Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

Carnet n°225

Carnet n°226

Carnet n°227

Carnet n°228

Carnet n°229

Carnet n°230

Carnet n°231

Carnet n°232

Carnet n°233

Carnet n°234

Carnet n°235

Carnet n°236

Carnet n°237

Carnet n°238

Carnet n°239

Carnet n°240

Carnet n°241

Carnet n°242

Carnet n°243

Carnet n°244

Carnet n°245

Carnet n°246

Carnet n°247

Carnet n°248

Carnet n°249

Carnet n°250

Carnet n°251

Carnet n°252

Carnet n°253

Carnet n°254

Carnet n°255

Carnet n°256

Carnet n°257

Carnet n°258

Carnet n°259

Carnet n°260

Carnet n°261

Carnet n°262

Carnet n°263
Au jour le jour

Octobre 2020

Carnet n°264
Au jour le jour

Novembre 2020

Carnet n°265
Au jour le jour

Décembre 2020

Carnet n°266
Au jour le jour

Janvier 2021

Carnet n°267
Au jour le jour

Février 2021

Carnet n°268
Au jour le jour

Mars 2021

Carnet n°269
Au jour le jour

Avril 2021

Carnet n°270
Au jour le jour

Mai 2021

Carnet n°271
Au jour le jour

Juin 2021

Carnet n°272
Au jour le jour

Juillet 2021

Carnet n°273
Au jour le jour

Août 2021

Carnet n°274
Au jour le jour

Septembre 2021

Carnet n°275
Au jour le jour

Octobre 2021

Carnet n°276
Au jour le jour

Novembre 2021

Carnet n°277
Au jour le jour

Décembre 2021

Carnet n°278
Au jour le jour

Janvier 2022

Carnet n°279
Au jour le jour

Février 2022

Carnet n°280
Au jour le jour

Mars 2022

Carnet n°281
Au jour le jour

Avril 2022

Carnet n°282
Au jour le jour

Mai 2022

Carnet n°283
Au jour le jour

Juin 2022

Carnet n°284
Au jour le jour

Juillet 2022

Carnet n°285
Au jour le jour

Août 2022

Carnet n°286
Au jour le jour

Septembre 2022

Carnet n°287
Au jour le jour

Octobre 2022

Carnet n°288
Au jour le jour

Novembre 2022

Carnet n°289
Au jour le jour

Décembre 2022

Carnet n°290
Au jour le jour

Février 2023

Carnet n°291
Au jour le jour

Mars 2023

Carnet n°292
Au jour le jour

Avril 2023

Carnet n°293
Au jour le jour

Mai 2023

Carnet n°294
Au jour le jour

Juin 2023

Carnet n°295
Nomade des bois (part 1)

Juillet 2023

Carnet n°296
Nomade des bois (part 2)

Juillet 2023

Carnet n°297
Au jour le jour

Juillet 2023

Carnet n°298
Au jour le jour

Août 2023

Carnet n°299
Au jour le jour

Septembre 2023

Carnet n°300
Au jour le jour

Octobre 2023

Carnet n°301
Au jour le jour

Novembre 2023

Carnet n°302
Au jour le jour

Décembre 2023

Carnet n°303
Au jour le jour

Janvier 2024


Carnet n°304
Au jour le jour

Février 2024


Carnet n°305
Au jour le jour

Mars 2024

 

Carnet n°306
Au jour le jour
Avril 2024

 

Carnet n°307
Comme à la pointe du rêve
Mai 2024

 

Carnet n°308
A l'orée du plus intime

Juin 2024

 

Carnet n°309
Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

Carnet n°310
Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

Carnet n°312
Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

10 juin 2019

Carnet n°189 Notes journalières

Abandonné ce que nous avions si ardemment agrippé – retenu – conservé ; le feu toujours vif mais le désir éteint

 

 

Ici, un temple. Ailleurs, une prière. Partout – le silence. Et un peu plus loin – et au-dedans de nous, des cris qui n’ont encore été convertis…

 

 

Ni vent, ni combat. La peur abattue. Et l’or silencieux qui veille au fond du sommeil…

 

 

Un chemin de répit après cette marche obstinée. Des ronces encore – mais qui ne griffent que l’ombre des jambes. Le désert devenu jardin sans que l’esprit ne soit intervenu…

 

 

Des silences dérobés au milieu de la foule lorsque les visages feignent d’être vivants…

 

 

Des herbes, des arbres – des pierres sur lesquelles s’endormir. Le soleil en tête et l’Amour dans les bras. L’alliance à la place du rêve. Le refus des étoiles. Au plus près du centre – là où tout se tient près de soi…

Le même jour qui – plus jamais – ne nous séparera…

 

 

Le dernier, peut-être, des survivants qui a offert son feu aux cendres – son souffle aux vents – et ses ailes déployées au ciel sans mémoire…

 

 

Marche dans les eaux noires – immobiles – comme si la mort avait tout recouvert…

 

 

Le désordre à l’horizon – et la paix dans l’âme que l’Amour a initiée…

 

 

Un chant pour célébrer la terre – découvrir un chemin où s’égarer – quelques visages à porter loin des étoiles – des destins à enfoncer, peut-être, dans l’abîme – pour se rapprocher du silence…

 

 

Un jour, peut-être, la vérité détrônera le sang…

 

 

Seul – dans la nuit – sans ami – sans blessure – vivant malgré cette épée figée dans le cœur…

 

 

Chemins d’errance où nous nous imaginions perdu. Simple détour avant que le jour ne dévore la nuit et ne pose – délicatement – notre visage sur ses rives – au cœur de cette terre étrange dont nous n’habitions que la périphérie…

 

*

 

Qui que l’on soit – où que l’on soit – quoi que l’on fasse – on est toujours (et implacablement) ramené à soi – et amené à composer (avec ou sans exigence) avec les Autres…

Plongé, à chaque instant, dans la solitude commune et les modus vivendi – hors et au sein de toutes les collectivités…

Existence sans autre issue que le retournement de l’âme vers ce qu’elle porte – ce centre de soi et du monde – cet espace de respiration et de clarté – pour vivre avec plus d’ampleur, de liberté et de distance l’unité de l’être et les inévitables compromissions avec le monde relatif…

 

*

 

Et c’est là qui vient sans avoir été invité – un peu de joie – un peu de tristesse – trois fois rien – mais qui vous chavire l’âme jusqu’à tout renverser…

 

 

Tout creuse jusqu’à nous faire glisser au fond du trou…

 

 

Seul sur cette barque immobile – au milieu d’un fleuve sans eau – à regarder le jour – la nuit – l’implacable alternance – sans rien espérer ; ni la pluie, ni le vent – sans même, au fond du cœur, le moindre désir d’océan…

 

 

Vie sans rive – destin de tous les recommencements. Comme du sel incessamment jeté sur la plaie…

Nuit et blessure sans même un arbre – une lampe – un livre – pour se consoler de vivre – envelopper sa solitude – rassurer son âme dévorée par le manque – apaiser le sang qui tourne en rond dans nos veines…

Absent déjà – comme une bête morte et dépecée…

 

 

Oiseau du mensonge qui nous promet l’envol…

Sans aile, la volonté mimétique torture – et pousse, parfois, à se jeter du haut des falaises…

 

 

A force d’usures, nous vieillissons. Mais rien ne change ; ni la vie, ni l’âme, ni la mort…

Qu’un peu de misère ponctuée par quelques rires – pour oublier – se distraire – ou se souvenir, peut-être, avec plus de force et d’acuité, du dérisoire de nos rêves, de nos ardeurs, de nos exigences…

 

 

Vains – comme le sable, les tours et nos pas trébuchants. L’ombre et le soleil sur les ailes du rêve. La lumière et l’abîme sur le même versant. Et ce froid parmi les visages. Poussière au milieu des étoiles. Chemin de fuite sur ces lignes courbes – et divergentes presque toujours…

Déclin de toute aventure. Désastre où se mêlent l’orgueil et le renoncement…

Mûrir, peut-être, à force de chuter – mais, à la mort, ne régnera que l’absence ; l’âme et les mots ne seront plus là pour témoigner…

A vivre encore comme si l’allant pouvait nous affranchir de l’écume…

 

 

Si peu – trop peu – de silence pour que les hommes puissent échapper au sommeil. Si peu – trop peu – d’âmes aimantes. Si peu – trop peu – d’âmes à aimer. Si peu – et déjà trop – d’espérance pour le monde…

 

 

Côte à côte – sans rien dire. Pas même le silence à partager…

 

 

Debout – excentrique jusque dans ses vaines paroles…

Inutile – de bout en bout…

Sable – poussière – étoiles – noirs…

Lignes hâtives – de plus en plus denses – qui, peu à peu, glissent vers le silence…

 

 

Rives – tristesse – mirage – rien ne dure. Tout est englouti par la nuit – par nos ventres – par la domination de la faim et de la cécité…

 

 

Des signes – comme un soc éraflant les pierres – dessinant les blessures de l’homme – les blessures de la terre – le sol incurable où nous vivons…

 

 

Terré dans une aube plus grise que le crépuscule. Seul dans cette chambre froide alors que les Autres jouissent du monde – et font résonner leur chant au-delà des promontoires – jusqu’aux horizons convenus des hommes…

Ailes aussi tristes que les pas d’autrefois qui arpentaient la terre sans insouciance – sans légèreté…

A vivre sans rien distinguer – englué dans l’effrayante hiérarchie des horizontalités…

 

 

Feu qui nous hante autant que le monde et le jour…

Âme froide que les vents bousculent – et que la proximité des haleines terrifie…

Entre les pierres et les feuillages – sur ces eaux anciennes dont nul ne sait où elles mènent…

 

 

L’ivresse d’un autre jour où nous serons encore plus saouls qu’aujourd’hui…

 

 

Fosse où tout se dilate – le temps – les cris – la chute interminable. Tout s’étire sans interruption jusqu’à la mort – faille dans le devenir – parenthèse ouvrant, peut-être, sur l’impossible…

 

 

Un silence qui n’est, peut-être, que ténèbres et néant – vaine extension de l’espérance…

Solitude de tous les déserts. L’absence patente – l’attente patiente – de la lumière et des visages…

 

 

Joueur qui blâme. Joueur qui méprise et violente – tous les jeux – tous les jouets – tous les visages qui refusent de nourrir son amour – l’éclat de son propre reflet. Trop fortement marqué par l’épaisseur du monde pour entrevoir la possibilité du jour – de la lumière – de la transparence…

 

 

Bouche étrange – amère et enfantine – qui, à la fois, crache sur les armes et exulte sur les pires versants de l’ombre – jetant ses paroles couleur d’aube et flagellant, entre ses murailles, tous les détracteurs du silence. Partagée entre l’innocence et ces restes – trop épais – de jours gris…

 

 

Visage d’arbre – tronc blessé – incapable d’accueillir l’oiseau volage – l’écume des forêts – la terre des chemins. Cœur végétal sur le point de se fossiliser – de devenir pierre – marbre grossier peut-être – sur lequel couleront toutes les larmes…

 

 

Dans une eau où l’angoisse est insoluble. Couleur de pierre et de nuit – seule mémoire, peut-être, en dépit des nobles aspirations et des quelques pas réalisés hors du chagrin – dans l’effleurement de l’autre rive…

 

 

A rougir son âme jusqu’à la mutilation dans la proximité de ce feu invraisemblable – de ce feu d’un autre monde – littéralement…

 

 

De longs couloirs sombres – austères – un peu tristes peut-être – avec quelques interstices qui ressemblent à des jardins – à des prairies ensoleillées – sur lesquels coulent la joie et la lumière…

 

 

Veilleur de plein jour, de portes qui s’ouvrent et de proximité consentie…

 

 

Chants de l’ombre – paroles de la terre. Etrange passant des rives comptant ses pas jusqu’à la dérive. De larmes en amertume sans jamais accéder ni au vide, ni à l’extinction du temps…

 

 

Entre l’absence et un semblant d’existence – silhouette furtive qui se faufile entre les visages – entre les vivants…

 

 

A l’affût de la beauté – souvenir, peut-être, de la première traversée – celle où la joie était indissociable du temps – celle où les larmes mesuraient la hauteur des âmes – celle où la boue était de l’or – celle que les hommes ont oubliée depuis (trop) longtemps…

 

 

Comme un fleuve en crue – la grandeur à l’épreuve. Le débordement comme une arme déposée sur la pierre. Le sens où tout est dévoilé ; la nuit, le monde, le manque, le froid. Et l’espérance de ce qui tremble à l’idée de la mort…

 

 

Paroles grises – comme un peu de fumée échappée du silence…

Et ce qui coule – le même reflet – la même imperfection – mais honorés, à présent, comme un miracle…

 

 

La tête sous la lampe à brûler ces restes de nuit – comme s’il nous était impossible de vivre sans le jour – sans l’Amour – sans l’espérance d’une plus juste providence…

 

 

Fébrilité stoppée net par la mort – et l’aube précipitée dans le vide – dans le trou – avec la course du temps…

 

 

Seul dans cette chambre à attendre la joie et la mort – ce que l’inéluctable offrira ; le plus simple – la part manquante – ce qui jouxte l’anxiété – les plus lointains rivages – les bords de l’âme – ou l’achèvement, peut-être, des murs de notre détention…

Brûlant sans impatience – et, peut-être, en vain…

Geste d’effroi – de résistance – de salut…

Reflet d’une âme entre pierres et ciel – sous l’emprise de la crainte – à mi-chemin entre la terre et le royaume…

 

 

L’infime penché sur la cendre – fouillant de ses mains la braise rougeoyante pour apprivoiser le feu et la douleur. Sang retenu dans la poitrine pour empêcher le cri. Dents serrées – front fiévreux. Et, sortant de l’épreuve, l’âme pas le moins du monde purifiée…

 

 

Têtes étrangères passant et repassant derrière la vitre qui sépare deux déserts – celui qui s’habite et celui où l’on ne fait que naître, vivre et mourir…

 

 

Des yeux implorants tournés patiemment vers cette nuit qui n’est que silence. Attendant je ne sais quoi ; un signe peut-être – la preuve que l’espérance est encore possible…

 

 

Le feu plus grand que notre désert…

 

 

Une tête simple – vide – recommencée chaque matin – faite pour l’errance et la lumière – la solitude et l’exploration des petits chemins de l’âme…

 

 

Lieu de non mémoire dont les gardiens se sont fait la belle – jouant, à présent, avec le provisoire des circonstances…

Sans autre attache – fragile – que l’âme effleurant le ciel…

 

 

Quelques mots – un peu d’encre – jetés aux vivants et aux naufragés des rives – errant entre les pierres et les tristes arcanes du monde…

 

 

Dénudé jusqu’à l’obsession. Plus même un os à se mettre sous la dent…

Invisible face aux vivants. Insensible à la cruauté…

Âme évaporée devant tant de supplices et de beauté…

Autrefois si épais – avec cette allure lourde comme les pierres – dense comme la nuit. Et à chanter, à présent, comme l’oiseau à chaque matin triste…

 

 

Où allons-nous ainsi – vers quel lieu nous hâtons-nous encore – nous qui ne savons demeurer avec le plus simple – l’immobile – l’inchangé…

 

 

Une voix perdue dans les feuillages – jetant au ciel ses silences – et aux hommes toutes leurs illusions…

 

 

Mots plus réels que la croyance en l’amour perdu. Du haut de notre douleur – mille rivages – mille visages – nouveaux. La terre éclairée par nos gestes et nos lampes si anciennes. Et mille sentiers pour fuir le monde – tous les lieux où l’écume est (encore) trop abondante…

 

 

Gestes trop loin du cœur pour être honnêtes – et recevables. Indignes – inaptes à creuser l’âme – incapables de soulever les voiles qui obscurcissent la vérité (toujours possible)…

 

 

A demi-mot – presque en silence – la matière immergée dans la blessure – et les yeux au ciel à quémander la guérison…

 

 

Vivre ici – ailleurs – là où les arbres nous inspirent et nous protègent – là où les bêtes nous offrent leur courage – là où les pierres sont trop grises – ou trop dures – pour être foulées par les hommes – là où le jour et la nuit s’équilibrent dans l’âme – là où Dieu voudra – là où nous porteront les vents…

 

 

Titubant sur le parvis de l’espérance – mains tendues vers un peu de ciel – front incliné dans la poussière. Balbutiements de verticalité à l’épreuve du monde et de la matière…

 

 

Des cris et des oreilles fermées – ailleurs peut-être. Un monde de voix et de silence – où la seule pensée de l’Autre nous plonge, pourtant, dans l’espérance…

 

 

A genoux contre la vitre – les lèvres écrasées contre l’horizon – dans cette vaine attente d’une autre tête – plus belle et compréhensive que les précédentes…

Et ce cercle imaginaire tracé par l’âme indécise délimitant les frontières entre l’entre-soi et l’entre-nous…

Ensemble – dans la même solitude – vécue de mille manières…

 

 

Une voix s’élève – un nuage passe – un doigt pointe vers quelque chose – n’importe quoi ; une fleur – un visage – un horizon. Et toutes les têtes se tournent – et toutes les têtes se précipitent – vers cette nouveauté passagère. Puis reviennent le silence et l’ennui – les bras croisés – les regards à moitié vivants – et les nuages qui passent encore – et qui passeront toujours comme nos vies défaites et le souvenir funeste de nos passions – de toutes nos amours mortes…

Yeux perdus sur le cours immuable des choses…

 

 

Rien que des tombes et des noms oubliés. Ainsi sera bientôt la terre…

Avec nos œuvres – toutes nos œuvres – s’effritant pour rejoindre la poussière…

Aucun labeur pour la postérité (si étroite) des hommes – mais pour la simple beauté du geste – pour échapper à la folie de ceux qui attendent trop consciemment la mort – parce que cela seul nous est offert ; vivre sans savoir – vivre entre deux bornes mystérieuses que la plupart des hommes s’acharnent à oublier pour échapper à la mélancolie et au néant…

 

 

Place vide – et qui le restera – malgré les cris, l’effroi et l’air brassé…

 

 

Rien qu’un instant qui efface tous les autres…

Intervalle ni triste, ni joyeux – pas même salutaire…

Entre mirage et miracle – comme un clin d’œil (espiègle) des Dieux…

 

 

Ce qui se tisse loin des regards – entre soi et soi – ce qu’aucun visage ne peut offrir – ce qu’aucun livre ne peut décrire. L’ineffable rencontre…

 

 

Ne croire ni en la magie du monde – ni en la sagesse des hommes – ni même aux prophéties des sages. Chevaucher les rives et l’abîme pour accéder au silence du regard et à la justesse du geste – et non courir en vain après l’esprit chargé toujours de trop de rêves et d’idées…

 

 

Un pas incertain sur le pavé scintillant…

A l’angle où l’on se tient – là où le monde ne peut nous voir – là où le dehors entre dans le dedans et où le dedans déborde sur le dehors – là où il n’y a plus ni homme, ni Dieu – là où les murs s’effacent sous l’acharnement patient de la lumière…

A l’exacte place où nous sommes…

 

 

Ce qui court pour échapper – non sans mal – au monde alors qu’un pas de côté – en soi – en retrait – suffirait…

 

 

Et cette folie dans la voix pour rendre la vie plus intense – plus vivable que les mornes gestes qu’elle réclame…

 

 

Percer les murs – ou les abattre peut-être – et construire dans la faille ouverte – à travers la meurtrière creusée – ou sur leurs décombres – une terrasse de lumière pour éclairer et réchauffer les visages fâcheux – trop suspicieux pour vivre du côté du soleil

 

 

Piège de l’homme assoupi dans son fauteuil – la tête ailleurs – absente – comme ce corps épais et immobile à force de rêves – propices seulement au sommeil de l’âme…

 

 

Tout nous écarte de l’innocence. Et c’est elle, pourtant, qui nous appelle à travers toutes les choses du monde

Tapis mensongers qui dissimulent le vide…

 

 

Course jusqu’à l’horizon – seul signe d’espérance pour échapper aux gouffres qui nous entourent. Ombres projetées sur le mur blanc où les lignes dessinent la folle épopée du temps. Une tache – un trou – pour la mort qui creuse plus avant pour apparaître à tous les âges qui sonnent la fin de l’insouciance…

Martèlement qui marque obstinément les visages – et qui, peu à peu, les enlaidit – et qui, peu à peu, leur ôte leur souffle et leur éclat…

Fuites et sommeil dans l’ordre des choses…

Loi et ordonnancement du monde inscrits en lettres de sang au revers des destins…

 

 

Les mains et la poitrine toujours tremblantes à l’idée de la rencontre. L’âme toujours prête à s’offrir tant est intense et profond son désir d’intimité…

Rien de plus haut – ni de plus beau – pour elle – en ce monde…

 

 

Quelque chose d’inquiet dans le regard – comme un vent noir qui aurait entamé la confiance – et ouvert la porte aux plus sombres conjectures…

 

 

Oreilles sourdes à tous les cris – à tous les murmures – à ceux du vent – à ceux du monde – à ceux de l’âme et du silence – ce qui rend, bien sûr, impossible toute rencontre…

 

 

Des plis noirs – le bout d’un chemin – la tête effrayée – l’âme qui se perd – la marche à feu éteint. Le seul lieu, pourtant, où se cacher…

 

 

Des bras – des cris – des ventres affamés. Le prolongement d’un songe – d’une convoitise – d’un élan – qui exaltent l’ardeur de la course et l’espérance d’une satiété…

 

 

Le cercle des abstractions où chacun pioche selon ses envies – selon ses possibilités – et que l’on accroche comme des lampes pour guider les pas…

Nuit de pierres et de chahut où l’on trébuche – et où l’on s’affale – plus souvent que l’on ne trouve une issue…

 

 

Profil bas comme un oiseau sans aile – comme un souvenir étrange tiré par le hasard d’un fil. Comme un geste brusque – un revers de la main devant l’écorchure des destins – comme une fuite – une punition supplémentaire – presque une malédiction dont on aurait hérité…

 

 

Des drames – de la nuit – un espace. Et des âmes plus épaisses que la possibilité de la lumière…

De la pluie – des avalanches – et la force des vents contraires qui assignent à l’immobilité…

Et plus loin – un rire – du silence – un peu de couleur. Les mystérieux atours de l’éternité…

 

 

L’œil étranger – presque indifférent – au pire. En retrait – comme plongé au fond de l’hiver – alors que la tempête gronde sur le monde – que la terre est un feu – et que les vivants, partout, sont acculés à la désespérance…

 

 

A la source de l’or – couleur de la joie qui embrouille l’âme trop coutumière des anciennes palettes – encore étonnée, peut-être, d’avoir abandonné la grisaille des jours, la plèbe sombre des cités et les contrées saumâtres de la mélancolie…

Air vif – à présent – sur ces eaux neuves et lumineuses où le sens n’a nul besoin de mots pour éclater comme une évidence…

Comme si l’absence de rêves ravivait le désir et l’éclat du monde. Comme si notre poitrine oppressée pouvait enfin trouver un peu d’air. Comme si la détention prenait, soudain, des allures d’existence vivable…

 

 

Tout un monde – en nous – grandiose et ignoré – avec ses peuples et ses civilisations – avec ses tours et ses ruines – avec ses dictateurs et ses lois. Avec ses déserts et ses assassins. Avec ses cendres et ses secrets. Avec ses poètes et ses silences…

 

 

Dans la fente où Dieu nous a poussés – et que les vents ont transformée en enfer…

 

 

D’horizon exigu en tentative – le tête si proche de la mort que le voyage, à présent, nous semble pire qu’absurde…

 

 

Soif d’un autre espoir – moins triste que cette dilapidation…

 

 

De la pluie entre ces lignes si sombres – et si tristes – déjà. Comme si nous étions né(s) de l’autre côté du soleil…

 

 

Des pentes – des larmes – et quelques murmures que personne n’entend. Dieu et les hommes occupés ailleurs – à des affaires, sans doute, bien plus sérieuses…

 

 

L’incertitude libératrice des angoisses d’un monde trop pétri de certitudes…

 

 

Etonnement devant la parole qui avoue sa soif et son ignorance dans un monde où la nuit est égale au jour – où la poésie est égale au sang – pourvu que le ventre soit rassasié – et que la crainte soit apaisée par l’érection de hautes clôtures…

De la chair et des remparts suffisent à rendre identiques tous les jeux auxquels on s’adonne après s’être livré aux exigences du monde, aux contingences quotidiennes et au repos nécessaire…

Indifférence à l’égard du temps oisif pour les âmes assujetties aux asservissements de leur époque…

 

 

Seul et sensible – au cœur de l’humanité peut-être…

A cet endroit où la vie frappe plus fort – de manière plus nette – et avec plus d’insistance – certaine, peut-être, de notre réceptivité et de notre accueil…

 

 

Rien qu’un pauvre sourire en tête – mais inoubliable – et qui brille davantage que le soleil – davantage que toutes les étoiles réunies en image mythique. Aperçu un jour (il y a longtemps) entre deux pas tristes – adressé à personne – décoché, sans doute, sans raison – pour lui-même – et qui est toujours là pour réchauffer notre âme lorsque nous traversons, avec trop de désespérance, le désert du monde…

 

 

Des pierres – des arbres – des bêtes – un peu de ciel et de silence. Quelques pas au dehors – quelques pas en soi. Un jour ordinaire où nous n’avons souri à personne…

 

 

Nous avons tout perdu – et ce qui reste ne ressemble ni à une défaite, ni à une victoire. Ce qui reste a la délicatesse de l’âme et le mystère que nous prêtons habituellement à Dieu…

 

 

Rien qu’un gouffre qui a tout englouti – où tout s’est perdu – et qui réclame qu’on le nourrisse encore. Mais nous n’avons plus que l’innocence à offrir – et c’est à l’Amour qu’elle se donne – jamais au monde – jamais à l’esprit – jamais ni au rêve, ni au sommeil – qui sont les bouches les plus voraces de l’abîme…

 

 

Il n’y a pas assez de solitude en ce monde pour aimer les autres visages. Ni assez de tristesse pour transformer l’indifférence et le mépris…

Nous ne manquons pas assez pour prétendre à la joie…

 

 

Seule la distance semble rapprocher les âmes – le monde – tout ce qui nous manque – tout ce qui nous étouffe – tout ce qui nous sépare – dans la promiscuité…

 

 

Quelques traces du dedans sur le visage. Mais comment pourraient-elles lutter, à armes égales, avec le monde, l’indifférence et la tristesse…

 

 

On ne peut s’aimer qu’entre compagnons d’infortune. Les trop gais, eux, ne cherchent que des connivences. Quant aux plus malchanceux, ils ne jurent que par les alliances…

 

 

Rien à partager sinon cette solitude, cette tristesse et ce bout de pain. Et un sourire – un peu de tendresse – et quelques mots aussi – que l’on oubliera très vite…

 

 

Nous avons revêtu les plus beaux atours du dénuement – sans cri – sans faste – sans clameur – sans le moindre applaudissement. La tête et les mains dignes et défaites. L’âme sans parure – dans sa plus simple tenue ; un cœur pour aimer et remercier en silence…