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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Un œil au cœur de la fable

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Devant un Dieu invisible

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Ecoutant ce qui demeure

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Et si le monde était l'exil

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La danse secrète

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Le cœur engagé dans l'aventure

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Ce qui veille au fond de l'âme

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Dans l'écume du mystère

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Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

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Dans l'épaisseur du réel

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Entre l'étoile et la boue

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Tant qu'il y aura des jours

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Carnet n°326
Des choses et d'autres

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Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

ENTRE DIEU ET LA PIERRE (VOLUME 2)

Extraits du journal de l'auteur (2024-2025)

 

Vivre ; aller à la manière de celui qui voyage

 

 

Sans espérance

Le cri de la soif

Dans ce monde façonné

par (et pour) la faim et les affamés

 

 

Aux abords de l'infranchissable

Marchant sur l'étroite crête

Du monde vers le plus mystérieux

 

 

Comme un bruit de larmes

dans nos yeux – et notre cœur – blessés

Allant au milieu des fleurs

Éclaboussé(e)(s) de sang

 

 

Bien décidé à vivre hors de ce monde

qui ignore (ou méprise) l'invisible ;

et qui asservit (et tyrannise) les non-humains

 

 

Le cœur (parfois) désespéré de ne rien trouver

Avec (à l'esprit pourtant) la conviction

que ce vide et cette absence de certitudes

sont les signes d'une lucidité qui s'aiguise

 

 

Des vagues et l'océan

Et tous ces esquifs – fragiles –

dérisoires – prétentieux –

ballottés par les flots

 

 

Comme couronné

En dépit de cette solitude

parfois (un peu) chagrine et embarrassée

 

 

Le lieu de la perte

Comme la parole brûlante

L'âme dévouée

Les arbres silencieux

Le monde insensé

Ce que le ciel éclaire

Ce dont témoigne (parfois) le poème

Quelque part – un regard sur la terre

 

 

Les heures claires

Entre le ciel et le monde

La parole de plus en plus lointaine

et étrangère

 

 

Au cœur du langage

Cette parole dansante

 

 

Alors que tout s'éloigne ;

le ciel, le monde et les visages

Alors que tout s'efface ;

les certitudes, les évidences, les vérités

Reste le vide ; et ce chemin (invisible)

qui semble se dessiner au cœur de la débâcle

 

 

Sur les chemins colorés de la terre

Nous éloignant du trop blanc

et du trop noir des yeux

Nous éloignant des mauvais jours

La porte ouverte sur la lumière

Le cœur dans l'intimité des choses

La chair au fond de l'épaisseur

Sans étrangeté ; sans afféterie

Qu'importe ce qu'il nous reste à vivre ;

à comprendre, à dire, à traverser

 

 

Le poème parfois capable

de laisser passer un peu de lumière ;

et de laisser entrevoir un peu de ciel

 

 

En ces lieux sans rêve

où le ciel n'est plus une question

où Dieu a le visage de ce que l'on rencontre

 

 

Que trouverait-on sous les masques de chair ?

Qui sait ? Peut-être serions-nous surpris...

 

 

Là où il n'y a de vérité

Là où tout respire et vous étreint

 

 

Au cœur de la nuit

La parole flottante

Et les yeux rieurs

Plus certain ni des ombres ;

ni des tremblements ; ni de la lumière

 

 

Le cœur célébré par le poème

Négligé par les lois de ce monde

Jugé – en ces tristes contrées –

moins nécessaire à la sensibilité

qu'à la circulation du sang

 

 

L'âme au milieu des arbres

La tête au milieu des fleurs

Entre la pierre et le ciel

 

 

Le cœur vacant

Hors du cercle des pensées

Porté par la parole silencieuse

Relié au geste et à l'innocence

Aussi sensible au monde

que soucieux du secret

Passé (si l'on peut dire)

de l'autre côté de la prière

Là où la lumière devient vivante

Le reflet du bleu déjà

dans les yeux grands ouverts

 

 

Sans même une croix à porter ;

un chapelet à égrainer ;

un temple où prier ; un Dieu à vénérer

Porteur seulement d'assez d'innocence

pour se montrer (un tant soit peu) humain

 

 

Comme le sacre du plus simple

Qu'importe le bleu du sable

Qu'importe le bleu du ciel

Le temps fané

Et – à la place – ce qui s'écoule du cœur

L'invisible langage

Ce qui fait pousser les fleurs

Ce qui transforme le cri en poème

Ce qui tend la main à la douleur

Cette joie d'être au monde

En dépit de la nuit qui a recouvert

les figures et les âmes

 

 

Si proche du cœur que tout devient larme

Si proche du feu que tout devient flamme

Si sensible ; si ardent

 

 

A force de rien

advient (parfois) le sourire de celui qui sait

 

 

Au-dessus de la fosse

(si laborieusement) creusée

L'étoile de l'homme

Le rêve du monde

Cette chose étrange

que l'on a badigeonnée de lumière

Trois fois rien – en vérité

Un peu de vent offert aux âmes crédules

 

 

Là où le cœur se teinte

de la couleur du temps et du secret

Comme le monde et l'infini

Comme l'âme des pierres et des vivants

Sous la chair apparente

 

 

Quelque chose de l'impossible

Avec ce silence déjà au fond de la voix

Avec cette joie déjà au fond du cri

 

 

Rien ; ni personne

Pas même le plus infime

Tout ; balayé avec le monde et le temps

Ne reste plus que le vide

Et le cœur battant

 

 

Les yeux posés

sur le bleu inexplicable du monde

 

 

Le cœur indéfinissable

aussi vaste que le ciel

aussi inconsistant que les nuages

aussi délicat que la rosée

 

 

Au fond de la chair périssable

En ce lieu si restreint, si éphémère, si limité

où s'invitent pourtant quelques possibles

(et parfois même le plus remarquable)

En ce lieu où siègent la terre et le ciel

En ce lieu où se logent le cœur et le Divin

Dans cet enchevêtrement (assez) improbable –

existe quelque chose qui ressemble

à une vérité vivante

 

 

La tristesse des âmes

En ce monde sans Amour

si peu soucieux du silence

si peu sensible à la lumière

où Dieu n'est qu'un rêve

un Absolu inaccessible

une icône devant laquelle s'agenouiller

 

 

Comme enfoncé(s) dans l'épaisseur

Au cœur du cercle pourtant

A égales distances du néant et de la lumière

Subordonné(s) aux lois des hommes

Espérant (sans vraiment y croire)

les consignes d'un Dieu lointain

Et attendant (assez) patiemment la mort

 

 

Le rêve, le vent et la mort

Peut-être les reflets les plus fidèles du vivant

 

 

Si seul(s) vers la source

 

 

A travers la fenêtre ; la forêt

Et l'oiseau au creux de la main

Le cœur gorgé de ciel et de chant

Transporté(s) par le vent

avec tous les rêves du monde

 

 

Sans rien amasser

Sans rien écarter

Sans rien vouloir

Sans rien décider

Passant sans raison du sommeil

à l’œil qui voit

Passant sans raison de la lumière

à la pénombre

Allant ; allant ; ne cessant jamais d'aller

Poussé(s) par les vents

 

 

Sans autre patrie que le silence

Sans autre royaume que la lumière

Sans autre règne que l'Amour

En dépit de ce que l'on vit

En dépit de ce que l'on voit

 

 

Ces existences passablement douloureuses

Accablées et accablantes

Chahutées et chahutant

Encombrées et encombrantes

En dépit de leur inconsistance

En dépit de leur irréalité

 

 

Le soleil et l'aventure

au fond des yeux de l'homme

Ce besoin d'ailleurs

Cet appel de la lumière et du lointain

De cercle en cercle ; jusqu'à l'intérieur

 

 

Ici

Penché sur notre besogne quotidienne

Au milieu des arbres et des mots

 

 

Traces d'enfance

Dans le cœur qui frémit

Au fond de la chair qui tremble

Sous les masques des vivants

Et sur le visage de la mort

 

 

Dieu pour seule impatience. Et encore...

 

 

Le cœur simple

Sans emblème ; sans intention

Des paroles et des gestes

Et des pas (quelques pas) aussi

Sans bagage ; sans destination

Pas grand-chose – en vérité

 

 

Presque parfaitement bleu

Ce qui suit sa pente

Les paumes pas nécessairement jointes

Parfois à la manière des nuages

D'autres fois à la manière du vent

 

 

Allant sans soif

Indifférents

Sans penser au chemin

Sans même imaginer

la possibilité d'un voyage

Sans jamais s'occuper des visages

Rivés au rêve et à la chair

(rien qu'au rêve et à la chair)

Oubliant l'âme

Et négligeant le reste (tout le reste)

Fantômes humains

Comme à la dérive

A la périphérie de l'imaginaire

 

 

Le cœur épuisé

Au milieu de toutes ces traces de sang

sur la pierre

Sans bruit ; sans bruit

Et la lumière qui s'en est allée

 

 

A la source des mondes

L’œil et la fièvre

L'éternel recommencement de la promesse

Là où tout se jette

Là où tout séjourne (pendant quelque temps)

Là où tout se transforme (et bien davantage)

Ce que quelques-uns comprennent

(fort heureusement)

 

 

Dans la compagnie des arbres et des nuages

 

 

Écoutant ce qui demeure

Au lieu des bruissements du monde

Au lieu des mensonges du temps

Ce qu'enseigne le silence

 

 

Ce qui initia les mondes

Pas le désir ; pas l'intention

L'ardeur

Cette fièvre ; cette folie

La nécessité de l'expression

Ce qui a besoin d'apparaître

Ce qui agit de toute éternité

 

 

Du vent et de la poussière

Ce que le cœur rencontre

dans son voyage vers le sacré

 

 

La route ; comme un rêve

Un pas de plus vers l'inconsistance

 

 

A genoux

Sur la pierre

Sous la neige

L'apparence d'une forme

Quelque chose du bleu

Par-dessus le rêve

 

 

Tout s'efface

Le monde

Les visages et les noms

Les certitudes et les questions

Et même le mystère

Lorsque la vie cesse d'être

une énigme à résoudre ;

une vérité à saisir

Lorsque le fond de l'âme

sait se faire silencieux

 

 

A travers la trame du monde

Le vent

 

 

Loin ; si loin

Alors que le temps passe (semble passer)

Avec le reste

Et les larmes

Et l'oubli des années

Flocon ; brin d'herbe ;

tourbillon d'air – à peine

Ignorés par le monde

Transformés par la vie

Transformés par la mort

Et allant encore

Vers d'autres cieux

Le cœur (presque) toujours (un peu) ébréché

 

 

Combien de fois

La chair brutalisée

Le cœur bouleversé

L'âme tourmentée

Les adieux au monde

Et les yeux rougis

Avant que tout ne tombe dans l'oubli

 

 

Paroles offertes

Taches d'encre jetées en l'air

qui s'éparpillent dans le silence ;

au fond du cœur et sur la pierre

 

 

Au fond de l'interstice

Entre deux mondes

Entre tous les mondes

Un passage ; mille passages – peut-être

 

 

Le ciel et le monde aussi légers que l'âme

aussi légers que le vent

N'existant que dans les yeux

de ceux qui voient ;

dans la tête de ceux qui pensent ;

dans l'imaginaire de ceux qui croient

Et parcourus indifféremment

par tous les autres

Et enjambés (sans même s'en apercevoir)

par ceux qui fréquentent les hauteurs

Pas même une chose

Pas même un souffle

Pas même un rêve

Rien

 

 

La parole jetée comme des tourbillons de vent

Prêtant l'oreille à l'immensité

Et laissant les âmes danser

Au milieu du monde

Au milieu du temps

 

 

Alors que le jour se lève

et que le monde s'affaire

cherchant l'or et la tendresse

Laissant la nuit tout recouvrir

Laissant la lumière aller vers d'autres terres

Abandonnant l'homme à son délire ;

à sa folle ivresse

 

 

Le cœur renversé

Jusqu'à soi

A la manière du sang versé sur la pierre

A la manière de l'encre jetée

sur la feuille de papier

 

 

Caressée l'enfance

Du bout de l'âme

Sans rien défaire du monde

Sans rien défaire du temps

 

 

La mort

Comme une échelle posée contre la douleur

Et l'âme qui grimpe

Et l’œil qui voit de l'autre côté

 

 

La main tendue vers le silence et la lumière

 

 

Les têtes pleines de rêves

Et les mains hésitantes

Devant le tambour du temps

Laissant le monde enjamber les saisons

Laissant le sang des bêtes se répandre

Laissant les grands arbres se coucher

Le cœur vide

Le cœur si désolé

Et rien dans la paume tendue

Et rien sur les lèvres pour consoler

Comme si le monde avait été abandonné

 

 

Traverser

S'affranchir encore

Là où persiste l'épaisseur

 

 

Sur la poutrelle des rêves

qui surplombe le monde

Entre la lumière et le temps

Comme quelque chose d'offert ;

une échappée – peut-être –

pour ceux qui cherchent un passage

 

 

Rien que des reflets

Entre les ombres et le feu

Au milieu des fantômes

et des flammes qui dansent

 

 

Au fond de la source

La nasse, de l'or, les mains des Dieux

Du sable qui s'écoule

La chair du monde

Les rivages du temps

Le sort des âmes

Le destin des vivants

Le sort de tout

Et ce que nous ignorons encore

 

 

Au fond des yeux

Un peu de bleu

Le reflet du reste

Un orage de papier

Un cœur ombrageux

Une pierre pour contempler ce qui s'enfuit

Les mains jointes au chant

Et quelques larmes aussi

 

 

L'âme au milieu du monde

Au milieu des Autres

En plein sommeil

 

 

Au milieu des cris

Au milieu des bruits

Comme un peu de neige

Un peu de poésie

L'espace de quelques instants

 

 

Le cœur décapité

Jeté du haut du monde

 

 

De seuil en seuil

Jusqu'au bord du mystère

Géographie du cœur

Comme si le vide s'était déguisé

Laissant intact le mystère

Laissant sans réponse toutes les questions

Nous laissant trébucher sur la lumière

 

 

Dans la chambre lointaine

Entouré(e) d'arbres et de livres

Au milieu des bêtes et du silence

Là où l'innocence s'est réfugiée

 

 

Allant ; allant (ne cessant jamais d'aller)

Sur ce continent sans horizon

A la manière des vagabonds

Comme le vent qui caresse la pierre

Comme le cœur qui interroge la mort

Comme les hommes face au mystère

Vers le visage de Dieu – peut-être

 

 

Si près des yeux

Le cœur chaviré

La parole délirante

Comme de vieux restes de rêves

Et ce qui ose encore résister

à la folie de ce monde

 

 

Tout autour du jour

La joie serrée contre la chair

Le cœur serré contre le sang

Et la faim aveugle

Comme si Dieu s'était trompé de rêve

 

 

A force de rire

A force d'aimer

Peut-être parviendrons-nous

à transformer le piège ;

à découvrir au milieu des cris et de la mort

un peu de douceur et de liberté

 

 

Si généreusement

La lumière

Tressée avec les rêves et les hurlements

Repliée au fond de la cécité

Enroulée autour des paupières fermées

Enfoncée dans les profondeurs

les plus lointaines

Qui, après l'avoir vue, pourrait encore

en douter

 

 

Le cœur buvant à même le ciel

Au milieu de la danse

Au milieu des étoiles

Laissant approcher tous les assoiffés

 

 

Alors que tout s'écarte

Le cœur, soudain, embrassé par le ciel

Comme si quelque chose résistait à la mort

pour un (très court) instant

 

 

Ici

Pour vivre

Sans naître

Sans renoncer

Sans mourir

Sans implorer

Comme si une partie du secret

nous avait été révélée

 

 

Comme un soleil dans le pas

Sur la même terre qu'autrefois – pourtant

Comme si l'or et la lumière

avait remplacé la roche et la chair

 

 

Le ciel bu jusqu'à la lie

Et allant avec cette ivresse

Au milieu des ombres

Au milieu des tombes

Nous moquant (un peu)

des morts et des vivants

 

 

Sans autres frères

Sans autres maîtres

Que les pierres – les arbres

Les fleurs – les bêtes

Les rivières – les nuages et le vent

 

 

Le cœur triste

A la vue de ce long cortège

Au milieu des sacrifices

Si désireux de s'enfuir

De résister aux vents du monde

De quitter ces rives où coule trop de sang

 

 

L’œil posé parfois (un peu) au-dessus

de ce qui souffre

 

 

De la couleur du silence

Ce chant qui monte

Cette prière ; agenouillé

Comme un indice

Quelque chose – peut-être – de Dieu

au fond de la voix ; entre les mains

La preuve d'une chair habitée

 

 

De quoi est fait le cœur de celui

qui s'oppose à la barbarie de l'homme ?

 

 

Le cœur mélangé au reste

Tourné dans toutes les directions

Sans territoire ; sans étrangeté

Livré au monde, au ciel, au mystère,

à l'inconnu, à lui-même

 

 

Dans l’œil du temps

L'âme immobile

L'esprit tranquille

Et le silence

Ce qu'ignorent ceux qui vivent (encore)

à la périphérie ;

(presque) toujours inquiets, bavards

et tourmentés

 

 

Seul

A contempler la beauté du monde

Émerveillé

Et le cœur qui se raidit

dès qu'approche un homme

 

 

La nuit

Tout autour

Le cœur sous les étoiles

Exactement sur l'horizon

Là où le ciel et la terre se confondent

La où le bleu remplace (enfin) le rêve

 

 

Partout où vit l'homme

Le geste frondeur

Et le silence ; et la tendresse ;

et l'intimité ; et le sauvage –

que l'on protège de ses assauts assassins

 

 

Allant

Sans poids

Comme le monde

L'univers et le vent

 

 

Vivant

A la manière de celui qui contemple

 

 

Plus qu'un verbe

Dieu ; initiateur du rêve

Présent jusqu'au fond des yeux

Jusqu'au fond de la chair

Jusqu'au fond même du refus

 

 

Ici

Sans rien accomplir

Sans même aller

Sans même penser

Sans même donner corps au rêve

Refusant toute histoire

Refusant de faire partie de l'inventaire

Et se laissant pourtant caresser

Et se laissant pourtant chahuter

Et se laissant pourtant meurtrir

Et, le temps venu, se laissant cueillir

par la mort

 

 

Si proche(s)

De ce que nous fûmes

De ce que nous sommes

De ce que nous serons toujours

Du ciel

Des rivières et du vent

De la pierre et du feu

De tout ce qui est vivant

 

 

A jamais

Le bleu et le silence

Et aussi (bien sûr) toutes les possibilités

du monde

 

 

Éclats peut-être

d'ombres, de peur, de cris et de recoins

Mais aussi d'infini, de lumière et de joie

Quelques mots

Un poème sans doute

Des larmes qui coulent

Un peu de rosée sur la terre

et le visage de Dieu

Sans jamais oublier la figure des hommes ;

ni la part qui revient au vent

 

 

Comme un regard qui traverserait le temps

De siècle en siècle

Jusqu'à effacer les frontières et les chemins

Jusqu'à partager l'infini entre les âmes

 

 

Là où disparaissent le monde et le temps

Là où s'effacent les visages et les noms

Là où le Divin remplace les apparences

 

 

Le visage de Dieu

déguisé en mains tendues

et en étreintes affectueuses

Et, parfois, en coups que l'on assène ;

et en lames qui s'enfoncent et qui tranchent

 

 

Sans rien dire

Sur la pierre

Au centre du cercle

Alors que la nuit nous enserre

 

Sans la moindre éloquence

Le poète

Comme la pierre

Et moins que la fleur

Et moins que le langage des choses

Et moins que le silence qui loge

au fond du cœur

 

 

Sur la pierre

Le cœur scellé dans l'ombre

En dépit du Divin logé dans la chair

Dans cet interminable cortège

qui laisse derrière lui

de longues traînées de poussière et de sang

Le cœur ensablé

Comme si l'or s'était transformé en plomb

Comme si la vie n'était plus qu'obscurité

Lorsque la mort nous ferme les yeux

Lorsque l'âme aveugle se laisse emporter

 

 

De quoi se tenir – peut-être

sans honte

devant le monde et devant Dieu

 

 

A chaque mort

A chaque fois

Crier

Et ce refus

Et ces larmes

Comme au seuil de l'insupportable

Sans rien comprendre de la continuité,

de la transformation et des possibilités

 

 

Le cœur ouvert

Comme la fleur

A la merci de ce qui passe

 

 

Présent oublié – peut-être

Cette manière d'aller sur la pierre

L'âme si haut placée

Le cœur si intime

La chair si proche du monde

Sans rien écarter de l'homme

Sans rien écarter de la nuit

 

 

Alors que Dieu est là

Et que tout invite à le voir

Et que tout invite à le rencontrer

On se tient fièrement sur la pierre

La main en visière pour regarder l'horizon

 

 

Si proche de ce qui ne se voit pas

et de ce qui ne compte pas

en ce monde

 

 

Au fond de l'obscurité

Le monde

La patrie des hommes

Là où tout brûle

Là où rien ne peut rester vivant

sauf la désespérance

et ce qui s'est réfugié

sous la cendre et la poussière

 

 

Dire encore

Le cœur sur la pierre

Comme la fleur offerte au vent

 

 

Le cœur frigorifié

sous la neige et le vent

Et cette trappe au fond de l'âme

pour s'abriter des tempêtes

 

 

Seule cette prière qui brûle

Au milieu des cendres

 

 

A l'origine

L’œil et le monde fabriqués

avec un peu de chair et de sang ;

peints avec un peu de lumière et de ciel

Le sort enclos au-dedans du possible

A exister sans très bien savoir pourquoi ;

sans très bien savoir comment

Laissant filer le temps

Et s'abandonnant au destin

 

 

Embrassant tout d'un seul regard

Sans pouvoir (pourtant) se défaire

de l’œil de l'homme

 

 

L'encre du poème

qui rend grâce au monde et à la mort

à toute l'imperfection de cette existence

 

 

Perdre et périr

Comme si c'était là les seuls possibles

 

 

Frères

depuis tant de millénaires

A essuyer tous les malheurs

A nous voir si déchirés

Et à nous jeter les uns contre les autres

Comme si nous avions perdu

le lien sacré des origines

 

 

Nous aventurant

(comme emporté par le courant)

là où s'achève le rêve

Au-delà même du poème

Là où le réel n'est plus qu'incertitude

Là où il n'y a ni mensonge ni vérité

Là où le cœur n'est plus même un refuge

Là où il n'y a plus ni âme, ni monde,

ni mystère

Là où tout retour est – peut-être – impossible

A moins qu'il n'existe un autre rêve

après le rêve

A moins que le voyage

ne soit que mille chemins

sur la même boucle

 

 

Sans rien exiger de la terre

L'âme silencieuse et sans réponse

Allongée sur la pierre

Au milieu des fleurs

 

 

Le monde, le temps et la mort

enjambés par celui qui a réussi

à hisser son œil jusqu'au ciel

Et qui dévale – à présent – la terre noire

sans un regard pour les âmes insensibles

et affairées

 

 

Le cœur funambule

Sur le fil du poème

Laissant (enfin) éclater sa tristesse et sa joie ;

ses murmures et ses cris

 

 

Invention – peut-être

La vie, le monde, la mort

En dépit de ce que voient les yeux

En dépit de ce qu'endure la chair

En dépit de ce qu'éprouve le cœur

En dépit de ce que comprend l'esprit

 

 

Tantôt Dieu ; tantôt le monde

Et l'homme de temps en temps

 

 

Allant encore

Comme la terre qui tourne

Comme le soleil qui se lève

Sans comprendre la nature du mouvement

Allant seulement porté par son élan

 

 

Sans jamais s'interrompre ; cette vitalité

Si souvent transformée en sauvagerie

et en brutalité

Et si rarement en discernement

et en gestes sages

 

 

De la couleur de celui qui gouverne ; la terre

Au lieu de tendre vers la transparence

de celui qui voit

Au lieu de tendre vers la lumière

de celui qui sait

 

 

Le cœur offert au silence

Et tant de fois repris par le monde

Et tant de fois meurtris par les coups

Se livrant encore

Fidèle à son destin

 

 

Si près

que tout devient intime

que le sang brille comme de l'or

que la terre devient notre chair

que le ciel devient notre toit

et que le vent devient notre plus sûr allié

 

 

Derrière les paupières

Et les rêves grillagés

Comme une bête fébrile

Comme une bête enragée

L'âme dans sa cage

Le cœur hostile et étranger

Tentant sa chance

Et qu'importe que la chair ;

qu'importe que le monde –

soient malmenés

 

 

Rien qu'une couronne d'épines

tantôt sur la tête ;

tantôt entre nos mains misérables

S'enfonçant dans la chair

Livrant le cœur et le monde

à la douleur et aux tourments

 

 

Passant et demeurant

Simultanément

Et abandonnant au temps

ce qui doit se transformer

 

 

Les lèvres tremblantes

face aux mains assassines

face à la chair déchirée

Et que dire de l'âme qui voit ;

de l'âme qui sait ;

et du cœur qui nous accompagne

depuis si longtemps

Comme l'ombre projetée par la lumière

Nos vies, nos gestes, nos pas

Tous ce que nous faisons

Et tout ce que nous sommes

Comme une apparence passagère –

abandonnée entre les ténèbres

et la pénombre du monde

 

 

Le trait livré à la mort et à la lumière

Comme tout ce qui vit sur cette terre

 

Sur la pente épineuse

L'esprit troublé

La chair blessée

Le cœur accablé

Envahis par le monde

Investis par le temps

Contraint d'abandonner le plus précieux

pour privilégier la mémoire et l'espérance

Au cœur du silence

Et comme plongé au fond de soi

Derrière les apparences du monde

Dans l'intimité de l'âme

Cet Autre tant recherché

 

 

Le front comme celui des bêtes

La chair comme celle des pierres

Le cœur comme celui des arbres

Et l'âme comme celle des fleurs

Plus si humain que ça – en somme

 

 

Le cœur

sans contour

Et comme posé

au milieu du vent

 

 

Arbres, herbes et bêtes immolés

sacrifiés

par toutes ces mains cannibales

Ignorant les cris et l'effroi

et les plaintes silencieuses

Heureux du chaos du monde et des étoiles

Croyant participer aux fêtes

et aux festins des Dieux

 

 

Sous les éboulements du monde

Et sous les coulures du temps

Nous autres ; les vivants

 

 

A regarder le ciel

dans l'espoir d'une rencontre

comme si Dieu pouvait passer par là

 

 

Entre la terre et le sommeil

l’œil à l'affût

Et entre le rêve et le ciel

le cœur qui s'interroge

 

 

La main vide

Face au ciel

Face au monde

Et l'âme offerte et abandonnée

 

 

Un peu de lumière ; juste assez pour continuer

à vivre au milieu de la pénombre

et des malheurs

 

 

Au-dessus

Et autour

Et au-dedans

Et invisible

Comme Dieu

Comme le silence et l'âme du monde

Comme la prière des innocents

 

 

Ce qu'offre la parole

Autant que le geste quelquefois

Lorsque les mots se font

(savent se faire) poème

Et que le poème se fiche

dans le cœur comme une flèche

Faisant trembler l'âme, l'esprit,

le sang, la chair

Parfois claque ; parfois caresse

Et étreinte de temps en temps

Et tant pis pour les yeux fermés

Et tant pis pour les yeux indifférents

 

 

Détaché des doctrines et des tragédies

Le cœur sauvé par le silence

Œuvrant sur la pierre

Comme l'encre du poète

sur la feuille de papier

 

 

Au-delà du monde

En ce lieu sans géographie

 

 

Le cœur éprouvé

Las du périple

Cherchant le lieu qui échappe au voyage

Cherchant le pas qui échappe à l'horizon

 

 

Ici

Sans rien savoir

Sans rien pouvoir

Sans rien reconnaître

Comme coincé

dans cette étrange parenthèse du temps

Entre Dieu et la pierre

 

 

En deçà du monde

Là où il n'y a ni route, ni voyageur

Là où le pas devient léger

Comme un souffle

porté par les vents

qui mènent au-delà de l'homme

 

 

Brouillon

Quelque chose comme des graffitis

Portrait d'une âme en quête

Récit d'une (longue) traversée

Entre ce qui précède l'homme

et ce qui le prolonge

Sans que rien soit certain

 

 

Devant le monde et l’immensité

Tantôt face au vide

Tantôt face à un mur

Et l'ardeur qui pousse à comprendre

et à franchir

 

 

Hors du rang

L'âme

Dans les bras de Dieu

Au cœur de l'enfance

S'abandonnant

 

 

De plus en plus discrets

Les gestes et les mots

L'âme et l'existence

Fidèles (si fidèles) à leur pente

(Sans rien avoir à prouver à quiconque ;

sans jamais rien demander à personne)

 

 

Ici

Au cœur de l'étreinte

alors que la tête traîne encore Dieu sait où

 

 

Des mots

lancés comme des fleurs vivantes

à la face du monde

 

 

Au milieu des herbes folles, des nuages

et de la rosée

Alors que la mort et le vent emportent tout

 

 

Le cœur frotté au monde et au mystère

 

 

Entre terre et lumière

Entre allégresse et labilité

 

 

Quelque chose de Dieu en l'homme (bien sûr)

[jusque dans ses gestes les plus barbares]

 

 

Qu'importe ce que nous vivons

Et qu'importe ce que nous faisons vivre

Car tout, sans doute, a été consenti

 

 

Au-dedans de ce qui vit – en nous

Comme un toit sur nos errances

Un chemin relié à tous les autres

Un temple qui mène au fond du cœur

et aux paumes ouvertes aussi (bien sûr)

 

 

Quelque chose de Dieu

au fond de l'âme, de la chair, de l'esprit

au cœur des gestes, des pas et des mots

Qu'importe alors le chemin et le voyage

Qu'importe alors la nuit

et l'ardeur à chercher la lumière

 

 

Au-dedans du manque

Ce que nous cherchons

si désespérément

 

 

Alors que là-haut

Alors que partout

Bien sûr

 

 

Fragile (très fragile) ici

Et qu'importe

 

 

La chair du monde

L'esprit des Dieux

Le cœur des rêves

Et l'âme des Autres

Glissant entre le feutre et la feuille

Et devenant (parfois) l'encre du poème

 

 

Seul au milieu des pierres et des étoiles

Avec, dans la chair, le ciel et la sauvagerie

Ce qui est nécessaire aux vivants

(et, quelques fois, à la poésie)

 

 

Mélangé au rêve et au périssable

Mélangé à l'horreur et à la folie

Ce qui n'a de nom

Et qui nous offre aussi sa tendresse

 

 

Le cœur penché

sur cette pente étrange

Au-dessus (juste au-dessus)

des sables mouvants

où se débat la chair empêtrée

 

 

Hissé au-dessus du soleil

Comme l'arbre et l'oiseau

Comme le jour et les étoiles

Debout

Le front bien haut

 

 

Le geste magique de celui qui sait ;

de celui qui sent

Aussi juste que la vie

Aussi tranchant que la mort

 

 

Au creux de la lumière

Ce souvenir qui nous hante

 

 

Lentement

Très lentement

Aller et venir

Autour du même seuil

Autour de tous les seuils

Trouver un passage

pour retourner là où tout a commencé

 

 

A trop dire

sans voir

Puis, de plus en plus silencieux

à mesure que l'énigme s'éclaire

 

 

Comme un soleil sur le monde

Cet œil sensible et caressant

attentif à conserver intacts

le contact et l'innocence

 

 

Sans mot

Sans personne

Sans même la lumière

 

 

Aller

jusqu'à l’impossibilité du monde

jusqu'à l'effacement du temps

pour entrevoir

derrière les voiles déchirés

le vide fascinant de l'espace

traversé par quelques rêves

 

 

Des étoiles et de la matière

un peu de poussière dans le ciel

 

 

La terre au cœur

Vécue

Sans pensée

Sans appétit

Si amoureusement

 

 

Si près de la peau des bêtes

de l'écorce des arbres

du tapis de feuilles et de roche

qu'effleurent les pieds

et de leur âme – plus vivante

(bien plus vivante) que celle des hommes

 

 

Laisser ce qui blesse

se transformer en sa propre chair

grâce au travail (involontaire) de l'âme,

de la tendresse et du temps

 

 

Sans mensonge

Sans emprise

Seul donc

 

 

Et si le monde était l'exil

Et si la solitude était le royaume

Et s'il n'y avait d'autres lieux

que l'Amour et la lumière

 

 

Le ciel

par-dessus la peau

Et – au-dedans – ce qui vieillit

ce qui est amené à mourir

ce qui est amené à pourrir

Et plus haut

Et plus profond encore

Ce qui échappe au monde et au temps

Le lieu de tous les recommencements

 

 

Sur le même fil – étrange et vivant –

que celui où la mort danse

de manière ininterrompue

 

 

Peu importe la poigne du temps

Le cœur penché

sur l'ombre, le manque, l'invisible

ce qui nous traverse momentanément

 

 

Ces larmes

dans les yeux ouverts

alors que d'autres (la plupart des autres)

rient le cœur fermé

 

 

Vivant

Au fond de la voix

Ce qui se tait

Ce qui se crie

Et qui se transforme parfois en poème

 

 

Au fil des mots qui se répètent

Le visage de plus en plus caché

L'âme de plus en plus droite

Les pages de moins en moins

compréhensibles – peut-être

Comme une offrande au ciel et au monde

Et qu'importe ce qu'ils en font

Suffisamment habité pour être joyeux

au cœur de la solitude et du silence

 

 

L'âme

si près des choses

qu'en se penchant sur elles

on entend battre le cœur du monde

 

 

Paroles murmurées

depuis l'autre côté du cœur

là où le hasard et le monde

ne sont plus même des idées