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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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A l'orée du plus intime

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Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

Carnet n°310
Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

Carnet n°312
Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

4 mars 2026

Carnet n°324 Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

De plus loin que la mémoire

jusqu'au premier instant du monde peut-être

le cœur échappé de la lumière

le cœur cherchant un autre rivage

cherchant aussi sans doute un autre visage

une manière de s'éloigner

et qui a créé (malgré lui) l'ombre et l'obscurité

 

 

A force d'innocence

ce que le cœur peut ressentir

ce que l'âme peut percevoir

la magie et le merveilleux du monde

tout ce bleu capable de remplir les yeux

en dépit des blessures et des soucis

 

 

Les mots parfois aussi puissants que les larmes

capables de repousser les parois du cœur

jusqu'aux dernières limites du monde

capables d'éclairer tout ce que les yeux ne voient pas

 

 

Au seuil d'une terre indivisible

le long de la lumière

par-delà la pensée et l'imaginaire

 

 

Au-dessus de l'écume

Ces eaux aux mains noueuses

qui déferlent sur la grève

Des étoiles grises plein les rêves

Et ce grand corps révérencieux

qui s'incline face au jour

 

 

Cette terre gelée

soumise au règne du froid

où les cœurs ploient sous le poids des ombres

où tout se penche et obéit

où tout aspire à plonger dans le grand sommeil

 

 

D'un bout à l'autre du monde

le même corps

la même respiration

sur fond de silence et de lumière

 

 

Non pas de l'autre côté du monde

Non pas de l'autre côté de l'âme

ici-même

en ce lieu – et dans l'état – où nous sommes

 

 

Sans même se souvenir de l'enfance

sans même se souvenir du nom

Au-delà du visage et des mots

quelque chose d'éternel

 

 

Le regard encore

partout où le mot ne peut aller

partout où le geste est défaillant

 

 

Si près des ombres et des vivants

Si près de l'écume et des reflets

En ce lieu où l'infini est partout

 

 

Le ciel dans la main ouverte

Le feu dans le poing fermé

Et entre les deux

Le rire, le vent

et tous les états de l'âme

 

 

Comme un ciel d'orage

ce monde si gris et si pressé

comme un ciel d'hiver

avec le cœur déjà enfoui sous la neige

 

 

La tête si près de la pierre

L'âme si proche du ciel

qu'il ne sert à rien de renier le monde

qu'il convient seulement de se tenir en équilibre

sur cette étrange passerelle

 

 

Vivre

comme vont l'eau et le vent

comme embrassent les lèvres

et comme étreignent les bras

sans très bien savoir pour quoi

 

 

Dans l'ivresse d'une présence brûlante

Je crois qu'il n'y a, en ce monde, de plus grande joie

 

 

Au cœur des siècles

Au cœur du monde

ces flammes et ces cendres

et cette ardeur fébrile

qui mène à l'oubli

si obstinément

 

 

Là où l'âme se frotte

aux aspérités du miroir

aux déformations des reflets

comme une pierre qui rayerait le visage

 

 

Sans plus savoir distinguer

l'ombre de la couleur

le silence du monde

la paume pourtant pleine de présages

 

 

Par-dessus l'écume

l'aube bleue

son parfum et sa lumière

Impassible devant nos tremblements

comme au premier jour du monde

 

 

Le cœur vieillissant

bien moins sensible au vertige du monde

accomplissant son destin à l'écart des étoiles

porté, à présent, davantage par la lumière que par le sang

 

 

Sans autres bagages que ceux que porte l'âme

sans autre joie que celle d'être là

sensible à ce Dieu qui sait s'agenouiller

avec nous sur la pierre

 

 

Et maintenant que le rêve s'achève

Et maintenant que la nuit est derrière nous

le cœur peut esquisser un sourire

la tristesse s'en est allée

 

 

Peut-être n'y a-t-il qu'à éclairer l'ombre pour voir ?

 

 

Au plus près de la chair blessée

Et au plus près des larmes

l'esprit qui sent ; l'esprit qui sait

 

 

Du silence et de l'oubli

au cœur de cette âme sans âge

qui habite nos tréfonds

 

 

La paume posée sur la pierre

contemplant le long défilé des nuages

abandonnant à la terre l'impatience et le temps

cherchant dans la lenteur et le passage

la réponse à toutes les questions

 

 

Quelque chose du bleu et du voyage

au pays des morts et des vivants

 

 

Le visage fouetté par l'écume et le vent

sans oublier que l'âme, en ce monde, est la seule qui voyage

 

 

Quelque chose du ciel

peut-être un visage

un peu de chair tremblante

derrière ces murs menaçants

 

 

Bâtie à même le silence

cette parole vivante

qui tutoie la pierre et le temps

 

 

Là où la nuit devient secrète

Si proche du mystère

qu'elle coule dans le sang

pour essayer de rejoindre l'aube prochaine

celle que les hommes, un jour peut-être,

sauront inventer

 

 

Alors que tout se tait

un destin s'exprime

l'âme dessine le fil

sur lequel il faudra marcher

 

 

Ce qui habite le plus familier

ce regard et ce feu

qui n'ont besoin ni de l'âme ni des yeux

 

 

Sur l'horizon

ce vent bleu qui souffle

emportant dans ses griffes

tous les rêves de la terre

 

 

Du plus profond de la mémoire

Ce silence et ce feu

et cet horizon de pierres

 

 

Ce qui brille au fond des yeux

assombri, si souvent, par le chaos du monde

 

 

Des mots comme une passerelle

jetée entre les âmes

entre les mondes

Manière de réunir ce qui semble séparé

 

 

Derrière nos sourires et nos grimaces

des tremblements nés de la rupture inaugurale

entre les âmes, les êtres et les choses

 

 

Au creux de la parole

le langage de l'âme

des signes invisibles

le commencement de l'au-delà

 

 

Sans même se souvenir du royaume

Déjà la tendresse et la lumière

dissimulées sous les larmes

derrière la violence et l'obscurité

comme si la nuit n'était qu'une apparence

 

 

Seulement le cœur et l'esprit

pour affronter la barbarie

Seulement le vent et la pluie

pour nettoyer toutes ces ignominies

 

 

Le regard glissant avec la langue

vers ces flammes immenses

où tout est jeté

jusqu'au cri

jusqu'à l'ombre

jusqu'à la cécité

 

 

Le cœur encore rempli d'écume et de cendres

recouvrant presque parfaitement le secret

 

 

Un seul mot parfois

Et tout s'illumine

 

 

Dans le bleu de cette voix

l'écho triste du monde

et le cri des désespérés

 

 

A même le rêve et la nuit

quelque chose de l'aube

Une porte ouverte sur l'étendue

et ce qu'il faut d'écoute et de lumière

pour que ce qui se murmure soit entendu

 

 

Comme un ciel

au-dedans du cœur

que rien ne pourrait assombrir

 

 

Assemblés tous les rêves

comme la toile sur laquelle nous marchons

tous en file indienne

 

 

Les uns contre les autres

si loin encore des premières cimes

dans le froid du monde

dans le froid des cœurs et des mains

L'âme enfouie sous des tonnes de glace

 

 

Le cœur si lourd

Le cœur si vaste

qu'au-dedans habitent tous les mondes

 

 

Si mystérieusement la vie

comme un pont de pierre

qui rejoindrait deux rives inconnues

 

 

Il y a comme un silence

au-dedans de la lumière

qu'aucune parole ne peut rejoindre

 

 

Sur la terrasse du temps

à contempler le défilé fugace

et le recommencement perpétuel du monde

 

 

Des mots imbibés du regard

où le verbe est tissé de silence

où la voix est d'abord une écoute

et une expression de la tendresse

 

 

Sous mille soleils déjà

cette terre où s'épanouissent les fleurs

où le sensible est penché sur son avenir

où la caresse a remplacé le cri

où l'homme n'est plus qu'un instrument de la vie

 

 

Sous trop de peines et d'écume

ces échines courbées

ces vies parsemées de mort(s) et de drames

ces âmes trop peu familières de l'invisible

 

 

Hors du rêve

le visage du monde

au-delà même des mots

 

 

En ce lieu de silence

où rien ne peut être oublié

le merveilleux comme l'impardonnable

La lumière comme l'obscurité

comme si toutes les choses de la terre

se retrouvaient (enfin) à égalité

 

 

Dans la lumière seule

les reflets du poème

l'encre tremblante de la parole

 

 

Le cœur qui partage sa tendresse

sous tant d'yeux indifférents

donnant aux âmes de ce monde

tout ce qu'elles réclament

 

 

Entre l'étoile et la boue

Parvenu à ce seuil sans gloire

 

 

Si près du pas

Le visage de la douleur

Le dérisoire de ce monde

sans jamais entendre ce qui se murmure

sans jamais attendre les fruits de la prière

 

 

Par-delà les choses

Le rire et le vent

 

 

Le cœur submergé

par les tremblements du ciel

la fragilité d'un Dieu sans défense

l'éternelle fraîcheur de la lumière

 

 

Le bruit de ce qui ne s'entend pas

à travers le poème

comme un secret livré à l'écume

un peu de tendresse offerte à ce monde infirme

 

 

A même le mirage et le sommeil

les danses du monde

insensible aux voix

et à ce qui se penche

si délicatement sur les âmes

 

 

La bouche grande ouverte

comme une béance

poussant un cri

crachant un feu immense

du fond de la nuit

 

 

Nous déchirant

si souvent

et sans même le savoir

jusqu'à l'insupportable

 

 

Allant

comme une nuée de créatures

au ventre proéminent

refusant la frugalité et l'innocence

au profit de la chair et de l'abondance

 

 

Tant de choses

sous ce ciel infini

 

 

Dans un coin du cœur

cette inépuisable source de larmes

l'antichambre, peut-être, de l'infini

 

 

La bouche bée

devant la beauté des nuages

leur étrange ballet

leur étrange langage

et l'inconsistance de leur passage

 

 

Au fond de la mémoire

cette joie sans raison

recouverte (trop souvent)

de grisaille et d'angoisse

 

 

Patiemment

les jours qui passent

comme tombe la neige

insoucieux des regards joyeux ou implorants

 

 

Comme un miracle

au-dedans de cette fragilité

 

 

Quelques pas

sur la pierre

un voyage peut-être

 

 

D'un seul trait

la réponse à tous les pourquoi

 

 

Le cœur penché sur sa tâche

inlassablement

 

 

Comme un surcroît de vent

presque une tempête

qui fait virevolter la poussière

au-dedans

 

 

Un jour après l'autre

Un pas devant soi

 

Un pas après l'autre

Le jour devant soi

 

 

En cet étrange pays

l'âme dressée

comme un mât de cocagne

 

 

Et ce chemin

sous les paupières

qui mène vers le mystère

 

 

La géographie de l'âme

avec ses crêtes et ses abîmes

avec ses rives et son Orient

et toutes les terres

qu'il nous reste à explorer

 

 

Sur la route

qui mène vers ce lieu

où le temps s'efface

et où la main se tend

 

 

A petits pas

jusqu'au bord du jour

 

 

Là où, peu à peu, le silence remplace les hurlements

Là où, peu à peu, la joie remplace les tremblements

 

 

A proximité d'une présence qui abolit le langage

qui place l'esprit face à un tas de poussière

et qui fait jaillir un fil vers lequel se pressent les pas

 

 

Sur les décombres du connu

le cœur posé à la manière d'un soleil

pour éclairer l'incertitude de la route

 

 

Là où le bleu parvient à colorer la langue

à déplacer le monde et à ouvrir les yeux

ici même quelquefois

 

 

A la charnière du vent

un peu de ciel

et quelques mots pour en témoigner

 

 

L'incommensurable poids de la mémoire

sur le monde et l'esprit

 

 

La tête un peu perdue

comme éclipsée

à mesure que le cœur s'élargit

 

 

Sous les yeux

et sous le front

exactement le même chemin

 

 

Derrière le si peu

comme une hauteur (presque) inatteignable

 

 

Ce qui consent

jusqu'à acquiescer au pire quelquefois

 

 

Sur le lit défait des rêves

un peu de lune et d'enfance

et quelque chose (bien sûr) du mystère

 

 

Le cœur à l'envers

confondant le jour et la nuit

recomptant les étoiles et les cris

comme s'il s'agissait d'inestimables trésors

 

 

Sous la même lumière

le ciel et la terre

l'âme et la poussière

le rêve et la prière

 

 

Seul

sur le sol

sous le ciel

face au vent

la condition de l'Homme

 

 

Comme un immense vertige

sur cette corde tendue

au-dessus de l’immensité

sans très bien savoir

où elle commence

et où elle finit

sans très bien savoir

où se trouve l'abîme

peut-être au-dehors

peut-être au-dedans

 

 

Les uns contre les autres

dans tous les sens

l'histoire du monde

 

 

Attentive

l'âme redressée

à l'écoute de ce qui remplace les mots

 

 

Le cœur offert à la poussière

 

 

Si loin des inventions de ce siècle

 

Quelque chose que l'on ne perçoit pas

comme une éclipse

peut-être un suspens

au milieu des histoires du monde

 

 

Au recommencement perpétuel du jour et de la rencontre

 

 

Si haut que seuls le cœur et l'esprit peuvent y pénétrer

 

 

Que penser de l'incroyable fraternisation de l'esprit et du monde avec la folie ?

 

 

Quelque chose entre la tristesse et l'extase

tout ce qui nous est donné à vivre

 

 

Plus haut que le jour

Là où l'être prend sa source

le visage de ce qui n'est jamais né

le visage de ce qui ne meurt jamais

 

 

Au cœur du rien

Là où le ciel nous fait face

Là où le cœur s'enfonce

Là où le souffle et la soif s'enlacent

 

 

A la hauteur du cœur

ce qu'offre la main

ce que l'esprit éclaire

 

 

A genoux

sur la pierre

Là où la route se divise

Là où le voyage transcende l'humain

 

 

La joie

par la pente la plus abrupte parfois

 

 

Tout si scrupuleusement secoué

pour que (dans nos vies) tout se détache

 

 

Bientôt nous deviendrons

cadavre et poussière éparpillée sur la terre

âme survolant le monde des vivants

un peu de vent au bras de Dieu et de la lumière

 

 

Ainsi

sans réponse

sans pourquoi

 

 

Le tribut du temps

offert au cœur de l'instant

 

 

De si loin parfois

le voyage

 

 

Le langage morcelé

à l'image de la pensée

qui jamais ne peut saisir la vie

dans sa globalité

 

 

Plus haut que l'évidence

 

 

Le trait de plus en plus exigeant

à mesure que le chemin se dessine

à mesure que l'absence de destination se précise

 

 

Paroles du ciel plutôt que langage

Manière d'être au monde plutôt qu'expression

 

 

Derrière le sommeil

les marges silencieuses du monde

 

 

Le parfum de la langue

à travers le poème

Et cette joie

dans la danse des mots

 

 

Au fond de l'âme

Au fond de l'encre

ce qu'il reste de l'enfance

 

 

Par-dessus le cœur

ce ciel d'ivresse

qui invite l'âme et le pas à la danse

 

 

S'asseoir en silence

et attendre la fin du temps

et le recommencement de la joie

 

 

Quelque chose

derrière le silence

le murmure des Dieux

 

 

Si serrés les nœuds

que rien ne peut s'extraire de l'étoffe

 

 

Sans pourquoi

le cœur s'engage

le poème s'écrit

porté par ce qui a traversé l'âme

 

 

Comme un trou dans le rêve

pour que s'écoule sa substance

pour qu'apparaisse un peu de ciel

 

 

Rien que des signes

obscurément dessinés sur la page

Pas une histoire

Pas un récit

Pas une réponse

Quelque chose de la fulgurance et de la fumée

 

 

Par-dessus le monde et le temps

Ce à quoi invite le poème

vers cette contrée de l'enfance

où le ciel parvient à colorer

le regard et les mots

 

 

Et s'il suffisait de guider le rêve pour s'en défaire

le conduire sur des chemins si haut

qu'on le verrait s'essouffler

et quitter, peu à peu, le cœur et l'esprit

 

 

Et si la lumière n'était que le prolongement de la poussière

et si la lumière n'était que la vérité au fond du sang ;

une manière innocente de vivre les circonstances

 

 

 

Le cœur voué à la vie, au monde et au vide

Quelque chose du destin (sans doute)

 

 

Alors que tout se révèle

rien de nouveau n'advient

Comme toujours – tout recommence

 

 

A la jonction de l'obscur et de l'étoile

là où se tient le passage

là où traversent tous ceux qui voyagent

 

 

Au plus haut de l'infini

La même poussière qu'ici-bas

 

 

Si près de l'ivresse

là où le monde et le temps s'effacent

là où le cœur se fracture et se répand

là où se posent simplement les pas

 

 

Le murmure de la roche qui se mêle

peu à peu au chant des étoiles

L'oreille de plus en plus fine et attentive

 

 

Au pied de ce qui demeure

Quelques âmes

et un peu de poussière

 

 

Au fil de l'histoire

ce qu'il faut oublier

 

 

Le cœur flétri

à force de mensonges

 

 

Au fil des saisons

toujours moins d'esprit

Et toujours plus de sang

 

 

A enfoncer toujours plus profondément les têtes

au fond de la nuit

alors que le monde réclame

davantage de cœur et de lumière

 

 

Au pied du monde

Au pied du temps

De vieux restes de mémoire

 

 

Et si l'on habitait un autre lieu que le rêve ?

 

 

Là où l'âme et la langue quittent leur refuge

sont prêtes à se consumer au contact de la lumière

 

 

De nouveau

le tournant manqué

et le retour au lieu initial

comme si la passerelle avait été brisée par l'élan

la volonté trop grande d'arriver

 

 

Du dedans ; ce rêve du monde

 

 

Et cette moue sur les lèvres

Et ce dégoût au fond du cœur

en voyant s'étendre le sommeil

 

 

A défaut de parole

une danse

un geste

ce qui s'esquisse

si près de la source

 

 

Là où le silence s'installe au cœur du jeu

pour rebattre les cartes

et redéfinir les rôles et la place de l'oubli

 

 

Le cœur au bord des lèvres

délivrant sa prière

et laissant le vent l'emporter

 

 

Au pied de l'inconnu

en cette terre où tout est à sa place

 

 

Les malheurs ?

Comme une très ancienne neige

tombée au premier jour du monde

et que ni le soleil ni le temps

n'ont (encore) réussi à faire fondre

 

 

Hors de l'épaisseur

ce qui nous modèle

ce qui nous cisaille

ce qui nous façonne

pour nous permettre

d'enjamber les traditions

 

 

Le bleu instinctif au front

laissant derrière nos pas

une longue traînée de couleur

 

 

Entraîné(s) vers le fond de la nuit

avec pour seul héritage l'aveuglement et l'illusion

 

 

Le cœur terré sous la langue

Manière, sans doute, de donner

un peu de poids aux mots

 

 

Ce qui se cache

sous le recommencement de la chair

ce qui prend parfois l'allure d'un mythe

mais qui a, en réalité, le visage du mystère

 

 

La fraternité des corps et des cœurs

allant ensemble

après le franchissement du dernier rêve

 

 

Des lieux où se mêlent le jeu, la prière et l'innocence

 

 

De l'autre côté du temps

là où tout est Amour et poésie

 

 

Au cœur de cette tribu fraternelle

où l'on se sustente de tendresse et de poème

où l'on danse jusqu'à l'aube

serrés les uns contre les autres

en écoutant le cœur et la langue

s'entremêler en gestes et en mots

 

 

Ce feu au fond du cœur

qui réchauffe l'âme et le monde

de manière ininterrompue

 

 

Au fond de la mémoire

cette amitié incertaine

née avant le commencement du temps

écrasée par toutes les histoires

et tous les souvenirs du monde

 

 

Tout mêlé au rêve, au sang et à la cendre

 

 

Il faudrait un grand vent

pour balayer tous nos mensonges

 

 

A portée de cœur

ce qui se cache

sous le nom et la peau

 

 

En quel lieu secret s'est retranché le désert ?

 

 

Si savamment mélangées

ces parts de l'âme

et ces parcelles de monde

 

 

Tant de peines, de sueur et de sang

pour (en définitive) obtenir si peu de choses

 

 

Et tous ces ongles qui rayent rageusement le ciel

comme si l'on pouvait s'en emparer ainsi

 

 

Rien que des promesses et des larmes

 

 

La soif par-dessous les grimaces et les cris

sans même le savoir

 

 

Le cœur à l'ouvrage ; littéralement

 

 

De seuil en seuil

jusqu'à dissiper le rêve

 

 

Nous écartant, peu à peu, du bruit des mots

des esprits qui tentent d'éclairer les routes de ce monde

des voix qui tentent d'expliquer le chemin de l'âme

de tous ceux qui font passer la prière avant la joie

 

 

Près du feu

autour duquel ne cesse de tourner la mort

autour duquel ne cessent de danser les vivants

 

 

Le cœur si joyeux

le cœur si chantant

comme si une nuée d'oiseaux

y avaient trouvé refuge

 

 

Le cœur enfoncé dans son destin

voyageur sans histoire ni chemin

s'en remettant au ciel et au vent

 

 

Parfois, les yeux en l'air

comme une sorte d'étrange travail de l'âme

une manière (peut-être) d'alléger le poids du monde

et d'imaginer un salut pour

ce qui semble ici-bas si misérable

et si plein de soucis

 

 

Le pas léger

face aux obstacles

la mine enjouée

par ce qui nous porte

et initie tous les élans

 

 

Du haut de la mort

jeté à la face du monde

cet effroi qui traverse

l'âme et la chair des vivants

 

 

De plus en plus fort

ce que nous susurre l'Amour

 

 

Le cœur penché

sur ce sang si épais qui se répand

si horriblement sur cette terre

 

 

Le cœur de plus en plus sautillant

à mesure que la légèreté

remplace l'angoisse (tyrannique) des vivants

 

 

Allant

par-delà le monde et la blessure

par-delà l'âme et le sang

vers ce pays qui n'existe pas

 

 

Quelque chose du mystère

derrière le visage de l'homme

 

 

Nul vivant ne peut s'extraire des forces de la terre et du feu

Nulle âme ne peut échapper à la puissance de l'Amour et de la lumière

 

 

Les yeux brillants

le cœur battant

à la vue de ce qui se dessine

sur la page

 

 

Au fond de l'âme

cette ivresse et cette clarté si puissantes

qu'elles font fermer les yeux

 

 

Derrière tous les désirs

l'ultime désir

et ce qui semble inépuisable

 

 

Ce que l'on dépose modestement

(si modestement) au pied du reste

quelques gestes

quelques mots

une manière indiscutable d'être ensemble

 

 

Quelque chose (bien sûr) de la lumière dans la parole

 

 

L'âme dressée comme un rempart contre le sommeil

 

 

Le cœur triste et féroce

à mesure que les possibles s'amenuisent

comme si l'on savait

que rien ne pourra plus être assouvi

 

 

Au large du monde

le ressort du merveilleux

caché sous une pluie d'étoiles

 

 

Les yeux absorbés par le rêve

au lieu de contempler la vie et la mort

 

 

Témoin de tant d'évidences

que la vérité nous échappe

 

 

Porté peut-être au plus haut du sacré

 

 

Si prodigieusement vivant

 

 

Au plus noire des heures

un reste de joie

la substance intarissable de l'âme

 

 

Dressé face à la déchéance

la tête hors de l'intervalle décrié

pieds nus sur la pierre

luttant contre la lassitude et le découragement

 

 

L'esprit fou

plongé dans l'onirisme et le délire

porteur des initiales du monde

et honoré comme la pièce essentielle du jeu

sans laquelle s'écrouleraient tous les châteaux de sable

 

 

Sous les habits rugueux de la forêt

l'âme dans son royaume

côtoyant les fleurs et les nuages

écoutant les esprits des bois

recueillant le chant des feuilles et du vent

honorant sa loyauté envers tous ses habitants

 

 

Le cœur dévoré par la perte

rongé par la nuit qui avale

par la tristesse qui s'immisce et s'infiltre

en train de mourir peut-être

 

 

Sur la pierre blanche

dans la compagnie des herbes et des bêtes

le monde au fond de l’œil

et la main délivrée du labeur de l'homme

 

 

La part éclatante du secret

au fond du cœur

au fond des yeux

comme si quelque chose, en nous, savait déjà

 

 

De quoi aller comme les nuages

sous les auspices d'un ciel parfois (un peu) trop sage

 

 

Cette incroyable profusion de signes sur la page

presque autant que d'étoiles dans le ciel

 

 

Le cœur retranché au-dedans

lorsque la vie se montre trop cruelle

lorsque le monde fait couler trop de sang

 

 

Au cœur de l'hiver

comme un feu – un peu de lumière

pour affronter la rudesse de ce monde

 

 

Sur cette terre sans espérance

ce qu'offrent le cœur et la main

à ce qui ne fait que passer

 

 

Et cet aveu inespéré du moins tangible

qui habite quelquefois le geste et le poème

 

 

Sur les hauteurs de l'invisible

cet Amour aux mains détachées

qui n'obéit qu'aux injonctions de l'âme

 

 

Assis sur la pierre froide

contemplant tous les reflets

ce qui traverse le monde et l'esprit

et attentif à ce qui résonne

aux échos du cœur

à ce qui résiste à la folie des Hommes

 

 

A la place de l'Homme

face au sang et au secret

essayant de déchiffrer

tous les signes du mystère

 

Le cœur retourné

à la périphérie du cercle

passant et repassant

devant le ciel posé à l'envers

 

 

Le silence susurré

à l'oreille de ceux qui veillent

 

 

Semblable à soi

Dieu

L'Autre

Le reste

 

 

Comme une réserve inépuisable de ferveur

au fond de l'âme qui croit

quelque chose entre l'Amour et l'espoir

qui donne à tous les gestes une allure de prière

 

 

C'est la couleur du rêve qui, un jour, nous fera douter...

 

 

La lumière au-dessus des yeux

plus haut (un peu plus haut) que l'âme

en ce lieu où cesse la pensée

où le monde est une absence

où le silence devient le seul refuge

 

 

Une parole sans assurance

témoignant seulement d'une expérience

cherchant dans le regard et au fond de l'âme

la preuve de ce qu'elle affirme

 

 

Sur les ruines bientôt d'un monde

qui n'aura cessé de piétiner l'idée du Divin

en cherchant son salut

dans ce qui causera sa chute

 

 

Laisser la prière s'extirper du sommeil

pour soutenir dans son œuvre le cœur de l'homme

 

 

Allant vers cette contrée

où la vie et la mort se tiennent par la main

où rien n'est plus vivant que le poème

où rien n'existe vraiment sinon peut-être

la voix et le cœur qui bat

 

 

Si éloigné des choses du rêve

des images et de la prépondérance du nom

de cette vie considérée comme un séjour

une parenthèse peut-être dans le voyage

de ce versant de la vie

où il n'y a rien d'autre

que l'immobilité, l'attente et la mort

 

 

L'âme dans l'espérance d'un ciel

et encore soumise aux jeux du monde

engluée dans cette angoisse folle du pari

 

 

Le cœur si étranger à la fête et à l'artifice

 

 

A l'ombre de si grandes figures

La table vide

La feuille blanche

Les mots que dicte l'âme

et le poème qui, peu à peu, se dessine

 

 

La voix debout

murmurant l'indicible

rejoignant les bords déchirés de l'Amour

osant une parole capable de guérir

 

 

Le cœur placé au-dehors

comme un phare – un minuscule repère

pour les âmes égarées

 

 

Au milieu de la terreur et du sommeil

le cœur à l'ouvrage

en dépit du nombre

en dépit de l'Homme

 

 

Au cœur du silence

la chair du monde

dont nul (bien sûr) ne peut s'extraire

 

 

Le cœur aussi vieux que la nuit et l'enfance

aussi vieux que la mort et les malheurs

cherchant dans le geste et la langue

un point de passage vers ce qui les a précédés

 

 

A la tombée de la nuit

Le cri de la chouette

Les paupières fermées

Quelque chose qui s'immisce dans l'âme

Peut-être les secrets de la forêt

 

 

Moins Homme que brume

moins chair que âme

et tout qui, peu à peu, s'efface

et tout qui, peu à peu, s'enlace

sans même le besoin de croire

 

 

Au cœur du sommeil

pas des hommes

pas des cœurs

pas des âmes

des mains agissantes

rudes et froides

déterminées

qui donnent la mort

sans trembler

et qui font reculer dans l'esprit

l'importance de la vie

 

 

La mort comme un miroir

devant lequel il convient de baisser les yeux

 

 

Entre nous

des liasses de feuilles

et ce silence qui effraye tant les Hommes

 

 

Entre les mains d'une absence

qui oscille entre la tendresse et le monde

 

 

Le cœur si serré dans les mains du vide

 

 

Tous nos cris, peu à peu, transformés en poème

 

 

Là où plus rien n'a de sens

comme si, au fond, il n'y en avait jamais eu

 

 

L'air de rien

peut-être le seul indice

 

 

Rouge

l'encre sur la page

comme si le cœur y avait laissé son empreinte

 

 

A chaque instant

si près du visage de la mort

 

 

Le peu de poids du cœur sur les choses de ce monde

Et le peu de poids du monde sur les choses du cœur

 

 

Vivant

sans même savoir ce qu'est l'âme

sans même savoir ce qu'est le monde

sans même savoir ce qu'est l'Homme

 

 

Tandis que nous vivons

tandis que nous essayons d'inventer une terre et un ciel

partout règnent la douleur et la cécité

et jusque dans l'âme de celui qui s'imagine épargné

 

 

Comme un passage vers la lumière

à travers la brume de ce monde

 

 

Ici et ailleurs

d'autres mondes

d'autres lumières

d'autres silences

et d'autres éternités

que ceux que nous imaginons

 

 

Rien que du ciel et du vent

au fond de l'âme

et cette cargaison d'oiseaux et d'étoiles

qui virevoltent et scintillent

au-dedans du sang

 

 

Là où tout se disperse et se confond

comme les nuages

mêlant leur souffle, leur visage et leur nom

 

 

A remuer en vain

tout ce sable et tout ce sang

 

 

Et cette joie de voir, parfois, vaincues la douleur et la misère

 

 

Face à la débâcle du monde

un ciel

une fleur

un poème

quelque chose qui résiste en silence

 

 

Ruisselant de larmes et de lumière

ce visage qui fait face au monde

 

 

Ce que la fin (heureusement) nous révèle

avant d'arriver à son seuil

 

 

Ce que le cœur devine

Ce que l'esprit comprend

la présence d'autres vies à l'intérieur de cette vie

l'existence d'autres mondes à l'intérieur de ce monde

et cette joie et ce silence que rien ne saurait souiller

 

 

A force de ne plus rien désirer

A force de ne plus résister

Dieu finit par tout remplacer

 

 

Au-delà du monde

Au-delà du songe

l'autre chemin

celui qui mène

à l'étreinte et à l'éternité

 

 

Et ce sourire qui n'est qu'un reflet de la lumière

 

 

Tout désormais entre les mains

d'un Dieu rieur et dansant

qui nous prend dans ses bras

et qui fait tournoyer les âmes

pour transformer le monde

en une ronde joyeuse et colorée

 

 

La foulée et l'aventure de plus en plus joyeuses

 

 

Aux frontières de l'infranchissable

 

 

Là où la douleur s'efface

Là où s'émancipe la chair

Là où l'esprit se délasse

Là où s'enjambent les frontières

Quelque part en soi

 

 

Calligraphie libre

mais pas encore (totalement) affranchie

du tumulte du monde

 

 

Signes dessinés avec l'âme

Poussières noires

sur le blanc de la page

Et, quelquefois, presque incongru

un petit nuage à la course tranquille

qui s'échappe du petit troupeau sombre

 

 

De la lumière dans le sang

et nos pieds nus sur la roche

Le destin de l'Homme

paré de sa richesse et de son infirmité

 

 

Le cœur inoffensif

placé là où les choses nous échappent

là où Dieu s'est immiscé derrière les visages

là où il n'y a plus rien ni personne

pour guider les âmes de passage

 

 

Au fond de la perte (et de la défaillance)

quelque chose du chant

comme une cloche pour initier le rire et la danse

et inaugurer l'expérience nécessaire

à la solitude et à l'abandon

 

 

Et si, au fond, notre parole et nos poèmes n'étaient adressés à personne...

 

 

Sous le masque du rêve

la mort qui se balance

au-dessus du monde

la chair pétrifiée des bêtes

et la prière de quelques hommes

 

 

Des éclats de sang

et des reflets de lumière

sous la chair incandescente

 

 

Le cœur affranchi des grands rites humains

allant dans le désordre de son feu

braises rouges dans ses rouages

quelque chose comme un rire

et un (irrévocable) besoin d'aller au-delà de l'Homme

 

 

Sous le cliquetis de la parole murmurée

tous les hurlements du monde

 

 

Bêtes et hommes côte à côte dans la douleur

le cœur écorcé à force de déchirures

fracturé à coups de hache

s'émiettant et tombant en lambeaux

 

 

Le temps à venir ne sera pas celui du monde

 

 

Mots et voyage sans distinction

 

 

Bien au-delà de ce que peuvent dire les mots

quelque chose du sourire

quelque chose de l'Absolu

Et la joie de l'âme qui danse au milieu des pages

 

 

Au pied de la vie

ce que nous avons abandonné

et qui, un jour, se redressera

pour danser au rythme des tambours du temps

 

 

Au fond de notre cœur

quelque chose d'incomplet

et le secret qui s'impatiente

 

 

Par là où tout passe

s'enlace, s'efface et repart

une fois la soif assouvie

 

 

Sous nos genoux

le sang noir de la terre

 

 

Le cœur penché sur la pierre

témoin de tous les drames

 

 

Toujours la lumière

par-dessus la mort

 

 

A travers le sort de la parole

notre destin

 

 

Tant de gisements au fond du cœur

dans lesquels nous ne piochons pas assez

 

 

Des millénaires d'histoire(s)

qui, au fond, ne veulent pas dire grand-chose

 

 

La chair usée à force de jours

Et le cœur exténué qui bat encore

 

 

Jaillissant du dedans

ces gestes vers le monde

ces paroles offertes

cette présence attentive

comme si le regard éclairait

les yeux et le fond de l'âme

 

 

Tout rassemblé

sous l'arbre

et dans la parole

 

 

Comme un murmure

au fond de la solitude

et l'accueil du silence

et le reflet de mille autres mondes

 

 

En ce lieu privé de sens

où tout se passe

 

 

De la chair et du sang

recouverts de peau

et ce qu'il faut d'Amour et de lumière

pour que le monde soit vivable

 

 

Sans courir

sans compter

allant et venant

comme les nuages et la neige

assez innocemment