Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

Carnet n°225

Carnet n°226

Carnet n°227

Carnet n°228

Carnet n°229

Carnet n°230

Carnet n°231

Carnet n°232

Carnet n°233

Carnet n°234

Carnet n°235

Carnet n°236

Carnet n°237

Carnet n°238

Carnet n°239

Carnet n°240

Carnet n°241

Carnet n°242

Carnet n°243

Carnet n°244

Carnet n°245

Carnet n°246

Carnet n°247

Carnet n°248

Carnet n°249

Carnet n°250

Carnet n°251

Carnet n°252

Carnet n°253

Carnet n°254

Carnet n°255

Carnet n°256

Carnet n°257

Carnet n°258

Carnet n°259

Carnet n°260

Carnet n°261

Carnet n°262

Carnet n°263
Au jour le jour

Octobre 2020

Carnet n°264
Au jour le jour

Novembre 2020

Carnet n°265
Au jour le jour

Décembre 2020

Carnet n°266
Au jour le jour

Janvier 2021

Carnet n°267
Au jour le jour

Février 2021

Carnet n°268
Au jour le jour

Mars 2021

Carnet n°269
Au jour le jour

Avril 2021

Carnet n°270
Au jour le jour

Mai 2021

Carnet n°271
Au jour le jour

Juin 2021

Carnet n°272
Au jour le jour

Juillet 2021

Carnet n°273
Au jour le jour

Août 2021

Carnet n°274
Au jour le jour

Septembre 2021

Carnet n°275
Au jour le jour

Octobre 2021

Carnet n°276
Au jour le jour

Novembre 2021

Carnet n°277
Au jour le jour

Décembre 2021

Carnet n°278
Au jour le jour

Janvier 2022

Carnet n°279
Au jour le jour

Février 2022

Carnet n°280
Au jour le jour

Mars 2022

Carnet n°281
Au jour le jour

Avril 2022

Carnet n°282
Au jour le jour

Mai 2022

Carnet n°283
Au jour le jour

Juin 2022

Carnet n°284
Au jour le jour

Juillet 2022

Carnet n°285
Au jour le jour

Août 2022

Carnet n°286
Au jour le jour

Septembre 2022

Carnet n°287
Au jour le jour

Octobre 2022

Carnet n°288
Au jour le jour

Novembre 2022

Carnet n°289
Au jour le jour

Décembre 2022

Carnet n°290
Au jour le jour

Février 2023

Carnet n°291
Au jour le jour

Mars 2023

Carnet n°292
Au jour le jour

Avril 2023

Carnet n°293
Au jour le jour

Mai 2023

Carnet n°294
Au jour le jour

Juin 2023

Carnet n°295
Nomade des bois (part 1)

Juillet 2023

Carnet n°296
Nomade des bois (part 2)

Juillet 2023

Carnet n°297
Au jour le jour

Juillet 2023

Carnet n°298
Au jour le jour

Août 2023

Carnet n°299
Au jour le jour

Septembre 2023

Carnet n°300
Au jour le jour

Octobre 2023

Carnet n°301
Au jour le jour

Novembre 2023

Carnet n°302
Au jour le jour

Décembre 2023

Carnet n°303
Au jour le jour

Janvier 2024


Carnet n°304
Au jour le jour

Février 2024


Carnet n°305
Au jour le jour

Mars 2024

 

Carnet n°306
Au jour le jour
Avril 2024

 

Carnet n°307
Comme à la pointe du rêve
Mai 2024

 

Carnet n°308
A l'orée du plus intime

Juin 2024

 

Carnet n°309
Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

Carnet n°310
Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

Carnet n°312
Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

10 juin 2019

Carnet n°188 Dans le même creuset

Regard* / 2019 / L'intégration à la présence

* Ni journal, ni recueil, ni poésie. Un curieux mélange. Comme une vision – une perception – impersonnelle, posée en amont de l’individualité subjective, qui relate quelques bribes de cette vie – de ce monde – de ces idées – de ce continuum qui nous traverse avant de s’effacer dans le silence…

Rien – captif(s), peut-être, d’un voyage et d’un peuple auquel nul n’appartient – auquel nul ne peut appartenir. Tributaire(s) d’une alliance trop exigeante – nous obligeant à l’errance parmi les visages – ballotté(s) sur les méandres d’un fleuve trop puissant – sans rive – sans île – et apparemment inévitable…

 

 

Pays de masques et de prestige – prétentieux – obsolète – par temps d’innocence – éclairé d’une lumière trop artificielle – trop mensongère. Tours et cités construites avec la sueur des indigents – avec le sang des anonymes – édifiées grâce aux trafics en tous genres – peu embarrassés par la tête des autres…

 

 

Lumière creusée à mains nues – hors du troupeau des hommes. Sueur sous la lampe qui a guidé les pas. De seuil fatidique en seuil fatidique…

 

 

Entre deux failles – celle du temps et celle de la blessure – un fil tendu – fractionné en mesures précises – accroché à l’origine – et revenant vers elle après maints détours…

 

 

Rien que des querelles – et la complicité de toutes les mains – de tous les ventres. Pugilats de la faim, de la terre et de l’orgueil. Tête et contrées arrachées en même temps que les entrailles de l’Autre…

 

 

Errance du passant loin de la foule – égaré là où il ne s’y attendait pas…

 

 

A travers la vitre – le visage de l’Autre – seul miroir de nous-même(s)…

 

 

Rien que des cris dans l’herbe rouge – ceux de la barbarie et de la terreur. Et nous autres – alternant entre la main innocente et la main guerrière…

 

 

Pierre scellée au passage des vents. En équilibre sur la mort triomphante…

 

 

Ce qui circule entre les visages – ce regard que nul ne soupçonne – et qui éclaire, pourtant, tous nos secrets – tous nos mystères. Comme un soleil anonyme – un soleil immense – un soleil démesuré…

 

 

Ce qui creuse au détriment de la prière – du geste désintéressé. Ce que l’on trouve – et qui, jamais, n’apaise la faim – au détriment de la paix…

Le triomphe du manque et du désir sur la joie et la quiétude de l’âme…

 

 

Autour du même trou – tunnel vertical – entre les pierres et la lampe – sur cette terre sans secret…

 

 

La réjouissante jubilation du retour – pour clore, peut-être, la longue série d’errances – la longue succession d’impasses…

 

 

A courir partout où la joie est absente – comme si elle pouvait se trouver devant soi – en des lieux déterminés...

Marche obstinée qui exalte la fièvre des pas et la désespérance, si nécessaire, pour que l’âme puisse plonger dans la faille creusée par la déception de chaque foulée…

Voyage des périphéries vers le centre…

 

 

A petits pas – à l’ombre du monde – de chemin en rature sur la longue liste des désirs. De visage en rupture – d’impasse en déchirement. Mille lieux à parcourir – mille lieux visités – et la lumière jamais entrevue – jamais rencontrée. Toujours plus loin – et, parfois, à deux doigts de l’effleurer…

D’horizon gris en ciel médiocrement dégagé. Et le vent qui nous pousse encore au voyage…

 

 

Mains exultantes et corps extatique au rythme des tambours silencieux – aux bruits feutrés – intérieurs – lorsque la tête s’absente…

 

 

Endormie – cette vieille carcasse harassée – malmenée par la route – et qui tremble encore à l’idée de la joie – et qui tremble encore à l’idée de la mort – et qui continue de se traîner à travers les âges pour essayer d’épuiser l’espérance et la faim…

 

 

Gestes lents et jubilatoires du quotidien – au faîte du jour innocent. L’âme rayonnante qui a effacé les noms et les visages. Le monde enfin devenu royaume. Et les instincts portés par le feu de la première aurore. Célébrant, partout, le ciel et les choses…

 

 

Une chute silencieuse – anonyme – sans écho. Comme celle d’une feuille à l’automne…

 

 

L’âme acculée à la brume – et qui doit sauter aveuglément dans l’abîme…

Ni rive, ni falaise. Ni bord, ni fond…

Qu’un peu d’air tourbillonnant dans le vide…

 

 

Veilleur sur la roche noire – mains couvertes de lichen – au bord d’un silence qui tarde à venir…

 

 

La confusion de vivre parmi tant de pistes et d’étoiles. Ensablé dans la lutte et la survie. Souillé de sang et de nuit. Mille gestes entravés – contraints d’engendrer l’horreur et les cris. Et l’âme fourbue – incapable de se redresser pour résister à l’abjection…

 

 

La certitude de vivre le pire de l’horizontalité. Les voies souterraines du monde. Le versant commun de l’homme…

A demi enseveli par les chimères et le froid…

 

 

Profondeurs d’un Autre qui nous laisse – tout piteux – à la surface. Monde, choses et visages vus depuis le sable – sans mains pour offrir – sans âme pour aimer. L’Amour mort. Temps misérable – tragique – insupportable…

 

 

Entre l’insecte et la joie – ce combat à mains nues – perdu d’avance…

 

 

Et ces feuilles ineptes qui s’accumulent sous la lampe…

 

 

Intérieur lacéré par le manque et l’ineptie…

Caresses aux allures de lame acérée…

Piège et dépotoir – vague tumulus plutôt que porte blanche…

 

 

Musique horripilante de la main crispée sur son feutre. Inapte à contempler le silence – la nuit – le soir couchant – la terre endormie – le tapage des âmes qui se querellent et se multiplient…

Mots vides d’élan et de sens – bons qu’à noircir la page…

 

 

Et tant de voix – en nous – qui résonnent…

 

 

Partout – l’innocence à l’œuvre – y compris (bien sûr) derrière l’inconscience des gestes et des actes. Pantins orchestrés d’un ailleurs au-dedans – animés par mille forces obscures – invisibles – elles-mêmes impulsées par les souffles (toujours aussi mystérieux) du silence…

 

 

Profil bas là où les Autres se réjouissent – et exultent même parfois – comme si l’on pouvait se satisfaire de la fortune (toujours provisoire) et des circonstances (passagères par nature)…

Tout est si éphémère – si changeant – autant que semblent aléatoires les déconvenues et les agréments…

L’émotion vive – l’émotion vraie – s’expérimente, presque toujours, en silence – et, le plus souvent, dans la solitude. Tout témoin corrompt ce qui nous traverse – invitant tantôt à l’exagération, tantôt à l’inhibition. Qu’importe les yeux, ce qui s’expérimente intérieurement est aussitôt perverti…

L’authenticité et l’intensité du seul à seul…

 

 

Tête froide – âme fébrile – mains rudes et cœur sensible. Comme un automate étrangement agencé – constitué de bric et de broc. Être-monde – peuplé de multitude – qui porte, en lui, tout ce qui a existé depuis l’origine…

 

 

Acharnement du geste pour exprimer la liberté (totale) de l’âme – de l’être-monde…

Et sourire sur cette obstination…

 

 

On s’éreinte là où il n’y a que vents et poussière. On s’applique là où il n’y a que spontanéité et chaos. On tente de vivre là où n’existent que l’âme et la mort…

Ni Dieu, ni prière – le silence simplement…

Simagrées là où il ne devrait y avoir qu’acquiescement – justesse et vérité de l’acquiescement…

 

 

Tout diverge sous nos voûtes – sur nos pentes. Les vitrines et les piliers se disloquent. Les liens ne tiennent plus qu’à un fil. Tout menace de se rompre…

Et les vents de la mort balaieront – bientôt – toutes nos poussières…

 

 

Pas funestes – marche funèbre. Des fosses et des ravins. Des guirlandes de grimaces et de lumières – insignifiantes. Des forêts et des chemins de hasard. Partout – des étrangers – des visages pathétiques et inhospitaliers. Et la tête mille fois plongée dans l’eau froide…

 

 

Au ras du soleil – à la verticale de la mort. Quelque part sur la terre que les hommes ont trop foulée…

 

 

De miroirs en chandelles pauvrement allumées – médiocrement scintillantes dans la nuit – à peine éclairantes. A chercher à tâtons l’or sous la suie des visages – et ne découvrir que la rage et le froid – la triviale condition de l’homme – la ruse au service des instincts – l’ignorance brute de la pierre. Quelque chose d’inhumain…

 

 

Toute l’épaisseur du monde qu’une âme seule ne saurait percer…

 

 

Tête hors des sentiers battus – hors même des marges. Flèche vers le silence et sourire énigmatique. Liasses de gestes incarnés. Comme une manière atypique, sans doute, d’être au monde…

 

 

Rien que le silence et la lumière…

Et cette joie qui traverse le visage – comme si nous n’étions plus qu’une âme jubilante…

 

 

Point d’appui et de passage – ces chemins qui rebutent – ces lieux où ne règnent que la faim et le froid – le manque paroxystique – le silence et la solitude. Âpres terres – encerclées par le noir et la mort – par ce qui n’appartient qu’à la nuit… Qui oserait s’y aventurer…

 

 

L’austérité joyeuse de l’âme solitaire – tendre – sensible – un rien mélancolique – qui a jeté toutes ses parures – toutes ses ruses – toutes ses chimères – et qui marche, humble et digne, sans se préoccuper ni du monde, ni des visages, ni des histoires, ni du commerce, ni des affaires de séduction. Sûre de sa foulée silencieuse qui la plonge – intensément – au cœur de l’instant et de l’éternité…

 

 

Parole – infime lueur – brève étincelle – ensevelie sous la bêtise – confrontée à l’impossibilité de l’écho et au règne de l’ignorance qui révèle, sous des airs de raison, le pire de l’intelligence…

 

 

Sous le sable des apparences, l’or du monde et des visages. Derrière l’anxiété et la ruse, l’Amour déguisé qui se cache – et se contracte. Et nous voilà pris par l’effroyable jeu des masques sans voir ni le rire, ni le silence dissimulés derrière toutes les turpitudes…

 

 

A la verticale du sable – la lumière – unique témoin du passage vers l’océan…

 

 

Têtes perdues – têtes baissées – jetées dans la matière – et dans la mêlée – pour gagner le haut du panier – sans jamais s’interroger sur le lieu où est posé ledit panier (ni à quelle hauteur il se trouve)… Aux étages inférieurs des enfers – à en juger par la nature des comportements – au faîte des sous-sols, peut-être – recouvert de mille couches de terre impénétrables – opaques – hermétiques à toute lumière – dont nul ne peut s’échapper – excepté, peut-être, les fronts humbles et quelques âmes en prière qui se sont écartés des ruses et des pugilats…

 

 

Paroles jetées en l’air sans même une main pour les rattraper… Et je les vois – pauvresses – retomber lourdement sur le sol – et rouler dans la poussière qui finira par les recouvrir – et, un jour, par les enterrer…

Ne reste plus que l’espérance un peu folle – imprécise – insensée – qu’elles soient, un jour, découvertes par quelques mains fouineuses – curieuses – affamées – dans cent ans ou mille siècles peut-être… Alors elles pourront offrir ce qu’elles portent avec tant de rigueur et d’âpreté – ce silence et cet Amour venus d’avant le monde et le temps…

 

 

Chemin vertical qui emprunte tant d’impasses et de sous-sols – voie souterraine – elliptique – étrange – mystérieuse – où tout s’allège à force d’enlèvements et de soustractions…

 

 

Rocher dépassant, à peine, les sables du monde. Signe des temps – de cette époque maudite qui ne célèbre que la bassesse et la sournoiserie…

 

 

Dieu en chemin jetant vers nous ses bras immenses – invisibles. Et nous autres, pauvres hommes, immobiles – inattentifs – regardant ailleurs – attendant je ne sais quoi…

 

 

Mourir d’ivresse et d’amertume – manière de résister à la capitulation – manière d’oublier ce que fut l’enfer où nous avons vécu…

Bêtes à la faim immense que la chair – jamais – ne pourra contenter…

 

 

Le sourire – la joie simple – la main tendue. Ce que l’âme peut offrir. Et ce que la mort nous reprend…

Vie suppliante – à genoux – face éplorée contre le sol – bouche dans la poussière malgré tous les rêves de lumière…

Sombre destin au fond des abîmes terrestres – gouffres où nul ne peut survivre au manque et à la douleur – où rien n’arrive – malgré les élans et l’espérance…

 

 

Ce que fut notre vie – et l’oubli…

Ce que fut notre joie – et la mort…

Ce que furent nos danses – nos gestes – nos éclats. Et le dernier mot – toujours – qui revient au silence…

 

 

Le peu d’espace entre les hommes. Et tant d’ombre sur les visages…

 

 

Des murs – des oublis – un labyrinthe. Et mille substances sur les pierres…

Errance sans issue – impasse sans réconciliation possible…

Sang, sueur, sperme et larmes. Rien qu’une chair se nourrissant de chair et engendrant la chair – occupée à son besoin acharné de perpétuation – à sa volonté de retarder la putréfaction – à son désir d’échapper au néant…

 

 

A vivre comme si nous n’allions jamais mourir…

Obscurément vivant…

 

 

A jouer – et à tout perdre – jusqu’à l’idée de soi…

 

 

Ouvrir les bras là où les gestes sont vains – là où la parole ne suffit pas – là où l’Amour est le seul remède…

 

 

On n’invente rien – on creuse sa route jusqu’aux lisières de la mort…

 

 

Face collée aux arbres des forêts – humant l’odeur de mousse et de ciel – goûtant immodérément la verticale patience…

 

 

Et ces traces laissées pour les pas à venir…

 

 

Vie furtive – à la lisière de l’abandon – au milieu de l’automne (déjà) – mille fois ensevelie sous la neige – le cœur mille fois arraché par l’impossibilité de l’amour – mille fois à genoux – mille fois redressée – si proche, à présent, du seuil de l’autre rive…

 

 

Ni œuvre, ni prière, ni miracle. L’absence érodée à petits pas. La voix résonnante et l’écho stérile de la terre. Dans cette grotte – reflet de notre néant. A aimer, à travers les larmes, tant de beautés ignorées…

Pays de songe et d’orage. Mains et visage obscurs – sans autre liberté que celle du voyage…

 

 

Flamme précieuse – pour l’errance qui sera interminable…

 

 

A porter nos têtes comme si elles contenaient le monde…

 

 

Crêtes nocturnes où tout déraille – et confine à la chute…

 

 

L’oiseau vivant par-dessus l’épaule – entre sol et cimes – entre pierres et sommets – accroché aux branches de la nuit – rêvant d’horizon et de lumière – flirtant, parfois, avec la perspective des Dieux – s’imaginant seul et commun – n’étant lui-même qu’un Autre – avec des larmes plus épaisses que le sang…

 

 

Vivre toutes les expériences de l’homme. Eprouver toutes les dimensions de l’existence humaine – honnêtement – intensément – profondément – jusqu’à découvrir la texture de l’âme – la trame du monde – l’ossature du vide…

 

 

Le monde en soi – est-ce (de) la lumière…

En sa présence – comment le sang et les larmes pourraient-ils couler encore…

 

 

Cet étrange mariage avec les vents qui vous ébouriffent l’âme et la chair – qui lavent la bouche de tout verbe pompeux – qui persévèrent là où nous avons échoué – qui arrachent tout ce qui doit être ôté – qui recouvrent la nudité d’un voile de pudeur – en exaltant, partout, la rencontre et l’intimité…

Divin(s) peut-être…

 

 

Yeux hagards – en nous – retirés – qui ont trop interrogé le monde – qui ont trop désiré le comprendre et le rencontrer – et qui n’ont découvert que des figures et des mœurs légères et barbares…

Le feu de l’âme dressé contre le visage – presque soleil à présent…

 

 

Paroles résistant à l’absence. Gestes solitaires contre l’incurie du monde. Souffle et cri face au désert qui avance – face aux alliances délétères – face aux danses extravagantes – ces jeux auxquels nous n’avons jamais consenti…

 

 

Silhouette d’ambre incrustée de lumière – suffisamment translucide pour voir – à travers – le règne sombre du monde. Eclats de beauté et de silence…

Densité des signes au milieu des nuits successives qui s’empilent – avec, par-dessus, la liesse folle des désirs et la sauvagerie des mains…

 

 

Nous voici venus – chevelure éblouissante – être à toutes les tables – tête arrachée – lèvres écarlates – âme ouverte – et, en nous, ce feu qui brûle tous les doutes. Incarnation de la foudre sur les petits cheminsde la terre

Et soudain – le vide – et la nuit qui happe et reprend ce qu’elle avait abandonné un court instant. Malheurs des hommes au souffle trop erratique…

 

 

Âme d’aube et d’argile jetée dans la nuit – cherchant, sous la pluie, la terre la plus favorable. Venue d’un jour trop lointain pour trouver, avec aisance, la part manquante. Pas même affranchie des mots lancés comme des pierres pour ensevelir la vérité – toujours errante…

 

 

Chemins noirs comme la mort et le basalte – où rien ne peut être élucidé – ni le manque, ni les larmes. Encerclés par la souffrance qui veille sur la fatigue et les pas tremblants. Et les lèvres, engourdies par le froid, qui implorent Dieu en rêve. Destin triste – atroce – funeste – qu’aucune prière ne pourra libérer. Âme et yeux perdus jusque dans la tombe – et qui espèrent encore recouverts sous des tonnes de terre…

 

 

Au jour nouveau, la mémoire défaillante – stérile – sur laquelle rien ne peut être bâti…

Au cœur de l’aube naissante – tout un royaume – des visages et des danses échappés de la nuit. Le verdict qui a épargné la chair et le sang. La réconciliation des questions et des instincts jetés ensemble sur le bûcher. Nouvelle force sans orgueil – née des cendres et des ruines calcinées – de tous les anciens empires abandonnés…

 

 

Une voix sans souvenir qui ne sait plus ce qu’elle dit – qui ne sait plus même à qui elle s’adresse – ni ce qu’elle cherche dans cette nuit si longue – si haute ; une âme fraternelle peut-être – une âme fraternelle sans doute…

 

 

Au commencement fut la révolte contre le manque et le froid – et contre le monde qui les exaltait. Cercle sans étoile – sans visage – suffocant – épaississant le noir – et la nuit – dans le regard…

Contraint d’apaiser sa faim en creusant dans la houille…

Ténèbres et vents. Errance au milieu des flammes. Embourbement dans l’absence. Acharnement de la même parole – comme une prière lancée (presque) au hasard. Vie de surface et de supplice – sans autre couronnement que la mort…

 

 

Au seuil du poème – déjà – la découverte d’une autre voix – d’un espace moins commun que le monde. Deux ailes, peut-être, sur une page en forme d’oiseau – frappant à toutes les portes – tombant avec la neige – brûlant avec le bois jeté dans le feu de l’âme – cherchant un abri – un ailleurs – un autre monde – des visages moins inhospitaliers – des bras plus tendres – des gestes moins rudes – le Graal des cimes – ou peut-être, plus simplement, une torche pour éclairer les sous-sols d’une lumière différente…

 

 

Lampe auprès de nous sur ces pierres trop noires. Feu aussi pour lutter contre le froid. Maison où les morts se succèdent sans jamais atteindre l’autre rive…

Tout se referme sur la chair – et est englouti avec sa putréfaction…

Amère défaite de l’existence – malgré les sourires que nous avons esquissés en songeant à l’Amour…

 

 

Vieilles meurtrissures insensibles à notre présence…

Souvenir d’une nuit plus terrifiante que la mort où la lumière n’était que rafales cinglantes – averse sur les ruines du sommeil. Apocalypse inachevée qui reviendra encore frapper de son déluge…

 

 

Espace où le sang demeure étranger à l’embrasement – trop habitué à ses petits chemins d’infortune…

Au seuil du jour revenant…

 

 

La craie de la parole sur le marbre du vent – inscrite en évidence au-dessus de la tombe – comme une épitaphe rudimentaire. Mots nocturnes pour l’éternité – contre la persistance des identités sédimentaires et métamorphiques…

 

 

Le désert commun – entre le sol et la brume. Des arbres, des portes, des ravins. Des milliards de chemins – et si peu de passages où il nous faut serpenter entre les ruines et les visages d’un temps trop ancien…

 

 

Le monde qui s’étend en strates bruyantes – rouges et grises. Et ces feuilles lancées au milieu des cris – comme un geste incongru – un acte inconvenant…

A certains égards – l’insoutenable jeté dans le pire des lieux…

 

 

Quelques pierres pour s’abandonner à la lumière. Mains et pages posées comme des feuilles mortes. Bercé par le bruit du vent dans les feuillages de l’âme…

 

 

A cribler l’innocence de ces petits mots pathétiques

 

 

Dans le buisson caché – au sommet de l’être. Le nom aussi discret que l’âme – le visage aussi invisible que Dieu. Seul dans notre chambre naturelle à attendre l’aube et quelques restes d’étoiles – reliquats, peut-être, du monde d’autrefois…

Soleil – partout – jusqu’au fond du gouffre – jusqu’aux contours du dernier mirage – jusqu’au cœur de l’ultime désir de lumière…

L’ombre – partout – et derrière la vitre, ce que furent nos chemins…

Seul – à présent – parmi les oiseaux de l’autre monde – là où l’horreur n’est plus perceptible…

Aussi rayonnant que le silence – anonyme…

 

 

L’étreinte du regard – qui offre et qui happe – qui s’étend au-delà du rayonnement – et au fond duquel tout disparaît – jusqu’aux ombres – jusqu’aux identités…

Bouche monstrueuse munie de bras immenses qui fait sien tout ce qui existe – ciel, cruauté, roches, innocence, visages – irradiés et enfournés avec le même appétit…

 

 

Têtes éprises de temps à l’idée de demeurer après la mort – et qui se livrent à toutes les expériences – à toutes les aventures – pour défaire le silence et la nuit qui les entourent…

 

 

Une terre – trop d’oubli – et une lampe minuscule pour explorer le monde et l’amnésie…

 

 

Fable poursuivie par la pensée – et interrompue par le silence…

 

 

Une route vers l’aube encore lointaine…

Un soleil à partager. Quelques miettes de l’admirable contrée jetées en guise d’appât…

Et la chance, peut-être, pour nous sourire…

 

 

Larmes et refus – ce qui nous guette nous qui avons trop cru…

 

 

Comme des pantins tenus par des mains trop grandes – trop lointaines – rendues maladroites par le risque et le jeu de la mort. A nous faire gesticuler pendant des siècles autour du même mystère…

 

 

Offrir son feu et son ardeur pour une autre lumière

 

 

Lieu dévoilé par les chiens de l’ignorance – au flair plus efficace que nos instincts…

Ni sang, ni faim, ni agonie – l’autre face du monde – son versant le plus ensoleillé…

 

 

Privé de tout dans l’irradiation d’un Autre…

Ni nuit, ni lampe, ni froid. Personne. Le seuil à peine éclairé. L’angoisse et la fatigue défaites. Les mots devenus silencieux. La bouche en exil. Et le jour dans la nuit, soudain, entrevu…

 

 

A explorer tous les reliefs de la solitude – les traits encore inconnus de notre visage…