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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Au bord du monde – la lumière

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Derrière les mots

Août 2024

 

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Allant sans savoir

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Un œil au cœur de la fable

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Un manteau d'étoiles et de sang

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Là où l'on s'incline

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Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

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Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

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Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

 

Carnet n°327
Entre les mains de l'invisible

Février 2026

 

Carnet n°328
A hauteur de la soif

Mars 2026

 

Carnet n°329
Quelque chose de l'infini en soi

Avril 2026

 

Carnet n°330
Tout n'est que ciel et silence

Mai 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

17 juillet 2026

Carnet n°328 A hauteur de la soif

Mars 2026

L'ignorance des bêtes et des Hommes

immergés dans la misère et le mystère

 

 

Comme des traces

au-dedans de l'âme

celles du ciel primordial peut-être

 

 

Le cœur déposé

au seuil du ciel

là où le vent et l'oiseau

remplacent l'Homme et la pierre

 

 

Nous attardant ici

sans très bien savoir pourquoi

sans doute parce que

nous ne savons rien du reste

 

 

Au-dedans de l'âme

le commencement du poème

ce qui s'initie dans le plus parfait silence

et qui finit par se parer de mots

 

 

Tant d'obscurité

au fond du geste

au fond de la langue

au fond du cœur

que la lumière peine

à nous parvenir

 

 

Toutes ces vies

sans réponse

sans pourquoi

 

 

Dans cette danse folle du sang et du temps

tant de dérives et de tourbillons

et si peu de perspective

 

 

Entre la pierre et le ciel

l'exacte expérience de l'âme

 

 

Ce qui veille

aux marges du monde

penché sur sa rude besogne

 

 

Journal du dedans

si éloigné des tracasseries de ce monde

 

 

Là où le geste et l'âme

tiennent lieu de discours

là où il n'y a plus

ni énigme ni question

là où le baiser remplace

l'âpre besogne

là où le silence se substitue

au monde

là où le poème

est la seule parole possible

 

 

Sans réelle consigne

Cantonné(s) seulement

à saisir toutes les opportunités

de ce passage terrestre

 

 

Dansant

sous le ciel

sans témoin

le cœur nu

sur la pierre

 

 

Au fond des bois

cette langue du dedans

laissant le chant s'éloigner

de la parole (ordinaire) des Hommes

 

 

Autour de soi

ceux qui veillent sous le ciel

au cœur de la nuit

essayant de décrypter

le silence des arbres et des étoiles

 

 

Au cœur de cette enfance exubérante

jamais rassasiée de jeux et de danses

 

 

Ce qui s'entend peut-être dans le poème

cette joie de vivre aux marges du monde

 

 

Le silence

ce qu'il y a peut-être

de plus inépuisable dans la langue...

 

 

Comme un rêve

cette expérience terrestre

où rien jamais n'est certain

 

 

Au hasard des pas

mille rencontres

un peu de ciel

et quelques pierres

sur lesquelles

butent nos souliers

 

 

Le cœur alchimique

œuvrant si obstinément à sa tâche

 

 

Rien à bâtir

sinon peut-être un passage...

 

 

Laissant, peu à peu, disparaître la volonté et le nom

 

 

Dans le cercle dessiné par le poème

tous les paysages du monde

 

 

Au plus intime de l'âme et du poème

quelque chose, peut-être, d'universel...

 

 

Et si sous la trame du monde

il n'y avait que du vide et du silence

 

 

Assez de joie au fond de l'âme

pour que la vie devienne une danse

 

 

Du côté du rire et de l'immensité

 

 

Les mains à hauteur d'âme

malgré la misère de l'Homme

 

 

Le cœur aveugle

englué dans son obscure géographie

 

 

Qu'importe ce que l'on rencontre

pour peu que l'on sache s'émerveiller

 

 

Comme un cri

au-dedans du poème

 

 

L'esprit blotti au fond du rêve

indifférent à Dieu et à la vérité

 

 

Au cœur du chaos primordial

(sans doute) le même royaume qu'aujourd'hui

 

 

Vivre à hauteur de la soif

 

 

De saison en saison

jusqu'aux lisières de l'indicible

 

 

Si près du ciel

ce qui retourne à la terre

et les mains jointes qui remercient

 

 

Ce qui nous éclaire

enfoui dans ce qui passe

 

 

Au cœur du poème

la chair tremblante des mots

et les troubles de l'âme

 

 

Devant les sentinelles de l'invisible

le cœur ébouriffé par le vent

 

 

Derrière ce qui se dit

le règne (et la nécessité) du silence

 

 

Dieu veillant (sans doute)

à la justesse de la parole

et à l'authenticité de la voix

 

 

Passant

par là où passe la lumière

 

 

Comme un chemin

qui relie l'âme et le monde

 

 

Ah ! Toute cette vie désirée

que nous ne ferons qu'effleurer...

 

 

Le cœur aménagé

pour que puissent y loger

(à la fois) l'Amour et le monde

 

 

Nous ne sommes qu'un seuil

où de part et d'autre

s'étend la même immensité

 

 

Errant au milieu des pierres et des étoiles

 

 

Existe-t-il un lieu

où il n'y aurait que du merveilleux ?

 

 

La plus haute liberté nichée

au fond de notre cage

 

 

Qu'y a-t-il derrière le réel

que nous ne savons voir ?

 

 

Ce qui se cache au fond de la parole ?

Un peu de silence et de vérité

 

 

Une parole (bien) ordinaire

pour dire l'insignifiance de nos vies

 

 

Simplement rendre compte du réel

sans rien enlaidir, sans rien enjoliver

 

 

La matière mystérieuse du poème

où se mêlent l'âme, la terre, le ciel et le silence

 

 

L'inconstructibilité du rêve

simple lieu de l'imaginaire et de la promesse

où aucune réalité ne peut s'inscrire

 

 

Pas aussi vivant(s)

que nos tremblements

 

 

Au cœur du plus intime

 

 

Presque rien

quelques mots

où se mêlent

l'ignorance et la vérité

 

 

Dieu cherchant en l'Homme

ce qui lui est nécessaire pour le (re)trouver

 

 

Ce qui s'entend dans le poème

notre manière d'habiter le monde

 

 

Ce que révèlent les mots ?

Un peu du monde

Un peu de l'âme

Et ce que le cœur a compris

 

 

A travers la main

le cœur de l'Homme

et cette part de ciel

que l'on ne voit pas

 

 

Le cœur clos

à force de rencontrer

le mensonge, la ruse et la trahison

 

 

Sans autres outils que l’œil, le cœur et la main

 

 

Incarner simplement

ce qu'aucune parole ne peut exprimer

 

 

Hors d'atteinte quelquefois

ce qui loge au fond du cœur

 

 

Tous les désirs du monde

au fond du cœur de l'Homme

 

 

L'âme si lasse des apparences

qu'elle cherche (à présent) à percevoir

ce qui ne se voit pas

 

 

Tout tremblant devant les tragédies du monde

 

Au cœur du chaos et du fracas

sans que se dévoile jamais

le pourquoi des malheurs

 

 

Ce que le cœur écrit

sans même que l'esprit le sache

 

 

A portée de poème (parfois)

ce que le ciel renferme

 

 

Sans importance

au fond notre vie

et ce que l'esprit a compris

 

 

Écrasés par tant de servitudes

qu'il faudrait apprendre à se libérer

de toutes les choses du monde

 

 

L'impensable

peu à peu

(presque péniblement)

 

 

Ce qu'il nous faut traverser

pour que l'essentiel puisse

être découvert et habité

 

 

Comment

en si peu de temps

faire le tour des choses de l'âme et du monde ?

 

 

Il faudrait apprendre

à transformer nos cris

en geste de résistance

 

 

Le cœur d'un bleu si intense

qu'il colore tout ce que touche la main

et tout ce que perçoit l'esprit

 

 

Claudiquant si tristement

sous cette belle lumière

 

 

Essayant de nous hisser

au-dessus des principes de l'Homme

 

 

Sans savoir

sans alternative

un peu perdu (évidemment)

 

 

Quelque chose

comme une respiration

au cœur du poème

 

 

Quelle est donc l'essence de l'âme ?

 

 

Du dedans

le peu que l'on sait

 

 

Quelques traces pour tenter de dire

l'obscurité et la lumière des âmes et du monde

 

 

Tenter encore de dire l'indicible

 

 

Du côté du ciel, de l'âme et de la main tendue

qu'importe ce qui est devant nous

 

 

Creusé dans le silence

ce que nous savons

 

 

Comme un soleil

à la pointe de l'âme

offert par la main qui se tend

 

 

Au cœur de la forêt

sans un mot

savourant le silence et la paix

 

 

Dans la proximité de la terre et du ciel

entre solitude et sauvagerie

 

 

Une existence dédiée

au poème, au silence et au sacré

 

 

Une présence

sans promesse

sans oubli

creusée à même l'existence

 

 

Tout au long du jour

quelque chose au-dedans

qui s'agenouille

les yeux tournés vers l'infini

et le cœur penché sur les vivants

 

 

Funambule sur le fil de l'absence

 

 

Au plus haut de la langue

une parole si proche du silence

qu'aucune voix ne peut l'exprimer

 

 

Le cœur irréprochable

penché sur le ciel, les visages et les livres

cherchant quelque chose qui échappe à l'imaginaire

essayant de transformer la posture de l'Homme

en un territoire que ne renierait pas l'Amour

 

 

Marchant en ce monde

en soulevant la poussière

cherchant parmi les pleurs et les pierres

ce qui ne ferait pas honte à l'Homme

 

 

En soi

le lieu de la soif et du mystère

 

 

Ce qu'il faut de ténacité et de discernement

pour approcher le mystère

 

 

Au cœur de cette chambre

dont les murs sont des arbres

dont le plafond est le ciel

et où il fait si bon vivre seul

 

 

Chaque jour

allant ainsi

au cœur du sacré

 

 

Au-delà de la douleur et des larmes

là où notre voyage nous conduit

 

 

Du sang et des cris

sans recourir à la parole

sans donner la moindre explication

sans même un espace

consacré à Dieu et à la prière

 

 

Ce qu'il faut traverser

Ce qu'il faut oublier

Ce qu'il faut conserver

Ce qu'il faut abandonner

pour découvrir en soi

l'Amour et la lumière

 

 

Le cœur de Dieu

blotti au fond du nôtre

et qui attend que nous le découvrions

 

 

Ce qu'offre la forêt

à notre cœur et à nos pieds nus

 

 

L'âme légère

Et du vent entre les mains

 

 

Le cœur si las des histoires des Hommes

 

 

Presque rien

pour s'opposer aux jeux du monde

Et pas si sûr d'avoir raison

 

 

Malgré elle

ce que porte la parole

 

 

Écrire jusqu'à tout rendre silencieux

 

 

Qui a dit que l'infini ne pouvait

se loger au fond du cœur ?

 

 

Tous les vivants sont nos frères

Et tous les morts sont les nôtres

 

 

Dans le grand désordre du monde et des cœurs

 

 

Si proches du sol

nos existences

et là-haut (tout là-haut)

ce qui d'ici semble si inaccessible

 

 

Sur cette route où les Hommes

transforment, trop souvent, leur voyage en villégiature

 

 

Au cœur des collines

si loin de ce siècle

où tout n'est qu'empressement et apparat

 

 

Si joyeux

loin des miroirs et des reflets

 

 

Le regard et le cœur tendres

Ce dont témoigne la parole

au fil des jours et des chemins

 

 

Assez d'innocence et d'infini au fond du cœur

pour découvrir ce qu'il y a au-delà de l'Homme

 

 

Dieu à l'image de l'Homme qui n'épargne personne

 

 

Quitter le mot et le monde

pour approcher l'impensable

 

 

Frôler partout la figure du mystère

sans jamais la reconnaître

 

 

Borné par quelques rêves au fond de la tête

qui (nous) condamnent à l'enfermement

 

 

Quelques prières et quelques poèmes

Voilà tout ce que nous avons à offrir au monde

 

 

D'un corps à l'autre

sans amitié ni tendresse

à coups de sourires mensongers

pour s'immiscer dans la chair

et qu'importe à quoi ressemblent les âmes

 

 

Le cœur déplié au milieu des mots

 

 

Ce qui nous hante jusqu'en ces lieux

où tout semble si paisible et si joyeux

 

 

En ce lieu

où tout est donné

le réel, le silence et la beauté

la parole, la contemplation et la sensibilité

 

 

Ce qui, en nous, jamais n'abdique

capable de franchir tous les obstacles

et de traverser la mort

 

 

Une feuille sur une table de bois

où s'esquissent les danses

que dessinent l'âme et la main

 

 

Le cœur troublé par ce si grand désir de ciel

 

 

(Parfois) pas assez de silence au milieu des mots

pour hisser le poème au-dessus des bavardages et des cris

 

 

Ce que nous confie le poème

une manière d'habiter le monde

 

 

Un grand rire

et dans les mains un bouquet de fleurs

pour accueillir les malheurs

 

 

Dans l'écrin de la langue

Toutes les expériences de l'Homme

 

 

Essayant de nous tenir

là où réside l'innocence

 

 

Le cœur féroce à force de meurtrissures

 

 

Au-delà de la chance et du hasard

Au-delà même de toute volonté

 

 

Rien que des désirs défaits

au lieu du désastre du monde

 

 

Continuer coûte que coûte

jusqu'à la plus haute défaite

 

 

Au cœur du silence

malgré les bruits du siècle

 

 

Ce bleu étrange

qui habite le poème

pas si différent de celui du ciel

et pourtant

 

 

Rien que du sable et du vent

Et nos âmes un peu perdues

Et notre esprit qui n'y comprend rien

 

 

Tant de pas

dans le brouillard

jusqu'au plus lointain

 

 

A peu près rien

dans le grand bazar du monde

 

 

Mille gestes

Mille paroles

Mille pas

sans être sûr de rien

 

 

D'île en île

jusqu'à ce que l'océan nous engloutisse

 

 

Rivé au feutre et à l'infortune

malgré le poids du silence et de la lumière

 

 

Ajoutant des ombres et des affrontements

à ce qui se passe (magistralement) de la présence du monde

 

 

Au cœur du poème

des milliers d'étoiles

pour essayer de rivaliser avec la lumière

 

 

Dans l'épaisseur des jours

un peu de légèreté suspendue

au fond de l'âme

 

Mille baisers

plutôt que mille rêves

de monde et de lumière

 

 

(Sans doute) trop fidèle aux idoles

pour que le chant soit aussi beau que celui des oiseaux

 

 

Ces lignes

comme le monde et le temps

sans fin ni commencement

 

 

Lentement

glisser vers la nuit

sans savoir si les mots

seront assez lumineux

pour survivre à l'obscurité

 

 

Encore quelques lignes

pour dire l'adversité du monde

et le désarroi des âmes

 

 

L'esprit intranquille

avec au-dedans (bien) trop de pourquoi

 

 

En soi

tant de choses

et, peut-être, le mauvais sort

 

 

Au-dedans du rêve des arbres

ni homme ni hache

rien que le ciel et le vent

et le chant des oiseaux

 

 

Avec un peu de chance

les mots du poème s'écriront

sans prendre la place ni des gestes ni de l'âme

 

 

Le ciel

au fond du cœur

écrit à la craie

et que donnent parfois à voir

les mots du poème

 

 

Tant de servitudes sur la roche

accablant l'âme d'une bien lourde besogne

 

 

Dans le sillon de la parole

l'écume des rêves

et la pointe bleue du silence

 

 

A l'abri des assauts du siècle

au fond de notre terrier de silence et de mots

 

 

Fenêtre ouverte sur le monde et la douleur

 

 

Le cœur presque métamorphosé de l'Homme

au seuil de ce qu'il nous reste à découvrir

 

 

Derrière les barreaux du rêve

cette longue route qu'il nous faut emprunter

 

 

La figure poussiéreuse des mots

aussitôt qu'ils se couchent sur la page

 

 

Au cœur d'un ciel où tout semble si réel

alors qu'en ce monde tout se décline en rêves et en mirages

 

 

Laisser la lassitude tout envahir

jusqu'à effacer les derniers désirs

 

 

Une langue si étroite

qu'aucun ciel ne peut y entrer

 

 

Nos paroles ?

Des poignées de sable jetées

au milieu des étoiles

 

 

Hisser l’œil au-dessus du temps

et jeter la mémoire en contrebas

pour voir l'existence et le monde

comme pour la première fois

 

 

Quelque part

au milieu du bleu

là où l'esprit a encore bien du mal à se tenir

 

 

A la croisée du cœur et du monde

 

 

Aux origines de la pierre et du voyage

l'esprit au bord du jour

et l’œil qui rêve de devenir regard

 

 

La route toute tracée

sur laquelle zigzaguent les pas

sur laquelle quelque chose

cherche la fin du voyage

et sur laquelle le cœur découvre parfois

la possibilité d'un franchissement

 

 

Un chemin sur lequel le plus simple

remplace, peu à peu, tous les rêves du monde

 

 

De la couleur de la nuit

tous ces temples où l'on prie

tous ces cierges qu'on allume

tous ces autels devant lesquels on se réunit

 

 

Tant de bagages inutiles pour parcourir

cette distance qui nous sépare de nous-même

 

 

Qu'est-ce qui pourrait endiguer cette fièvre

de signes, de nouveauté et de surnaturel ?

 

 

Chaque jour

aller un peu plus loin

derrière la colline

et au fond de l'âme

 

 

Un rire immense

pour balayer le monde et les malheurs

 

 

Qu'y a-t-il au fond de la lumière ?

Et s'il y avait la source des possibles...

 

 

Sur cette pente étrange

en grand désordre

alors que la nuit s'installe

 

 

Au cœur d'un ciel sans appui

 

 

Entre le ciel et la boue

cette manière si humaine de vivre

 

 

Et s'il n'y avait rien derrière le mur du temps ?

 

 

En plein vent

là où l'âme est la seule alliée

 

 

Livré à la dérive et à l'errance

au règne de l'égarement (croit-on trop souvent)

là où il n'y a plus ni savoir ni volonté

 

 

Du ciel encore

un peu partout

et jusqu'au fond de l'âme

 

 

Seul

en ce lieu sans légende

où tout s'enlace en silence

où les yeux et l'esprit ont quitté la mémoire

où le poème est un aveu de tendresse

et où la vie et la mort livrent toutes leurs promesses

 

 

Du sable et des rêves

à perte de vue

et des ombres en plein sommeil

qui fouillent l'écume

à la recherche d'un trésor introuvable

 

 

Un gouffre et un appel

au milieu de ces milliers de mots

 

 

Habité et cerné par le mystère

 

 

Et même si l'on connaissait l'alphabet du temps

l'éternité et l'instant resteraient indéchiffrables

 

 

Jusqu'au point de bascule

où disparaissent tous les visages et tous les noms

 

 

Tant de possibles posés au-dessus des têtes

Et l'étroit passage par lequel l'âme doit se faufiler

 

 

Au bord de l’œil

le dehors qui essaye d'envahir l'esprit

 

 

L'Homme, la vie, le monde ;

terres des forces contraires

où tout aspire à se faire une place

 

 

Des bouts d'âme, de monde et de mots

formant au-dehors comme au-dedans

un sacré désordre

 

 

Danser jusqu'à tout mélanger

jusqu'à tout oublier

jusqu'à ne plus rien savoir

 

 

On entend parfois le chant des arbres

monter vers la lumière

 

 

Dans un coin du ciel

quelque part

quelque chose nous attend

Dieu, de la joie et de la lumière

 

Le cœur bleu et brûlé

là où le monde est passé

là où le ciel a résisté

 

 

Face à l'épreuve

ce qu'il faut de courage et d'horizon

 

 

De la couleur du jour

Nos gestes

Notre âme

Nos pensées

Nos paroles et nos poèmes

 

 

Quelques traces de ciel

sur le sable

là où nous avons attendu

sans trop piétiner

 

 

D'un cri à l'autre

D'une prière à l'autre

D'un poème à l'autre

selon notre sensibilité

 

 

Tant d'enfance et de feu

sous la chair innocente

 

 

Et si le royaume n'était pas le ciel

Et si le royaume n'était pas après la mort

mais était sur terre à cet instant précis

 

 

La lune froide

impassible

et de longues traînées de lumière

dans le ciel noir

 

 

Le cœur

depuis si longtemps

au milieu des débris du monde

résistant à l'ombre et à la corruption

cherchant à transformer l’œil plutôt que la boue

 

 

La langue parfois poussée

dans ses retranchements

pour dire des mots

couleur de ciel et de lumière

 

 

Dans les éboulis du silence

quelque chose

une voix sans doute

capable d'escalader le monde

de se hisser sur ses cimes

pour faire entendre quelques poèmes

 

 

Tant de possibles

malgré l'épaisseur de l'âme

et l'obscurité du monde

 

 

Le cœur essayant (assez maladroitement)

de dicter ses lois à un monde profondément dépravé

essayant de hisser l'Amour

au-dessus d'une immense pyramide d'appétits

 

 

La chair, le songe et le royaume

sous la même lumière

 

 

Ce monde

l'empire de la foule, des jeux et de l'ivresse

vitrine (effarante) des instincts de l'Homme

 

 

Grimper sur cette étroite échelle

posée au milieu des rêves et des étoiles

 

 

Dans l'épaisse chevelure du temps

ce que l'on suspend au-dessus

de l'interminable défilé des heures

 

 

Un peu de ciel et de chair

dans notre pauvre prière

 

 

Le corps et le cœur complices

aux portes du royaume

 

 

Des mots lancés

plus loin que le rêve

 

 

Du dessous le monde

comme si l'on appartenait au dedans de la terre

 

 

Au fond de la lumière

cet œil tranquille

parfaitement impassible

qui regarde les danses du monde

 

 

Au milieu des mots

la terre et le ciel

à la fois pente et refuge

 

 

Vers ce qui n'a de fin

 

 

On ne peut s'accrocher

ni au sable, ni au ciel, ni au vent

on ne peut que s'en remettre à leur volonté

 

 

Comme un vieux reste de ciel

que l'on porterait avec soi

 

 

Tant de possibles

dans cet étrange mélange

de ciel et d'instincts

 

 

Au milieu de l'ombre

Étreint par l'épreuve

La clé au fond de l'esprit

 

 

La nuit si bleue parfois

que l'on se croirait en plein jour

 

 

Sous le rêve

l'infini et la mort

un chemin vers la liberté et la lumière

 

 

Entre les mains du destin

qui nous fait traverser tous les gouffres

et nous invite, peu à peu, à apprivoiser le vide

 

 

Aux lisières de l'âme

tant de lèvres aimantes

tant de voix émues

et de perspectives infinies

 

 

Quelque chose

au cœur du silence

peut-être un peu de ciel et de lumière

 

 

Confiant

en dépit de la brièveté de la vie

en dépit de l'évanescence du monde

en dépit de l'instabilité des pierres

 

 

Le cœur parfois si épais

que la lumière ne peut le traverser

 

 

Et si autour de soi

il n'y avait aucun dehors

 

 

Au-delà du sommeil et de la fouille

le cœur et les mains libres

 

 

D'âme, de chair et de mots

notre existence singulière

 

 

Le cœur sans histoire

si près de l’œil

et du cri des bêtes

 

 

Hisser l'âme à la pointe des mots

Hisser les mots à la pointe du réel

Et d'un claquement de doigts

tout faire disparaître

 

 

A peu près rien

sinon la lumière

et le cœur qui bat

 

 

Tout accueilli

dans sa plus simple expression

 

 

Le cœur encore jonché de bruits et de mots

 

 

Le goût du monde et du secret

comme un vieux reste de désirs humains (sans doute)

 

 

Au creux de la paume

de la sueur et des taches de lumière

 

 

Au milieu du changement et des adieux

cette soif (inentamée) de permanence et d'éternité

 

 

Par-dessus les cimes des siècles

cette pente invisible

où les âmes glissent jusqu'au silence

 

 

Du sommeil et du mystère

dont nul ne parvient à se défaire

 

 

Nos yeux de papier

posés sur la nuit du monde

l'égarement des Hommes

et l'errance des âmes

 

 

Comme un étrange voyage

entre les yeux et la pierre

 

 

Bien avant qu'émergent les mots

ce qu'il faut d'âme, de monde et de silence

 

 

Ce qui compte ?

Notre posture sur la pierre

et le sourire de l'âme

lorsque personne ne nous regarde

 

 

Si seul

jusqu'à tout étreindre

 

 

Au bout de soi

rien

le vide que l'on a toujours été

 

 

Au-delà de la raison

le cœur silencieux

qui finit par épuiser

toutes les questions

 

 

Au loin

là où tout est si humain et si froid

le monde des ombres, des bruits et des jeux

et la nuit qui avale tout

jusqu'au désir de lumière

 

 

Entre le bleu et les yeux

le sommeil, la tristesse et l'essoufflement

qui favorisent ce brouillard

où tout se perd

qui efface les contours du monde

et rend aveugles les âmes

 

 

Des gestes nus

au-dessus de l'écume

qui tracent une route invisible

interdite aux rêves

 

 

Des larmes

le socle d'un monde sans mur

capable de laisser passer

le vent et la lumière

 

 

Dans cette effroyable angoisse du manque

comme un pas supplémentaire vers la désespérance

 

 

Le ciel encore

pour trouver le courage de résister à la barbarie du monde

et de se laisser transpercer par la douleur

 

 

L'oreille attentive à toutes les confidences de la terre

 

 

Au pied du mystère

les aveux du silence

et le règne (naturel) de l'Amour et de la joie

 

 

Comme des colonnes de lumière

sur ces rives sans édifice

où tout baigne dans le bleu du cœur

où les gestes et les poèmes échappent

à toute servitude

 

 

Au fond de l’œil

l'immuable

et les danses du monde

 

 

L'impasse du langage

au fond de laquelle s'amoncellent

tous les bavardages et tous les poèmes

 

 

Comme un repli

sur ces hautes terres

qui échappent au monde

 

 

Dans cette nuit si noire

qu'on ne distingue plus l'âme du monde

 

 

Le temps figé dans la douleur

comme une désespérance supplémentaire

 

 

Hissé jusqu'à ce silence

qui transforme les bruits du monde

en fleurs et en poèmes

 

 

Ce qui tourne

au fond de la tête

si puissant

que rien ne peut l'arrêter

 

 

Le parfum du jour

qui envahit le fond du cœur

 

 

Ce que le cœur susurre

à la parole du dehors

pour qu'elle ait la couleur du dedans

 

 

Certains jours

la joie et la lumière nous manquent (si cruellement)

 

 

Continuer à vivre

jusqu'à ce que tout devienne égal

 

 

Au fond de cette nuit

où les mots ont la couleur de la désespérance

 

 

Le poème est une échelle

sur laquelle l'âme parvient parfois

à se hisser jusqu'à la lumière

 

 

En un lieu

où le jour est le seul chemin

 

 

Ce qu'il manque aux mots

pour se mesurer au monde

 

 

Le cœur à sa place

Et les yeux grands ouverts

 

 

Un peu d'encre

et ce qu'il faut d'âme, de terre et de ciel

pour écrire un poème

 

 

Au fond de soi

des larmes

et enfoui plus profondément encore

un rire immense et brutal

 

 

Plongés dans le manque

tous nos sourires

et toutes nos prières

 

Des heures essentielles

qui vues de loin

ne ressemblent pas

à grand-chose

 

 

L'esprit à la fois nous projette au-dehors

et nous invite à regarder au-dedans

 

 

De la cendre et de la poussière

entre les mains du vent

ce qu'il restera de notre passage

 

 

Au fond de l'âme

ce qui échappe à l'adversité du monde

et aux griffes du temps

et l'ardeur nécessaire

pour aller vers la lumière

 

 

Sous les feuillages

le silence et le poème

 

 

Dans le livre ouvert

l'âme du poète

et tous les souffles de la terre

 

 

Là où la solitude est à son comble

une présence et des alliances inconnues

 

 

Ce qu'il faut d'intimité avec le cœur

pour approcher le secret

 

 

Si peu de lumière

dans les pas de l'Homme

 

 

Il nous faudrait des ailes

pour nous aventurer

au-delà des (pauvres) tribulations humaines

 

 

L'âme et la langue

parfois plus lourdes que le secret

 

 

Au large des mots

quelque chose comme un horizon

 

 

Assis au cœur de l'épaisseur

manquant d'air et d'ardeur

pour échapper à l'inertie de la mémoire

 

 

Mille mots à l'intérieur

qui se transforment parfois

en pauvre prière

 

 

Dans l'apparent désordre du visible

le parfait alignement de ce qui ne se voit pas

 

 

Au lieu de rire

de ce vent et de cette poussière

nous préférons croire et espérer

 

 

La trace d'un (très) ancien soleil

dans les tréfonds du temps

et dont la lumière

nous parvient quelquefois

 

 

Mille poèmes

pour essayer de dire

ce qu'est la vraie vie

en dépit des rires

et de l'obscénité du monde

 

 

D'un mot à l'autre

en un (seul) trait de lumière

 

 

Assoiffé de livres et de lumière

 

 

L'âme fouillée jusqu'à l'os

pour dire ce qui habite nos profondeurs

 

 

Comment parler de ce qui en nous

a réussi à faire silence ?

 

 

L’œil ouvert face à l'étendue

 

 

L'enfance gravée au fond du ciel

n'aura jamais empêché le sang de couler

 

 

Le déploiement du rêve

pour combler le vide de l'âme et du monde

 

 

Et pourquoi ne pas creuser la blessure

jusqu'au jaillissement de la lumière ?

 

 

Captif d'un monde

où même Dieu, la lumière et le vent ont été séquestrés

 

 

Et s'il y avait

sous la souillure et le sang

une absence triomphante

 

 

Personne sur ces pistes perdues

quelques pierres et nos pas

 

 

A veiller sous les étoiles

comme si la nuit pouvait s'achever

 

 

Devant soi

l'étendue des incertitudes

et notre cœur tremblant

cherchant sa route

vers le royaume invisible

 

 

Parmi tout ce sable

la source et le secret

et ce qu'il nous faut soustraire

pour accéder au sourire

(et consentir aux circonstances)

 

 

Dans le creusement de la soif

la source intarissable

 

 

Au cœur de la douleur et de la dévastation

ce qui ressasse et se plaint

et derrière l'obsession et les doléances

le vide, le rire et la lumière

 

 

A la cime du rêve

une chambre

un peu de chair

entourées de mort et d'infini

et la possibilité d'un tremplin

vers ce que porte le jour

 

 

Parmi les rebuts et la fureur

la parole nue

et l'innocence des fleurs

 

 

A glisser vers une nuit

où il n'y a que le sang et la cécité

le rêve et la suffocation

le dévoiement de l'âme

et l'égarement du cœur

 

 

Les yeux cernés par l'infini

alors que nous nous acharnons

(assez idiotement) sur la pierre

 

 

L'esprit et les mains

si près du ciel

et si proches de l'origine du mal

que le cœur a bien du mal à comprendre

 

 

Sous un soleil si vaste

que même l'ombre est devenue lumière

 

 

Dans la forêt enneigée

un feu et des traces de pas

quelque chose de l'épreuve et du poème

 

 

Si verticaux

l'ivresse, la lumière et la mort

et l'étroit passage qui y conduit

 

 

Des mots jetés dans la lumière

et la joie (toute simple) des mains en prière

 

 

Sur une route où le silence

se tient aux lisières

 

 

Au fond des bois

Le cœur lumineux

et un éclat sur le visage

comme si un soleil brillait à l'intérieur

 

 

Si incertain le chemin

qu'en un éclair

tout peut s'assombrir ou s'illuminer

 

 

Comme un silence dans nos profondeurs

et, sous le silence, quelque chose du chant originel

 

 

Les yeux fermés

à écouter le cri des bêtes

et sur nos joues, ces larmes

impuissantes à les délivrer

 

 

Une existence entière vouée

à cette quête discrète et obstinée

de la vie juste et du mot approprié

 

 

Au fond du cœur

cette intimité qui (nous) rend capable

d'étreindre (simultanément) le silence et le monde

 

 

Ce qui nous est offert ?

Un surcroît d'âme, d'Amour, de joie et de liberté

 

 

Tant d'horizons inconnus

sous les paupières et les pas

 

 

Jamais le réel

ne se laissera piéger par les mots

 

 

Captifs du rêve et du dehors

comme si l'esprit était un lieu fermé

 

 

Épris d'Absolu et de lumière, d'Amour et de poèmes

 

 

La tête entachée d'étoiles

suspendues à un ciel

qui n'existe pas

 

 

Des signes (très) laborieusement alignés

pour essayer de dire où mène le silence

 

 

Nous sommes le lieu traversé

par la vie, le monde, le désir,

la mort, l'illusion et la lumière

 

 

Le cœur silencieux

Le visage au milieu des pierres

 

 

L'âme qui loue la terre

Et la main qui écrit un poème

 

 

Comme un jour au-dedans du jour

tant la parole ressemble à l'aube

tant le monde semble lumineux

 

 

Quelquefois

des larmes et de la fureur

devant ce sang (tout ce sang)

que versent les Hommes

 

 

Ce qu'il faut d'oubli et de vent

pour balayer l'ignorance et la haine

et rallumer la flamme

de ce qui s'était, peu à peu, éteint

 

 

Rejoindre les hauteurs du monde

là où l'âme tutoie la lumière

là où les mots deviennent poèmes

là où tout a la couleur du ciel

 

 

Sur cette sente invisible

l'âme et l'encre

cherchant une voix commune

 

 

Tant de mots pour dire

la cécité et le manque de lumière

 

 

Apprendre au milieu des ombres

à se hisser jusqu'au plus digne de l'Homme

 

 

Au milieu des ombres de la forêt

si belles, si fugitives, si sauvages

 

 

Au fond de l'absence

une veille si ancienne

et des lèvres offertes

 

 

Dans notre terrier

au fond des bois

protégé par une longue

rangée d'arbres et de livres

 

 

Pas à pas

comme vont les jours et les saisons

 

 

Au cœur de ces mots

Tant de ciel et de sang

 

 

La nuit sarclée jusqu'au sang

Le jour hissé plus haut que les étoiles

Et toutes ces malheureuses promesses

tenues dans la main misérable de l'Homme

 

 

Au fond de soi

des questions aussi vieilles que le monde

 

 

Si haut le royaume

Et cet orgueil qui nous tire vers le bas

 

 

Rompre tous les cercles

pour que notre voix puisse s'élever

et parcourir la distance qui nous sépare du jour

 

 

Crier sous la lune

à la manière des bêtes des bois

 

 

Porter haut la parole

par-dessus les flammes et le vent

par-dessus la corruption et les agacements

afin de célébrer ce que l'on porte (tous) secrètement

 

 

Peut-être, au fond, ressassons-nous la même parole

depuis le commencement du monde

 

 

Une voix

et des traces de pas sur la pierre

 

 

D'une couleur à l'autre

le cœur changeant

 

 

Le cœur poussiéreux

à force de ne pas servir

 

 

Dans l'éloignement du nombre

Seul avec le ciel

 

 

A cette place étrange

où la marge devient le centre

 

 

Dans l'attente d'un jour

qui, peut-être, ne viendra jamais

 

 

Au fond de l’œil

toutes les couleurs du ciel et de la pierre

et cette ombre que dessine parfois le cœur en résistant

 

 

Et s'il n'y avait rien à savoir

Et s'il n'y avait rien à transformer

Seulement s'extirper du sommeil

 

 

Une voix née de la pierre

se hissant aussi haut que possible

pour essayer de retrouver le silence d'autrefois

 

 

Aussi rayonnants que le soleil

ces cœurs prêts à s'offrir

en ce monde privé de lumière

 

 

Au faîte d'une nuit

où seules l'horreur et les ténèbres sont célébrées

et où le secret restera peut-être à jamais

enfoui au fond du cœur

 

 

Le cœur éclairant parfois les mains

donnant aux gestes assez de lumière

pour retrouver une intimité

avec l'âme, la chair et le monde

 

 

Un monde étrange

où tout n'est que rêve et fureur

 

 

Les lèvres embrassant le jour et la terre

entonnant un chant

pour que le cœur puise dans ses profondeurs

assez de lumière

pour se réjouir de vivre sur la pierre

 

 

Des réserves de pulsions et d'images qui jaillissent

nous laissant impuissants, tristes et hébétés

 

 

Des traces dans le vide

comme des tourbillons d'air

quoi que nous fassions

 

 

Des croyances, des mensonges et des crachats

puisés dans les intarissables gisements de l'Homme

 

 

Au cœur de cette longue traversée de la nuit

des larmes, des mainmises et des humiliations

et quelques rares tanières pour échapper

aux monstres à la gueule béante

qui nous poursuivent sans relâche

 

 

Des traits capables d'extirper l'âme de sa cage

et de la hisser jusqu'aux lisières du ciel

 

 

Laisser notre voix dessiner

un ciel d'encre et de papier

comme une manière maladroite (sans doute)

d'accéder à un autre plus réel et impénétrable

 

 

La danse et le chant plutôt que le sommeil

Les arbres et les mots plutôt que le monde

Et qu'importe la couleur de notre cœur

 

 

Le cœur encagé

à force de refus et d'obscurité

 

 

Le cœur glissant, peu à peu, vers l'infini

 

 

Tous ces mots

Toutes ces vies

emportés par un déferlement de larmes

 

 

Toute une vie d'expériences et de mots

dont le monde se soucie comme d'une guigne

 

 

Un monde obscène

qui ne mérite

ni notre rire ni nos larmes

 

 

Des âmes démunies et divagantes

errant d'histoire en histoire

poussées par les vents du monde