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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Au bord du monde – la lumière

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Derrière les mots

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Allant sans savoir

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Un œil au cœur de la fable

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Un manteau d'étoiles et de sang

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Là où l'on s'incline

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Devant un Dieu invisible

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Et si le monde était l'exil

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La danse secrète

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Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

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Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

8 mars 2020

Carnet n°226 Notes journalières

De la chair et des rêves – trop sonores pour nous…

Des mains et des âmes – trop barbares pour nous…

Il nous faudrait davantage de solitude et de silence pour ne pas succomber à la tentation du pire ; éradiquer le mal par le mal…

 

 

Ce qui se donne – à travers les yeux – mille signes possibles comme autant de preuves que l’invisible agit sur – et à travers – nous…

Le monde – des milliards de fils enchevêtrés – tous reliés ensemble – imperceptibles…

 

 

Tout se dessine sur la surface du monde – guidé par la main souterraine et la main aérienne des Dieux – le ciel et les profondeurs jouant avec leur mine de plomb – esquissant des traits sans importance – inventant des choses et des liens – et les effaçant peu après – créant des chemins – mille arabesques et des gouffres noirs dans lesquels, un jour, tout finira par disparaître…

 

 

Des oiseaux et des tambours plein la tête – pas une cacophonie – une symphonie de lumière…

Un peu de terre – un peu de ciel – affranchis de la mort et des sanglots…

Le long reflet de nous-même nous embrassant – l’étrange étreinte des Dieux au fond de notre âme…

Un chant suspendu au-dessus des visages…

Un courant de joie et de poésie…

Quelque chose d’impromptu – une grâce sans autre explication que l’apogée de l’innocence…

 

 

Un cœur sans heurt – sans passion. Le monde vu depuis l’immensité. Des dynasties de passage – incroyablement éphémères. Et autant de songes que de visages. Toutes les têtes endormies – titubantes – sur la pierre. Et cet œil qui regarde les morts et les vivants sans sourciller – sans faire la moindre différence…

 

 

Sur la pierre – les yeux fermés – l’esprit immense – traversé par mille choses – le monde à désapprendre. Des éclats de lumière qui désarçonnent la nuit – l’aveuglement façonné depuis des millénaires…

 

 

L’immensité blanche – et nos yeux encore trop verts. Et l’horizon – en nous – qui se déploie – la marche bleue au-dessus des miroirs devenus inutiles – au bord du pays des sources – sur le chemin des ronces – la nuit escaladée à mains nues – et, sur l’autre versant, ce que l’on aperçoit – au loin – le centre du cercle…

 

 

Des forêts alentour – à l’intérieur – dans le corps – le même soleil – et, à la fin, l’immobilité des figures téméraires – de la fougue à la terre – des tentatives à l’humus. L’enfouissement pour des siècles – pour des millénaires – pour l’éternité peut-être – sans autre bruit que les pas (feutrés) des vivants sur le sol au-dessus…

 

 

Du même espace naît (peut naître) un autre temps – sans ellipse – sans parenthèse – comme une fenêtre continue qui condamne toutes les tentatives de prolongement. Un temps – sans mort – sans déplacement – sans perspective. Le même plan qui se répète – qui se réplique – mais jamais à l’identique. Une manière, sans doute, d’éviter l’effondrement et de donner à la récurrence des airs frais et naturels…

 

 

Ce qui tourne avec nous dans le feu – choses d’un instant sur le sable rouge – du centre de la spirale des heures à la pointe du jour. Le noir sur son lit de braises – de la chair – des rumeurs – de la destruction…

 

 

A genoux – en prière – et, parfois, en pleurs – de la naissance jusqu’au grand âge – la tête condamnée à la folie ou au billot – le sang de l’étreinte avec la lame pour inciser les sphères du mal – s’en défaire – et les laisser se répandre dans les eaux qui rejoignent l’océan…

Le délaissement des amas pour faire place au vide – et devenir l’un de ses parfaits reflets – sans attribut…

 

 

Des danses sur les pierres rouges. La lumière – au loin – sur nos (tristes) inventions. Tout comme un miroir réfléchissant notre inhumanité…

 

 

Tout contre nous – le labeur et le rite – le passage des forces féroces – la plongée cruelle dans la nuit déconstruite…

Notre chant parmi les ruines et le cri des Autres – emprisonnés…

A gesticuler au-dessus de l’enseignement des Dieux comme si le jour n’était qu’un rêve – une vague promesse – la réalité d’un versant trop lointain…

 

 

Un autre horizon que celui de la clarté…

Des jeux sensationnels pour atténuer le gris tragique du monde…

Tout inhumé – recouvert et caché afin que le lisse devienne l’apparence idolâtré(e) par l’œil…

 

 

Rien sur nos épaules – l’immensité légère – l’espace dilaté de l’origine. Rien sous nos pas excepté les derniers éboulis du monde et la sente pentue de l’esprit. Dans les mains – le vent et quelques grains de lumière. Et derrière nous – le soleil dans son plein équilibre…

 

 

Les jeux barbares des hommes retenus en contrebas. Du pouvoir et du sang plein les mains. Assujettis au manque – à la faim – aux instincts – l’âme jamais affranchie de la moindre soumission…

Bourreaux victimes de leur propre violence qui font régner autour d’eux l’horreur et la crainte – la marque des rois sans légitimité…

 

 

De la pluie – noire – dense – sur notre visage gris – jonché de poussière. Le labeur souterrain de l’homme exposé à la tristesse du monde extérieur…

Pas le moindre chant – pas la moindre récompense. Le désert et l’indifférence – un espace sans âme. Seul face à Dieu – aux forêts et aux rivières…

Blessé – sans enseignement – sans personne. Dans le jeu trouble de la lumière – entre braises et clarté diffuse – le délitement progressif de la nuit…

L’attente de l’instant – comme une rosée salvatrice sur la soif et la récurrence des jours – longs – ternes et tristes. Sur le seuil imprécis – variable – qui sépare le dehors du dedans…

 

 

Des gestes inscrits dans le pacte mystérieux des Dieux – une perspective où tout est uni – ensemble – d’un seul tenant – ciel et terre mélangés dans l’âme – le naturel et le spontané libérés – couronnés et célébrants…

 

 

Seul – parmi les arbres fraternels – sur la pierre consolatrice – debout face à la rivière majestueuse – fidèle à sa pente – gorgée de boue et de soleil – magnifiquement vivante…

 

 

Tout est arabesque et mosaïque – axe central – originel – et tableau de figuration – rire et coït – déploiement et pourriture – dans l’épaisseur de l’ensemble – yeux parfois – regard plus rarement sur l’eau, le vent et la braise combinés – exultants. Le royaume du rêve et de la brume – de la sève et du mélange. L’étrange patrie des vivants sur terre – oublieux des origines célestes…

 

 

Dans le ventre de l’oiseau – le soleil en flammes – l’élan du souffle cristallin – le chant qui monte vers le ciel en toutes occasions – naissances et funérailles – joie et tristesse – amours et deuils – en toutes saisons…

De l’hiver à l’automne suivant – quelques syllabes répétées chaque jour – hymne à tous les passages – à ce qui se dissipe – à toutes les heureuses infortunes – autant qu’à ce qui demeure vertigineusement immobile. Le monde tel qu’il est – et, toujours, mille fois transformé – remanié – recommencé…

 

 

L’inévitable cours des choses qui nous entraîne – qui nous emporte – mille tourbillons dans la petite cuvette du monde. Des noyades et des archipels – des vertiges et des évanouissements…

La géographie de tous les lieux – ceux du désastre et ceux de l’attente – en minuscule – dérisoires…

 

 

Dispersés sur la page – du silence et des signes – la marque des Dieux et celle des hommes – la nécessité qu’éprouvent, sans doute, toutes les bêtes métaphysiques…

 

 

Des virages furieux et des à-pics – la blancheur des lignes dans le regard amoureux du monde. Ce qui tombe sur ces pages – dans un ordre spontané inventé (à cet effet) par les Dieux. Des angles brusques et des abîmes rugueux. Quelque chose entre la spirale et le labyrinthe – limpide – aisé – transparent – avec des recoins sournois – inattendus – surprenants. L’aire à la fois de la chute et de l’envol – de la révélation et de l’enlisement – avec, il me semble, tous les possibles offerts…

Les couches géologiques du poème – en somme…

 

 

Comme le monde – les édifices – les jeux et les alphabets – somptueux et provisoires. Le dérisoire au creux de la paume – entourés de silence – comme des grains dans l’espace – de la matière et des sons qui s’assemblent et se dénouent…

La vie chimérique des humbles et de l’anodin. Ce qui patiente – ce qui végète en attendant le jour et des bras plus accueillants…

 

 

Les mille versants du même mystère – racines au cœur – et fleurs qui poussent sous le front – soleil dans la main – et entre les lèvres – le jour – l’espace autant que l’averse et la nuit…

L’équilibre parfait du silence et de l’éternité transparente – l’incandescence de l’invisible – tous les signes d’un Dieu vivant – en nous – en tout – l’unique chose qui soit – sans doute…

 

 

Du monde engagé dans la pénombre – les mains brûlantes – la tête édifiée comme une tour – l’âme docile – soumise à la volonté et aux images façonnées au fil des générations et véhiculées par la mémoire collective. L’homme-bête doté de la cognition de l’animal supérieur…

Ni conscience – ni esprit – ni verticalité…

Le grand singe bipède qui perd, peu à peu, ses poils et un peu du reste – son animalité, somme toute, très grossière…

Des instincts et des représentations (vaguement organisés) – l’un des stades les plus élémentaires – les plus primitifs – de l’intelligence…

 

 

Des cimes trop belles – trop verticales – pour ceux qui se frappent encore la poitrine – qui exploitent – envahissent – assassinent – qui tirent fierté de leur civilisation et de leur règne – et qui tiennent en si haute estime leur nécrophagie qu’ils ont sophistiquée à l’excès…

Quelques neurones ingénieux sur un tas d’instincts, de chair et d’excréments…

 

 

Entre le bleu et les flammes – nos folles saisons de solitude…

 

 

Les yeux ouverts – face au ciel et aux montagnes – parmi les arbres de la forêt et les grands rapaces qui tournoient en silence au-dessus de notre tête…

Des heures libres – autant que ces pages qui s’offrent – sans volonté – sans raison – pour la seule joie d’être…

Témoin provisoire de l’éphémère – heureux de tous les passages et de tous les effacements. Yeux passagers et dans l’âme, peut-être, le regard – l’infini – le silence – l’éternité – tous les attributs d’un autre monde…

 

 

Un solitaire – une errance – au milieu des Autres – le plus loin possible de préférence – frappant à la porte de l’éternité – sur l’étroite passerelle tendue entre la terre et le silence…

 

 

Touché – comme au dernier soir du monde – par la fin qui nous précipitera vers l’inconnu – entre espoir et sortilège – dans la même flaque – dans la même ombre – depuis tant de siècles déjà – comme si l’on nous avait oublié là – et que l’on nous appelait, à présent, vers l’élection suprême – la plus haute distinction…

 

 

La fenêtre ouverte sur nulle part – des sables mouvants où l’on aperçoit quelques têtes dépasser – inertes – immobiles – et des bustes et des bras gesticuler – céder à la panique – de la boue et de l’air brassés. Le monde tel qu’il est – ce qui bouge n’importe comment – ce qui s’affaire sans (vraiment) savoir pourquoi – soumis à la nécessité endogène de la survie et au mimétisme imbécile. Des figures côte à côte qui s’exercent à la dignité (apparente) – qui se redressent – qui s’affaissent – qui disparaissent – prises dans le jeu des tourbillons et des échos – mal inspirées – dans cette ronde infernale – inévitable – sans parvenir à ouvrir – à explorer – un autre espace – ailleurs – en elles…

La même chose – toujours – qui se répète – à l’infini…

 

 

Gouttes de pluie qui tombent les unes après les autres – qui se succèdent – qui se remplacent – sans jamais s’arrêter…

 

 

Contre soi – la voix des arbres – enserrés dans le même tissu – la fraternité des révoltés – des insoumis – pris dans les griffes d’une entité plus puissante – entravés jusque dans la trame. Un agglomérat de matières – contractées – d’un seul tenant – qui résiste à la domination – à l’atrocité – qui en appelle au silence et à la lumière – à tous les Dieux du maquis – pour stopper la bête immonde – la mécanique du pire (en mode automatique) – pour se libérer de l’odieuse barbarie et retrouver le sens du simple – du naturel – les couleurs majestueuses du ciel – un peu de liberté à travers l’efflorescence des signes et des feuilles – et la proximité (indispensable) du rire et de la gaieté…

 

 

Montagnes au versant noir – poussées contre nous – réduisant notre voyage à quelques allées et venues dans une minuscule clairière – au milieu de la forêt – au centre de la plaine…

Des pas entravés – comme une invitation à explorer le fond de la trame étroite – au cœur de la matière – dans ce que l’on imagine être le socle de l’âme et du monde. Périple dans mille tunnels successifs – entre mille parois vertigineuses – pieds en déséquilibre sur mille pentes escarpées – et la tête – toujours – au-dessus du vide…

Comme une bête traquée qui cherche la lumière – une issue – la moindre sortie pour échapper à l’asphyxie…

 

 

Sous les honneurs invisibles de l’humilité…

Dans la tête – le vent qui martèle son obsession – nos mains enchaînées à la folie qui règne dans le monde – les pas fébriles – l’âme cachée derrière quelques prétextes qui cherche son chemin – une terre d’exil (pas trop lointaine) – un retrait – un peu de hauteur – une réelle possibilité de solitude…

 

 

Le regard – comme une fenêtre dans laquelle apparaît – se déploie – et disparaît – le monde – une succession d’images passagères…

 

 

De la roche et des arbres – en arrière-plan. Le déroulement des saisons et la marche lente des silhouettes à l’horizon…

Le présent au centre de trois cercles – la lumière – le silence – l’éternité…

Le vide infini sans pourtour qui dissipe les ombres – les nuages – ce qui porte, en son âme, trop de craintes et de tristesse…

Le ciel contre notre cœur – et, au-dehors, tous les murs dispersés – toutes les frontières effacées – seul – au-dedans – face au rêve – pour conjurer cette (trop persistante) malédiction du noir – ce qui nous pétrifie – ce qui affole nos pas et nous contraint au repli…

 

 

Du monde – presque noir – et l’horizon en flammes. Tous les visages dans le même brasier. Le vide, soudain, écarlate. Tout – carbonisé ou en train de se consumer – avec le rêve et l’espoir que l’on jette par les fenêtres pour tenter – vainement – de les sauver…

Le ciel contre nos murs – contre nos têtes – la réalité enfermée – prête à exploser – à sortir des boîtes où nous l’avons confinée. Tout vers sa dissolution – son effacement – la défiguration du réel et du monde…

 

 

L’entrée fracassante du silence dans la pénombre – dans nos vies renfermées – trop souterraines – où le langage et les images ont toujours tenu le haut du pavé – presque le seul éclairage sur les immenses parois de nos (trop obscures) cavernes…

 

 

De la neige – une épaisseur immaculée – pour recouvrir la fausse réalité du monde. De la brume – si dense – si opaque – qu’elle prend la couleur du silence. Et sous cette insondable couverture – les feux que l’on rallume ici et là pour démanteler les rêves et la nuit – pour dissiper ce qui nous enténébrait – la folie obstinée des destins penchés sur leur propre déclin – sur leur propre extinction – ce qui entravait les yeux et la lumière – ce qui demeurait sous la froideur et l’obscurité des pierres…

Debout – éveillés – presque conscients – à présent – pour que les vents fassent renaître le jour – pour que l’homme grandisse en quelques instants de plusieurs millions d’années…

 

 

La pente bleue et immatérielle sur laquelle glissent toutes les ombres – et ce dôme de lumière soudaine – l’invisible projeté à grande vitesse dans tous nos tunnels…

 

 

De l’ombre rocheuse sous un ciel sans nom. Des murs de visages – au loin – comme une frontière infranchissable. Et ces grands arbres tournés vers nous. Les (ridicules) pourtours de notre territoire. Et cet élan, en nous, vers ailleurs – vers plus haut. Et ce carré de bleu au-dessus de notre tête…

Tous les ingrédients – en somme – d’une possible transcendance…

 

 

Mains posées en accueil – le buste incliné – le front baissé – les yeux mi-clos – l’âme prête à servir ou à être dévorée…

Et dans le regard – cette chaleur née de l’étreinte première – originelle – naturelle – comme une flamme que rien, en ce monde, ne pourrait éteindre…

 

 

L’idée d’un rêve – d’une terre où vivre – d’un ciel entre nos doigts – d’une détention sur la bande étroite délimitée par la présence des Autres et l’éventualité d’un Dieu…

Rien que des idées – parfois des sentiments…

Rien de franchement certain – rien d’absolument réel…

Et ce qui demeure – en nous – affranchi des aléas du dehors – le seul lieu (véritablement) habitable…

 

 

La main éprise des choses – servante d’un cœur avide – apeuré – si embarrassé de son état qu’il imagine devoir se remplir – et amasser encore et encore – pour devenir aussi gras que le monde – pour devenir le monde même – à tout prix – pour satisfaire sa seule (et tragique) ambition…

 

 

Un ciel aussi méconnu que la terre – nos doigts serrés sur le provisoire – la faim à satisfaire – ce qui prolonge notre nuit – englués dans les plis (coriaces) de l’ignorance – le front aveugle et obstiné – inconnaissant – insensible à la possibilité de la beauté et du silence – recouverte sous des couches de chair, de désirs et d’excréments…

 

 

Mains ouvertes – défaites – pendantes. Regard épuisé – autrefois épris du monde – aujourd’hui éteint. L’apparence d’un mort – une inexistence. L’apparence d’une chute – d’un déclin magistral. Et au-dedans, pourtant, cette force que rien ne peut atteindre – affaiblir – corrompre. Le feu invincible – indestructible – ce que le monde ignore – la grandeur d’une âme sensible à ce que l’on brise – à ce que l’on écrase – et à tout ce qui s’efface naturellement…

 

 

L’aube généreuse d’une plus vaste contrée – comme un désert de clarté – mille soleils en partage – des pensées et des larmes face au grand refus des hommes – face à leur impossibilité sans doute – les mains pleines de sang – la tête pleine de rêves – le monde de l’illusion – le monde carnassier – la violence souveraine inscrite jusque dans le sourire et les pas…

 

 

De l’inutile – jusqu’au fond du tombeau – les poches pleines d’accessoires – le cœur fantaisiste dans son besoin obstiné de frivolité – manière maladroite d’échapper à la tristesse et aux tourments – face à l’Autre – face au monde – face à ces grands mystères – à ces grands déserts – reflets, l’un et l’autre, d’un néant fort déroutant…

Le froid – partout – comme un vent sans défaillance le long de l’âme et de l’échine…

Jour après jour – les mains sur les yeux pour ne pas affronter ce qui se tient – imperturbable – devant nous…

 

 

Notre solitude – parmi les pierres – le vent et la nuit profonde et noire. Nos vains efforts d’alliance et de réconciliation. Le cœur trop gauche – trop épris d’Absolu et d’authenticité pour entrer en amitié avec le peuple humain. Relégué au seul lieu où l’on admet la différence – ailleurs – plus loin – là où personne ne vit – là où personne ne vient – aux confins du monde des vivants – là où ne résident que la mort et la folie…

 

 

Le jour derrière la porte – le monde au loin – à sa place. La terre qui tourne – les astres sur leur orbite. Et la présence – invisible – tissée entre nous…

 

 

Le seuil de l’angoisse – au-delà de la raison – ce que le silence guérit – ce à quoi il répond – bien davantage que les mots – une manière d’être là – dans sa propre compagnie – à veiller en nous – sur nous – comme une vigie hors du monde – hors du temps – singulièrement universelle – comme un cœur vivant qui habiterait au fond de l’âme…

 

 

Nu sur la pierre – sans autre manteau que l’ombre des montagnes – sans autre joie que le soleil au-dessus de notre tête – sans autre horizon – ni d’autre envergure – que le bleu immense qui nous entoure…

 

 

Le pas lent – dans le soir déclinant – au seuil de l’automne – seul face aux danses et aux fresques des hommes – seul sur le chemin – silencieux – le front humble – penché sur le sol – parmi les failles et les impuretés du monde…

 

 

Chevalier sans armure – sans monture – sans maître – ni fief à défendre. Rônin désarmé – disciple de personne – sans dogme – sans idéal. A l’écart du monde – longeant les méandres d’un fleuve anonyme – discret – sans nom – cheminant sur ses rives – mêlant sa pensée au bruit des eaux et son âme à l’immobilité silencieuse des profondeurs – faisant halte, chaque jour, non loin du bord – dans un lieu un peu en retrait – le visage démuni et solitaire – avec ce rire au-dedans – immense – intense – lumineux – comme un tertre – une terre de providence et de salut – invisible, bien sûr, aux yeux des hommes…

 

 

Le jour – le seuil – serrés contre soi – à la source du cœur – le temps – la lumière et les limitations du vivant terrestre…

 

 

Le monde – comme des eaux bruyantes et tumultueuses qui se déversent un peu partout – dans les vies – dans les têtes – dans les cœurs – sur nos épaules affaiblies par la charge et l’assiduité des efforts (pour résister) – jusque dans nos âmes qui n’aspirent qu’au silence…

 

 

Les cris et les pleurs sur tous les parvis du monde. Les visages qui se succèdent – comme les feuilles et les saisons changeantes – provisoires. Les bruits de la terre – de la naissance à l’aube – du plus archaïque à l’innocence. Les secrets et les sanglots que l’on ne parvient jamais complètement à dissimuler. La respiration des rives – le cœur battant du vivant…

 

 

Le jour qui croît – le jour qui pousse – autant que la nuit – dans notre âme et nos entrailles – l’ombre et les instincts – les forces vives et magmatiques. Sur les pierres – sans conscience – des pas qui tournent en rond – qui longent les murs de citadelles oubliées – inutiles. Des yeux qui scrutent par la fenêtre – un peu de clarté – un rien d’étrangeté – quelques nouveautés consolatrices – suffisamment pour avoir l’illusion d’une vie intéressante…

 

 

La pesante inertie des cœurs insensibles à la beauté des astres – au tournoiement des jours et des feuilles. A mi-hauteur entre les mythes – le rêve – la pensée. Le corps dans l’entre-deux du sol – au ras d’un ciel descendu – impénétrable – inutile. Le cœur trop plein de désirs et d’espérance pour accorder une pleine attention à ce qui est là – à ce qui se présente…

Le destin des bêtes humaines – trivial et sans équivalence – (presque) sans aucune possibilité d’accéder aux choses de l’invisible

 

 

L’arrière-pays du rêve – de l’autre côté du mur – là où la conscience cesse d’être un mythe – une fenêtre aux volets battants – ouverte sur la tristesse – le néant – l’absence : une aire de joie – sans événement – sans incidence ; une force pure qui échappe au souffle – au monde – au temps…

 

 

Tous les astres au sol – comme un grand corps inerte – une immense masse sombre sur les pierres – peu à peu engloutie par les sables…

 

 

Ce que l’on poursuit – inutilement. Le jour affranchi du soir et des saisons – devenu quotidien – qu’importe l’état du cœur et du ciel lorsque les murailles gisent à terre – en vrac…

Rien – qu’un amas de soustractions derrière soi – choses et visages abandonnés – les souvenirs effacés – et devant soi – ce qui est – en soi – l’accueil – la lame – l’oubli – infiniment joyeux. La nudité de l’âme face au vent – le vide comme unique territoire – pas de parole – aucune vérité – le geste qui s’impose – naturellement juste…

Le feu qui se propage sur les anciennes frontières qui séparaient le dehors du dedans…

 

 

Tout s’est refermé en dépit du cœur joyeux – la piste se précise – les pas ralentissent – la sente semble se perdre dans le vent. L’âme et les bruits se dérobent – on ne progresse plus qu’à l’intérieur – le dehors demeure fixe – immobile. Des ronces et du silence à mesure que l’on s’enfonce dans les souterrains de l’esprit…

Quelques jardins et un grand désert – des rangées de souvenirs entassés pêle-mêle – l’ombre identitaire – puis l’éloignement des parois – puis, peu à peu, leur disparition. Le vide – l’infini – sans orgueil – sans obscurité…

La solitude face au soleil – notre originel visage – et l’alliance naturelle avec ce qui reste – avec ce qui se présente encore – comme des fiançailles et des funérailles permanentes…

 

 

La solitude malgré le monde et les étoiles. Frissonnant sous la voûte – de la périphérie jusqu’au centre. La nuit interminable qui, peu à peu, montre quelques signes de défaillance. L’angoisse déplacée au fur et à mesure de la perte – des soustractions. Nous-même – recentré – presque entièrement reconstitué…

 

 

Le cri de la plus lointaine origine – comme une mémoire restée vivante sous la cendre et les pas millénaires du monde. La mort sans masque et nos ailes enfin déployées – prêtes pour le grand voyage – pour la longue – l’interminable – traversée…

 

 

Comme une tête émergeant des eaux noires – de tentatives en foulées maladroites – comme une lueur – un peu d’espérance – au-dessus de la mort – un interstice dans le sommeil – une possibilité de délivrance – peut-être…

 

 

Dans l’étrangeté d’un monde nouveau – sans durée – sans emprise – insaisissable à la manière du feu et du vent – comme un horizon lavé des rêves et des illusions – une surface de pur désordre où les astres chevauchent le temps – où les morts s’entassent sur les vivants – où les âmes habitent la terre – toutes ses cimes et toutes ses failles…

Un lieu sans heure – sans certitude – sans perspective – où le possible côtoie l’incertain – où le présent ne se conjugue qu’une seule fois – de manière ininterrompue – mais indépendamment de ce qui a eu et aura lieu…

Un univers (très) particulier – universel – sans pareil. Un rivage où les âmes renoncent à leur destin (terrestre) – où chacun s’abandonne à ce qui – en lui – est le plus juste – le plus vrai. Une terre propice à l’émergence et au déploiement de la vérité – prête à célébrer le silence – l’infini – l’humilité et à renoncer à l’orgueil – au sang – aux instincts…

L’ambition et le rêve de tout homme – au fond – les mêmes que ceux des Dieux…

 

 

Des rivages de blessures et de mort – où la douleur tient lieu d’épreuve – parfois de chemin – pente qu’il faut gravir – le cœur léger – presque insensible – pour avoir l’air d’être humain…

 

 

Dans l’herbe – avec les bêtes – la vérité – et le sang qui gicle de la plaie…

 

 

L’air du grand large au milieu du renoncement. Des bruits de voix. Des destins dans leur enclos. Des îles submergées par les eaux terrestres – tous les troubles du monde. La lune tranquille au-dessus des têtes et des chemins. Ce que nous façonnons – inlassablement – de manière systématique – jusqu’au délabrement – inévitable…

L’hécatombe – la chute – puis, l’oubli. Rien d’important (rien de vraiment important) au cours de ce bref voyage ; des pas – de simples pas – jusqu’à l’enlisement final…

 

 

Une voix sans mensonge – sans orgueil – au-dessus de la misère commune – comme un chant de joie au-dessus de la mort – une présence dans le néant. Un visage et des pas moins graves que l’ombre édifiée par le monde – que l’inutilité des gestes et des existences – quelque chose pour rire – comme un canular – un jeu sans la moindre simagrée…

 

 

Une lumière – une vérité sans sérieux. Une manière de vivre – une façon d’exister – malgré l’obscurité terrestre…

Du sable et du froid sous quelques étoiles – un chemin sans fin sur un bout de terre hostile – quelques lignes pour révéler l’écume – percer le monde – et découvrir l’espace sous l’épaisseur…

Comme l’une des rares possibilités de s’aventurer en soi – hors de soi – dans les profondeurs instables de l’immobilité – sans hâte – selon les désirs des Dieux et les aptitudes de l’âme…

 

 

Le jour – en soi – accompli – de l’aube jusqu’au soir – toute la nuit durant et traversée – jusqu’à la prochaine aurore…