Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

Carnet n°225

Carnet n°226

Carnet n°227

Carnet n°228

Carnet n°229

Carnet n°230

Carnet n°231

Carnet n°232

Carnet n°233

Carnet n°234

Carnet n°235

Carnet n°236

Carnet n°237

Carnet n°238

Carnet n°239

Carnet n°240

Carnet n°241

Carnet n°242

Carnet n°243

Carnet n°244

Carnet n°245

Carnet n°246

Carnet n°247

Carnet n°248

Carnet n°249

Carnet n°250

Carnet n°251

Carnet n°252

Carnet n°253

Carnet n°254

Carnet n°255

Carnet n°256

Carnet n°257

Carnet n°258

Carnet n°259

Carnet n°260

Carnet n°261

Carnet n°262

Carnet n°263
Au jour le jour

Octobre 2020

Carnet n°264
Au jour le jour

Novembre 2020

Carnet n°265
Au jour le jour

Décembre 2020

Carnet n°266
Au jour le jour

Janvier 2021

Carnet n°267
Au jour le jour

Février 2021

Carnet n°268
Au jour le jour

Mars 2021

Carnet n°269
Au jour le jour

Avril 2021

Carnet n°270
Au jour le jour

Mai 2021

Carnet n°271
Au jour le jour

Juin 2021

Carnet n°272
Au jour le jour

Juillet 2021

Carnet n°273
Au jour le jour

Août 2021

Carnet n°274
Au jour le jour

Septembre 2021

Carnet n°275
Au jour le jour

Octobre 2021

Carnet n°276
Au jour le jour

Novembre 2021

Carnet n°277
Au jour le jour

Décembre 2021

Carnet n°278
Au jour le jour

Janvier 2022

Carnet n°279
Au jour le jour

Février 2022

Carnet n°280
Au jour le jour

Mars 2022

Carnet n°281
Au jour le jour

Avril 2022

Carnet n°282
Au jour le jour

Mai 2022

Carnet n°283
Au jour le jour

Juin 2022

Carnet n°284
Au jour le jour

Juillet 2022

Carnet n°285
Au jour le jour

Août 2022

Carnet n°286
Au jour le jour

Septembre 2022

Carnet n°287
Au jour le jour

Octobre 2022

Carnet n°288
Au jour le jour

Novembre 2022

Carnet n°289
Au jour le jour

Décembre 2022

Carnet n°290
Au jour le jour

Février 2023

Carnet n°291
Au jour le jour

Mars 2023

Carnet n°292
Au jour le jour

Avril 2023

Carnet n°293
Au jour le jour

Mai 2023

Carnet n°294
Au jour le jour

Juin 2023

Carnet n°295
Nomade des bois (part 1)

Juillet 2023

Carnet n°296
Nomade des bois (part 2)

Juillet 2023

Carnet n°297
Au jour le jour

Juillet 2023

Carnet n°298
Au jour le jour

Août 2023

Carnet n°299
Au jour le jour

Septembre 2023

Carnet n°300
Au jour le jour

Octobre 2023

Carnet n°301
Au jour le jour

Novembre 2023

Carnet n°302
Au jour le jour

Décembre 2023

Carnet n°303
Au jour le jour

Janvier 2024


Carnet n°304
Au jour le jour

Février 2024


Carnet n°305
Au jour le jour

Mars 2024

 

Carnet n°306
Au jour le jour
Avril 2024

 

Carnet n°307
Comme à la pointe du rêve
Mai 2024

 

Carnet n°308
A l'orée du plus intime

Juin 2024

 

Carnet n°309
Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

Carnet n°310
Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

Carnet n°312
Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

 

Carnet n°327
Entre les mains de l'invisible

Février 2026

 

Carnet n°328
A hauteur de la soif

Mars 2026

 

Carnet n°329
Quelque chose de l'infini en soi

Avril 2026

 

Carnet n°330
Tout n'est que ciel et silence

Mai 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

17 juillet 2026

Carnet n°329 Quelque chose de l'infini en soi

Avril 2026

Un cœur de poussière

qu'éparpille le vent

 

 

Comme irradié par le plus intime

 

 

Le cœur dégagé des affaires du monde

 

 

Jeter les mots aussi haut que possible

pour déchirer les voiles du ciel

 

 

Des traces de nuit

au fond des yeux

et par-dessous

la lumière que l'on a essayé

de faire disparaître

 

 

Tous ces destins

comme suspendus au ciel

 

 

Le monde ?

Une trame de chair, de souffle et de feu

livrée à la nuit et à la lumière

 

 

La lumière de l'âme

jetée au milieu des mots

pour essayer d'éclairer l'esprit

 

 

Le cœur si vaste

que Dieu et le monde

peuvent y pénétrer

 

 

Le destin abandonné

au profit de la lumière

 

 

Si peu nécessaire

ce à quoi nous nous acharnons

 

 

Le ciel si proche

qu'il pourrait pénétrer

le cœur et l'esprit

 

 

Ce que contiennent nos gestes ?

Du souffle et du feu

et quelque chose du secret

 

 

Le visage ombrageux

à force de lutter contre les forces du monde

 

 

Glisser, peu à peu, vers le plus haut silence

 

 

Passer du désir à l'étreinte

de la nuit au silence

du monde à l'oubli

 

 

Au plus près d'un cœur

qui ne peut rien refuser

 

 

Comme un tracé invisible

sous nos empreintes de pas

 

 

Essayant de hisser l'encre

jusqu'à la plus haute lumière

 

 

A jouer loin du monde

au milieu des arbres et des mots

au milieu des pierres et des fleurs

 

 

Combler l'écart

entre le mythe et le monde

en autorisant le silence

à répondre à toutes les questions

 

 

Ce qu'il faut

d'invisible et de matière pour exister...

 

 

Essayer de dire avec quelques mots

l'existence et le monde

l'âme et l'invisible

la douleur et le remède

 

 

Le cœur de plus en plus tremblant et sauvage

 

 

Prendre la couleur du jour

pour échapper à toutes les mainmises

 

 

A veiller

depuis le commencement du monde

sur la main qui lance les dés

 

 

Plongés dans le sommeil et l'impatience

alors qu'il faudrait savoir attendre

et garder ouverts le cœur et les yeux

 

 

Au cœur de la lumière

A la source du souffle et du feu

Là où l'âme (même affaiblie)

peut contempler sans peur

la vérité et la mort

 

 

Au fond du cœur

une porte qui ouvre

sur tous les horizons

 

 

Le bruit (peu banal) de l'aube

qui déchire la nuit

pour laisser passer le jour

 

 

Ce que nous sommes habite rarement la parole

mais se loge (implacablement) dans nos gestes

et notre manière d'habiter le monde

 

 

Sans Dieu

Sans église

Par des chemins dérobés

 

 

Alors que tout fait silence

les ombres de l'âme s'effacent

pour laisser passer la lumière

 

 

Où que nous allions

nous marchons dans les pas

de ceux qui nous ont précédé(s)

 

 

Le désir et la peur

étirés jusqu'à l'infini

Tels qu'ils s'expriment

dans le destin de l'Homme

 

 

Une voix humble

au milieu des arbres

entre la pierre et le ciel

 

 

Le cœur clos

comme un terrier abandonné

 

 

Notre destin

sur toutes les faces du dé

que Dieu lance d'une main téméraire

 

 

Un pied

si près de l'impensable déjà

 

 

Et si la seule grâce était d'exister...

 

 

Sur la page

quelques traits à l'encre noire

soustraits au silence et à la lumière

 

 

Sur un chemin

où tout se dérobe

 

 

Le silence restera à jamais

la plus parfaite réponse

 

 

A l'ombre des grands arbres

une vie cachée et lumineuse

 

 

Alors que tout sommeille

le rêve et la nuit s'infiltrent partout

 

 

Et s'il suffisait d'épouser

ce qui nous arrive...

 

 

Si peu armé(s) face au monde et à la mort

 

 

Plongé dans cette longue veille immobile

où le sommeil et la parole n'ont pas de place

 

Tout est en désordre

dans l'enclos du cœur

 

 

Et si c'était à travers la nuit

que se bâtissait le destin du monde...

 

 

D'un chant à l'autre

sans (jamais) laisser de trace

 

 

La voix mêlée à celle des bêtes des bois

qui se fait parfois entendre dans le poème

 

 

A même la trame

le vide, des choses

et la pulsation du cœur des vivants

 

 

Si dépouillé qu'il ne reste que l'ossature

 

 

Si proche du destin des fleurs

L'Homme accompli

 

 

Dans le sillage de l'immuable

l'âme qui veille

 

 

Qu'espérer sur cette terre d'attente et de refus ?

A peu près rien

 

 

Ce qu'il restera ?

Pas même un souvenir

 

 

Quelque chose, en nous, qui résiste en silence...

 

 

Les bruits du monde

qui résonnent encore

dans l'enclos du cœur

 

 

Sans autre espoir

que celui de vivre l'Absolu

 

 

Là où s'est cristallisée la blessure

naît parfois un vif élan vers la vérité

 

 

Jusqu'où peuvent se propager

le poème et la lumière ?

 

 

Pas à pas

sur ce chemin de silence et d'humilité

 

 

Ah ! Si l'on pouvait échapper aux bruits du monde

et aux bavardages des Hommes !

 

 

Dans le sillage de l'écume

Tant d'impasses et d'enlisements

 

 

L'Amour, le silence et la lumière

seuls remèdes à l'inguérissable

 

 

L'âme vagabonde

qui cherche en ce monde

le plus pur horizon

 

 

Guidé par une main étrangère

qui cherche à arracher de notre poitrine

ce qui sommeille ou est assoupi

 

 

Pourquoi s'obstiner à chercher

quelques traces dans le vide ?

 

 

Le cœur humain plongé (inévitablement)

dans ce bain de jouissances et de douleurs

 

 

De très vieilles croyances

devenues magma encombrant

au fond de l'esprit

 

 

A la nuit tombée

au fond de notre tanière des bois

 

 

Inlassablement le ciel

au-dedans de nos rires et de nos larmes

 

 

Se déposséder

jusqu'à comprendre que le souffle et le sang

ne nous appartiennent pas

 

 

Au fond du silence

ce qui n'a jamais commencé

ce qui ne peut s'achever

La source de toutes les choses

 

 

Seul – si merveilleusement seul

face au jour qui se lève

 

 

Là où l'on ne peut plus rien distinguer

 

 

Un monde d'écume et de rêves

qui ne nous promet que ciel noir et chagrin

 

 

Creuser en soi l'espace nécessaire

pour accéder à ce qui se cache

dans les profondeurs de l'âme

 

 

Sur cet étrange chemin

où un seul pas suffit pour rejoindre

ce que nous sommes

 

 

A la cime de l'oubli ; le ciel

 

 

Ce qu'il faut d'inconscience ou de courage

pour nous laisser guider par les tremblements

 

 

Dans les coulisses du cœur

comme un écartèlement

entre Dieu et les reflets du miroir

 

 

Sur ce chemin

où la source remplace (peu à peu) la soif

 

 

A hisser le monde

au-dessus des rêves

puis d'une chiquenaude

tout faire disparaître

 

 

Des mots lancés

dans une nuit sans passage

 

 

Les vents du sommeil

qui, parfois, se déchaînent

sur ceux qui veillent

 

 

Entravés dans notre cellule

et notre ronronnement

 

 

A peine vivant(s)

jusqu'à ce que tout nous déserte

 

 

Les effluves tenaces de la mort

qui planent au-dessus des jeux des vivants

 

 

Au fond des bois

vieillissant seul et en silence

 

 

L'âme

inlassablement penchée sur sa besogne

 

 

Si près du temple

et de l'unique rivage

 

 

Parfois un seul geste suffit

pour échapper aux lois du monde

 

 

Assez de lumière

au fond de notre infirmité

pour que le ciel devienne réalité

 

 

Fort heureusement

il y a en l'Homme

quelque chose qui échappe à l'Homme

 

 

Sur un chemin

qui fait disparaître (peu à peu)

les blessures et les rêves

 

 

A la pointe de l'âme

comme une sorte de tremplin

vers la joie et la lumière

 

 

Quelque chose de l'infini en soi

qui, trop souvent, reste inconnu

 

 

Toute une vie à fouiller l'âme

et à traverser la nuit

 

 

Se dépouiller jusqu'à épuiser

tous les rêves et toutes les questions

 

 

Les yeux grands ouverts sur l'invisible

 

 

Sans autres repères que l'Absolu et la mort

 

 

Sur cette terre où les fleurs nous offrent

leur sagesse et leur philosophie

 

 

Au cœur du chaos et de la poussière

l'éclat de l'infini et de la lumière

 

 

Dans nos pages il y a

toutes les couleurs de l'âme et du monde

et cette lumière qui n'appartient à personne

 

 

Là où le voyage nous fait devenir

un cœur, un regard, une écoute, une présence

 

 

Tout n'est que ciel et sable

sur cette terre désenchantée

 

 

Qu'importe notre destin

il nous faudra vivre le plus désirable

et le moins désirable de l'Homme

 

 

Notre voix et le chant des oiseaux

dans le silence de la forêt

 

 

De lieu en lieu

sous la même lumière

 

 

Sous un ciel rouge

à force de voir tout ce sang ruisseler

 

 

Comme des jeux d'ombre et de lumière

sur la pierre

 

 

La route éclairée par la mort

et quelques (pauvres) étoiles

 

 

Ce qu'il faut de temps

pour nous affranchir

du passage des jours

et de la mémoire

 

 

Trop rarement l'encre noire du poème

parvient à refléter la lumière de l'âme

 

 

Enfoncés dans ce sommeil

qui n'a besoin d'aucune nuit

 

 

Tant de noms gravés sur la pierre

et si peu dans le ciel

 

 

Peut-être y a-t-il trop d'espace

entre la douleur et la lumière

pour comprendre la souffrance (et s'en extirper) ?

 

 

A explorer le versant le plus silencieux de la langue

Là où l'âme et la voix apprennent, peu à peu, à se taire

 

 

Sur cette route qui traverse l'âme et le temps

 

 

Tant de drames

qui laissent le ciel impassible

et que la terre oublie aussitôt

 

 

Si peu souverain ce qui nous assaille

bien moins que ce qui, en nous, résiste

 

 

A la pointe de l'espérance

quelque chose de la nuit

déguisé en lumière

 

 

Tant d'adieux et de larmes

avant de pouvoir vivre

une solitude joyeuse

 

 

La voix aussi tremblante que l'âme

lorsque s'écrit le poème

 

 

Tout, en ce monde, est plongé

dans un bain de douleur et de lumière

 

Arrachés au sommeil et à la pierre

ce cœur et cette parole qui rêvent

de ciel et de yeux grands ouverts

 

 

Une âme qui a la couleur du ciel et du sang

et qui cherche à apprivoiser la vérité et la mort

 

 

Comment extirper le destin de sa gangue de terre ?

Et s'il nous fallait plonger au cœur de notre ciel souterrain...

 

 

L'âme offerte

jusqu'à l'oubli et l'effacement

 

 

Dans la proximité

de quelque chose de détaché et d'indestructible

en ce monde où tout s'attache et se détériore

 

 

Que sommes-nous sans Dieu

sinon un amas gesticulant de croyances et de conditionnements

cherchant en ce monde une issue impossible à trouver ?

 

 

L'esprit plongé dans les remous du réel

cherchant partout un point d'ancrage

et un peu d'Absolu

 

 

L'âme si simple

que la proximité de la source suffit

 

 

Allant partout

avec au fond du cœur

le vent et le vide nécessaires

 

 

Au cœur de cette trame

où tout est mû par l'attrait et la répulsion

 

 

Le cœur ?

Ce qui donne à l'âme et au monde leur couleur

 

 

Un silence sans espoir

qui ne nie ni le sable ni le ciel

 

 

Tournant en rond

dans cette nuit sans fin

 

 

Si simplement

le ciel en soi

 

 

Le cœur en paix

malgré le désordre du monde et la mort

 

 

Effacé, peu à peu, le visage du temps

 

 

La possibilité de l'aube sur ces pierres noires

 

 

Quel âpre labeur que d'essayer

de hisser son cœur jusqu'à la plus haute innocence

 

 

Et s'il suffisait de s'effacer

pour que le Divin nous remplisse...

 

 

Que restera-t-il dans nos cœurs défaits ?

Des grilles arrachées

Des restes de rêves

Quelques vieux désirs inassouvis

Des élans sans ardeur

et assez de vide peut-être

pour accueillir le monde

et voir l'aube se lever

 

 

Une parole arc-boutée contre le rêve

percutant la feuille et le cœur des Hommes

ne revendiquant rien sinon, peut-être, son besoin de vérité

 

 

Sous la blessure, l'abîme

Et sous l'abîme, quelque chose

comme une tendresse infinie

la source (sans doute) de toutes les guérisons

 

 

Il faudrait peut-être que le vent

pénètre cet enchevêtrement de mots

pour que l'on perçoive leur lumière

 

 

Quelle quantité de lumière et d'effacement

faut-il pour que la douleur disparaisse ?

 

 

Démesurés cette étendue de boue

et le temps qu'il faut pour la traverser

 

 

Tout ce qui nous hante si douloureusement

jusqu'à ce que l'aube se lève

 

 

Dans ce débordement de signes et de couleurs

il y a (à la fois) notre cécité et notre besoin de lumière

 

 

Chaque jour

penché sur notre besogne de silence et de mots

 

 

Rien sur la table de bois

sinon quelques feuilles blanches

et nos mains jointes en silence

 

 

Traverser la nuit

sans un seul pas

sans que rien soit franchi

 

 

Une parole

au fond de laquelle

se révèle parfois un ciel sans visage

 

 

Ce qu'il faut de silence et d'effacement

pour que l'Absolu parvienne

à retrouver la place que l'on occupait

 

 

Comme une danse vers le plus essentiel

à la manière d'un voyage sans escale

jusqu'à ce lieu où tout n'est que silence et oubli

 

 

Le vide et le vent

ne cessant jamais de réitérer leurs vœux...

 

 

Au fond du regard

une guirlande d'étoiles éteintes

au bout de laquelle brille une lumière insensée

 

 

Au fond du cœur

une réserve intarissable

de tendresse et de lumière

 

 

Le cœur si friable

qu'à sa place

ne reste qu'un grand trou

 

 

Tout a bleui

à force de fréquenter le ciel

 

 

Tant de vide

que le labyrinthe a disparu

 

 

Ensorcelé par ce froissement de l'âme

entre les doigts de Dieu

 

 

Alors que tout s'est détaché ou effacé

ne reste que ce qui ne peut disparaître

 

 

Au cœur de ce pays

sans seuil ni étoile

le regard silencieux

 

 

Sur cette pierre grise

où tout est soumis au temps

 

 

Face aux vents du monde

la voix inquiète qui lance son cri

 

 

Comme un écho au fond du cœur

que presque personne n'entend

 

 

Que reste-t-il du rêve des Hommes ?

 

 

Et si le silence était la seule réponse possible...

 

 

Et si la nuit obligeait

à creuser plus profondément (en soi)

pour trouver assez de lumière

 

 

Assis entre l'arbre et la pierre

avec, au fond du cœur,

ce qu'il faut de tendresse et de lumière

 

 

Le réel si bleu après l'étreinte

 

 

Parfois face au ciel

comme devant un mur

 

 

Il arrive que notre présence

et nos gestes silencieux suffisent...

 

 

Le merveilleux

qui, parfois, naît au fond de la plaie

 

 

Lire en silence

sous la lumière des sous-bois

 

 

La main de l'Homme

dessinant avec exactitude

le tracé du désastre

 

 

Comme des éclats de lumière dans la voix

 

 

L'encre de plus en plus transparente

à mesure qu'on approche du ciel

 

 

Le cœur assidu et insistant

ne cessant de frapper

à la porte de l'étendue

 

 

Comme l'écho d'un chant très ancien

sous nos pas silencieux

 

 

Il y a tant de figures effrayantes

dans nos rêves déployés

qui ne sont (en vérité)

que de simples chimères

parfaitement inoffensives et mortelles

 

 

Au fond du cœur un amas d'étoiles éteintes

et des nœuds de tristesse impossibles à défaire

 

 

Dans nos mains si tristement terrestres

rien qu'un peu de chair

pour contenter le désir et la faim

 

 

Sur notre table

de quoi réunir le bleu et la pierre

de quoi traverser cette interminable nuit

 

 

Ce qu'il nous faudra

franchir et abandonner

pour rejoindre le versant

le plus enviable de l'absence

 

 

Si obstinément

la lumière

 

 

Le cœur fissuré

d'où suintent quelques larmes

et un peu de lumière

 

 

La parole

parfaitement enchâssée dans le silence

 

 

Au commencement de l'infini

le seul itinéraire

 

 

Si soudaine la lumière

qu'elle surgit comme une déchirure

comme si jaillissait une béance dans le ciel noir

 

 

Des mots

comme un pont jeté

entre l'abîme et l'étendue bleue

 

 

La parole parfois presque aussi vertigineuse

que ce qu'elle essaye de dire...

 

 

Et si Dieu se trouvait aussi au cœur du poème...

 

 

Sur nos épaules

le ciel, le monde

et toute la souffrance des vivants

 

 

Au cœur même de la blessure

cette lumière que l'on a cherchée partout

 

 

Le sommeil et le rêve

La mort et l'absence

ce à quoi se livrent (sans relâche)

l'esprit et la main de l'Homme

 

 

Et s'il n'y avait devant nos yeux

que des pierres et des étoiles

et des visages tournés

vers le plus grossier de ce monde

 

 

Le cœur si proche

des arbres et des bêtes

que dans ma voix

on entend parfois

leurs prières et leurs cris

 

 

Au faîte de la solitude

qui sait que l'on devient Dieu et le monde ?

 

 

Au-dedans du poème

du vent, des arbres, des oiseaux

et le plus grand ciel possible

 

 

Sans autre filiation

que ceux qui ont connu l'étreinte

 

 

L'existence et la parole simples

de celui qui sait

 

 

Le cœur écorché parfois

comme si, de temps en temps,

la plaie se rouvrait

 

 

Sur ma table

Des pierres

Un peu de lumière

Ce qu'il faut d'invisible

Et la voix secrète des choses

 

 

Seul (si seul)

dans ce face à face

 

 

Au cœur de l'écoute

là où les mots ne sont plus nécessaires

 

 

Dans notre coffre

Des ombres

Des rêves

Et le visage tout fripé

de ce qui n'est pas encore né

 

 

Il faut assez de lumière au fond de l'âme

pour marcher sur cette sente si sombre

 

 

L'âme courbée

sous le poids de la peur

 

 

Mille chemins

qui mènent presque tous

jusqu'au point réversible du sommeil

 

 

A chaque instant tant d'adieux

et ce qu'il faut d'Absolu et de silence

pour que la solitude reste joyeuse

 

La figure blessée du ciel

recueillie dans nos mains jointes

 

 

Dans ces pages

autant de cris que de prières

et autant de tendresse que de sentences assénées

 

 

Au cœur de l'âme et du monde

quelque chose de la pierre et de la lumière

que nul ne pourrait soustraire

 

 

Par-dessus la soif

des liasses de rêves

qui confinent à l'ensorcellement

 

 

Bien plus que des mots

un voyage

 

 

Là où il n'y a plus que la faim et les viscères

qui donnent aux Hommes et au monde

cette affreuse direction

 

 

Le cœur si bleu

que partout le ciel

a remplacé la pierre

 

 

Comment rester insensible

au cri et à l'agonie des bêtes ?

 

 

Ce qui doit rester de l'enfance

au fond du cœur pour franchir tous les seuils

 

 

Sans hâte

du plus obscur au cœur nu

 

 

Parmi les pierres

ce qu'il faut de joie et de lumière

 

 

Sans prestige

ces pas et ce chemin

mais capables de nous extraire

du rêve et de l'obscurité

 

 

Encore là où l'on désire infiniment

 

 

En ce lieu où le silence

remplace, peu à peu, la parole...

 

 

La roulotte posée au fond de la forêt

devant le cortège silencieux des bêtes

qui vont s'abreuver à l'étang

 

 

Sans nom

celui qui s'approche

qui console nos peines

et transforme nos plaintes en prière

 

 

A mesure que l'on s'absente

le cœur s'approche de l'indéchiffrable

 

 

Même sans élan

Même sans chemin

le voyage continue

 

 

Là où tout se fissure

le rêve, le monde, la chair

et jusqu'au plus intime

 

 

Le cœur chaviré et tremblant

devant tant d'atrocités

 

 

Si l'on mettait Dieu, l'âme et le monde en équation

nous serions, sans aucun doute, la seule variable d'ajustement

 

 

Le cœur si proche du vide

que l’œil devient un gouffre

au fond duquel tout est aspiré

 

 

D'un cœur à l'autre

sans que soient nécessaires les mots

 

 

L'encre s'obstinant

à vouloir refléter

ce qui ne se voit pas

 

 

Si mal aimés

Si mal aimants

meurtriers et somnolents

 

 

Allongé sur la pierre

attendant le lever du jour

 

 

L'espoir

si proche, au fond,

du refus et de la plainte

 

 

Là où le cœur l'emporte sur le rêve

 

 

Porteur de cette sagesse si simple

qui refuse toutes les idéologies

 

 

Sous la lumière crue du jour

quelques feuilles sur une table de bois

 

 

Et si le plus vieux rêve de l'Homme se réalisait...

 

 

Au cœur de l'écume et de l'obscurité

Au cœur du rêve et de la douleur

ce qui a besoin de notre regard pour s'émerveiller

 

 

Ce qu'il faut de clarté

pour s'affranchir du rêve

et des gestes ensommeillés

 

 

Le cœur ensemencé par le silence

 

 

Écriture des lisières

où les mondes

tantôt s'enchevêtrent

tantôt se font face

 

 

Au cœur de cette gigantesque trame

qui sait de quels fils il est tissé ?

 

 

Le cœur et la lumière

aussi nécessaires au monde qu'au poème

 

 

Comme ensorcelés par l'effervescence et le tumulte

ces pas qui arpentent (si fébrilement) le monde

 

 

Le cœur lacunaire

incapable d'écrire

 

 

Nous croyant libres et délivrés

nous autres qui croupissons derrière nos grilles

 

 

D'un mur à l'autre

comme condamnés

à ne jamais pouvoir aller (ni voir) au-delà

 

 

Et s'il y avait tous les bruits du monde

et le rythme de nos pas vers la mort

dans les battements de notre cœur ?

 

 

A nous débattre si misérablement

dans l'étoffe du monde rougie

par les rêves et le sang

 

 

La lumière ruisselante

retrouvant sa source

au fond du cœur

 

 

Comme une lente (et longue) dérive

vers le plus indéfinissable

 

 

Au cœur de l'étreinte

cette main qui tient

au creux de sa paume

un peu de lumière

 

 

Un ciel si venteux

que tout est arraché et emporté

 

 

Loin des jeux obscurs des Hommes

qui confinent (trop souvent)

les âmes au plus sombre de ce monde

 

 

L'âme et les mots qui dansent ensemble

sous le soleil du jour

 

 

Au commencement de la parole

peut-être un manque

peut-être une douleur

peut-être un plus grand désir de lumière

 

 

Sous le socle noir des vivants

peut-être un espace oublié

peut-être une déchirure

peut-être un éblouissement

 

 

Le cœur au centre de cette étrange triangulaire

formée par Dieu, le silence et la prière

 

 

Le cœur simple

se rapprochant, peu à peu, du mystère

 

 

Le trait

entre la trace et la rosée

 

 

Quelque chose, en soi, qui sait

ce que, en général, nous ignorons

 

 

Quittant cette terre

sans que Dieu se soit manifesté

sans qu'une part du mystère leur soit révélée

 

 

Qu'attendons-nous

pour nous extirper du rêve ?

 

 

Si proche de cet ailleurs

qui nous habite

 

 

Quel serait le vœu

le plus cher des mortels ?

 

 

L'évidence du Divin

alors que le reste (tout le reste)

n'est qu'incertitude

 

 

Savoir demeurer en silence

là où les mots ne peuvent plus rien

 

 

Vers cette rive

où tout devient passage

 

 

Le cœur porté si haut

que tout devient lumière

 

 

Sous nos masques

une lumière encore indéchiffrable

 

 

En chaque poème

quelque chose de la blessure et de la joie

comme un écartèlement

 

 

Au-delà du dedans ?

Rien... quelque chose, peut-être, d'un dehors inexistant

 

 

L'encre offrant à la parole

à la fois un écrin et un exutoire

 

 

Et si l'on était déjà libre du monde...

 

 

Rien que des cris et des cadavres

sous les décombres de cette époque

que l'on pourrait (sans conteste) qualifier d'exécrable

 

 

Dans les veines

un peu de sang et de sauvagerie

et de vieux restes de poèmes

 

 

Des lignes au couleur du voyage

 

 

Essayer en quelques mots

de dire l'essentiel

 

 

Le cœur traversé de part en part

par ce (si pesant) souci de soi

 

 

Rien ne pèse plus lourd

que ce que nous n'arrivons pas à aimer

 

 

La parole

essayant de mêler la mort et la lumière

pour redonner au cœur le goût de vivre

 

 

Du côté de l'absence et de la chute

définitivement

 

 

Dans nos mains

cette lumière vivante

capable de réenchanter le monde

 

 

Délaissant l'angoisse des mortels

pour une confiance sans raison

 

 

Sur cette rive

où tout se dénoue et se défait

 

 

Le cœur si vivant

lorsque jaillissent les mots du poème

 

 

La soif mise à nu

pour découvrir ce qui se cache

derrière le dernier désir

 

Et cette tendresse

au fond de l'entaille

à laquelle ne peuvent accéder

ni les gestes ni les mots

 

 

Entre les doigts du temps

le défilé des saisons

 

 

Tatouées au revers de la chair

nos hantises et nos malédictions

 

 

Au fond de ce rire

tant d'adieux et de désirs contrariés

 

 

Des traces d'infini et d'éternité

jusqu'au cœur du plus infime et du plus éphémère

 

 

Derrière le bleu des mots

un rébus reliant ensemble

tous les fils de la trame

 

 

Œuvrer sur la pierre comme si l'on était en plein ciel

Œuvrer dans la nuit comme si l'on était en plein jour

 

 

A l'origine

peut-être un manque

peut-être un cri

ou une solitude insupportable

 

 

Devenir (pleinement) cette présence

que rien ne saurait corrompre ni renverser

 

 

Sous cette lumière

qui ne vient pas du jour

 

 

Encore si malhabile (parfois)

face au silence et à la lumière

 

 

Agenouillé sur la pierre

le cœur (parfaitement) silencieux

 

 

Le cœur plus réel que le monde

 

 

Captifs de nos désirs, de nos querelles, de nos espoirs

vivant en ce monde comme si l'on était pris au piège

 

 

Ce qu'écarte, trop souvent, le poème

le manque, la douleur et la faim

faisant de l'Homme un être

plus grand (bien plus grand) que son nom

 

 

Nos yeux suspendus, peut-être,

à un ciel qui n'existe pas

 

 

Au fond de mes yeux

des traces de ciel peut-être

et, sans doute, quelques vieilles douleurs aussi

 

 

L'ombre de nos grilles

sous cette haute lumière

 

 

Découvrir et apprivoiser, peu à peu,

ce qui n'appartient pas à la trame

 

 

Hissé sur cette sente

qui mène Dieu sait où

 

 

Comme un trou au fond du poème

où s'entassent tous nos tremblements

 

 

Il y a parfois au cœur de notre prière

un fond de tristesse et d'incompréhension

 

 

A veiller silencieusement

dans cette chambre posée au fond des bois

 

 

A pleurer devant toutes les souffrances de ce monde

La figure appuyée contre les paumes

Et s'il y avait derrière nos mains

un autre visage que le nôtre...

 

 

Face à un ciel

si étranger aux Hommes

 

 

Et si les mots invitaient à l'ultime rencontre...

 

 

Effacées les frontières

de tous ces pays imaginaires

 

 

Une lampe posée sur une vieille table de bois

qui éclaire le silence crépusculaire de la chambre

et, sur la feuille, les traces laissées par le feutre noir

 

 

Seul

sous la lune

au cœur de la forêt

Et sur la page

quelques taches d'encre bleue

 

 

Qu'y a-t-il

au fond de nos cœurs écorchés ?

 

 

Au fond de la voix

le tumulte de l'âme et du monde

 

 

Que d'heures passées

à regarder l'horizon !

 

 

Là où tout (à la fois) se soustrait et se déploie

 

 

Dans ce foisonnement de signes

autant de surprises que de sortilèges

 

 

Tant de périls et de possibles

dans nos pauvres mains de mortels

 

 

Sur la carte tant de couleurs

que nos pas assombrissent

en investissant le territoire

 

 

Si proche

l'inexploré

 

 

Ce qui court d'une ligne à l'autre

Seulement peut-être un peu de vent

 

 

Dans chaque geste

il y a tout ce que nous sommes

 

 

Tous ces murs que l'on construit

sans même s'en rendre compte

 

 

Ce que révèlent les mots

sans doute un peu plus

que ce que voient les yeux

 

 

Au fond du cœur de l'Homme

un royaume méconnu

 

 

Rien qui ne soit au-dehors

Rien qui ne puisse échapper à la prière

 

 

Ce qui loge au fond du cœur

et qui n'aspire qu'à être découvert

 

 

La voix si lointaine parfois

comme si elle avait séjourné

de l'autre côté du rêve

 

 

Comme un passage

à travers ce qui est écrit

qui mène bien au-delà des mots

 

 

Au-dedans

ces murs qui condamnent au sommeil

et qu'il faudrait fracasser à grands coups de masse

 

 

Sous cette lumière

qui n'éclaire pas seulement

notre visage et nos pas

 

 

Tout ce qu'il faut au fond de soi

pour traverser les jours d'infortune

 

 

Au fond de la prière

ce visage oublié

 

 

Chaque jour

quelques mots

pour se rapprocher

de ce que l'on porte secrètement

 

 

Personne à notre table

Seulement la lune (toute ronde)

à travers la fenêtre

 

 

Au-delà des mots

quelque chose

peut-être un peu de lumière

 

 

Au milieu des hêtres

un chemin, un homme, un carnet

et assez de lumière et de silence

pour marcher, vivre et travailler

 

 

Et ce visage caché au milieu des mots

que le poème révèle quelquefois

 

Entre la pierre et le ciel

un chemin qui n'appartient à personne

 

 

Au bord des mots

un ciel que ne reconnaissent

que les innocents

 

 

Nos mains

pleines de feuilles, de ciel et de vent

 

 

Le cœur tout tremblant

si maladroitement blotti

contre le temps

 

 

Seulement quelques souffles

nous séparent de la mort

Et, pourtant, nous continuons

d'ignorer l'essentiel

 

 

Sans répit

ce voyage sans destination

 

 

Blotti contre les bêtes

dans cette brume

qui donne au monde

une allure de rêve

 

 

Dans nos yeux

on devine (à la fois)

la mort et l'infini

 

 

La forêt

à l'affût des prophéties non humaines

cherchant dans le ciel des signes de sa destinée

 

 

Bien plus qu'un chemin

une danse au cœur de l'infini

 

 

Sommeillant sans surprise

avec du sang sur les mains

 

 

Ce qui se tient sur la page

toutes nos leçons inapprises

 

 

De la lumière vers la lumière

à travers toutes nos failles

et ce qui, en nous, semble brisé

 

 

Et s'il y avait sous nos pas

un passage secret...

 

 

Les mains encore attachées derrière le dos

malgré toutes les portes que nous avons franchies

 

 

Sans même y penser

la main tendue vers l'intérieur

 

 

Un chemin

au bout duquel il n'y a peut-être rien

 

 

Depuis toujours

au fond du cœur

la même prière

qui échappe au monde et au temps

 

 

Entre un mur, un abîme et des gravats

nos pauvres existences de mortels

 

 

Et si l'on osait tendre la main

et tourner nos yeux vers le ciel...

 

 

Le cœur si asymétrique

porté à ne (presque) jamais

préférer le monde

 

 

Assez de place entre les mots

pour y insérer un peu d'âme et de silence

 

 

Dans mes pages

on trouve des arbres, des bêtes et des fleurs

et assez de silence et de sensibilité

pour entrevoir la lumière

qui éclaire le cœur et les sous-bois

 

 

Il y a en moi assez de tendresse et de sauvagerie

pour demeurer à l'écart du monde des Hommes

 

 

Sans autres patries

que le cœur et le poème

 

 

Un lieu si loin du monde

 

 

Au cœur d'une étendue

où tous les chemins sont des seuils

 

 

Sans autres tâches que celles de vivre et d'aimer

 

 

Sans prélude

Sans conclusion

La vie telle qu'elle va

 

 

Se tenir impassible

là où le sol tremble

 

 

Au fond de soi

un espace immense

où cohabitent Dieu et l'enfance

 

 

Demeurer

comme l'arbre sous le vent

à la fois immobile et dansant

 

 

Sur cette sente

où se mêlent l'âme, la parole et le pas

 

 

Dans cette chambre

où le ciel et la lumière

côtoient le geste et le poème

 

 

Au fond de notre cœur

assez de silence

et une foison de prières

 

 

Et si c'étaient Dieu et le monde

qui guidaient notre main...

 

 

Ce qu'accueille le papier

bien plus que les mots du poème

 

 

Sous la plaie

cette fenêtre ouverte sur l'âme et la chair

et plus loin (au-dedans)

la mort qui entoure et recouvre tout

 

 

Si tressaillant

face à la brutalité de ce monde

 

 

Arpenter, peu à peu, l'invisible

cette terre sans promesse

où tout s'échange

contre un peu de silence et de tendresse

 

 

Sous la poussière

nos désirs et notre nom

piétinés sur la pierre

Et nos pas qui sont déjà loin à présent

 

 

Ce que la parole a tant de mal à atteindre ?

Le silence et le cœur des Hommes

 

 

Rien qu'un profond silence

qui recouvre tous les bruits

et toutes les expériences du monde

 

Le regard posé au loin

à travers la fenêtre

sur les collines et la forêt

Et sur la vieille table de bois

quelques feuilles noircies de poèmes

 

 

Sans rien faire

Sans rien dire

le regard qui retrouve son centre

 

 

Des pensées et des poèmes

qui cherchent obstinément

un passage au fond du cœur

capable de nous faire franchir

l'ultime frontière

 

 

Ce qu'offre l'Absolu ?

La source qui apaise toutes les soifs

 

 

Le poème est un lieu

de passerelles et de passages

entre nous et le mystère

 

 

Au-dedans

tant de hantises et de fantômes

qui donnent un sens inexorable

aux existences

 

 

Au cœur d'un silence

où tout est happé

 

 

Les seuils et les siècles

Les signes et les possessions

anéantis autant par la lumière

que par la mort

 

 

Et si les mots n'étaient pas destinés

à être entendus

mais à creuser un passage

entre le cœur et l'incompréhension

 

 

Sur une terre où les histoires foisonnent

où si peu d'âmes sont capables de s'extirper du rêve

 

 

L'apparition (inopinée) de la patrie bleue

au crépuscule de la peur

 

 

Alors que tout est vacarme et multitude

attendre (patiemment)

que le silence et la solitude s'imposent

 

 

Quelque chose au-dedans de nous

et au-dedans de tout

qui a, sans doute, le même visage

 

 

Sous la lumière des sous-bois

une joie sans explication

 

 

Et si le cœur était le seul lieu

où l'on pouvait restaurer

l'âme, le monde et la lumière

 

 

Depuis l'origine

les yeux presque toujours fermés

 

 

Blotti contre le dedans

ce dehors si triste et désemparé

 

 

Dans les tréfonds du poème

peut-être l'indicible

 

 

Ce qui ne peut être ni soustrait ni souillé

voilà ce qu'il nous faut trouver

 

 

Dieu taillant la lumière en pointe

pour essayer de pénétrer le cœur de l'Homme

 

 

Au cœur des visages et des choses (si fugaces)

dans l'incroyable étroitesse du réel

dansent l'infini et l'éternité

 

 

Et si l'éternité était au centre du temps...

 

 

Dieu tenant dans sa main

– rassemblés – tous les bords du monde

 

 

Mille chemins

entre le monde et le royaume

 

 

Au fond du cœur primordial

La source

et tout ce qui a été créé

 

 

Dans les herbes folles du poème

l'âme qui se roule sous les caresses du vent

 

 

Ce qui crie à l'intérieur

sans jamais être entendu

 

 

L'invisible est le socle sur lequel

se construisent les existences et le monde

 

 

Notre existence ?

Entre nécessités et contemplation

comme si le reste n'avait plus guère d'importance

 

 

Allant sur la page comme sur les chemins du monde

en laissant le cœur et le ciel décider de l'itinéraire

 

 

Ce qui s'effrite entre nos doigts

Tous les rêves du monde

 

 

Nos pages comme une étendue de sable

sur laquelle nos doigts dessineraient (assez maladroitement)

des signes mystérieux et indéchiffrables

 

 

Un monde où tout a été bâti

au-dedans du même rêve

 

 

Chaque poème est une tentative

un précieux et discret présent

et une manière (aussi bien sûr)

de décrypter une infime part du mystère

 

 

Le cœur porté en triomphe

à force de fréquenter l'inconnu

 

 

L'invisible

aussi évident que ce qui se voit

 

 

Ciel, arbres, âme et poèmes

dans ma géographie verticale

 

 

Si l'on était un tant soit peu attentif

on se rendrait compte

qu'il y a aussi du silence

au-dedans de la chair

 

 

Le vent œuvrant

dans notre cœur

et nos petits papiers

 

 

Assis face à la fenêtre

à regarder le soir tomber

 

 

Sans autre adresse

que le ciel et le fond des bois

 

 

D'heure en heure

assis sans aucun

sentiment d'étrangeté

devant l'inconnu

 

 

Tant de rencontres

qui nous auront rapproché de l'invisible

 

 

Les rêves du dehors

que l'on déplace

au gré des exigences du monde

incapables de pénétrer

le dedans de ceux

qui savent faire silence

 

 

Balayer sur la page

tout superflu

pour que ne reste

que ce qui peut toucher l'âme

 

 

Aux couleurs de l'infini

notre silence

 

 

Discret le jour

et invisible la nuit

comme tous ceux

qui habitent le fond des bois

 

 

Sur un lit de feuilles

le visage et l'âme tournés vers le ciel

 

 

Et s'il n'y avait pas assez de ciel

dans le cœur de l'Homme...

 

 

De l'autre côté de la pensée

Là où il n'y a plus que le silence