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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Au bord du monde – la lumière

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Derrière les mots

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Carnet n°311
Allant sans savoir

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Un œil au cœur de la fable

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Un manteau d'étoiles et de sang

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Là où l'on s'incline

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Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

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Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

25 janvier 2020

Carnet n°220 Notes sans titre

De la stupeur parmi ceux qui sont supposés être les siens – ces étrangers aux gestes étranges – qui se nourrissent de chair et usent de choses à des fins absurdes – grotesques – tragiques…

 

 

Rien du ciel censé résoudre le mystère sous les apparences – l’ombre et nos (pathétiques) battements de cœur…

Réunies la folie et les cimes rejetées – la mort et l’infini – sans réussir (un seul instant) à anéantir la terreur d’aller seul dans ce monde aride…

L’égarement – toujours – dans le même refuge…

 

 

Le visage d’un monde sans rivage…

Mille ports au milieu des eaux – des trous – des tombes – des tourbillons qui nous entraînent plus bas – plus haut – ailleurs – vers un crépuscule sans soleil…

 

 

Des rêves et de la faim – chez la plupart. Et la feuille et le tranchant – chez quelques-uns – d’autres nécessités ; l’accès à la lumière et à l’Amour – pas pour être éclairés – pas pour être étreints – pour devenir ceux qui les serviront…

 

 

Des pierres – comme un socle – celui d’un ciel accessible – ni lointain – ni au-dessus – tissé entre nous…

 

 

Un collier d’attributs sur la poitrine – à distribuer le temps et la nécessité des choses – l’usage de l’épée et de la tête pour assouvir la faim – et, parfois, essayer de la transcender…

 

 

Un temps amassé – un temps écarté – presque toujours dissolu. Ce que l’esprit juge le moins désirable – plonger au cœur de ce qui semble nous dévorer – devenir la victime – pleinement consentante – offrir à ce qui nous effraye nos tripes et notre peau – être comme le sol devant le jour – à la merci de ce qui passe…

 

 

Parfois – le feu – l’autre région du monde – la tête recroquevillée qui, soudain, se redresse – la bouche muette depuis des siècles qui, soudain, s’autorise à parler. L’ombre et le froid brusquement balayés par la chaleur et la lumière. Le plus indocile – et le plus naturel – de l’âme enfin réveillés. Tous les sens – et l’orifice originel – enfin ouverts…

 

 

Celui qui porte les pierres dans son sommeil – le temps qui court dans la tête – les saisons auxiliaires – la faim dans les entrailles – ce qui s’élance après ce qui s’écoule – la course folle – la course vaine – les mille choses du monde irrattrapables…

 

 

Tout ce qui nous dénude jusqu’à rendre inutile la tête ; l’enfance aux aguets – là où se rejoignent la vision et le pas…

 

 

Immergés dans la lie du monde – chevilles au cou – à se dépêtrer – des débris de lune dans l’âme qui lacèrent nos vieux rêves – l’haleine noire – le puits sans fond – le terrible chemin qu’il nous faut suivre jusqu’à l’issue – le songe retourné – le réel sans prise qui – toujours – nous glisse entre les doigts…

 

 

Rien que du bruit dans la boîte du temps. Du bruit et un peu d’espérance – là où s’illustre (merveilleusement) l’aptitude des hommes – et leur (in)expérience…

 

 

Une chambre au-dessus de laquelle planent l’Amour et le silence – parmi le brouillard – dense – épais – dans l’océan tourbillonnant des désirs…

 

 

Du temps – comme une couverture de braises et d’étoiles – de l’eau qui s’écoule le long de l’échine – la nuit qui avance dans l’âme – notre visage inquiet – effrayé – devant la mort…

 

 

Ça tourne – comme du vent dans une chambre – un tourbillon dans la tête – ce qui précipite la chute – l’exploration de la blessure au fond de l’abîme. Les seuls pas nécessaires sur terre. Le furtif passage de notre visage sur l’éternel miroir…

 

 

Ce qui a disparu émergera encore – se teintera, peu à peu, de blanc – éclipsera les vieilles lunes de l’enfance – les débris des âges passés – rencontrera la nuit – le monde – toutes les désillusions imaginables – pour réapparaître comme neuf – lavé des (principaux) stigmates humains…

 

 

Le front au plus près de la fissure – la pierre dissoute dans la chair – la flamme au fond de l’âme – allumée – le chant qui monte des viscères – par la gorge – vers le nuage – le ciel patient – sans fébrilité – fidèle autant aux cimes qu’aux failles du monde…

 

 

L’homme – du fond de son sommeil – prédateur – vigie endormie des profondeurs – habile comme à l’accoutumée – suffisamment – pour croire à son ascension – à la rugosité de la roche que ses mains agrippent…

Dormeur – aventurier, sans doute, d’un autre périple…

 

 

L’œil sur la bougie – à chercher le feu – un peu de lumière et de chaleur – qui font défaut à l’âme et à la terre…

 

 

La nuit égarée au fond du ventre qui, peu à peu, envahit tout l’espace…

A battre des ailes comme l’oiseau dans le ciel – le visage raclant le fond du miroir…

L’âme à peine frémissante – à peine vivante – sous le jour…

 

 

De feu en feu – jusqu’à de plus amples frémissements – sur les mêmes eaux – refoulés – jetés contre les rives et les vaisseaux adverses…

Ainsi se dessine la route…

 

 

Entre le livre et la fleur – le trou immense que les hommes ont creusé – de la terre plein les entrailles – à maudire les larmes versées sur le monde – sur les morts – et leur impuissance à devenir plus agiles que les bêtes et les fous…

 

 

Comme un parfum passager sur la souffrance – des airs de rien sur notre (pathologique) prétention…

Une manière tragique de se croire tiré d’affaire. Quelques couches légères sur des tourbillons ravageurs. L’humus de l’automne jeté au fond de la fournaise…

 

 

La sève du jour dans le sang. Le rythme employé à précipiter le déclin et la mort. Un rêve sous le front qui mêle sa course à l’insolence du vent…

 

 

Partout – des miroirs – pour propager son visage – se croire présent – et déployé – dans le monde – au cœur de la célébration insensée du rêve. Soi comme réalité mensongère – apparence trompeuse – comme un feu de paille au milieu des flammes – un peu de sable au milieu du désert…

 

 

Hanté par l’autre immensité – celle qui se dissimule – invisible – à travers le monde – choses et visages – comme un plein ciel dans une pièce étroite – dans une chambre close – avec les arbres comme seules vigies et la pierre comme seule assise…

 

 

Dans l’incroyable étreinte des vivants – un regard engendré par l’extinction naturelle de l’interrogation – les prémices d’un savoir involontairement incarné…

 

 

Des frontières encore – sans transparence. Le poids des étoiles sur le monde. Et ce repli (mortifère) vers le rêve. La main – la distance – la moindre avancée vers ce qui s’éloigne. La nuit en flammes sous les paupières – quelque chose comme un visage troué – un bout de ciel sous le front – un peu de vent par-dessus la tête qui cherche à s’engouffrer…

 

 

Comme un tombeau au milieu des eaux – chahuté par les reliefs de l’océan avec, au-dedans, un cadavre endormi – un peu de sang séché – un feu presque éteint – la mort – toutes les civilisations du sommeil…

 

 

Un royaume de fleurs et d’argile – le soupçon du monde – le chant et les larmes du plus étranger – ce que nous négligeons au profit de l’histoire – avec la primauté (toujours) du récit – du mensonge – sur la vérité insaisissable…

 

 

Un fond marécageux – le vide pour socle – recouverts d’une mosaïque de chair – épaisse – anonyme – inégalement répartie – suffisamment pour dessiner quelques reliefs – des abîmes et des faîtes – avec, en un même lieu, des altitudes différenciées selon la distance qui sépare le cœur de la vérité…

Avec l’identité et le monde comme principaux mirages…

 

 

Le silence – à la source du monde – choses et visages – pierres et bêtes – comme un fleuve – long – indomptable – presque impénétrable – bordé par deux rives étranges : le manque et la folie…

 

 

Des souterrains – des tunnels – les voies sous-jacentes du monde – ce à quoi a recours l’invisible pour insuffler l’essentiel – nouer un peu de sagesse aux chimères – offrir un peu de lumière à la pénombre – éclairer tous les recoins où vivent les hommes – débusquer le refuge où se terrent toutes les bêtes…

 

 

Les signes annonciateurs de l’épaississement de la nuit. Les rêves au fond des tripes – et jusqu’au bout de la hampe. Le sommeil en alliance universelle. L’encerclement des vivants. L’absence et la mort qui se rapprochent – sur le point de tout recouvrir. Et nous autres bientôt submergés…

 

 

La vie dans la main – creusée – comme une tombe – une histoire assassinée – avec ses rites millénaires – et le sang engourdi dans les veines. La compagnie presque toujours nocive du monde. Du sable à perte de vue avec des têtes enfouies dedans jusqu’au cou…

Des massacres – du déni – de l’aveuglement – une sorte de cécité pathologique…

 

 

D’une rive à l’autre – sans que le fleuve apparaisse – sans que rien ne soit jamais effleuré – ni transformé – des pas (de simples pas) sur les eaux – une fièvre au-dessus des flots – la nudité des corps surplombant la nuit – des ponts de chair pour tenter de relier le ciel – avec un soleil immense enfermé sous la peau – et qui cherche une âme – une main – n’importe qui – n’importe quoi – pour le délivrer du piège tendu par la matière…

 

 

Un chant dans le lointain – cheminant – comme un enfant vers sa mère – un peuple vers sa terre – allant aussi loin que possible – en route vers nulle part sans doute – davantage pour fuir que pour chercher refuge…

 

 

Autour de l’âme – des remparts de chair – une prière pour échapper au pire du monde – une volonté de dissiper l’erreur – d’affaiblir le risque – de creuser la voie routinière – la tête immobile – les yeux absorbés par ce qu’il nous faudra ramasser sur la route pour satisfaire la faim…

 

 

L’espace – comme un appel que personne n’entend. La lune dans le ventre – le soleil dans la tête – à se prendre (vainement) pour le monde – à épouser la suffisance (un peu niaise) des routes trop fréquentées – comme si nous étions – à nous seuls – la grande histoire de l’homme…

Des balivernes et de la prétention…

 

 

L’ardeur et la servitude – la pesanteur de l’homme – de tout labeur – de toute édification…

Le mensonge du centre et des confins – du socle et des hauteurs…

Il faudrait revenir au vide et à l’innocence – déchirer l’épaisseur de la terre et de l’esprit – et laisser s’évaporer les souvenirs – les idées – les repères – toutes nos pauvres certitudes sur le monde…

 

 

Esclave d’une route qui n’est pas la nôtre – et qui ne l’a jamais été. De la matrice au cimetière – à traîner ses guêtres en ces lieux fantômes au lieu de fréquenter les fleurs et les rivières – les chemins de terre – les prairies sauvages – les grands arbres aux lisières du ciel…

 

 

Des miroirs comme des soleils biaisés – qui donnent le vertige aux yeux indigents – affamés. L’emblème du seul tropisme (possible) – cette fausse auto-fraternité qui rejette tout ce qui existe au-delà de la peau…

Le centre de l’enfer…

 

 

Des visages – comme des étoiles inanimées – un peu de rêve entre le début et la fin…

La nostalgie du cocon…

De la glaise – de la terreur – des ruines…

Et le monde sous-jacent comme inconnue principale…

 

 

De l’herbe comme du jour – comme le premier souffle de la parole – les dernières cendres du monde. La couleur de la surface – étrangère à l’épaisseur et à la texture. La nature des choses pour le dormeur – le rêveur – celui dont l’âge nous indiffère – et qui sème – et qui sème – pour satisfaire sa faim – enrichir son destin – recouvrir la lumière de toute son ombre déployée…

Le tragique vertige de l’homme…

 

 

L’herbe rouge – toujours trop rouge – et tous les désirs sous le front – reconduits – développés – accumulés siècle après siècle – civilisation après civilisation…

Toujours trop de semences et de sang sur le même rivage – et toujours trop éloigné(s) de la source – bien sûr…

 

 

Sur le versant d’un autre monde où nul visage ne nous est étranger – où rien ne se décide à l’avance – où l’on s’élève comme des grains de poussière dans la lumière…

 

 

Des tombes – des larmes – et rien sur ce que nous perdons – sur ce que nous manquons – avant le cercueil. De l’aveuglement – la tête ailleurs – à peine une tête à vrai dire – deux yeux à moitié clos sur un tas d’idées – d’images – de souvenirs – rien qui ne mérite d’être retenu – et, pourtant, ce qui fait l’histoire – toutes les histoires…

 

 

Un peu de feu sur la lassitude – et nous voilà comme neuf – comme ressuscité – après qu’aient explosé la routine et l’habitude…

 

 

Ici – rien qu’un long râle – un cri animal – primitif – l’effroi de ce qui tremble sur son tas d’immondices…

 

 

Des larmes – de l’encre – du vent – à la place du sang. Le siège de l’âme – là où l’œil est le ciel – et la terre, l’horizon – le socle – la trame – avec le soleil comme la seule lumière possible sous les paupières – la même chose, bien sûr, qu’au-dehors – sous la voûte…

 

 

Comme un astre errant – incertain – fragile – qui rayonne et illumine les pas – les seuils – les racines – jusqu’aux premières traces de nos plus primitifs ancêtres…

 

 

L’étreinte du monde – comme un étau contre les tempes – une morsure dans la chair de l’âme – presque l’enfer – un exil insupportable sur un tas de pierres sans éclat – sans envergure. Une forme de supplice sadique – et notre contribution inévitable au mal – au pire sans doute. L’obéissance – en nous – aux forces obscures et sournoises…

 

 

Nous-même – comme une autre source que le monde – la même, pourtant, à certains égards. Avec l’œil (indifférent) du temps sur l’or et la soif – et les quantités qui s’échangent. Et, parfois, un long silence derrière les grilles – comme une prière – mille prières – qui nous rapprocheraient du ciel en nous éloignant de l’idée d’un autre possible…

 

 

Comme de la terre tassée contre un mur – avec un peu de ciel au-dedans – et mille attaches à la surface – pour s’emmêler au reste – aux mille cordes du monde…

 

 

Des colonnes de nuit – comme des grilles – épaisses – infranchissables – entre lesquelles on aperçoit une vague lumière – trop lointaine – presque abstraite – comme si elle avait été inventée par l’imaginaire…

Tout est si noir que le monde semble irréel – et jusqu’à nos yeux qui devinent davantage qu’ils ne distinguent…

 

 

Des lignes – dans l’œil – jusqu’à l’infini – et (presque) rien d’autre. Le monde depuis sa naissance. Et cette présence, en nous, du moins tangible…

 

 

La tête dans les bras – le buste et les foulées libres – comme si l’on renonçait à comprendre – comme si vivre suffisait…

Et – étrangement – cela suffit – pour peu que les questions aient rencontré le regard – sa clarté – son envergure – son silence…

 

 

Des portes – des pentes – des chutes – mille petites aventures sur l’itinéraire de l’effacement…

Et entre l’abîme et la fenêtre – toute une série de verrous – de clés – de cadenas – tous les accessoires de la peur – tout l’attirail de l’homme…

 

 

Tout existe déjà dans le feu ; la direction – le rêve – la parole – ce que le temps, peu à peu, entame et anéantit…

Et derrière – et autour – et en-dessous – et par-dessus – et au centre – la source matricielle – le lieu qui entretient les flammes – et qui les laissent jouer avec le monde – le jouet de leur création…

 

 

A vivre loin du vacarme – des têtes trop noires du monde – des lois – des cimetières et des pensées – de ce qui imagine définir la présence des hommes et du soleil. Loin du temps et des voyages d’agrément. Au plus près de soi – dans l’assise franche de la solitude – en accord avec les règles (implacables) du silence…

 

 

Deux pieds dans la fosse. Le monde en soi. La fin de l’histoire. Et la continuité des saisons au-dehors…

Des entraves scellées dans la terre. Le destin de l’homme qui se renouvelle au-dedans de la faille étroite et gorgée de glaise…

 

 

Du sable – des dalles – l’humanité agglutinée sur ses rochers artificiels – main en visière – paupières mi-closes vers l’horizon opaque – à se chamailler en attendant la fin du temps…

Et nous mourrons tous, bien sûr, sans que rien n’arrive – sans que rien ne se transforme…

L’éternité triste et figée du monde et des yeux fébriles – immobiles – morts bien avant l’heure…

 

 

L’écorce du monde – et en-dessous un fleuve tempétueux – l’avancée d’un visage – une tête qui se hisse hors de la foule – le peuple pareil à un spectre. Et – soudain – la hache qui s’abat sur le tronc de l’arbre – comme un appât – comme un piège tendu au peuple de la terre…

 

 

Une aurore sans grâce – chaque jour que le monde a connu. Des hommes – peu de semblables. Quelques lumières trompeuses à l’horizon – de minuscules lanternes accrochées ici et là pour donner l’illusion d’une perspective. La terre qui tourne – le sommeil qui s’éternise. Le doute – comme le seul écho possible de la parole. Le besoin de visages et de miroir pour ne pas sombrer dans la folie – pour essayer d’échapper au vertige du pire dans la nuit inéclairée…

 

 

Aussi effacé que l’arbre qui s’incline devant la lumière. Comme la pluie qui se répand – et imbibe le sol. Comme le cri des bêtes que l’on égorge au milieu de la nuit. Comme ces jardins gorgés de sang et de rosée. Avec ce regard étrange – et le ciel comme seul témoin…

Notre vie – notre monde – et, peut-être aussi, notre délivrance – espérons-le…

 

 

Tombé là – sans aucune ressource – isolé – au milieu de nulle part – seul avec le soleil – une étoile choisie (presque) au hasard parmi mille autres – à distance de tout – et, en premier lieu, des visages humains – comme une aile – hagarde – flottant dans le vent – prise par des courants tantôt ascendants – tantôt descendants. Comme un vaisseau qui porte nos pas et nous fait traverser les mille péripéties du désert…

De légende en histoire – d’histoire en balbutiements vers la vérité – le visage de plus en plus nu – de plus en plus immobile – au cœur de la poussière…

 

 

L’entêtement – le sommeil vissé au front. Le temps qui passe sur du sable tourbillonnant. L’ombre et l’ardeur comme seul héritage – la malédiction commune des vivants…

 

 

Rien ne nous appartient – tout se fait au nom de l’enfance – les images – les rencontres – la moindre foulée – la moindre aventure – sous le soleil…

 

 

Ce sont les gestes qui dessinent la route qu’empruntent les pas…

 

 

Tout, un jour, finit par ressembler à l’exil – à l’effacement – au désarroi de l’âme face au vide – à la désillusion devant l’hégémonie et le déploiement – partout – de la décrépitude et du déclin…

 

 

Sous le joug des ténèbres – le monde tel qu’il est – sans rencontre possible – contraint d’arpenter son intimité et de l’habiter comme une terre sainte – une terre promise – le lieu de l’errance et de l’envergure possible – aux confins des ombres terrestres – au seuil, peut-être, de l’aube naissante…

La clarté comme un vent qui cingle les visages – qui déchire l’inutile – qui nous déleste de tous nos bagages…

L’horizon comme un trait – un trait minuscule – sur la main – avec l’âme tout entière dans le geste – comme notre seule récompense, peut-être…

 

 

Parmi les arbres – comme en exil – le retour au pays natal. La pauvreté au front comme d’autres portent des bijoux…

Et le monde – en nous – comme un soleil – noir – minuscule – presque sans incidence sur l’immensité…

 

 

Rien – dans le principe (et la perspective) d’un Autre – inutile…

 

 

Dans la poussière du monde – maintes et maintes fois – la volonté contre la nuit – l’un des combats les plus atrocement inégaux…

 

 

Quelques lignes – un frémissement dans l’espace – quelques vibrations – des déformations (très) provisoires – à peine perceptibles – puis, l’air qui reprend sa place – l’immensité silencieuse…

 

 

Un passage – là où est la béance – la trame des interrogations – le secret caché au fond de l’abîme – avec par-dessus la chair – et encore par-dessus le ciel – ce bleu étrange – ce vide mystérieux…

 

 

Comme un feu passager dans le froid. La seule manière d’exister sur la pierre. Et ce ciel – au-dedans – dépeuplé – que l’on apprend, peu à peu, à habiter…

 

 

Le silence est le seul (véritable) consentement. Le plein acquiescement des Dieux et de la providence. Notre état le plus haut…

 

 

Tant d’agitation – de gesticulations – d’effervescence – avant que naisse l’aurore – le jour inachevé…

Et ces fleurs dans la fatigue font-elles (elles aussi) partie du voyage… Sont-elles l’autre nom de la beauté – l’autre versant de la folie – la possibilité d’un autre monde – plus conscient – émergeant de l’ancien où l’infamie est quotidienne…

Qui pourrait nous dévoiler l’évidence – et la grâce – de ce chemin (de cet autre chemin) – et faire fleurir notre chant dans d’autres cœurs que le nôtre…

Des traces – quelque-unes – infimes – comme manière (maladroite, sans doute) de réduire la distance entre l’écume et la vérité – de refaire surface après des siècles de vie (trop) souterraine…

 

 

Assis dans le jour déclinant – sans rêve – sans appui – offert à tous les murmures – en silence…

 

 

Des voix entremêlées dans la tête – de l’écume dans le vent – rien qui ne nous sépare…

Des masques – et au-dedans – ce que nous avons cru comprendre – un peu d’eau – comme un reste très ancien d’océan – l’espace commun…

Des larmes précises à l’aube naissante – un chant qui monte des profondeurs de la terre. L’assise sans blessure…

La poursuite du voyage sur ce chemin inachevable…

 

 

Où que nous soyons – des feuilles – des traces – mille tentatives – et autant de mensonges. L’horizon – partout – ce que l’on nous dérobe et ce qui se retire. Les rêves des Autres dans nos yeux – le feu et le foudroiement…

Ce qu’il nous faut soustraire et abandonner pour rejoindre l’aube…

Rien que des histoires qu’il faudrait mettre de côté – et oublier – au profit de ce qui s’avance à présent…

 

 

Au seuil de la folie – nos rêves – quelque chose d’excessif (et d’inutile) – les portes du malheur entrouvertes – le plus terrible qui s’acharne – l’œuvre d’une domination – l’aire élargie des servitudes…

Ce qui nous enchaîne – de la matière asservie…

 

 

Rien que des grilles et des prisons – des esprits enfermés et des pieds enferrés. De la distance et de la solitude. Et le manque en commun…

 

 

Tous les alphabets réunis dans les flammes. Des éboulis d’horizon – au-dedans – qui emportent nos derniers rêves. La fin du monde – et l’apocalypse bientôt. L’effondrement des édifices – de toutes les petites Babel terrestres. Nos âmes frémissantes et frigorifiées – et les mains de Dieu – toutes tremblantes…

 

 

Sous les paupières – plein de rêves de yeux ouverts. Quelque chose de l’ordre de l’ambition souterraine – encore invisible lorsque l’on fait face aux visages…

 

 

Des ombres – partout – comme révélatrices d’une lumière lointaine – au-dessus. Le lieu de l’œil descendu et partagé – ce que chacun croit posséder…

 

 

L’œil lucide – sans la moindre certitude…

Des choses – seulement – qui passent – qui se pensent – qui se rêvent – qui s’échangent…

Le monde – en soi – et rien de plus…

 

 

Ce que nous fûmes – à chaque instant – explosé – dispersé – effacé. Un éclatement et des éclats mille fois recommencés. Rien de volontaire – l’énergie en actes – brute – qui joue et se déploie – comme un jeu étrange dans l’espace…

Des signes – des mots – des phrases – provisoires – infiniment – qui naissent – s’assemblent – se séparent – disparaissent – remplacés aussitôt – indéfiniment – par d’autres…

Des dessins sur le sable – réalisés, à travers nous, par la main habile des Dieux…

 

 

Le silence – ce qui soigne – et ce qui guérit – toutes les blessures…

 

 

Des yeux immobiles sur tant de phénomènes et d’incidences – les échanges incessants – cette mobilité permanente – sans frein…

 

 

Comme une évasion – une échappée au-dedans de soi – avec, au centre, cette fenêtre sur l’infini…

 

 

Déjà plus – comme tout ce qui passe…

 

 

En ce lieu si dense qu’il concentre tous les possibles…

L’issue sans échappatoire – la seule piste à suivre – le seul chemin véritable…

 

 

L’aube s’étend – se déverse – devient, peu à peu, le jour – puis se dilue lentement en autorisant ce qu’elle porte à s’assombrir – à se transformer en crépuscule, puis en nuit. Comme la nuit, en son heure, permet à ce qu’elle enserre de devenir la prochaine aurore…

Nous sommes – comme ce cycle – ces permanentes métamorphoses intriquées – cette respiration du mélange – assidue – régulière – inévitable…

 

 

Rien que des corps qui tournoient dans le vent…

Le règne de la matière régie par le provisoire – par le provisoire et l’invisible que si peu soupçonnent…

 

 

La fréquentation régulière du non-humain nous fait désapprendre le faussement humain – ce que l’on assimile (un peu hâtivement – un peu paresseusement) à l’homme – et initie la véritable humanité – vaste – ouverte – qui ne se place jamais ni au centre, ni en premier – celle qui porte – en elle – le regard de l’Amour et de la lumière – l’infini silencieux humble et incarné…

 

 

Ce magma épais et mobile – voilà à quoi nous appartenons – voilà à quoi le corps appartient. Le reste – une partie du reste – relève du regard – du silence – de l’invisible – ce que les hommes apparentent au mystère…

 

 

Sous des airs de fierté – tout, en vérité, s’incline. Et sous l’apparence de l’identité autonome des choses et des visages règne l’interdépendance…

 

 

Nous ne sommes qu’un alphabet oublié – quelques signes incompréhensibles sur les pages d’un vieux carnet. Et nous demeurerons ainsi – jusqu’à ce que tout tombe en poussière…

 

 

Du vent – le ciel – du bleu – l’immensité jusqu’à l’horizon. Rien de fixe malgré l’apparente stabilité. Rien de défini malgré nos définitions…

Tout ressemble à ce qu’il a l’air d’être – mais rien, bien sûr, n’est plus faux. Tout est mélangé – et ne cesse d’interagir. Rien ne peut être séparé – et ce que l’on circonscrit n’est qu’un bout que l’on arrache à l’ensemble – une chose coupée des mille liens qui la constituent et lui donnent vie – comme vidée de sa substance – une chose morte (en vérité)…

La ronde (permanente) de la matière – des combinaisons – des noms – des fonctions et des usages – ce que jamais la langue ne saura appréhender…

Le poème est une vaine tentative – comme des bouts d’étoffe déchirée – abandonnés par les fantômes – presque des haillons – les guenilles de quelques ombres – des taches d’encre – à peine – rien qui ne puisse restituer l’ensemble – le réel – la globalité du monde et la lumière projetée sur la surface et dans les profondeurs de ces mille parcelles toujours changeantes…

Le tout – le rien – le sans nom…

Et devant tant de merveilles et de complexité – si simples pourtant – le silence – la bouche qui reste muette…