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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Ce qui veille au fond de l'âme

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Dans l'écume du mystère

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Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

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Dans l'épaisseur du réel

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Entre l'étoile et la boue

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Tant qu'il y aura des jours

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Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

UNE DESTINEE SANS CERTITUDE (VOLUME 1)

EXTRAITS DU JOURNAL DE L'AUTEUR (2023-2024)

 

Parfois le bleu et le scintillement de la pierre

Quelque chose du chemin et de la lumière

 

 

Assis sur la pierre blanche

Face à la lune – au milieu des arbres

Un grand sourire sur les lèvres

Parmi les figures de l'invisible

 

 

Ce qui contemple

Ce regard habité qui n'appartient à personne ;

et que nul ne peut s'approprier

 

 

Sans rien demander

Le bleu dans l'âme déjà

 

 

Fidèle à l'enfance

en dépit des impossibilités

en dépit des sentes toutes tracées

 

 

Rien qu'un cœur pour transformer le monde...

 

 

Quoi que l'on fasse

Du vent et de la fumée

ajoutés ou soustraits

au vent et à la fumée

 

 

Sans rien chercher

Sans rien comprendre

Déjà au cœur du royaume

 

 

A la place de l'homme

A mi-chemin de tout

 

 

Au fond du cœur

L'enfance du geste

et le souvenir brûlant de l'origine

 

 

Sans rien compter ; ni l'or, ni les pas

ni les lignes, ni les jours hors du monde

L'âme joyeuse, le visage souriant

et le geste poétique

Une vie comme une incursion

dans ce qui succédera au règne de l'homme

Et la parole pour soi – tendre et silencieuse

 

Nous rapprochant, peu à peu, de cette liberté affranchie de toutes les formes d'exigence...

 

 

A regarder les jeux et la danse (un peu poussive) des possibles ; le prolongement des mêmes pas et des mêmes rengaines ; le monde tel qu'il va – se répétant sans cesse ; à travers cette surprenante litanie des vivants...

 

 

Le monde, à présent, dans un mélange de ciel et d'absence

 

 

La sensation de vivre dans la proximité du silence et du secret ; dans une forme d'intimité avec le plus sacré ; comme un abandon (joyeux) à ce qui surgit ; qu'importe ce qui arrive ; qu'importe ce qui nous quitte ; la main et le regard tendres et accueillants

 

 

Comme une lumière

Comme une tendresse

Quelque chose de vivant à la place des rêves

 

 

La main et l'âme

La voix et l'encre

Couleur de ciel

 

 

Rien ; pas le moindre outil ni le moindre dispositif à opposer à la vie et à la mort...

 

 

Un sourire au fond de l'âme comme si, en nous, quelque chose avait percé le secret...

 

 

Front contre front ; les hommes et les bêtes...

 

 

Au fond du cœur ; ce qui compte

Au-delà de ces vieilles frontières

érigées par les hommes

 

 

La chambre posée au milieu des arbres ; avec la lumière par-dessus offrant son éclat au jour, aux mots qui défilent, aux gestes quotidiens

 

 

A voyager (un peu) partout en laissant, ici et là, quelques souvenirs – quelques empreintes qui disparaîtront avec la première pluie...

 

 

Au-delà de l'expérience ; l'apprentissage de l'émerveillement...

 

 

Ici – la terre ;

et à l'autre extrémité de l'âme – le ciel

Et entre ; tous les passages possibles

Ce que l'invisible ne trahira jamais

 

 

Entre rien et rien

Seul au milieu de nulle part

 

 

Paroles sans âge où il n'est question que de lumière, de silence, d'infini et d'éternité offerts à ce monde obscur, infime, bruyant et éphémère

 

 

La lumière encore

Au-delà des couleurs et de la joie

Au-delà du voyage et des chemins

Comme une lente dérive vers le vide

au lieu du monde ; au lieu de l'absence

 

 

A travers la nuit et le sang

Vers le bleu et la lumière

 

 

Sous le feuillage des grands arbres

Près de l'herbe et de l'oiseau

Le front creusé par la lumière

 

 

Qu'importe l'obscurité du monde, l'hostilité des hommes, la profondeur du piège et la distance qui nous sépare, la parole – toujours – qui se dresse contre les fronts délirants...

 

 

Une longue cavalcade vers le silence

Sans doute – la plus aventureuse des chevauchées

 

 

De soi à l'infini

Sans rien trahir

Sans rien effacer

L'âme ouverte

Dans cet infernal chaos

 

 

Tout creusé, fouillé, pillé par le désir

jusqu'à l'extinction, jusqu'à l'épuisement,

jusqu'au plus rien

Dans une sorte d'ivresse funeste

Sans compter les morts et la douleur

Le tête enfouie au plus noir de l’œil ;

en son point le plus aveugle

Sans même envisager la chute du ciel

sur cette débauche de rêves et d'inconscience

 

 

Le cœur attelé au dépassement des usages et des lois, au dépassement des ruses et de la faim, au dépassement des ambitions et des interdits ; s'éloignant de ceux qui ignorent, de ceux qui jamais ne s'aventurent hors du périmètre commun, de ceux qui ne consentent qu'à quelques pas...

 

 

L'âme qui se balance

entre les rives du temps

entre le ciel et la terre

entre le bleu et le rêve

 

 

A grands traits sur le papier

Cette sorte de miroir changeant

 

Dans le sillage du seul ; à contre-courant du nombre...

 

 

Peu à peu ; vers l'effacement...

 

 

Prisonnier(s) de cette danse qui, bien souvent, prend des allures de pugilat...

 

 

Sur ces rives arides et reptiliennes

La couleur de la lumière

 

 

Au cœur du monde

Au milieu des Autres

Sans jamais se méfier

de ce que le cœur étreint

 

 

Quelque part dans la nuit interminable du monde...

 

 

Au-dessus des grilles ; l’œil

 

Et au-dessus de l’œil ; l'hôte et la lumière

 

Et plus haut encore ; le vide et l'oubli ; ce lieu qu'aucune géographie ne pourrait inclure ; la partie de l'âme la plus mystérieuse, la plus méconnue, la plus secrète, la plus immergée

 

 

L'intime et l'infini

Le sauvage, la solitude et la joie

Au milieu de l'essentiel

La vie qui vient ; le cœur qui bat

 

 

Farouchement abandonné(s) à la suite du mythe...

Sur les traces de l'invisible ; le cœur vivant

 

 

Sans autre issue que le ciel et le dedans qui, à terme, se rejoignent (au bout de quelques pas – en vérité)...

 

 

L'inconnu et l'incertitude devenus si familiers que tout entre en résonance et attise le jeu, le rire et la joie

 

 

Un pas de côté

Et l’œil au-dessus

Au milieu d'autres cercles

Au milieu d'autres visages

à l’œuvre eux aussi

 

 

Dans le sillage du regard ; le réel

Moitié ciel ; moitié chemin ; dans cet entre-deux

 

 

A l'orée des yeux ; de part et d'autre ; déjà l'indicible...

 

 

Animal langagier qui découvre ce qui ne se dit pas ; ce qui ne peut se dire – sans doute...

 

 

Comme un grand chamboulement à l'intérieur

dans tous les recoins du cœur,

de l'âme, de l'esprit

Quelque chose ; sans doute – quelque chose

mais qui donc serait en mesure de l'affirmer

avec certitude ?

Rien ; peut-être – ce qui est offert pour survivre

et échapper à l'écrasement et à la suffocation

 

 

Au fond qu'importe ce que nous sommes ! Qu'importe ce qui nous entoure ! Qu'importe ce que l'on expérimente et ce que l'on rencontre !

L'apprentissage de l'équilibre et de la mesure

Entre le manque et l'impossible

Le destin de l'homme – peut-être...

 

 

Réduit à moins que rien ; et, dans l'air, ce bleu qui irradie...

 

 

Parmi les choses

Et le poids de la lumière

Comme un écrasement

Et ce rire lorsque apparaît (enfin) l'Amour

 

 

L'esprit creusé par ses propres hallucinations

comme si on lacérait le vide ;

comme si on giflait le vent

Relégué(s) au périmètre de l'homme – en somme

 

 

Lentement ; vers la lumière

Entre la chute et l'ascension

 

 

Pris dans la cavalcade des saisons

Là où l'esprit de l'homme piétine

Au milieu de nulle part

entre l'enfer et le paradis

que nous avons inventés

 

 

Comme accroché(s) au pire pan du ciel ; celui qui dédaigne et terrifie...

 

 

L'esprit jeté dans la matière ; et qui pousse ; et qui pousse ; comme un rêve de protubérance et d'extirpation ; un grand rêve d'infini et de liberté...

 

 

L'âme glissant dans la glaise ; cherchant une issue, un chemin, un abri – un lieu pour échapper à la trajectoire – un repli pour s'extraire de la durée et du temps – un œil vivant pour se soustraire au piège, au monde, à la mort

 

 

Le cœur lové contre le dehors ;

hanté par la lumière

Sans jamais renoncer ; sans jamais se résoudre

Vaillant dans toutes les tempêtes

 

 

Comme englué(s) dans l'argile

Comme abandonné(s) par le ciel

Et le chemin qui se dessine à travers la parole

vers cette lumière épargnée par le carnage

 

 

Silencieusement ; les noms que l'on épelle

Face aux grands arbres à l'ossature céleste

 

 

Un œil sur la route

et l'autre sur la lumière

Sous le ciel

Et dans le sens du vent

 

 

Du silence entre les mains qui œuvrent

De l'or et de la fumée

Ce qui, sans cesse, nous transforme

en autre chose

 

 

Sous le poids (inévitable) du monde

Les épaules voûtées sur la pierre

A chercher des mains, un visage, un refuge ;

quelque chose pour survivre à la douleur

quelque chose pour échapper au néant

L’œil amendé à mesure que se révèle la vérité...

 

 

Au-delà de la prière et du cri...

 

 

Sur un chemin de plus en plus désert

Sans trace, sans nuit, sans couronne

Au milieu des blessures et des chaînes

 

 

Dans cette sorte d'exil

A l'écart des têtes que l'on glorifie

et des ambitions communes

Aux marges lointaines du collectif

 

 

A gesticuler et à se débattre dans la vacance du monde

 

 

Entrecroisés ; le bleu et la couleur des destins...

 

 

 

Réunissant (réussissant à réunir) le sauvage et la civilisation – le visible et l'invisible

 

Inventant ce que l'on pourrait appeler l'homme naturel tissé de respect, de franchise et de simplicité

 

L'une des issues, peut-être, à ce monde souffrant, fiévreux, en perdition

 

 

Au milieu des autres habitants de la forêt ; réunis pour écouter le vent...

 

 

Un chant pour soi au-dessus de la pensée et de la lumière des hommes

 

 

Ce qui fait silence

à travers ce tourbillon de paroles

Avec, en filigrane, la simplicité,

le retrait, la soustraction

 

 

Sur ce chemin invisible

qui serpente entre la terre et le ciel

Sur l'autre versant du même voyage

 

 

Dans les fissures de l'âme

tant de rêves entassés, oubliés, piétinés

roulant sur eux-mêmes dans la nuit noire

 

 

Face au bleu et aux déguisements

le même œil aveugle et la même chair tremblante

 

 

Ne cessant de tourner autour de sa propre vie

 

Essayant (obstinément) de se façonner un nom (et une existence) dont tout le monde se moque ; et dont nul ne conservera le souvenir

Si éloigné(s) du mystère tout proche

 

 

Nous éloignant de tous les simulacres

Au cœur des liens qui unissent

le naturel et la lumière

 

 

La vie vraie au milieu du vivant ; apprenant à voir en chaque être – en chaque chose – un visage, une âme, un esprit ; et la possibilité d'une authentique rencontre ; faisant ainsi grandir la joie d'appartenir à la grande communauté...

 

 

Qu'importe les aléas, les malheurs et la mort

Qu'importe que tout se dissolve –

devienne cendres et désert

Quelque chose du rire face au dérisoire –

face à l'infini

 

 

Cette vie ; comme un voyage vers le plus intime...

 

 

Qu'importe le seuil atteint par l’œil et l'esprit

Qu'importe les profondeurs de l'âme

Qu'importe l'écume du cœur

Voué(s) à la puissance de l'informulable

 

 

Ni près des uns ; ni près des autres

En train de revenir

vers le premier homme ; assurément

Se laissant traverser par toutes les expériences ;

par tout ce qui pourrait faire office de réponse

S'abandonnant aux possibles

qui défrichent le chemin et cherchent une issue

Le cœur et l'esprit ne pouvant échapper

à leur vocation

 

 

Dans le bleu insoupçonné de l'âme...

 

 

Du côté du monde ; rien que des cris

et des larmes – de l'ivresse et du sommeil

Des rêves (une foison de rêves)

les yeux grands ouverts

 

 

Les mains pleines d'argile et de sang

La tête gorgée d'images et de mots

alors qu'ici le cœur se balance

entre le ciel et la joie

comme affranchi des peines terrestres

 

 

L'oubli – peut-être ; comme la seule fenêtre...

 

 

L'infini et la pierre en réponse à toutes les questions de l'homme...

 

 

Notre langue qui lèche le sable froid

Et notre âme dans le rythme du tambour

 

 

Lentement ; les rêves qui s'effilochent ;

qui, un à un, se détachent

En équilibre entre le monde et le miracle

De l'autre côté des mythes –

vers la seule possibilité

Avec mille échanges de lumière

au cœur de cette matière circulante

 

 

A chaque jour ; ses découvertes, ses révélations, son éclat...

 

 

Le monde meurtrier ; impuissant face à la part indestructible du cœur, de la chair, de l'esprit...

 

 

Des yeux fermés qui veillent sur leur pauvre trésor – sur leurs pauvres secrets

 

Tournant en rond (ne pouvant que tourner en rond) ; de seuil en seuil – sans jamais franchir les grilles de leur territoire

 

 

Jusqu'au fond de la nasse dans laquelle finissent même par s'enferrer les esprits les plus exigeants...

 

 

Le silence au cœur des mots comme une lucarne sur l'infini dans ce tourbillon de signes ; un peu de ciel dans cette danse entre l'encre et le sang, entre la lumière et le monde

 

 

Ici même ; au milieu des vents...

 

 

Les sans-voix (tous les sans-voix du monde) opprimés, réifiés, exploités, décimés en masse ; presque sans résistance (mais non sans dignité – mais non sans courage) face à la ruse sournoise de leurs oppresseurs

 

Obligeant le sauvage et les solitaires à fuir (autant que possible) vers les périphéries ; investissant tous les interstices – tous les recoins laissés vacants

 

Forcés de vivre à l'écart ; à l'abri des regards

 

Et parmi eux ; nous aussi ; derrière les fourrés et les grands arbres enlacés ; à la lisière

 

 

Allant par tous les chemins – le noir sur l'épaule ; prospectant, s'installant, s'appropriant, opprimant, asservissant avec ses machines, ses ambitions, ses grimaces, ses danses et sa férocité ; si absorbé par ses appétits et ses convoitises ; ne sachant aimer, ne sachant offrir, ne sachant respecter ; les yeux presque toujours fermés ; ne laissant derrière lui que des ruines, des larmes, des cendres et du sang

 

 

Obstinément vivant jusqu'à la lumière

Sans rien interrompre du souffle des origines

En dépit du recommencement de tout

 

 

La parole au-delà du son et du sens...

 

 

Seul face à la noirceur du monde

Les fenêtres grandes ouvertes

A laisser entrer l'obscurité

A laisser s'enfuir les rêves

 

 

La parole ; silencieusement

Et, dans le cœur, l'immobilité et le vent

 

 

Parlant aux êtres comme à des frères ; les poussant (peu à peu) dans les bras d'un plus grand que leurs rêves...

 

 

Face aux arbres ; face au ciel

Dans ce temps qui échappe au temps

L'oreille attentive, l'âme aux aguets,

les lèvres closes

Loin du vacarme du monde

Comme un funambule sur le fil du secret

 

 

A travers la fente du mystère ; la lumière...

 

 

Confronté(s) à des fissures, à des fosses, à des flèches, à des coups, à des cœurs qui surgissent, qu'on nous lance, qui nous blessent ; les accueillant – les célébrant (autant que possible) sans jamais (toutefois) parvenir à conjurer le sort terrestre...

 

 

Si parfaitement enveloppé(s)

par la brume et le bruit

Sans rien percevoir des assauts du silence

et de la lumière

 

 

Seul ; sans hommage, sans prière,

sans contestation

Debout face au monde et à la mort

Sans même sourciller

 

 

En dépit des lois (de toutes les lois humaines) que nous avons enfreintes, Dieu présent dans le souffle, dans la main, au fond du cœur – sans restriction

 

 

De plus en plus discret, effacé,

silencieux, invisible

Mais amoureusement (si amoureusement)

présent ; jusqu'au déraisonnable

 

 

Partout – des frères

 

Et le cœur qui se serre en les croisant

 

Et le besoin (obstiné) de vivre dans leur intimité ; au plus près de ceux qui passent ; au plus près de ceux devant lesquels nous passons ; la nécessité (presque) vitale d'exalter toute rencontre ; d'intensifier la communion ; de se familiariser avec l'effacement et la dissolution des frontières

 

 

Par-dessus la mort et le changement

Ce qui tient de l'évidence ;

au-delà (bien au-delà) des possibilités

habituelles de ce monde

Dans l'incandescence de l'invisible qui rayonne

 

 

Là-haut ; un peu de lumière ; comme une promesse pour les plus obstinés (pour les plus valeureux aussi – peut-être) ; ceux qui auront la force d'élever leur âme ; de la hisser au-dessus des enlisements terrestres...

 

 

Un chant qui monte pour célébrer le monde et la lumière ; au-dehors – au-dedans ; dans cet (étrange) entremêlement...

Comme figé sous la même étoile ; là où l'on naît, là où l'on se couche, là où l'on meurt...

 

 

Au cœur de l'expérience ; mille paradoxes...

 

 

L'invisible dans les mains jointes

Et le verbe, habillé de lumière,

lancé par-dessus les têtes

 

 

Le cœur, malgré lui, voué à l'Absolu ; à la vérité à vivre...

 

 

Allant, nous aussi, vers notre fin ; comme toutes les choses de ce monde...

 

 

Nomade et saltimbanque solitaire...

 

 

La poésie comme geste vital ; et le reste (tout le reste), à travers elle, aussi intensément vécu

 

Dans un dialogue permanent entre la vie, le silence et les mots qui, peu à peu, répond à toutes les interrogations de l'homme

 

 

Explorant et déployant l'écoute

au détriment des chimères

Sans s'attarder ; avec encore

quelque chose de soi – indéniablement

 

 

Le cœur – de plus en plus – anonyme...

 

 

Sous le linceul du temps

Les gestes, la danse et les excréments

La mort et les mêmes recommencements

 

 

L'aventure solitaire au fond de l'âme...

 

 

L'invisible sous l'écume

 

 

La chair secouée de spasmes

Et le cœur brûlant (jusque dans ses failles)

La tête impuissante

A la croisée des courants ;

dans l'espace qui accueille ;

là où l'Amour aime sans la moindre restriction

 

 

Dans le vertige de tout phénomène ; l'essence

 

 

Dieu en embuscade derrière le monde

 

 

Au cœur de la ronde

Au-dessus des poussières pyramidales

Sur la crête qui surplombe

toutes les voies en escalier

 

 

En soi-même ; l'entente et la vérité vécue...

 

 

La poitrine collée à la forêt, à ses couleurs

et à sa vitalité

Écoutant, à travers les racines, les troncs

et les houppiers, tous les chants de la terre

 

 

Proche du ciel, des oiseaux et des terriers

Le séant au milieu de la mousse et des étoiles

 

 

Qu'importe la frugalité du ventre, l'innocence des yeux, les rêves et les expériences ; ce qui brille déjà à travers l'opacité...

 

 

Sous la lune et les feuillages

Dans ce corps à corps nocturne et forestier

Les yeux qui s'ouvrent

Et l'âme qui s'élève

 

 

Inaudible l'inouï que l'on crie...

 

 

Dans le feu magnétique du réel

 

 

Quelques paroles à l'intention des vivants – de ceux qui ont trouvé refuge dans la pénombre du monde ; dans les marges et les interstices délaissés par la communauté des hommes

 

 

Hors de la fosse commune

Comme un fugitif à courir les bois

alors que la nuit a recouvert le monde

 

 

Sans pensée ; ce que cherche le cœur...

 

 

Le cœur reconnaissant

Sans rien saisir

Riant des siècles et des Dieux

Si près de l'enfance – à présent

 

 

Ce que l'on réclame ; un peu de conscience

pour siéger à la table des décisions

Dieu dans son face à face – en quelque sorte

 

 

Glissant au-dessus des sillons

Allant vers on ne sait quoi

Apprenant à gommer le trop noir

et le trop blanc de la tête

Survolant les angles et, parfois,

ces hautes crêtes énigmatiques

où la matière se fait rare

Avec, assurément,

de plus en plus de lumière et de joie

 

 

(Presque) toujours au plus près de ce qui compte et ne se voit pas ; au plus près de ce qui se ressent...

 

 

Sans rien changer au monde ; sans rien changer aux hommes et aux âmes (que l'on cesse de considérer comme des victimes ou des bourreaux) ; laissant libres toutes les circonstances et se réaliser tous les possibles...

 

 

Le cœur comme un univers au-dedans ; le centre véritable, sans doute, autour duquel se déploie la danse...

 

 

Au cœur de cette géographie (méconnue)

de l'invisible

Dans ce bleu parfait ; sans frontière –

sans quadrillage

A l'angle du plus rien ;

dans ce débordement d'Amour et de lumière

 

 

Qu'importe la couleur de la terre

et l'ampleur du chagrin

Qu'importe la carte et la longue liste

des pertes et des disparitions

Vers ce lieu où la joie s'est libérée

du monde et du temps ;

à la jonction (à l'exacte jonction)

de l'âme et des circonstances

 

 

Les mains solides et solitaires, les lèvres pleines de signes, le cœur ardent et la poitrine légèrement inclinée (à la fois) vers le sol et le ciel ; essayant de réinventer la langue pour accéder au réel (perpétuellement) neuf et sans mémoire...

 

 

Sur le sol sylvestre

Au milieu des âmes silencieuses

Au cœur d'un royaume vivant

Avec Dieu à sa place

jusque dans les plus infimes recoins

jusque dans les interstices les plus secrets

 

 

Plus haut (bien plus haut) que le faîte du monde

Loin (bien plus loin) que le dernier horizon

A portée d'innocence ; seulement

 

 

L'esprit posé au-dessus des drames et de la pensée ; attendant, sans impatience, le règne (généralisé) de l'âme et le remplacement (progressif) du vieux monde...

 

 

Dans l'exploration des plaies et des possibles

Cherchant, peut-être, la perte ;

à retrouver cet état si proche du plus rien

 

 

L'âme errant comme au premier jour du monde

Cherchant à comprendre ; jamais à demeurer

Trop consciente du passage ;

de l'admirable fugacité des choses ;

de l'incroyable beauté de l'éphémère

 

 

Plus rien du visage, plus rien du nom,

plus rien de la mort

Plus rien du cœur, plus rien de la foule,

plus rien de l'exil

L’étreinte seulement

 

 

Bien plus que des lignes à défricher avec les yeux

Le début d'un chemin que le cœur a esquissé

comme un appel irrésistible

pour les âmes les plus affamées

 

 

Conjuguer l'absence et l'intensité ;

la figure et l'effacement ;

le temps et l'éternité

Dans le bleu (impénétrable) du regard

 

 

Allant et faisant halte au gré des surprises, des miroitements et des résonances ; et n'emportant presque rien dans ses bagages ; un peu de nudité et ce qu'il faut pour ressentir et remercier...

 

 

Ne réclamant rien d'autre que l'intimité

Et aidant l'âme (bien sûr) à s'y employer

 

 

De moins en moins étranger à la respiration de l'invisible...

 

 

Dans la tête de l'homme

L'inévitable faim du ventre

Et ce qui incite l'âme à cheminer

 

 

Sur cette sente qu'il faut, sans cesse, réinventer...

 

 

Ce qui se révèle

à force de polir le miroir

Notre vrai visage – sans doute

 

 

Ce qu'on réalise ; avec de plus en plus d'Amour, d'obéissance, de liberté et de joie...

 

 

Des béquilles et de l'ivresse ;

l'esprit enfermé dans sa cage

Comme dans un rêve

avec ce bruit de chaînes (que l'on n'entend plus)

Seulement la fièvre et l'envoûtement

 

 

Dans le sillage du secret

L'œil fermé sur le trajet

Et l'esprit qui cherche encore à s'en affranchir

 

 

A l'ombre – toujours – d'une force ; au-dessus ; intérieure – pleinement souveraine...

 

 

Au hasard (apparent) des pas ; ce qui nous est offert...

 

 

L'envergure du regard, le ciel descendu,

le monde amoureusement habité

Et ce qui s'érige (en vain)

vers l'infini ; abandonné...

 

 

L'âme rivée au vent ; et l'esprit à la lumière

Dans cette course éternelle

Au milieu des spectacles

 

 

Rien n'est donné ; tout est donné...

 

 

L'innocence et la sensibilité placées au premier rang des vertus...

 

 

Homme ; (très) vaguement homme ; moins dans son rapport au monde que dans son identité apparente...

 

 

Aliéné(s) ; en dépit de l'Amour ; en dépit de la lumière...

 

 

Qu'importe l'existence ; qu'importe l'effroi ;

qu'importe le cri

Ce qu'énonce (avec insistance) cette voix ;

quelque chose que nul ne pourrait récuser

 

 

Le cœur couronné ; bien plus qu'un ciel dessiné à la craie ; bien plus qu'une légende pour légitimer la liberté

 

Ne cherchant plus le chemin ; le laissant apparaître et renouveler l'incertitude et le pas

 

 

Le cœur métamorphosé en main et en étoile

Allant comme les nuages

Offrant à la terre ce qu'elle réclame

 

 

Le cœur creusé par les voyages

L'esprit droit ; l'âme vouée à s'offrir

Sans commerce ; sans compromission

Une vie d'homme tombée entre les mains

d'un ciel à sa mesure

 

 

Qu'importe ce qui apparaît

Qu'importe ce qui nous quitte

A la lumière (toujours) de ce qui demeure

 

 

L'éternel inachèvement

Par la sente la plus rude,

la plus étroite, la plus escarpée

 

 

Comme emporté(s) par les eaux légères du destin...

 

 

Le cœur offert au verbe, au monde, à la lumière

En plus des gestes et du regard

sur les visages et les choses

 

 

A notre place ; au milieu du bleu et des vents

Au fil des métamorphoses

 

 

Sans bruit ; les souvenirs qui s'effacent

Rétablissant le règne de la joie et de l'oubli

 

 

Du buisson à l'étoile ; les mêmes règles

Et ces âmes (toutes ces âmes) qui s'agitent

Et ces têtes (toutes ces têtes) sans envergure –

sans interrogation

 

 

Les mains errantes sur la terre des possibles

Cherchant le testament de la lumière ;

l'horizon boréal

Les cœurs arqués sur leur convoitise ;

si obsessionnellement

Dans l'attente (assez vaine) d'un ciel réparateur

Espérant là où subsistent encore quelques étoiles

 

 

Les hommes qui dévorent la terre, qui nient le bleu, qui haïssent l'esprit, qui exploitent le reste, qui anéantissent (à peu près) tous les possibles et qui se félicitent de cette empyrée d'opérette

 

 

Ne sachant que tirer parti alors qu'il faudrait renouer les liens avec le plus précieux – le plus sacré – et s'abandonner aux exigences de l'âme...

 

 

Le cœur étagé, circonscrit, emmuré

Soumis à la monotonie des jours

et à la nostalgie du réel

Au milieu de ces siècles bruyants ;

en ce monde furieux et bavard

La vie et la mort dans leur danse étrange

Sous la férule de l'ardeur et de la tendresse

 

 

Là où l'instant demeure ; le bleu exaucé...

 

 

Au milieu des orages et du royaume

Entre l'épreuve et la chance

 

 

Face à la mort et à la lumière

Ce qui se reconnaît au fond des yeux

Ce goût si singulier pour le vivant et la vérité

 

 

Le cœur prêt à vivre les mille possibles qu'offrent l'existence et le monde...

 

 

A la place du sommeil – des mains en prière

et des lèvres pleines d'espérance

Puis, un jour, derrière l'espérance et la prière,

l'esprit et la lumière

 

 

Dans ce chenal qui relie le cœur au plus simple et à la beauté

 

 

Ce qu'il nous reste de pas avant la grande capitulation...

 

 

L'âme sobre et infiniment sensible...

 

 

Si heureux de cet apprentissage (ininterrompu) de l'innocence et de la lumière...

 

 

Ici ; où il n'est plus question d'ombre et de trace ; où il n'est plus question de source et de désarroi

 

Sans indice ; à même le vent qui souffle

 

 

Qu'importe la nuit, le bruit, le froid ; ce que s'obstine à être l'homme

 

 

Sans rien – sans personne ; dans le seul emploi qui nous est offert ; ressentir et contempler – la vie belle – la vie simple – qui se déploie

 

 

Derrière les apparences du monde – la danse irradiante ; et derrière la danse irradiante – l'essence...

 

 

A l'image du jour ; le secret de l'homme

Comme un miracle dans le sillage du mystère

Porteur de cet étrange accord

entre la nécessité et le plus intime ;

et qui donne la direction

[Toutes les intentions et tous les élans

tournés vers la lumière]

 

 

Mille fêtes au rythme de la lumière

A travers la fertilité des bouches et des corps

dans une pagaille joyeuse

Et nos yeux qui roulent au milieu du chaos

 

 

Fragments de mille Autres – en soi ; et soi – élément de toutes les combinaisons du reste ; d'un seul tenant ; changeant, mouvant, vivant (si vivant)...

 

 

Sous la férule de l’œil qui voit...

 

 

A se demander (encore) comment tourne le monde, comment aimer ce qui nous entoure, ce que deviennent les âmes et à quoi peut bien rimer toutes ces existences...

 

 

La danse de l'espace ; ce qui édifie le monde

et ce qui l'anéantit

Comme un dialogue (permanent)

entre le feu et la mort

L'invisible et la matière ; main dans la main

Comme un rêve qu'aurait initié le verbe

 

 

Ce qui se manifeste et ce qui se défait ; le plus haut degré de la poésie...

 

 

Le cœur inquiet

sur ces rives hostiles et inconnues

Sans rien reconnaître de soi

Avec cette étrange sensation

d'avoir été jeté dans le monde

 

 

Entre le premier et le dernier souffle ; mille choses, mille rêves et quelques visages auxquels on s'accroche (assez désespérément), mille coups que l'on donne et que l'on reçoit, quelques rires et son lot (inévitable) de tragédies et de peines

 

Sans savoir où chercher, sans savoir où l'esprit doit creuser, sans savoir comment être au monde, sans savoir si Dieu et l'âme existent, sans savoir ce qui nous attend après la mort

 

Invariablement humain devant le même mur orbe et (apparemment) infranchissable

 

 

En ces lieux d'absence ; sans recours, sans regard, sans main tendue ; là où les cœurs souffrent autant que les corps...

 

 

Si près du sol ; l'Absolu

Et l'esprit silencieux

 

 

Le long de l'arbre ; les mains sensibles

Si paisiblement ; l'étreinte

Ce qui est partagé ; le plus vivant –

peut-être le plus précieux ; ce qui nous constitue

L'un dans l'autre ; entre nos propres bras

Au cœur du même Amour

Entre émerveillement et abandon ;

le rapprochement des cercles intimes

Dans les failles du verbe ; la lumière

Ce qui s'éveille en silence

Comme un chant délivré

Une offrande au monde

Une halte à proximité de l'indicible

Quelque chose à sa portée

 

 

Ensemble

A travers cette fraternité d'apparat

Gesticulant dans le même sommeil

 

 

Le ciel martelé à coups de prières ;

à coups d'espérance

Au-dessus d'un monde d'ombres et de cris

 

 

La chute ; le lieu de l'homme ; le lieu de l'âme

Réfractaire (si réfractaire pourtant)

à ces eaux noires qui emportent

Vers la capitulation ; assurément

 

 

Au milieu des cris et des pleurs, des rires et des battements de paupières...

 

 

Si peu volontairement existant(s)...

 

 

Au milieu des arbres et des chants d'oiseaux

Sur la pierre ; le bleu qui respire

Et ce goût (jamais démenti) pour la vérité à vivre

 

 

Le feutre qui témoigne de ce qui nous traverse et de notre manière d'habiter le monde ; si indifférent à ce que réclament les hommes...

 

 

De tout à plus rien ; du monde à personne

A travers ce voyage insensé

 

 

L'obscurité du monde qui nous harcèle en pointant du doigt ce qui, en nous, demeure obscur

 

Et ce rire ; et cette lumière sur nos cris, nos larmes et nos défaites ; annonciateurs du renversement de la tragédie

 

 

La parole qui invite toutes les couleurs du monde sur le blanc (un peu insipide) de la page ; offrant ainsi (espérons-le) une danse joyeuse et virevoltante où tout est célébré ; et où rien n'a (véritablement) d'importance ; une fête de la chair et de l'esprit qui associe l'âme à cette orgie de terre et de ciel – honorant (à la fois) l'abondance et le dépouillement, le déguisement et la nudité, la plus terrible cacophonie et le plus haut degré du silence...

 

 

Mille messages lancés aux quatre vents

avec le même insuccès

comme s'il n'y avait rien à faire

 

 

Dérisoire serviteur du reste

Soumis à cette implacable loi du ciel

 

 

L'homme cloué entre le sang et l'espérance

Si loin du papillon de Tchouang-tseu

mais appartenant, sans doute, au même rêve

 

 

Le cœur immortel sur son trône de vent

Et l'homme sur son trône de terre

Si proches, pourtant, en dépit de la matière

 

 

Le pas sans mémoire

Guidé par le plus haut désir

 

 

Vers le détachement

en dépit de l'ignorance

en dépit de la cécité

 

 

Au fond de la place vacante ; la lumière...

 

 

Vers l'ineffable sans jamais contester la perte, les défaites, les faillites, la capitulation...

 

 

Sous les étoiles tremblantes

Entre la voûte et le précipice

La danse effarée des ombres

 

 

Sur la feuille ; le monde et le silence – et leur dialogue avec l'âme...

 

 

Plus loin que le ciel ; ce que le regard perçoit

Ne négligeant pourtant ni la terre ni la faim

Laissant tout se déployer

Privilégiant le mélange et la diversité

Ne prenant jamais parti

Le cœur engagé et l'esprit détaché

 

 

En soi, le vent qui s'engouffre ;

presque une sorte de socle

pour aller confiant sur les chemins

 

 

D'un pas allègre dans le vent,

la poussière et l'effacement

Le cœur si parfaitement consentant

 

 

S'imaginant sensible(s), savant(s), civilisé(s) ;

s'abandonnant à la plus haute idée de l'homme

Et plongé(s) encore dans la bêtise et la barbarie

 

 

Sous la lumière silencieuse

L'existence qui s'efface ou se déploie ;

comme tourne le monde

 

 

Le cœur nomade

Entre la pierre et le ciel

A la suite du jour errant

Entre deux rives ; deux patries peut-être...

 

 

Moins qu'un homme à présent

Figure du jeu bien davantage

 

 

Au service de la nécessité ; dans le sillage de la lumière et de l'innocence ; quand bien même devrait-on répandre les ténèbres...

 

 

Faible fanal dans l'obscurité du monde

 

 

Entre deux battements de cœur

ce qui pourrait advenir

l'impossible – peut-être...

 

 

Loin de cette procession de visages aux yeux et au cœur fermés transformant (malgré eux) le voyage en mirage et léguant à la terre une descendance stupide et désastreuse (depuis tant de générations déjà)...

 

 

L'aventure terrestre

De la roche à l'aurore

 

 

Comme projeté(s) vers la chute et le ciel ;

simultanément

Le corps à la suite du tournis de l'âme

Au-dessus des profondeurs méditatives

 

 

Le cœur humble cherchant le territoire de l'être derrière l'apparence du monde et du temps...

 

 

Entre les mains du possible

Le destin écrit sans hasard

Au-delà de toute raison

 

 

Si involontairement ; le chemin

 

 

Si précieuse ; la sente empruntée

Qu'importe ce que l'on a parcouru ;

Et qu'importe ce qu'il nous reste à parcourir

 

 

L'âme tapissée de solitude

Et, sous la chair,

ces vieux restes de rêves

vénérés par le monde

 

 

Sans emprise ; la lumière

Quelque part – à la surface de l'expérience

Et ce rire sans gagner la moindre partie

Jusqu'à tout subir ;

au-delà même de l’insupportable

 

 

L'effacement au cœur de ce néant magnétique et envoûtant

 

Qu'importe le monde, l'envergure du cœur, l'errance, la solitude, les possibilités de l'esprit

 

De mort en mort jusqu'à ce plus rien

 

Ainsi s'achève la participation (volontaire et enthousiaste) au grand cirque (avec ses spectacles, ses clowns, ses déguisements et ses numéros périlleux d'équilibriste)

 

 

Si peu de chose ; le grand ciel de l'homme considéré pourtant comme la plus haute promesse en ce monde...

 

 

Le réel et l'âme si amoureusement réunis

Sous le signe tantôt du néant ;

tantôt de la fécondité

Toujours à la manière d'une fête

Définitivement associés à la danse

Entre l'aube et la mort ;

entre la douleur et la lumière

 

 

Qui sait que nous ne sommes qu'un rêve ; le théâtre d'un esprit sans attache – né, peut-être, d'un rêve précédent...

 

 

Hors de la file folle et inhumaine

Les yeux brûlés par le mystère

A contempler le silence, les étoiles, les visages

La langue comme un bouquet de fleurs vivantes

Portée par ce qui transcende le verbe et la pensée

 

 

A petits pas vers la lumière

Le cœur de plus en plus ouvert

 

 

Allant les yeux fermés ; comme porté par le vent

En dépit de l'itinéraire et des tentatives de repli

 

 

Au milieu des arbres et de la lumière

Le désir si proche du silence

Du côté de la part dansante du monde

 

 

Le sacre de l'inconnaissable à travers le sourire et le geste ordinaire...

 

 

Sous le règne du ventre ; tous les destins

Ce qui nourrit et ce qui enfante

La fête et les festins

 

 

Entre nous ; ce qui nous tient (tous) ensemble

Si fraternellement

En dépit des peurs, des murs, de l'indifférence

 

 

Peu à peu déclinant

comme tout ce qui a été édifié

Disparaissant avec fracas

ou sur la pointe des pieds

Le corps – le souffle jusqu'à la route

qui s'arrête devant les grilles

Sans savoir (ni même deviner)

que quelque chose veille ici ;

et nous accompagne de l'autre côté

 

 

Jamais séparément ; le cœur et la beauté...

Usant du langage comme d'un chemin ; à travers des lignes qui tracent leur sente ; qui dessinent (peut-être) un destin...

 

 

D'ici à la source ; en pointillé

dans toutes les existences

Sans pouvoir se dérober

 

Vers le plus lumineux

Sans rien déplacer ; sans rien comptabiliser

Laissant la banalité disparaître et ressurgir ;

et disparaître encore

Expérimentant la boue et le merveilleux ;

les accolades et les trahisons

S'abandonnant autant aux entraves qu'au mystère

Vers l'invisible ; l'insaisissable voyage

Froissant tous les désirs, tous les projets,

tous les repères

Offrant l'incertitude et la liberté

 

 

La roulotte posée sous la lune

Dans le froid des cimes

La solitude assise

au cœur du plus ordinaire

au milieu des chants d'oiseaux crépusculaires

Et ce sourire discret sur les lèvres

face à cette présence fraternelle

 

 

Sous la surface ; l'invisible à la manœuvre...

 

Qu'importe les élans contradictoires tant que la nécessité nourrit l'ardeur...

 

 

En plein sommeil

Qu'importe la lumière et les yeux ouverts

 

 

L'esprit vide

Les mains ouvertes

L'âme docile

Le cœur enfin éclairé

 

 

Parcourus et déchirés ; tous les rêves

Puis, plus loin – ce qui mène au-dedans

Comme quelque chose à explorer, à élargir ;

un passage peut-être

Un non-sens (sans doute) à désagréger

Une sente vers le soleil et la beauté ;

sans rien meurtrir ; sans rien amasser

A la manière d'un équilibriste ;

au-dessus des corps et des cris –

entre la pierre et l'infini

 

 

Dans cette trame

un peu à l'écart du monstrueux

avec des éclats d'infini accrochés

au cœur, aux gestes et aux yeux

 

 

Vers ce lieu où ne subsistent que la poussière, la lumière et le vent...

 

 

Entre le ciel et la pierre ; celui qui vit, celui qui voit, celui qui se laisse traverser par la poésie...

 

 

A remuer tous ces rêves ; tout ce sable

A ramper sur la terre

Sous ce ciel silencieux

 

 

Des sanglots

Une pierre dressée vers le ciel

Quelques croyances et quelques prières

Voilà nos seules réponses face à la mort

 

 

D'une faille à l'autre

Sur ce chemin de pierre

Entre nos rêves et la boue de ce monde

 

 

Si tristement vivant ; d'un jour à l'autre

Sans voir ni l'enfance ; ni le passage –

au cœur de cette nuit si courte

[et qui semble, pourtant, interminable]

 

 

Trop longtemps ; les reflets du monde

dans les yeux

Et l'écume projetée sur la rive

Les seuls reliefs – si souvent

Entre le désirable et l'éblouissement

 

 

A se balancer entre la bouche et le bas-ventre dans ce monde qui relègue la terre à un territoire de chasse (à un vulgaire sac de provisions dans lequel on plonge une main avide) devant l'âme tremblante des moins insensibles...

 

 

Au loin ; vers l'horizon noir

Et ce bleu toujours introuvable

 

 

Sous ce ciel si haut, si lointain, si irréprochable

L'âme pensive au milieu des choses,

des ombres et des danses

 

 

Ce qui se cherche ;

caché sous le sommeil apparent

A travers le miroir et le songe

 

 

Toutes les couleurs courbées vers la lumière

A la lisière du geste

Entre l'âme et la main

Pour rendre acceptables la douleur et l'obscurité

Et se laisser traverser par ce qui surgit

 

 

Quelque chose du Divin dans le geste juste et la parole vraie

 

 

Nous frayant discrètement un chemin vers l'infini...

 

 

Dans l'écoute (précieuse) du premier silence...

 

 

Acceptant la terre, le feu, la douleur, la peine, la joie, Dieu et le mystère ; toute la folie de l'incarnation...

 

 

A travers le geste et la contemplation

Ce qui s'étreint, ce qui s'atteint, ce qui se réalise

 

 

Le cœur noueux – comme le bois du chêne – qui se déploie vers la lumière, les hauteurs du monde et qui plonge ses racines au cœur de l'enfance inoubliable de la terre

 

 

Sur ces pierres comme en suspens

Le front contre le mur

Depuis des millénaires que l'on attend

 

 

Debout face aux grilles du monde

Au plus près du chagrin

Au milieu de ce qui dissimule l'invisible

Passant d'une déception à l'autre

jusqu'à ce que tout se dissipe, s'efface, se révèle

 

 

Ici ; sur cette pente de pierre

Le vide sous les yeux

Au milieu des reflets qui scintillent

 

 

Les yeux posés sur l'infini

Le corps à son seuil

Et l'esprit par-delà

 

 

A piétiner dans la main de Dieu jusqu'à n'être plus personne...

 

 

Parmi les ruines humaines

Les yeux pleins de silence

Et la bouche pleine de cendre

 

 

A lancer la parole comme une corde vers le ciel ; le filin, peut-être, depuis lequel on s'élancera...

 

 

Dans le désir du Seul...

 

 

Au plus intime ; l'indépassable...

 

 

De seuil en seuil jusqu'à l'ultime franchissement

Avant le voyage retour ;

avant le recommencement

 

 

A donner des noms étranges aux choses de l'âme et du monde dans une langue créée par des analphabètes

 

Sur cette terre qui exacerbe la méfiance et la crainte ; l'arrogance et le mépris du reste

 

Nourrissant (de manière pathétique) notre besoin de certitude(s) et de réconfort ; et célébrant la place prépondérante du rêve

 

 

Au fond du temps ; les pieds posés sur les heures qui passent...

 

 

La tête posée innocemment sur l'autel – comme sur un billot – au milieu du temple

 

 

Ce qu'amène le vent et ce qu'il emporte

A travers la ronde des saisons

 

 

Au seuil entêtant du nombre

Le cœur entre les mains

Prêt à se jeter de l'autre côté du monde

Là où sont célébrés le jeu et l'enfance

 

 

Au fond des bois peuplés de bêtes et d'oiseaux

Dans l'érème couvert de ronces et d'herbes hautes

Sur le territoire sans chemin

Le cœur ravi par tant de solitude

 

 

L'âme lasse de ce monde sans conscience – sans tendresse ; de cette ambiance de fête sinistre...

 

 

Qu'importe que tout tombe en poussière

Qu'importe que nous ne soyons rien

L'éphémère et le dérisoire

transformés en royaume

 

 

Par-dessus les fables et le sang

A pieds joints sur le bord du ciel

Prêt à enjamber le petit parapet des rêves ;

et à sauter dans l'immensité

 

 

L'encre bleue

Au milieu des images du monde

Une parole aussi vraie que possible

Un chant ; un peu de lumière – peut-être...

 

 

Quelques mots pour tenter d'exprimer les bruits de l'âme, la nécessité du vent et de la lumière

 

 

Quelque chose de l'homme et du Divin qui cherchent (ensemble) une issue

 

 

Née de la nuit ; cette parole rougeoyante

Vouée à ce qui demeure au cours du passage

à l'impérissable logé au cœur

des danses du monde

 

 

A l'ombre de l'immensité

Le regard voilé de bleu et d'espace

Glissant dans le vent

Vers la seule possibilité

Loin de l'écoumène et des amitiés corrompues

Du côté des souilles et du vent

Du côté des bêtes aux aguets

et des arbres impassibles

Dans la proximité du cœur immense

 

 

Dans l'éternel entre-deux du pas...

 

 

Allant vers le bleu ; sans même y songer

Et offrant son chant à quelques étoiles

 

 

Devenant (peu à peu) moins que rien ; l'allié peut-être (l'allié sans doute) de la lumière et du vent...

 

 

Lentement (très lentement) vers le silence

Le cœur convaincu par la nécessité du voyage

 

 

Au-delà de toute parole

Cette ivresse qui mêle le monde et le Divin ;

le geste et la prière

Capable d'attendrir le cœur et la main

 

 

Nous abandonnant (enfin)

au discret labeur de l'âme

Lentement ; en remontant le courant de la soif

 

 

Entre les mains de Dieu

Ce qui a été pris

et ce qui a été donné

Avec l'assentiment (un peu) inquiet des étoiles

 

 

Sur la roche ; au milieu des choses et du temps

L'âme et les yeux grands ouverts

 

 

Jeté(s) dans la trame grandiose, vivante, monstrueuse ; et n'être destiné(s) qu'à cela...

 

 

Tout est là qui nous sourit ; et, pourtant, les yeux cherchent ailleurs, plus haut, plus loin d'autres rives, d'autres rêves, de nouvelles chimères ; comme si l'esprit voulait s'enivrer plus encore ; répandre la tristesse et la folie sur l'étendue tout entière...

 

 

L'âme si proche du regard – à présent

Au-delà (bien au-delà) du lieu

où s'arrêtent les yeux

A la rencontre du plus lointain ;

l'indépassable – peut-être...

 

 

A gravir le plus haut ;

le cœur parfaitement tranquille

Juste au-dessus des désastres du monde

Juste au-dessus des ravages du temps

 

 

Du haut des jours ; le cœur discret

Témoin du miracle ordinaire

Auprès des arbres ; frémissant

Les mains ouvertes

Sous le ciel (apparemment) impassible

Dans l'intimité de la rencontre

Sans autre absence que celle

qui porte au faîte de l'âme

 

 

L'étrange (et fascinante) persistance du bleu au fil du voyage en dépit de la poussière et du feu...

 

 

Du plus étroit jusqu'à la plus ample envergure

En dépit des entraves et des fragilités

En dépit de l'ardeur parfois défaillante

En dépit du dérisoire des choses de ce monde

A la manière du vivant qui jamais ne renonce ;

qui toujours s'obstine et se déploie

 

 

A même la trame ; la danse – au cœur des choses

A travers les reflets (un peu flous) du monde

A travers l'écoulement catégorique du temps

 

 

A la charnière des paumes jointes ; ce qui s'envole et ce que l'on reçoit – quelques fragments de ciel que les lois du monde ajustent à chaque destinataire...

 

 

Du bleu à l'intérieur

 

Comme s'il s'agissait de nettoyer la crasse sur notre vitre sale ; puis, de passer l'âme et la main à travers...

 

 

Très loin ; la voix qui porte

Comme une pierre lancée sur l'autre rive

Trop discrètement – trop secrètement –

sans doute...

L'Homme dans son cri ; dans son chant

Gueulant son nom par-dessus les bruits

Et s'étonnant que personne ne l'entende

 

 

L'âme à l'abri ; sous les frondaisons

et le regard candide des dryades

Le corps dans son terrier au milieu des bêtes

Parmi ces vies minuscules (si minuscules)

qui ressemblent tant à la nôtre

Auprès des siens (en quelque sorte) ;

dans la texture chaude de l'humus ;

dans la compagnie du plus sauvage

La chair (à moitié) enterrée ;

et quelque chose du cœur très haut perché

 

 

Qu'importe les vicissitudes du voyage

et l'envergure de la nuit traversée

Ce que l'âme découvre

au-delà du délire, de la fièvre, de la folie

Le silence, la vastitude, la lumière

 

 

Seul ; au milieu des bêtes

Les paumes jointes sur le cœur joyeux

(sur le cœur apaisé)

Humble et reconnaissant pour le soleil –

pour le vent et le ventre assouvi

L'âme et la peau plongées

dans un immense bain de tendresse

 

 

Sous l'étoile la plus haute ; le chemin...

Dieu dans le monde ; plongé au cœur de la solitude en dépit de ce qui l'environne, en dépit de ce qui l'accompagne, en dépit de ce qu'il a créé ; seul au milieu des choses et des visages qui sont les siens...

 

L’œil et la chair assurés contre rien ;

ni contre les drames – ni contre l'infortune

Essayant d'inventer un chemin

entre le pire et la douleur

A la merci de ce qui veille en surplomb ;

et qui s'abat sur nous de temps en temps

 

 

Comme le jouet du ciel

Et sur la balance le poids de Dieu

(et celui du rire)

Sans certitude supplémentaire – pourtant

 

 

Équipé pour l'impossible

Au fond de cette chair déguisée

Et suffisamment imprégné du secret

pour vivre joyeux sur la pierre

 

 

Sans consistance ; ce monde

à l'apparence si solide

De la glaise façonnée à même la pierre

De la poussière et du vent

Et qui, un jour, s'effondrera faute de sable –

faute de bras

 

 

Comme à l'origine du monde

presque plus rien sinon ce qu'offre la main tendue

 

 

Sous ce ciel (très légèrement) craquelé

Des bouts d'ailleurs et des morceaux de temps

Pas si loin de la comédie des heures

Pas si loin de la tragédie des vivants

Quelque chose du miroir brisé et de la lumière

A grandes enjambées vers le lointain

Cherchant le salut de l'autre côté

du sommeil et de l'obscurité

Paupières largement ouvertes

Le regard pointé vers là où le ciel s'étire