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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Comme à la pointe du rêve
Mai 2024

 

Carnet n°308
A l'orée du plus intime

Juin 2024

 

Carnet n°309
Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

Carnet n°310
Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

Carnet n°312
Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

4 mars 2026

Carnet n°323 Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

L'effort délaissé

au profit de l'abandon

comme absorbé par un espace

au cœur duquel tout se dilue et se déchire

où seule la nécessité s'impose

 

 

L'enfance du monde

le cœur balbutiant

si immature encore

 

 

Le silence si haut

bien au-dessus des affaires du monde

et si l'on est (un tant soit peu) attentif

plongé au cœur même des êtres et des choses

 

 

L'expérience du monde

et la parole qui va avec

 

 

Dans l'obscurité

l'âme et la main qui s'avancent

pleines d'offrandes et d'espérance

Tâtonnant sur la roche

 

 

Sur le ballast des âges

un peu d'éternité

 

 

Agrippé(s) par cette danse folle du monde

sans jamais pouvoir s'arrêter

sans jamais pouvoir faire un pas de côté

tournant et tournant

jusqu'à ce que le reste nous avale

 

 

Sous le souffle du monde

le cœur battant

l'âme et la peau tannées par les coups

jour après jour

sans révolte possible

sans dialogue possible

sous le règne impérieux des circonstances

 

 

Blottis les uns contre les autres

dans cette chaleur animale

 

 

Sur la ligne d'horizon

l’œil et le vide

ensemble

dans le même passage

seuls éléments du monde

et témoins l'un de l'autre peut-être

 

 

A moitié exposé

à moitié caché

au milieu de ces pages

 

 

Rien que la voix et l'étreinte

et la course infatigable du monde

 

 

Jour après jour

sans étoile à suivre

sans la moindre goutte de sang versée

aussi seul et aussi présent que possible

 

 

Grignoté peu à peu par le monde

puis, un jour, entièrement avalé

 

 

Ne laissant derrière soi qu'un récit fragmenté

des éclats de vie ponctués de quelques silences

 

 

Depuis toujours

le temps sans cesse recommencé

 

 

Dieu dans le geste

davantage que dans la prière

 

 

Présence prisonnière

tantôt du monde

tantôt de la lumière

 

 

Effacées les questions d'autrefois

dissoutes dans l'impossibilité de la réponse

 

 

Parcourir l'âme et le monde

en adepte de toutes les géographies

 

 

Sans rien détruire

sans rien construire

une présence

qui laisse le monde intact

 

 

A la manière de l'âme

le poème penche

parfois vers le silence

parfois vers le mot

 

 

A contre-jour

assez aveugle assurément

comme si l’œil était coincé

dans l'un des interstices sombres du réel

où tout a l'apparence du monde

 

 

Dans l'épaisseur du réel

le jeu, le rire, le Divin et la joie

ce qu'expriment les visages quelquefois

 

 

Rien que la pierre et le ciel

 

 

Ce que nous faisons de notre existence

et ce que l'existence fait de nous

 

 

Tiré(s) à hue et à dia par tant de nécessités

sans jamais pouvoir échapper

ni au règne terrestre

ni aux lois du monde

 

 

Le vide en soi

au milieu de tant de forces

 

 

Le monde

au-delà de la pensée

Là où il y a quelque chose peut-être

 

 

Au cœur de la source déjà

comme un mendiant assis sur un trésor

qui, pour s'enrichir,

ne jurerait que par le voyage

 

 

A travers le geste et le mot ; le parcours

 

 

Des signes

pour nous défaire de la pesanteur et du temps

déconstruire ce que nous appelons le monde

pour retrouver en soi la souveraineté du vide

 

 

Où suis-je ?

Qui suis-je ?

moi qui ne suis

ni cette chair

ni cet esprit ?

 

 

Tant de vies

Tant de rêves

Tant de riens

A travers nos identités incertaines

 

 

Quelques traces

un peu d'épaisseur

pour les pas qui suivront

 

 

Derrière les ombres grises

ce parfum d'enfance entêtant

que le vent disperse au-dessus des têtes

 

 

L'infini ajusté à l'âme

de manière si parfaite

et lui offrant toujours

les transformations nécessaires

 

 

La chambre posée sous les nuages

ouverte au vent

se laissant traverser

par ceux qui habitent la forêt

 

 

Au fil de l'errance

peu à peu le soleil

et le goût du voyage

 

 

A même la lourdeur

ce qu'il faut de joie, de tendresse et de lumière

 

 

Rêver encore

comme si l'esprit n'avait d'autre carte à jouer

 

 

Chaque jour ainsi

recommençant

 

 

Là où l'on sème

nous ne verrons aucune récolte

 

 

Le destin de personne

celui d'un fantôme peut-être

 

 

Au fond du sommeil

l'apparence du monde

et au-dehors rien

du vent et de la liberté

 

 

Ce qu'il faut parfois inventer de mensonge

pour continuer à vivre

 

 

Douloureusement

en ce monde de pierres et de larmes

l'histoire de l'homme

l'éternel destin du vivant

 

 

Sous le sommeil

les blessures de l'âme

une absence que nul ne saurait guérir

que nul ne saurait apaiser

 

 

Le nom qui s'émiette

comme un bout de terre noire

une proéminence inutile

quelque chose du monde

dont l'âme, peu à peu, apprend à se défaire

 

 

Un peu de l'âme

un peu de lumière

une simple présence peut-être

Et parfois même qu'un sourire

ou quelques larmes

derrière cette profusion de mots

 

 

De la même couleur que le ciel ; notre aveuglement

 

 

Derrière la sauvagerie des corps

le souffle des âmes

et l'assentiment divin

 

 

Au-dessus du cirque irréel

le ciel impassible

 

 

Au plus clair de la vie personnelle

tout n'est qu'impersonnel

comme si l'individualité

en était la pointe

l'une de ses infimes expressions

la dérisoire facette d'un seul visage

dansant au milieu des autres

 

 

Le cœur sans ombre

sans soif, sans litanie

indifférent aux exubérances et aux rêves

obnubilé seulement par le poème et les yeux fermés

 

 

Mille mondes qui se chevauchent

comme un immense labyrinthe

où se côtoient mille réalités

où tout finit par se rencontrer

où tout finit par se mélanger

 

 

La parole nourricière

dans laquelle le monde

pioche sa substance

 

 

Jusqu'à la dernière heure

recommencer

 

 

Plus haut que la mort ; le tremblement

 

 

Le cœur bleu

à force de contempler le ciel

 

 

Une vie – des gestes

où se côtoient l'infime et l'infini

 

 

D'un monde à l'autre

jusqu'à l'éblouissement

qui fait ouvrir les yeux

 

 

Le cœur crevassé

d'où suinte un restant de tendresse

 

 

Là où la lumière devient un appel

 

 

Là où l'immensité remplace la pierre

comme une plongée dans le renversement du hasard

 

 

Découpé le temps

et quadrillé le monde

pour essayer de donner

du sens au voyage

 

 

Il y a tant de monde(s)

sous le poème

autant peut-être qu'au cœur du silence

 

 

Dans le champ de la lumière

même ce qui se cache dans l'ombre

 

 

La vie traversée

sans aucun retour possible

 

 

Ce qui s'entasse dans l'esprit

à force de rêves

 

 

Au rythme du cœur

la vie

le monde

le poème

 

 

Un autre mystère

derrière le mystère

et ainsi indéfiniment

 

 

Cet interminable travail sur soi

posé là ; irrésolu

livré à lui-même

abandonné à la vie

 

 

Des mots malgré soi

et le labeur de l'âme

indéfiniment

 

 

Le cœur partagé

entre le silence et les mots

entre la compréhension et l'oubli

 

 

Des arbres, des bêtes, des hommes

comme des nuages

soumis aux vents

et au règne des étoiles

 

 

Au cœur de la lumière

cette conversation silencieuse

 

 

Attendre encore que rien ne se passe

 

 

De dérive en dérive

de limite en limite

d'un bord à l'autre du monde

sans jamais franchir

les frontières de l'esprit

 

 

L'apparence d'un destin

une fiction peut-être

dont nous serions le personnage

 

 

Tapissés de chair et de sang

notre ossature

nos désirs

le visage de l'absence

quelque chose pour nous donner

un peu de consistance

 

 

Si lourd

le monde

derrière nos paupières

 

 

L'invisible

au cœur de notre géographie intime

 

 

Rien dans l'équation

ni d'un côté

ni de l'autre

 

 

Du vent et des courants d'air

le monde et nous

 

 

Par-dessus le désastre

le regard silencieux

 

 

Face au ciel

le cœur sans exigence

 

 

Ce qu'il faut rompre

au lieu de succomber

pour continuer le voyage

vers la lumière

 

 

Si solidement ancré

alors que tout crépite

que tout tournoie

que tout est emporté

comme s'il y avait une autre terre sous la terre

comme s'il y avait un autre ciel par-dessus le ciel

 

 

Gravitant autour du centre

selon les lois d'une géométrie bien étrange (et assez incompréhensible)

 

 

Le cœur périmé

à force d'attendre

à force de ne pas servir

 

 

Alourdis l’œil et le monde

par la danse du visible

 

 

Le cœur arpenté par la lumière

 

 

Loin de soi

au cœur du plus intime

là où se ressource la tendresse

 

 

Nos bras

soulevant le monde entier

là où l'esprit et le cœur ont failli

 

 

En soi

si profondément

que cela demeure un mystère

 

 

Le cœur (en partie) défait des désirs de l'homme

s'abandonnant au règne de l'étreinte

laissant la tendresse rétablir tous les liens

 

 

De la nature de la rosée

le corps

le cœur

le monde

le ciel

 

 

Le cœur rebelle aux lois du monde

rétif à tous les rouages

à tous les cercles

à tous les systèmes

préférant la solitude des marges

 

 

Sous les assauts de la soif

le cœur si consentant

 

 

Intactes les larmes sur nos joues

depuis le premier jour du monde

 

 

Et s'il n'y avait rien

rien et tous les possibles

 

 

Qu'exposent les mots ?

Et que dissimulent-ils ?

 

 

Et s'il n'y avait rien que l'Amour et le silence

 

 

Qu'attendre de la parole des hommes

sinon le prolongement du mensonge

ou, au mieux, de l'illusion

 

 

Il y a parfois aussi peu à dire qu'à faire

 

 

Revenir à Dieu

comme d'autres rentrent chez eux

 

 

Le silence et l'oubli

au terme du voyage

 

 

Le réel comme le rêve

Quelque chose, bien sûr, qui nous échappe

 

 

Là où sont le labyrinthe et la poussière

il y a aussi la joie et l'infini

 

 

Au seuil d'un ciel

dont la terre est la seule issue

 

 

Mourir encore et encore

jusqu'à disparaître

jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien

 

 

Le cœur triste et grognon

à trop regarder le monde

à vivre trop près des hommes

 

 

Aux marges de la condition humaine

là où il n'y a presque plus personne

hormis quelques âmes solitaires

quelques cœurs délicats

là où l'Amour peut entrer en résistance

là où le ciel se dessine déjà

 

 

Nous sommes plus vieux que la terre et le ciel

Nous sommes nés avec le premier jour du monde

alors qu'il n'y avait encore ni âme ni sang

en ce temps où tout ressemblait à tout

où tout ne ressemblait à rien

où le poème existait sans les mots

où le langage était le silence

en ce temps où il n'y avait ni soleil ni massacre

où il n'y avait ni destin ni personne

en ce temps où le début était le prolongement de la fin

où le temps n'avait pas encore été inventé

où les êtres et les choses (si l'on peut parler ainsi)

suivaient sans restriction toutes leurs fantaisies

 

 

Rien que le silence

et nos tremblements

 

 

La vie et le poème

comme les signes d'une présence mystérieuse

 

 

Au plus intime de l'âme

le souffle du monde encore

 

 

Intègre et ingénu

malgré toutes nos mutilations

 

 

Aucune sentence

si ce n'est ce que la vie nous donne à vivre

 

 

Ces pages ?

Ce que le cœur peut restituer

 

 

Face au monde

comme face au miroir

sans très bien savoir quoi faire

 

 

Au milieu des livres

Au milieu des danses

Au milieu de la poussière

 

 

Marié(s) à la roche et à la lumière

Qu'importe les épreuves et le chemin

 

 

Abandonné

sans rien posséder

Dans l'ivresse de la solitude et du dépouillement

 

 

Qui s'affrontent donc au-dedans de nous

pour avoir le cœur en si grand désordre ?

 

 

Dire la respiration de l'âme et du monde

leur beauté, leurs tremblements et leur lumière

 

 

Ce qui rayonne à notre insu

 

 

Si seul(s) dans nos séparations

en dépit de tous ces liens

que nous ne savons voir

 

 

Là où tout se rencontre

même les cœurs les plus étrangers

 

 

Sans rien savoir

comme abandonné(s) à l'obscurité

 

 

Le cœur plein de silence et de mots

pour dire la joie et les malheurs

de l'âme et du monde

 

 

Dans cet extravagant partage

Un peu de simplicité et de vent

et ce qu'il faut de lumière peut-être

pour apercevoir les barreaux

et la clé de notre geôle

 

 

L'âme à moitié étouffée

au fond de sa pauvre gangue de chair

 

 

Ah ! Ces lèvres folles qui disent et embrassent

comme si le monde était digne de recevoir

notre amour et d'écouter nos confidences

 

 

Aux bras de l'éternité

l'enfance qui s'avance

sans craindre ni la mort ni les désastres

 

 

Au milieu des soupçons et des menaces

Au milieu des crimes et de l'obscurité

Ce qui nous éclaire et ne peut périr

 

 

Au cœur du poème

Le souffle du monde et du temps

Le prolongement de l'âme

Et quelquefois le visage (apprivoisé) de la mort

quelque chose entre le sursaut et le tremblement

un tremplin peut-être vers le silence

 

 

Au recommencement de la faim

A la source de toutes les rengaines

le manque et la peur

le désir perpétuellement inassouvi du corps et de l'âme

 

 

Peu à peu

comme un passage qui se dessine

entre les murs qui s'effritent et se fissurent

comme si l'on abandonnait le sommeil et le temps

comme si l'on s'extirpait de la gangue du monde

une expérience au-delà (bien au-delà) de l'âme et du nom

 

 

Un peu de fumée

contre l'épaule

comme les rêves

qui peuplent la tête

auxquels rien ne s'oppose

sinon peut-être le vent

et le cœur lucide

 

 

Le récit de soi

d'un seul souffle

 

 

Sans jamais s'insurger

contre la poussière et la mort

ce à quoi nos vies ne peuvent échapper

 

 

Là où le cœur s'installe

à la place de la sauvagerie

pour que cesse l'abomination ;

le règne de la monstruosité

 

 

Quelque chose du secret

sous l'épaisseur du monde

derrière le tremblement des âmes

Le mystère que le cœur s'efforce d'éclaircir

 

 

L'âme clandestine

glissant sous les feuillages

dansant près des rivages

courant sur tous les chemins

pour échapper au monde et au sommeil

 

 

Ce feu au fond de l'âme

qui fait chauffer le sang

qui incendie le monde

qui brûle la vie

Ce feu au fond de l'âme

qui rend le cœur si vivant

 

 

Il y a tant d'horizons

au cœur du poème

que nous ne toucherons

que du bout des doigts

 

 

Il faut beaucoup de prétention ou d'ignorance

pour penser que sa vie a quelque importance

 

 

L'écriture morcelée

comme le cœur et l'esprit sans doute

 

 

La monstrueuse machinerie du monde en marche

 

 

 

Sous les apparences

le cœur et l'Absolu

 

 

A l'extrême pointe de l'âme

l'immensité et la lumière

 

 

Infiniment poreux

tous ces morceaux de monde

que l'esprit de l'homme a découpés

Sans la moindre frontière en vérité

 

 

Comme un espace

au fond de l’œil

où tout est suspendu

 

 

Le même jour

indéfiniment vécu

 

Le cœur arraché par le sommeil

 

 

Le cœur affolé

tantôt par le monde

tantôt par le vent

 

 

Victimes du même rêve

détenteurs de la même folie

dans ce monde sans remède

 

 

Ce qui rôde autour de nous

les loups et la brume

prêts à engloutir le mirage

ce rêve étrange que nous sommes

 

 

L'homme englué dans ses propres délires

dans ses ambitions et son ivresse

fondés sur le sang versé

 

 

Nous ne sommes personne

 

 

Là où s'éclipse la nuit

là où naît le poème

là où s'attarde la lumière

en ce lieu, si souvent, déserté par les Hommes

 

 

Parmi les ombres et les menaces

le cœur limpide

l'âme acérée

ce qui s'obstine à la justesse

malgré la corruption et l'hypocrisie

 

 

Au faîte de l'enfance

au-dessus des monstruosités du monde

quelque chose du silence

 

 

A voix basse

le poème

à peine audible

pour ne pas ajouter du bruit aux bruits

pour ne pas interrompre le silence

 

 

Invisible dans cette ère du paraître

 

 

De plus en plus anonyme

voilà ma seule gloire

 

 

Des mots abrités en lieu sûr

pelotonnés dans le poème

 

 

L'âme

comme un rêve dans le vent

comme du vent dans le rêve

et qui va là où nul ne l'attend

 

 

Par-dessus le lieu des habitudes

au rythme du sang

pour échapper au sommeil et à la mort

 

 

A force de tourner en rond

lassé par sa propre géographie

comme enfermé sur son minuscule territoire

 

 

Le corps immense

de toutes les infimes parcelles de la vie

reliées ensemble par ce que l'homme ne voit pas

 

 

Parvenu au seuil

au-delà duquel tout est égal

 

 

L’œil et le cœur attentifs

à toutes les douleurs

à toutes les peines

à tous les déchirements

 

 

Le monde

sous la lumière des profondeurs

 

 

Ce qui s'échafaude

depuis le fond de l'âme

cette étrange échelle vers la lumière

 

 

Au cœur même de l'ignorance

Ce qui sait déjà

 

 

Sous les masques

cette tendresse et cette innocence

dont le monde a tant besoin

 

 

Sous l'apparence des mots

L'âme sensible

Le cœur généreux

L'esprit affûté

L'être tout entier qui s'exprime

 

 

La proie de tout

Le prédateur de rien

voilà à quoi s'abandonne

celui qui sait

 

 

Le ciel au milieu des étoiles

Et, parfois, au milieu des visages

 

 

Le cœur souvent plus obscur que la nuit

 

 

L'esprit de l'homme galvanisé

par l'odeur de la peur, du sang et de la mort

 

 

A la lumière de ce qui ne se voit pas

Des pensées comme des nuages

Des chants sacrés et du silence

Et des leçons que l'on n'apprend pas

 

 

Le cœur tout entier dans le même désir

 

 

Comme un outil déposé aux pieds des autres

 

 

Et cette inquiétude au fond de l'âme

que l'on ne peut arracher

 

 

Dans le secret de la chambre

un souffle, un œil, des notes

mille gestes nécessaires

sous l'étoile la moins lointaine

 

 

Des prières et des gestes

comme des éclats d'âme et de monde

une manière, sans doute, de consentir à la vie

 

 

Là où logent le sang et la barbarie

au fond du cœur de l'homme

 

 

L'apparence du monde

qu'escortent la tête et les gestes

presque sans jamais s'interroger

 

 

Là où se façonnent la matière et le vivant

Là où règnent l'obscur et l'oubli

Au fond de l'esprit de l'homme

depuis que le monde est monde

 

 

Invisiblement notre identité

 

 

Traverser la vie comme si elle était un poème

et d'autres fois comme si elle était une tempête

Le cœur malhabile dans tous les cas

 

 

Dans l'incertitude de la terre et du ciel

dans cet entre-deux sans garantie

un pied dans l'un et un pied dans l'autre

et le cœur et la tête qui hésitent encore

 

 

Ce que le cœur abrite

bien plus que le visible

 

 

Éphémères

la saison des larmes

les blessures et les soucis

tout ce qui habite la chair et l'esprit

 

 

Tout ce qui se vit

Tout ce qui s'oublie

à la manière de la course hasardeuse des nuages

sous un ciel silencieux

 

 

Demeure en soi un sourire

en dépit de l’œuvre des hommes

 

 

Le cœur si près de la pierre

que l'on sent battre le pouls du monde

 

 

Sans autre consolation que la prière

et ce qui habite le fond de l'âme

 

 

Un peu au-dessus du cirque

Serait-ce là notre seule consolation ?

 

 

Le pas dansant

sur l'horizon incertain

 

 

Le poème et la prière

sur les hauteurs du monde

lancés par des lèvres tendres

 

 

Le chemin de plus en plus glissant

à mesure que l'on approche de la vérité

 

 

Rien que des images et des idées

pour appréhender le réel

Quelque chose, bien sûr, de l'infirmité

 

 

Ce qui vient avec le poème

Des bouts d'âme et de monde

 

 

Comme installé(s) au faîte de l'ivresse

en croyant toucher le ciel

alors que les pieds sont encore

englués dans la glaise

 

 

Jouet de l'enfance

comme l'eau qui coule

sans carte

sans se soucier de l'âme

embrassant le monde

sans craindre son destin

 

 

Les yeux posés sur la terre et le ciel

simultanément

sans rien séparer

ni soi ni le reste

ni l'être ni le monde

comme au cœur des liens qui se tissent

 

 

Déjà en soi

et qui nous porte (encore plus sûrement) vers nous-même

 

 

Sans hasard

Sans résistance

Sans raison

D'un lieu à l'autre

Le cœur et le pas silencieux

 

 

L'âme

comme une large fenêtre sur l'infini

et une manière aussi de faire entrer le vent et la lumière

 

 

Au-delà de la chair

Le mélange, la danse et le tournis

bien davantage qu'un désir

bien davantage qu'une prière

le lieu de la survie

 

 

Sur cette pente sans repère

à marche forcée

sans étoile

sans mémoire

sans appui

à travers ce que la vie

(nous) donne à vivre

 

 

Au-delà des cercles de ce monde

par-dessus les lois et la pensée

dans le sillage de quelques devanciers

 

 

Abattues les murailles de l’immensité

agenouillé à présent au milieu de la lumière

 

 

Le geste et la parole

infiniment reconnaissables

de ceux dont le cœur sait habiter le silence

 

 

Là où la route s'arrête

devient une perspective

comme un regain de clarté

bien plus qu'un horizon

quelque chose de la lumière

une manière d'aller le cœur désentravé

 

 

Plus vivant que jamais

quand la joie danse

au fond de l'âme

 

 

Passer

entre l'éternité et la mort

entre l'abîme et la lumière

sans l'ombre d'une hésitation

sans l'ombre d'un ressentiment

 

 

La vie aussi simple qu'un instant léger et dansant

lorsque le cœur est (profondément) habité

 

 

Chaque parole

un monde inconnu

un horizon qui s'invite

quelques possibles

et, parfois, un poème

 

 

L'au-delà des mots

et le dedans de l'âme

ce à quoi invite le poème

 

 

Mille jeux

au cœur du sommeil

où même Dieu a les yeux fermés

 

 

Le chant parfois (trop rarement) suffit

à faire taire les canons

à ouvrir les cœurs à la tendresse

à faire oublier pendant quelques instants le sang versé

 

 

Dans cette enclave

que sont l'âme et le poème

résistant à tous les assauts du monde

à tous les élans de la barbarie

sans autre drapeau que le silence et la prière

 

 

Sous les astres et l'étendue

rassemblées et dispersées

les âmes de ce monde

 

 

Là où le chant devient silence

en ce lieu où le sourire est la seule prière

 

 

Entre poussière et lumière

si souvent écartelé(s)

et confondant parfois le retour et le chemin

les avancées et les embourbements

 

 

Le viatique léger

un sourire

un peu de tendresse et de clarté

que l'on offre aux quelques âmes que nous croisons

 

 

Accepter, c'est aller vers l'aube

le cœur et les mains libres

affranchi des désastres et du désordre du monde

 

 

Être touché et traversé

comme l'arbre par la lumière

 

 

Là où tout se rencontre

Le sang et la prière

Les noms et les visages

La douleur et la joie

Les vivants et les morts

Tout ce qui existe ici et ailleurs

En ce monde et un peu plus loin

 

 

Ce qui se cherche

à inventer peut-être

 

 

Blottis contre le rêve

d'une manière presque animale

entre l'humus et le soleil

à défaut de pouvoir exister autrement

 

 

De plus en plus sauvage

la foire d'empoigne

en dépit des règles et des lois

 

 

Ce qui se renouvelle

au fil des jours, des siècles, des saisons

à mesure que les choses du monde s'achèvent

 

 

Au cœur de l'aube

comme un commencement du monde

la lumière au bord des yeux

un sourire au bord des lèvres

et, sur la joue, des larmes de joie

 

 

Pareils au bleu du cœur

le sommeil et les absences

toutes les indélicatesses de ce monde

 

 

D'un côté, le poids du passé

et de l'autre, celui de l'instant qui passe

 

 

Un peu trop de rêve et de monde sur la balance

 

 

Si inspirants ces nuages qui courent dans le ciel immense

qu'ils nous laissent bouche bée et le cœur attendri

 

 

Comme l'animal à l'aube

qui s'ébroue au seuil de la nuit

affamé de soleil et de tendresse

 

 

Funambule(s)

sur cet étrange fil

qu'est notre vie

 

 

Le cœur assailli

par le monde, l'attente et la nuit

si démuni face aux outrages

face aux outrances du langage

sans autre refuge que son secret

 

 

Humiliées jusque dans leur prière

les bêtes sacrifiées sur l'autel des hommes

 

 

Quelques lignes sous les étoiles

parfois silence

parfois poème

au gré des exigences du cœur

 

 

En ce monde

rien que le cœur battant

et quelques traits gribouillés

 

 

Le cœur tenace

si rieur aujourd'hui face à la nuit

se moquant de son impatience et de son opacité

se laissant à présent ensemencer

par tout ce qui le traverse

 

 

Quelque chose du chuchotement

ce qui se dit

si proche de l'écoute

comme un jeu étrange avec le silence

 

Rien qu'un regard et un feu

pour traverser l'hiver du monde

ce grand désert sans réponse

dans un voyage aux allures de contemplation

 

 

Au-delà de l’œil et de l'attente

cette longue veille sous les étoiles

Le cœur au milieu des ombres

à dévisager toutes les figures du temps

 

 

Le tic-tac du temps

comme si le monde était posé

sur une balançoire éternelle

 

 

Sans s'interroger

comme si nous étions des hommes

depuis toujours

 

 

Pas si loin d'un monde apocalyptique

 

 

Alternativement

champ de bataille et champ de ruines

 

 

Sur l'épaule

ces ombres millénaires

et, dans la main, une épée

comme si l'on vivait depuis toujours

sous le règne d'un Dieu sans yeux

 

 

Passant

comme le soleil

la parole et le destin

avant d'être avalé(s) par la nuit

 

 

Comme figé à jamais dans l'étincelle

 

 

Si fugace

ce souffle

sur le papier

 

 

Nous tous

Pas si loin, en réalité, de l'instant de la mort

 

 

Comme le roseau courbé par le vent

nous devrions, à notre tour, nous incliner

et esquisser une petite révérence

 

 

Là où nul ne peut demeurer

 

 

A mesure que la parole s'érode

le silence, au fond de l'âme, devient plus intense

 

 

Sans même le souci du dernier jour

 

 

Diluant la nuit (toute cette nuit)

dans l'immensité du regard

 

 

Balayés la poudre et le poids

les mensonges du monde et du temps

comme les nuages emportés par le vent

 

 

Par-delà la hâte et le sommeil

loin des rumeurs et des arènes

sous la douce lumière du jour

allant là où il n'y a plus de pente à gravir

là où il n'y a plus ni chaîne ni combat

là où il n'y a plus rien ni plus personne à condamner

 

 

Au fil de cette longue veille

tant de découvertes et de merveilles

et ce qu'il nous faut abandonner

 

 

Le silence

comme un peu de rosée

sur le bout de la langue

comme un vent frais

qui balaye les tréfonds de l'âme

 

 

A chaque mot

le cœur livré

jusqu'à ce que

tout disparaisse en soi

 

 

Ligne après ligne

comme si la poésie

pouvait aider le monde

 

 

Le cœur enivré

comme si Dieu était à l'intérieur

 

 

Sans autre besoin

que ce qu'offre le jour

 

 

Aller jusqu'au bout du langage

par-dessus les règles et les mots

par-dessus le verbe et les lieux

jusqu'à la pointe de l'indicible

 

 

Si aveuglément

cette traversée

comme si la lumière

manquait à l'intérieur

 

 

Le cœur affamé

avide de vent et d'horizons

cherchant l'essence du monde et de l'âme

la tendresse et le souffle de la liberté

quelque chose que la main ne peut saisir

et qui s'offre à celui qui s'est effacé

 

 

Sur ces pentes noires

où tout sent la perte et la nuit

où tout est recouvert de fumée et de cendres

jusqu'aux passants et à leurs offrandes

réunis au milieu du feu

 

 

A l'abri des braises

là où le monde ne ressemble plus à un incendie

là où le regard a la fraîcheur de la brise

là où la porte est à la fois ouverte et fermée

là où la raison n'est pas capable d'entrer

 

 

Si haut sur la page

comme hissé au faîte d'un amas de pierre

à mi-chemin entre le ciel et le silence

là où le poème peut être déposé

 

 

L'âme intègre

comme la mort et la douleur

indifférente à toutes les futilités

 

 

Sur cette route invisible

qui nous donne à vivre mille expériences

tiré(s) ici et poussé(s) là

sans rien comprendre

comme aimanté(s)

comme possédé(s)

laissant (malgré soi) au mystère

le soin de décider

 

 

Sans autre réponse

que ce qui nous anime

que ce qui nous heurte

que ce qui nous blesse

que ce qui nous caresse

que ce qui nous efface

que ce qui nous broie

 

 

Derrière notre silence

tant de questions abolies

comme si plus rien n'avait d'importance

comme si l'on n'avait jamais existé

 

 

A l'ombre d'un temps infini

les petites danses du monde

les petits tracas et les petits soucis

les mille âmes qui s'interrogent et s'impatientent

et la lumière que rien ne détruit

 

 

Comme un rêve

ce qui s'achève

sous le regard

de ce qui dure encore

 

 

Au-dedans même de la lumière

cette boue et ces cris

ces ombres qui tremblent

et cette chair vouée à la mort

 

 

Par le même chemin que les larmes

la joie ruisselante

le feu de l'âme

qui change le chagrin

en neige des cimes

 

 

Le cœur-langage

ce dont le monde a besoin

quelque chose qui s'émeut et s'exprime

qui offre des gestes de tendresse et d'affection

non pour consoler de vivre

mais pour dire la joie d'être ensemble

 

 

Le poème

des paroles de sable

trop souvent

et qui réussissent parfois

à faire grincer les dents

 

 

La terre est un ciel

né d'un autre ciel

où s'ennuient les Dieux

 

 

Le cœur si familier de ce qui se trame

 

 

Rien que du souffle et des larmes

qui, eux aussi, ne nous appartiennent pas

 

 

Tant de choses tissées ensemble

 

 

Si léger le pas qui danse

Si légère la voix qui chante

Et cette infinie tendresse offerte à celui

qui a eu l'intelligence (et la délicatesse) de s'effacer

 

 

Au fin fond des bois

ces râles et ces cris

ce qui meurt et ce qui vit

qu'un seul souffle sépare

 

 

Le cœur vénéré

à mesure que la vie empoigne

à mesure que le monde se révèle

à mesure que le temps passe

jamais assez tendre

jamais assez large

jamais assez sage

le seul véritable territoire de l'Homme pourtant

qu'il convient de hisser comme un fanal

au faîte de la pierre

 

 

Sans rien inventer

le poème qui prolonge

(qui se contente de prolonger) le rêve

 

 

Dans une solitude souriante

qui fait de cette rive une invitation

 

 

Nous aventurant plus avant

dans cette incertitude qui semble si fraternelle

 

 

La possibilité du retour

arrachée du poème

laissant la gorge éructer son cri

et la main caresser la promesse

 

 

Sur nos pages

Dans nos mains

quelque chose

comme l'empreinte d'un chemin

 

 

Au fond de l'âme

comme une inquiétude

et une question peut-être

que les millénaires ont déguisées en certitude

 

 

Là où plus rien n'a de poids

ni l'âme, ni l'autre, ni le monde

le cœur aussi léger que la voix

 

 

Des tourbillons et des tremblements

La vie et le monde tels qu'ils nous empoignent et nous emportent

et rien pour s'y opposer

pas même nos cris, nos larmes ou nos mains tendues

 

 

Nous plongeant dans le mystère

ce qui regarde lorsque l'on ne voit pas

ce qui s'anime lorsque rien ne bouge

sans même qu'il soit question

de lumière et de mouvement

 

 

A l'heure où tout se hâte

A l'heure où tout se gâte

Nos amours et nos incartades

Nos tentatives et nos dérobades

alors que l'automne est encore printanier

 

 

De l'autre côté du ciel

sur le versant de l'âme le plus infréquenté

le chemin et la destination

ce lieu où il n'y a ni rêve, ni règle

ce lieu où il n'y a rien ni personne

pas même des jours et des êtres qui passent

 

 

Ce qui nous a quitté

abandonné sans inquiétude

 

 

Si proche de l'oiseau dans le vent

qui hésite entre son nid et le plein ciel

 

 

Le cœur si proche de l'estomac

comment les yeux pourraient-ils se détourner

de ce qui peut assouvir la faim ?

 

 

Vivant sans un seul regard pour l'âme, le ciel et Dieu

 

 

Dans nos mains

toutes les autres mains

Et dans notre cœur

toutes celles qui s'y sont refusées

 

 

De plus en plus rien

De plus en plus personne

De plus en plus n'importe où

De plus en plus n'importe quand

Et si c'était cela exister ?

 

 

Au-delà de l'obscurité

ce que cache le jour

 

 

Silencieusement

aux marges de l'étendue

alors qu'au cœur du monde

les hommes s'affairent (assez bruyamment)

 

 

Quelque chose sur le visage

l'ombre du monde

et la lumière de l'âme

ce que le cœur laisse parfois entrevoir

 

 

Derrière la blessure secrète

un feu et un sourire

que rien ne saurait effacer

 

 

Face à l'immensité

le cœur sans espoir

le cœur émerveillé

 

 

La main tendue

vers ce qui n'appartient à personne

 

 

Là où nulle part est un lieu

celui où le cœur sort de sa captivité

 

 

Sans même le vouloir

ce que dit le poème

comme une évidence

à la place des mots

 

 

Dieu sous toutes les ossatures

Ce qu'il faut découvrir

au cœur des apparences de ce monde

 

 

Au-delà (bien au-delà) de l'homme et du mot

La porte ouverte vers laquelle convergent

tous les chemins et toutes les voix

 

 

Le poème mélangé à la roche et au sang

autant qu'au ciel et au silence

Ce qui se construit pour dire

ce que ne peuvent exprimer les mots

 

 

Si près de la lumière que le cœur réclame

Et si loin encore du recommencement perpétuel

 

 

Là où il n'y a que des larmes et de l'avidité

Là où il n'y a que des ombres et des âmes égarées

au cœur de ce monde déjà posé en pleine lumière

 

 

S'effacer inépuisablement

afin que l'âme se réjouisse de son ivresse

 

 

De la lumière plein les mains

Et des mots jetés en l'air

Et qu'importe que la grâce nous fasse défaut

 

 

Mystérieusement

ce qui surgit

 

 

Dans le respect du silence

La vérité qui se vit

 

 

Sur cette longue route faite de prières et de mots

 

 

Sous les arbres qui nous murmurent de sages paroles

et que l'on porte jusqu'au cœur pour nous autoriser

à danser sous les étoiles

à courir comme les nuages

à demeurer droit dans le vent

à vivre et à mourir

comme les bêtes et les hommes

 

 

Sans bruit

dans la chambre de la forêt

pour laisser la voix des bêtes et de la nuit

se poser sur notre seuil

et relayer les paroles du jour

 

 

Troublé par la peine des arbres

que les chants du vent propagent

nous abritant derrière les mots

pour laisser passer l'orage