sourire

ou quelques larmes

derrière cette profusion de mots

 

 

 

 

 

570

Sentir la vie couler en soi ; tendre et savoureuse, fluide et consistante

 

 

571

Comme un murmure

au fond de la solitude

et l'accueil du silence

et le reflet de mille autres mondes

 

 

 

 

 

572

Pour quelles raisons, le sacré n'a-t-il plus aucune place dans la société occidentale ? Sans doute parce que la consommation et la technologie s'y sont installées. Dans notre monde, on ne vénère plus que l'abondance et le progrès...

 

 

573

Les yeux posés sur l'ombre et le manque

au lieu de regarder l'autre versant de la vie

 

 

 

 

 

574

Un monde misérablement séculier où il n'y a plus ni attention, ni respect, ni bienveillance. Un monde qui a fait disparaître le Divin dans les cœurs et la vie quotidienne. Un monde de vitesse et de distraction où la lenteur, la profondeur et la contemplation sont jugées rétrogrades et/ou sans intérêt.

 

 

575

Que penser de l'incroyable fraternisation de l'esprit et du monde avec la folie ?

 

 

576

Par-dessus le désastre

le regard silencieux

 

 

 

 

 

577

Je me sens de plus en plus déconnecté de cette civilisation où tout n'est que bruit, frénésie et agitation, où rien n'invite plus désormais à l'être, à la sobriété et au silence, où le plaisir et le divertissement ont détrôné la joie et les liens profonds avec le monde, le sacré et le Divin.

 

 

578

Le cœur déserté

et ces rêves dans la parole

et ces pillages sans retenue

donnant au monde ce triste visage

 

 

579

De désir en délire

jusqu'à ce que mort s'en suive

jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien

 

 

 

 

 

580

Être présent ; simplement ressentir et contempler. Je ne connais de manière plus intense et profonde d'être vivant...

 

 

581

Sur la pierre

silencieux

à contempler les spectacles du monde

 

 

 

 

 

582

Il y a du merveilleux dans le quotidien que la plupart des yeux ne savent plus voir...

 

 

583

Au cœur de la chambre

là où tout commence

là où tout s'achève

mais que nous ne savons habiter

le reste du temps

 

 

584

Aux confins du jour

le chant du temps

comme un murmure

susurré à l'oreille

de celui qui sait

habiter l'instant

 

 

 

 

 

585

Je sens le Divin et le merveilleux de l'existence m'habiter de plus en plus amplement.

 

 

586

La figure amie

où se loge l'infini

tournée vers le plus infime

 

 

587

Le regard si reconnaissant

 

 

 

 

 

588

Partout où il y a le sacré

des larmes de joie

 

 

589

Au faîte du consentement

quelque chose de l'abandon

Et assez de tendresse

pour faire face à l'hostilité du monde

 

 

 

 

 

590

Lorsque la prière se fait aussi large que le ciel...

 

 

591

Au plus profond

cette lumière impérissable

qui illumine

jusqu'aux plus lointaines

périphéries

 

 

592

Là où le cœur s'installe

à la place de la sauvagerie

pour que cesse l'abomination ;

le règne de la monstruosité

 

 

 

 

 

593

Dieu prend la forme de tout ce que l'on rencontre ; au-dehors comme au-dedans

 

 

594

Le cœur qui partage sa tendresse

sous tant d'yeux indifférents

donnant aux âmes de ce monde

tout ce qu'elles réclament

 

 

 

 

 

595

Tout est bout de vie, fragment de monde

 

 

596

Tant de formes, de couleurs et de solitude

 

 

597

D'une extrémité à l'autre

dans cette patrie

faîte d'âme, de silence et de magie

 

 

 

 

 

598

Au cœur de l'hiver, lorsqu'il fait froid, qu'il pleut ou qu'il neige, ou à certaines occasions comme Noël ou le jour de l'an, je me dis très naïvement que les chasseurs dans un élan d'empathie et de bienveillance ne sortiront pas leur fusil. Et, bien sûr, il n'en est rien. Ce jour-là, les tueries et les massacres sont aussi nombreux qu'à l'ordinaire...

 

 

599

Comme un hurlement

au-dessus des cimes éternelles

le cri de Dieu peut-être

en voyant l’œuvre des Hommes

 

 

600

Depuis si longtemps déjà

sous cette étoile

qui ne fait que briller au-dessus de la pierre

 

 

 

 

 

601

Au milieu du rêve, quelque chose du monde

Au milieu du monde, quelque chose du rêve

 

 

602

D'un ciel à l'autre

et ces ombres que l'on traîne partout avec soi

 

 

 

 

 

603

Simplicité et solitude

 

 

604

Le cœur rebelle aux lois du monde

rétif à tous les rouages

à tous les cercles

à tous les systèmes

préférant la solitude des marges

 

 

605

Sous les feuillages clairs

au milieu des fleurs

le visage posé sur la pierre

le cœur parfaitement apaisé

 

 

 

 

 

606

Ce qui nous rend malheureux ? Vouloir qu'il en soit autrement...

 

 

607

A remuer en vain

tout ce sable et tout ce sang

 

 

608

Par le même chemin que les larmes

la joie ruisselante

le feu de l'âme

qui changent le chagrin

en neige des cimes

 

 

 

 

 

609

Ah ! Qu'il est parfois âpre et difficile de revenir au point zéro de l'être, là où il n'y a que vide et dénuement...

 

 

610

La main si lourdement terrestre

cherchant la lumière et le vent

 

 

611

A nous attarder

au cœur de l'imaginaire

au lieu de se laisser caresser par la lumière

 

 

 

 

 

612

Des milliers de pages comme les jalons d'un itinéraire où chemin intérieur et parcours extérieur, peu à peu, se confondent...

 

 

613

Mots et voyage sans distinction

 

 

 

 

 

614

Rencontrer – apprendre à rencontrer – tous les visages qui nous composent ; des plus laids aux plus attrayants... des plus détestables aux plus aimables...

 

 

615

Paroles offertes

mais d'abord rencontre et dialogue

avec ce que l'on porte en soi

 

 

 

 

 

616

Être indifférent à la théâtralité du monde

 

 

617

Au cœur des eaux troubles de ce monde

des promesses et des poings brandis

son pesant de douleur et de sang

des paroles comme des perches

au bout desquelles pendent la mort et le néant

 

 

618

Vent et poussière

ce monde

pas grand-chose

presque rien (en vérité)

 

 

 

 

 

619

Porteur de toutes les interrogations de l'Homme

 

 

620

D'un seul trait

la réponse à tous les pourquoi

 

 

621

Le silence susurré

à l'oreille de ceux qui veillent

 

 

 

 

 

622

Il y a en soi un foyer plus chaleureux et hospitalier que toutes les places au coin du feu.

 

 

623

Des mots abrités en lieu sûr

pelotonnés dans le poème

 

 

624

Au plus noire des heures

un reste de joie

la substance intarissable de l'âme

 

 

 

 

625

Les Hommes me font penser à ces troupeaux de bêtes naïves et insouciantes qui ignorent que leur vie est entre les mains du système et qu'elles ne sont destinées qu'à être exploitées et mangées.

 

 

626

Au cœur du sommeil

pas des hommes

pas des cœurs

pas des âmes

des mains agissantes

rudes et froides

déterminées

qui donnent la mort

sans trembler

et qui font reculer dans l'esprit

l'importance de la vie

 

 

 

 

 

627

L'Homme ordinaire ? Une cognition au service de ses désirs et de ses instincts. L'Homme sage ? Une sensibilité et une intelligence au service de la Vie... Le premier est englué dans une perspective égotique alors que le second agit de manière fonctionnelle en parfaite adéquation avec les circonstances.

 

 

628

Sous le joug de ce qui habite l'âme,

le cœur et les tréfonds de la chair

 

 

629

Devant un Dieu sans exigence

le geste dicté par le cœur

et le cœur guidé par la nécessité

 

 

 

 

 

630

On porte certaines phrases comme des viatiques ; elles nous aident à traverser les épreuves et à accéder à l'étape suivante du voyage...

 

 

631

L'encre bien déterminée à refléter le ciel

 

 

632

Paroles encore

qui cherchent

une vérité à vivre

 

 

 

 

 

633

Adhérer profondément à ce qui nous est donné à vivre. Je crois qu'il n'y a d'alternative...

 

 

634

Refusant

sans savoir

que le non est un naufrage

 

 

635

Le cœur consentant

à toutes les dimensions du monde et du temps

 

 

 

 

 

636

La plupart de nos désirs ne sont que des fantasmes hors sol éloignés de toute réalité.

 

 

637

Rêve d'une lumière

qui éclairerait le monde

et qui troublerait suffisamment les âmes

pour imposer le silence

 

 

 

 

 

638

Il y a encore en moi beaucoup de sentimentalisme

 

 

639

Comme un bruit étrange

là où le cœur tremble

quelque chose du temps

l'écho d'une déchirure

le murmure d'un monde oublié peut-être

 

 

640

Allant d'un pas maladroit

vers ce vieux rêve de poème parfait

 

 

 

 

 

641

N'obéir qu'aux nécessités de l'âme et de l'instant

 

 

642

Sous le souffle du monde

le cœur battant

l'âme et la peau tannées par les coups

jour après jour

sans révolte possible

sans dialogue possible

sous le règne impérieux des circonstances

 

 

 

 

 

643

Quelque chose, en nous, se souvient...

 

 

644

Pourtant là

quelque part

alors que si peu savent

où se trouvent le lieu et le chemin

 

 

 

 

 

645

Attendre sans savoir quoi... qu'un peu de ciel, peut-être, entre dans notre âme...

 

 

646

Dieu au fond de chaque fissure

attendant que l'on porte vers elle

l'attention et la tendresse nécessaires

pour apparaître (et se déployer)

 

 

 

 

 

647

Veiller sur soi et sur les êtres et les choses de ce monde avec plus de gratitude et d'attention

 

 

648

La fraternité des corps et des cœurs

allant ensemble

après le franchissement du dernier rêve

 

 

 

 

 

649

Laisser couler ses larmes comme si elles étaient un ruisseau de joie...

 

 

650

Seulement le cœur et l'esprit

pour affronter la barbarie

Seulement le vent et la pluie

pour nettoyer toutes ces ignominies

 

 

 

 

 

651

Que faire devant le labeur des Hommes qui s'acharnent à construire ce monde inhospitalier et la docilité des bêtes qui se laissent mener vers la mort ?

 

 

652

Le monde fait de douleur et de lumière

par un Dieu peut-être inconséquent ou trop naïf

 

 

653

Au fond de la perte

quelque chose du chant

comme une cloche pour initier le rire et la danse

et inaugurer l'expérience nécessaire

à la solitude et à l'abandon

 

 

 

 

 

654

S'arrêter quelques instants pour contempler la beauté du ciel et du monde

 

 

655

Attentive

l'âme redressée

à l'écoute de ce qui remplace les mots

 

 

656

Et si, au fond, il n'y avait que la Vie...

 

 

 

 

657

Aussi consistante que la terre, aussi légère que l'air, aussi fluide que l'eau, aussi ardente que le feu, aussi vaste que l'espace ; ainsi est l'âme de l'Homme naturel...

 

 

658

Là où tout a commencé

aux sources même du silence

avant que ne soient initiés les jeux du monde

 

 

 

 

 

659

Arpenteur de l'âme et du monde. Depuis tant d'an-nées déjà, je m'évertue à cartographier la géographie de l'Homme.

 

 

660

Si familier du ciel et des chemins

du secret des pierres

tremblant avec ce qui tremble

joyeux avec ce qui est en joie

traversant le monde et le temps

les yeux posés par-dessus

l'horizon et les reflets

 

 

 

 

 

661

Toute l'ardeur d'une pensée. Toute l'ardeur d'une prière. Et l'incandescence de l'âme. C'est parfois les seuls outils dont nous disposons pour résister à la folie de ce monde...

 

 

662

Quelques restes d'innocence

face à la monstrueuse machinerie du monde en marche

 

 

 

 

 

663

Mot après mot, phrase après phrase, livre après livre... sans savoir où l'écriture nous mène...

 

 

664

D'un jour à l'autre

D'une page à l'autre

Ainsi s'écrit le livre

Ainsi s'écrit la vie

 

 

665

Ligne après ligne

comme si la poésie

pouvait sauver le monde

 

 

 

 

 

666

Assis au milieu de mes frères aux longs bras nus et tortueux

 

 

667

Au cœur de cette tribu fraternelle

où l'on se sustente de tendresse et de poème

où l'on danse jusqu'à l'aube

serrés les uns contre les autres

en écoutant le cœur et la langue

s'entremêler en gestes et en mots

 

 

 

 

 

668

Simplement s'asseoir et se laisser pénétrer par la vie qui nous entoure... et ressentir la vie qui nous traverse...

 

 

669

Ici

sans que rien se hâte

ni le monde

ni le temps

 

 

670

Libéré du monde et de la lumière

en ce lieu où plus rien n'a (vraiment) d'importance

 

 

 

 

 

671

Il y a en soi un fond de joie naturelle que rien ne saurait abîmer...

 

 

672

Comme une réserve inépuisable de ferveur

au fond de l'âme qui croit

quelque chose entre l'Amour et l'espoir

qui donne à tous les gestes une allure de prière

 

 

 

 

 

673

Et cet infini qui loge au fond du cœur et dont, en général, on ne sait que faire...

 

 

674

Face à l'immensité

le cœur sans espoir

le cœur émerveillé

 

 

 

 

 

675

Être, écrire, marcher, contempler et m'occuper des tâches quotidiennes. Voilà à quoi je passe mes journées. Entre essentiel et nécessité.

 

 

676

Là où tout recommence

sans jamais prendre appui sur le passé

 

 

 

 

 

677

Il y a tant de réalités et de perceptions différentes du réel comme si nous étions mille yeux incrustés dans mille trames enchevêtrées...

 

 

678

Comme au fond d'un piège

Et autour de soi

de hautes parois

et une corde dont on ne sait

si elle monte ou si elle descend

 

 

 

 

 

679

Ah ! Cette folle envie de circonscrire le mystère, de pénétrer l'essence du réel, de percer tous les secrets du monde et de l'âme. Mon Dieu ! Quelle ambition insensée !

 

 

680

Le chemin de plus en plus glissant

à mesure que l'on approche de la vérité

 

 

681

Un voyage sans hasard ni fin

 

 

 

 

 

682

Certains jours, contempler parvient amplement à contenter l'esprit. Aussi n'y a-t-il rien à écrire sinon, peut-être, que l'âme est en paix et le cœur est en joie. On traverse les heures ainsi avec tendresse, saveur et sérénité. Et lorsque le jour s'achève, on a le sentiment qu'une vie entière est passée...

 

 

683

Sans attente

les heures qui passent

 

 

684

Si près du ciel

nos mains affranchies de l'écume

 

 

 

 

 

685

Les jours de chasse – lorsque l'on se retrouve au milieu des chiens qui hurlent et des coups de fusil, on redevient un être instinctif. L’œil et l'ouïe s'aiguisent... on est à l'affût du moindre bruit et du moindre mouvement comme si l'on était une bête traquée. Et je n'ose imaginer ce que doivent ressentir les animaux de la forêt...

 

 

686

Du haut de la mort

jeté à la face du monde

cet effroi qui traverse

l'âme et la chair des vivants

 

 

 

 

 

687

Une minuscule trouée dans les nuages. Comme un mince interstice qui laisse entrevoir un bout de ciel bleu et quelques rais de lumière. Et aussitôt le cœur un peu morose (par cette longue semaine de pluie) s'égaye... et l'on esquisse un petit pas de danse...

 

 

688

Alors que la nuit s'étend

alors que la nuit s'éternise

quelque chose en nous apparaît (et se déploie)

la lumière d'avant le monde peut-être

 

 

 

 

 

689

La solitude, les épreuves, les malheurs et l'adversité nous obligent à plonger au-dedans de nous-mêmes. C'est souvent ainsi que l'on découvre – et se familiarise avec – les richesses que l'on porte.

 

 

690

Parfois désert

parfois source de tous les ruissellements

cet espace qui nous habite

 

 

691

Ce feu ardent au fond de soi

qui cherche à transformer le manque

 

 

 

 

 

692

L'oreille attentive tantôt au silence, tantôt aux chants du monde et, quelquefois, à leur dialogue secret...

 

 

693

Le murmure de la roche qui se mêle

peu à peu au chant des étoiles

L'oreille de plus en plus fine et attentive

 

 

694

Quelque chose du chuchotement

ce qui se dit

si proche de l'écoute

comme un jeu étrange avec le silence

 

 

 

 

 

695

Rien ne compte davantage que la vie ; cette vie si fragile, si merveilleuse, si tenace qui s'infiltre partout et qui donne aux êtres toute leur beauté...

 

 

696

Ce qui traverse tout

jusqu'au fond de l'âme et de la chair

 

 

697

Au même endroit que le silence

ce qui est si vivant

 

 

 

 

 

698

Mon existence n'est que silence, murmure et danse de l'âme.

 

 

699

Des mots, des arbres et des chemins

Tant qu'il y aura des jours

 

 

 

 

 

700

Quelques moineaux qui virevoltent autour d'un buisson. Ah ! Quel ravissement pour l'âme et les yeux...

 

 

701

Tout converti

en beauté et en poème

 

 

 

 

 

702

Toute une vie d'apprentissage pour trouver le geste et la parole justes... et adopter une présence au monde parfaitement appropriée aux circonstances.

 

 

703

Œuvrer à la nudité de l'âme

 

 

 

 

 

704

Au cœur de l'invisible déjà...

 

 

705

Derrière notre silence

tant de questions abolies

comme si plus rien n'avait d'importance

comme si l'on n'avait jamais existé