Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

Carnet n°225

Carnet n°226

Carnet n°227

Carnet n°228

Carnet n°229

Carnet n°230

Carnet n°231

Carnet n°232

Carnet n°233

Carnet n°234

Carnet n°235

Carnet n°236

Carnet n°237

Carnet n°238

Carnet n°239

Carnet n°240

Carnet n°241

Carnet n°242

Carnet n°243

Carnet n°244

Carnet n°245

Carnet n°246

Carnet n°247

Carnet n°248

Carnet n°249

Carnet n°250

Carnet n°251

Carnet n°252

Carnet n°253

Carnet n°254

Carnet n°255

Carnet n°256

Carnet n°257

Carnet n°258

Carnet n°259

Carnet n°260

Carnet n°261

Carnet n°262

Carnet n°263
Au jour le jour

Octobre 2020

Carnet n°264
Au jour le jour

Novembre 2020

Carnet n°265
Au jour le jour

Décembre 2020

Carnet n°266
Au jour le jour

Janvier 2021

Carnet n°267
Au jour le jour

Février 2021

Carnet n°268
Au jour le jour

Mars 2021

Carnet n°269
Au jour le jour

Avril 2021

Carnet n°270
Au jour le jour

Mai 2021

Carnet n°271
Au jour le jour

Juin 2021

Carnet n°272
Au jour le jour

Juillet 2021

Carnet n°273
Au jour le jour

Août 2021

Carnet n°274
Au jour le jour

Septembre 2021

Carnet n°275
Au jour le jour

Octobre 2021

Carnet n°276
Au jour le jour

Novembre 2021

Carnet n°277
Au jour le jour

Décembre 2021

Carnet n°278
Au jour le jour

Janvier 2022

Carnet n°279
Au jour le jour

Février 2022

Carnet n°280
Au jour le jour

Mars 2022

Carnet n°281
Au jour le jour

Avril 2022

Carnet n°282
Au jour le jour

Mai 2022

Carnet n°283
Au jour le jour

Juin 2022

Carnet n°284
Au jour le jour

Juillet 2022

Carnet n°285
Au jour le jour

Août 2022

Carnet n°286
Au jour le jour

Septembre 2022

Carnet n°287
Au jour le jour

Octobre 2022

Carnet n°288
Au jour le jour

Novembre 2022

Carnet n°289
Au jour le jour

Décembre 2022

Carnet n°290
Au jour le jour

Février 2023

Carnet n°291
Au jour le jour

Mars 2023

Carnet n°292
Au jour le jour

Avril 2023

Carnet n°293
Au jour le jour

Mai 2023

Carnet n°294
Au jour le jour

Juin 2023

Carnet n°295
Nomade des bois (part 1)

Juillet 2023

Carnet n°296
Nomade des bois (part 2)

Juillet 2023

Carnet n°297
Au jour le jour

Juillet 2023

Carnet n°298
Au jour le jour

Août 2023

Carnet n°299
Au jour le jour

Septembre 2023

Carnet n°300
Au jour le jour

Octobre 2023

Carnet n°301
Au jour le jour

Novembre 2023

Carnet n°302
Au jour le jour

Décembre 2023

Carnet n°303
Au jour le jour

Janvier 2024


Carnet n°304
Au jour le jour

Février 2024


Carnet n°305
Au jour le jour

Mars 2024

 

Carnet n°306
Au jour le jour
Avril 2024

 

Carnet n°307
Comme à la pointe du rêve
Mai 2024

 

Carnet n°308
A l'orée du plus intime

Juin 2024

 

Carnet n°309
Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

Carnet n°310
Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

Carnet n°312
Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

24 mai 2020

Carnet n°233 Notes journalières

De la source – l’aube – sans réserve…

Des montagnes et des entailles…

Le gris qui se propage sur les visages…

Pas de hasard – rien de maudit…

Le voyage – l’épreuve de notre croissance…

 

 

Dans d’autres sphères que celle des semences et des récoltes…

Le jour moins épineux que toutes ces nuits successives – à porter l’âme à bout de bras – la chair prise dans toutes les déchirures…

 

 

Le souffle qui jaillit de l’âme comme la fleur de la terre – génération à la généalogie ancestrale – avec le cœur assez courbe pour épouser tous les destins…

 

 

De ciel en ciel – avec de moins en moins de sang…

Des yeux encore pour croire aux apparences…

Une tête pour raisonner – déduire – imaginer…

Des organes fonctionnels qui devraient se cantonner à leur usage premier – et non intervenir là où ils deviennent un obstacle…

L’ignorance de l’homme – l’incapacité de la pensée à appréhender l’invisible – l’incompétence du néocortex en matière de connaissance de soi…

 

 

La couleur de la première rencontre – comme une main qui effleure notre main – une longue caresse sur notre visage – comme un oiseau, trop longtemps enfermé, qui prend son envol…

Entre tendresse – étonnement et délivrance…

 

 

Nous autres nous éloignant des jeux communs – barbares et indigents – réservés à ceux qui n’aspirent qu’à oublier leur misère ou à devenir autre chose

L’élan contraire nous anime – et parfois même nous assaille ; on aimerait être hors du temps – d’où notre solitude et notre amour du silence…

 

 

De grands yeux ouverts sur le monde endormi…

Des bruits de rouage dans la tête – la visite d’un nuage – le calme de la chambre – quelque chose aux aguets…

Suffisamment éloigné de la foule pour entendre distinctement la voix ; la nôtre – évidemment – comme un bref murmure – quelques paroles adressées à ce qui, en nous, est nocturne et enfantin – à ce qui, en nous, se laisse (presque toujours) aller à la nostalgie et à la tristesse…

 

 

Un visage contre la pluie – le même que celui qui affronte la grossièreté des hommes. Comme – en soi – profondément – viscéralement – un refus de l’inévitable et l’espérance d’un possible franchissement vers au-delà…

 

 

Des paroles pour soi – seul au milieu du noir – avec, au-dedans, le ciel et l’orage – et quelques restes de rêves – obsolètes – totalement inutiles. Le sourire de la lune devant notre figure ébahie – le monde repeint en bleu à force de supplices…

Tout s’écroule – tout se déchire – et, sur le sol, des lambeaux de cœur éparpillés – dégoulinants – comme la seule loi du monde – peut-être – incroyablement cruelle pour la psyché – mais inévitable pour grandir et approcher notre vrai visage – le silence – la vérité…

Toute une géographie où se perdre – et le rien – et le vide – à ressentir – à rejoindre…

 

 

Le monde – de moins en moins abstrait – beuglant – rouge sang – et dans l’âme – ce qui finit par se détacher et nous laisser nu…

La mémoire et la parole – défaillantes – presque hors d’usage – presque hors de propos…

Et toutes les frontières – sur la feuille – effacées…

La vie comme un songe – puis, comme un soleil…

Et nous – comme les pierres et les arbres – essayant, chaque matin, de faire peau neuve…

 

 

D’une brume à l’autre – sans pardon – sans larmes versées…

Dans le sillage des choses – dans le sillage de petits riens…

Le monde que l’on prend pour un paradis – en oubliant l’écart avec ce qui est juste – en oubliant l’écart avec ce qui est vrai…

 

 

Dans la tête – entre les lèvres – rien qu’un bourbier – une fournaise – une danse absurde – toutes nos préférences – un dialogue entre toutes nos folies. Et derrière ce chaos – le silence – déjà présent – discret – incroyablement attentif…

 

 

Le jour – comme un accident sur notre route – quelque chose d’impromptu malgré notre marche assidue et notre fidélité aux chemins – et qu’il nous faudra franchir à genoux pour le voir durer…

 

 

L’inégal combat entre l’espace et notre visage – entre la vérité et notre nom – entre le silence et notre vie trop bruyante…

Que faudrait-il délaisser pour que se dessine dans notre âme un peu d’innocence…

 

 

Debout – parfois – comme si nous avions l’air d’être – mais en désordre au-dedans – et parfois même (totalement) ravagé…

L’apparence d’un visage et d’une silhouette – seulement…

 

 

En nous – le baiser qui attend nos lèvres consentantes – infiniment désirable(s)…

 

 

A dormir dans l’empreinte immense des Dieux au lieu de débroussailler le monde – d’inventer sa sente – de danser avec toutes les ombres brûlantes qui vivent à nos côtés…

 

 

Comme une nuit et des parois dans la tête – une terre mille fois piétinée – un petit carré de sable avec au-dessus – très haut – à peine visible – une ouverture – un passage – un tunnel sans doute – vers l’air frais – l’extérieur – le ciel peut-être…

 

 

Du jour – comme une caresse – une manière de brûler en silence – de vivre au milieu du monde et des heures sans un seul visage confident…

Un baume – un réconfort – une (réelle) façon de se redresser dans la solitude…

 

 

Du silence et de la lumière – comme l’air que nous respirons – les seuls éléments nécessaires – peut-être…

 

 

Où pourrions-nous fuir puisque notre vie et notre tête sont cernées ; approfondir la blessure – sauter par la fenêtre (ouverte) de l’âme – plonger au-dedans et se perdre…

 

 

La tête baissée malgré la présence des arbres ; deux verticalités contraires – et qui se rejoindront peut-être – plus tard – la tristesse passée – le jour descendu…

 

 

Sans impératif – fidèle au feu – le soleil et la blancheur confondus – dans le maquis des heures – dans la sauvagerie des jours – le sourire sur le visage qui, peu à peu, s’efface – puis le visage, lui-même, qui disparaît – avec l’illusion…

 

 

Epaisse – cette absence des hommes – (bien) plus douloureuse que la solitude…

 

 

Une rencontre intacte – innocente – jamais née – comme si nous n’étions que des phénomènes inventés…

En réalité (peut-être – qui sait ?), tout est (réellement) sordide et douloureux – tristement instinctif et animal – comme s’il n’y avait pas encore assez d’homme en l’homme…

Rien qu’une aventure pénible – une pauvre histoire – en somme…

 

 

Nul lieu – nulle route – le même destin aux quatre coins du monde – le nôtre…

Des combats – de la détention – du temps et des choses qui passent ; le lot commun – coincé quelque part sur la terre – sans autre horizon que celui qui existe sous les yeux – sans autre perspective que cette étoile et ce coin de ciel au-dessus de notre tête…

 

 

Un lieu de passage – en nous – partout…

Des millions de choses et d’oiseaux – des figures et des morts – des caresses et des poings levés – des pierres qui roulent de toutes parts – puis, peu à peu, de moins en moins d’objets et de visages – de moins en moins de présence – puis, un jour, plus rien ; l’absence et le silence – seulement…

 

 

Le réel – au-dehors et au-dedans – prêt(s) à lutter – à s’abattre – à nous anéantir…

Verticalité absente ou bancale – et lorsque, trop rarement, elle paraît valide (et suffisamment vaillante) – le même résultat – sauf à l’intérieur où l’espace semble préservé…

 

 

Des noms sur des choses et des visages. Des noms pour différencier – et dans cette série d’insignifiances – le sacre de la multitude – uniforme et similaire – le singulier commun – ordinaire – semblable à tous les autres…

Et – ainsi – des pans de monde qui deviennent invisibles – et que l’on oublie…

 

 

Ce qui se multiplie – ce qui s’étend – ce qui se déploie. Et, pourtant, la même solitude – partout – les mêmes (pauvres) soliloques plaintifs. Des visages face à leurs miroirs…

 

 

Une halte dans la chambre de la forêt – dans l’intimité des arbres et des oiseaux. En ce lieu familier – parmi les nôtres – sauvages et solitaires – la parole dite pour nous-même(s) – sur ce carré sans frontière – où la terre et le ciel ne sont que de simples habitants – où les limites sont ailleurs – dans notre tête et la proximité des autres hommes…

 

 

Qui est-on parmi les siens – parmi ses frères – sinon la continuité de leur présence et de leur parole – l’espace et le silence communs – ce qui unit toutes les parties de l’ensemble…

 

 

Le jour – plus silencieux qu’à l’ordinaire – les mains tremblantes et l’âme plus nue qu’autrefois – moins exigeante – plus docile peut-être – qui acquiesce à ce qui est donné – à la surprise et au coutumier – au plaisant et au douloureux – de moins en moins contrariée par l’inévitable alternance…

 

 

L’odeur de la fuite et du sang – chez la bête sauvage – un frère dans nos rêves – un frère pour notre âme – celui qui habite le même labyrinthe que nous – qui porte le même mystère que le nôtre – celui que l’on doit déchiffrer – celui qui s’éloigne et se cache à la vue des armes et des hommes…

 

 

L’aube – parfois – réfractaire à notre venue ; trop de résistance et d’embarras – trop de doute et d’opposition – et l’essentiel qui manque ; la docilité et la confiance…

Plonger dans son propre gouffre comme un envol – qui pourrait s’y résoudre sans crainte…

 

 

On vit jusqu’au ciel – dans notre absence – sans interrogation – les lèvres pincées – aussi blanches que la neige – pour habiter hors des légendes – aussi près que possible des saisons…

 

 

Ce qui se glisse entre nous – le ciel et la terre – l’apparence d’un monde – la neige sur le sol noir – des larmes au milieu des souvenirs ; tout – comme une invitation – une volonté d’enfance – le retour à une respiration plus simple et plus ample – si nous savions nous retrouver…

 

 

Un chant – et trop de refus – face à l’absence de beauté – face à l’impossible élevé au rang de seuil – au rang de frontière infranchissable…

Plus qu’une espérance – une irrépressible nécessité…

 

 

Nous attendons la lumière – le sacre de l’invisible – comme d’autres le grand amour – le cœur et les mains tremblantes – la mémoire vierge de toute image – et les apparences en désordre…

 

 

Assis – juste un nom (pour les Autres) – au pied d’un arbre – un sourire à la place du visage – et la main tendue comme si l’on attendait que tombe la dernière neige…

 

 

Le rouge au front – sans la moindre honte – la couleur donnée par la colère de l’âme – épuisée – dans sa (vaine) attente de l’homme – désespérée par l’impossibilité de la rencontre – et si affamée, à présent, de solitude et de silence – ardente et fébrile – comme si la qualité des jours (et des années peut-être) qu’il nous reste à vivre en dépendait…

 

 

Le silence – écrin de la clarté du monde et de la voix – outil du Divin que savent si peu manier les hommes – trop chargés de désirs et de secrets – trop chargés d’embarras et d’aversions…

 

 

Le monde – des prières sans ciel – pire – des lamentations – des requêtes adressées à l’inconnu que nous plaçons toujours trop haut – au-dessus de nos têtes…

Les hommes – des ventres sous quelques rêves et des milliards d’étoiles. Et une bouche pour engloutir et vociférer – et, à la fois, crier et masquer leur ignorance…

La pauvre et triste existence des vivants – l’indigence (parfaitement) incarnée…

 

 

Peut-être faudrait-il rire devant les reflets changeants du réel – mais notre œil, trop attristé par ce que renvoient les miroirs, ne peut se réjouir de ce qu’il voit…

 

 

Enfant d’un jour lointain – encore titubant – encore ensommeillé – fidèle (toujours) à la terre – malgré lui…

 

 

Tout s’obscurcit – avec la douleur – tout prend les traits déformés de la grimace. La beauté même semble laide – l’Amour même semble sans cœur…

L’œil souffre comme si l’âme était dedans – comme si tous les doigts du monde étaient enfoncés à l’intérieur…

 

 

Un grand frisson de solitude en croisant chaque représentant de la communauté des hommes…

 

 

Dans le cœur – la faute – croit-on ; l’amour maladroit – carnassier – né de la pauvreté et du manque – de l’absence d’Amour – en soi ; quelque chose d’étranger – de céleste peut-être – aurait dû l’irriguer – remplacer les ombres folles et les tremblements d’une âme sans expérience – malheureuse…

Mais il faudrait plus de lumière – et moins de miroirs – pour échapper au regret – à la nostalgie – et accéder à ce qui prolonge l’homme…

 

 

Sur un axe – nous et les vents – et de part et d’autre – l’inconnu – autant devant que derrière. Visible le voisinage – seulement…

Quelques idées qui traversent la tête…

Quelques émotions qui traversent le cœur…

Entre infortune et providence – ni vraiment comblé – ni vraiment malheureux…

Cahin-caha – toujours – vers la lumière…

Quelques pas sans (véritable) conscience…

Quelque chose qui avance – en nous – imperceptiblement – invisible et sans imprudence…

 

 

Le soleil sur les pierres blanches – le visage innocent dans la lumière – et le reste – caché au sous-sol – au fond des âmes – à l’abri des regards ; ce qui est noir – impétueux – colérique – intraitable – le moins reluisant – les substances corporelles – la puanteur – la douleur – la désespérance – l’agonie et la mort – tous ces manques – tous ces manquements – hors-champ – relégués aux ombres de l’intimité – au chaos de notre solitude imparfaite – aux trop rares tête-à-têtes avec soi…

 

 

Quelques mouvements qui émergent des profondeurs – du silence – socle de toutes les agitations – de toutes les nervosités – l’ardeur des âmes et l’allant des foules – les petits jeux du monde qui font tressaillir les cœurs et se frotter les peaux parfois avec tendresse – parfois avec âpreté…

Tout ce qui apparaît – et éclate – sous la lumière…

 

 

Nous nous tenons là où nous avons jeté nos filets – juste au-dessus des pauvres remous de la surface – scrutant avec fébrilité la moindre émergence – attendant sans patience que quelques proies – des choses – des têtes – des cœurs – des âmes – soient pris au piège et remontés…

Sans un regard vers le ciel – sans imaginer un seul instant que l’invisible nous tient tous dans sa nasse – entre ses mains…

 

 

Des yeux sous la voûte – des ombres face à l’immensité – quelques bruits – quelques vagues – dans le silence et l’immobilité…

Et ces lignes – et ces pages – comme un murmure – long et discret – pour rappeler aux âmes leur chance et l’indispensable besogne qu’elles doivent accomplir pour se retrouver…

 

 

Ce que l’on connaît de soi – des îlots de terre noire – bûchers et cendres – des pas mal assurés vers l’inconnu – notre ardeur – quelques mythes personnels – des mensonges, bien sûr – quelques gestes triviaux – des idées communes – si répandues – déjà mille fois ressassées – des barques d’emprunt déposées ici et là – un peu partout – à la fin de chaque voyage…

La même chose que tout le monde – en somme…

Notre visage apparent…

 

 

Le sommeil qui s’étire – loin – très loin – si loin que nous allons, sans doute, continuer à dormir pendant des siècles – pendant des millénaires peut-être…

 

 

Notre voix – sans violence – murmure de solitaire discret – passant (presque) inaperçu dans les déserts qu’il traverse…

Un peu de neige sur la tête et les souliers – et, dans l’âme, son poids de silence…

Mains dans les poches et sur le visage, parfois, quelques larmes – une tristesse tendre et souriante sans autre raison que celle de vivre parmi les vivants…

 

 

Des paroles claires – parfois surprenantes – comme un défi à la bêtise et à la raison – rampantes ou sautillantes selon le dénivelé de la phrase et les aspérités du sens – porteuses de fenêtres immenses et de liberté – de forêts et de soleil – d’ombres, de rosée et de linceuls – déposées là – sur l’herbe et la pierre – dégagées du temps et de la nécessité des visages – admirables parfois – et sans auditoire (presque toujours) – et qui vieilliront, peut-être, avec patience pour s’offrir (pleinement) à celui qui, un jour, les lira avec attention…

 

 

Comme le jour – en nous – qui parfois se rompt…

Des ailes sur les mots qui s’élancent vers le monde en effleurant, de temps en temps, les choses du ciel – un peu de Divin descendu aussi bas que possible…

De la poussière d’or et de lumière…

 

 

Un trou – un peu plus loin – attend notre venue – un passage sans soleil – avec, de l’autre côté du noir, des avalanches de lumière…

Plus beau que dans nos rêves les plus extravagants…

 

 

A la frontière du bleu et de la nuit – au milieu des montagnes – dans le froid solitaire – comme dans n’importe quel désert – l’âme partagée – autant que le monde – entre les apparences et l’invisible…

 

 

Voyageur – parfois – la sueur au front – d’effort et de terreur – comme deux ailes repliées – épuisées par cette folle poursuite des ombres…

Du vent – de la cendre – et trop de routes possibles vers le même mystère…

A la fin – sans doute pourrons-nous dire que nous n’aurons fait que passer…

 

 

Le monde devant nos yeux – comme nous – les mains liées derrière le dos…

Le dos voûté – et tout qui s’efface – les souvenirs et la chair dispersés…

Et, bientôt, quelques os sous la terre…

 

 

Entre nos pairs et l’espace – notre destinée…

Entre le vide et l’interrogation – l’esprit…

Et notre âme qui n’a jamais su choisir…

Et le vent qui, sans cesse, s’en mêle – et qui, sans cesse, nous pousse – et qui, toujours, nous mène plus loin – ailleurs…

Mille séjours et des passages qui se succèdent – seulement…

 

 

Le perpétuel parti pris de la parole face au geste nu – sans autre racine que l’écoute et le silence – juste et droit comme une flèche – sans détour – sans hésitation – directement vers sa cible – parfait tel qu’il est…

 

 

Tout s’empare de nous – comme si nous étions un lieu à investir – un carrefour – un espace à remplir ; ce que nous sommes – littéralement – malgré nous – une étendue vierge que l’on habille – que l’on meuble – que l’on décore – inlassablement…

 

 

Dans le noir – à proximité – juché au-dessus de nos têtes – si absentes – si étourdies – trop souvent. En surplomb du monde et de toutes les chambres nuptiales – plus haut que tout – à l’exception de l’Amour qui nous élève…

 

 

A l’horizontale – ce mélange – cette étrangeté aux mille visages qui se plaint et se plie à toutes les nécessités…

Et ces hurlements dans l’âme – jamais entendue – jamais rejointe – le ciel scellé, pourtant, au milieu du front – et l’invisible comme axe central…

L’ébauche de l’homme – l’esquisse trop rapide (et trop élémentaire) des Dieux qui n’avaient, sous la main, qu’un peu de glaise et de vent…

 

 

Tout tombe – se vide et disparaît dans un trou – parfois à même le sol. Et pour l’essentiel des vivants – sans un seul regard – en silence – dans l’indifférence terrestre absolue – comme si la matière n’importait pas – comme s’il n’y avait rien au-dedans – ni au-dessus – ni derrière ; de simples amas de substances – fragiles – précaires – provisoires…

Ni âme – ni esprit – pas même la présence ou l’intention (malicieuse) des Dieux…

Du magma et le néant. Et le regard – trop haut – trop peu habité – pour que l’Amour sorte de son sommeil et puisse émerger au cœur de la chair…

 

 

Cette absence envahissante – dans la tête – au creux des mains – dans l’âme et le monde – plus qu’un découragement – plus qu’une inertie – ce qui n’est pas – ce qui ne peut être – là où il n’y a rien – ni personne – pas même un peu d’espérance…

Des lieux de misère et des grimaces…

Des instants volés au rêve – comme un trait sur le monde – biffé – raturé – avec une double barre dans la tête – ce que nous rappellent, sans cesse, les Autres – les vivants et les morts…

 

 

L’âme égratignée – couverte de plaies et de cicatrices ; tous les mensonges – les promesses non tenues – ce que l’on a tu – la somme incalculable des pertes et des déceptions…

L’aire de toutes les désillusions – immobile – jusqu’à ce que tout s’arrête…

 

 

Notre visage – rien qu’un miroir mille fois brisé – des éclats – des reflets – rien d’éternel – des fragments de monde – et un peu d’âme – parfois…

 

 

Les terres horizontales – de plus en plus étrangères – les rondes et les danses – le bruit – le cirque permanent – l’absence devenue maître du temps – les lois communes – la bêtise reine – les images trop grandes pour les têtes – envahissantes – la folie des cœurs en manque (carencés) – les ventres affamés et assassins – l’imposture élevée au rang de vérité…

Les ombres – partout – de plus en plus intimidantes…

Dieu – le ciel – l’exil – notre seul refuge – le silence et la solitude…

 

 

Comme un vieux rêve de contrebandier – avec des sacs emplis de fleurs et de parfums – des têtes gorgées d’éloges et de poésie – et des âmes débordantes de soleil et de gratitude…

Et nous autres – sur le chemin des crêtes – tout nus – en vérité – allant avec nos sandales usées et la besace (presque) vide…

 

 

L’âme chiffonnée – à la fenêtre – mains sur la poitrine – les cheveux ébouriffés par le vent – le cœur en tête – comme un défaut de fidélité – la lanterne des Autres accrochée trop près du front – à s’interroger sur la place du monde dans l’âme – et sur la place de l’âme dans le monde – et ne trouvant rien d’autre – en nous – et au-dehors – qu’un (immense) besoin de solitude et l’impérieuse nécessité de l’exil…

 

 

La hache et la lune dans le même sourire – collées sur les mêmes lèvres – le même visage – inséparables – à leur place – sans doute – comme les seuls outils de notre panoplie – les seuls instruments à notre disposition pour participer au(x) spectacle(s) du monde…

 

 

Du jour – tombant sur nous – de travers – de manière oblique – sur un seul versant – le moins exposé – le moins sensible – à l’ombre – comme un défi – un exercice d’anxiété pour nos pas en déséquilibre sur le fil tendu entre le silence et tous les possibles – avec la nuit – obscure – verticale – en contrebas…

 

 

Le grand vacarme de l’âme en réponse à l’insoluble question du « qui suis-je ? » Un grand tohu-bohu suivi d’un long – d’un très long – silence (définitif peut-être)…

 

 

Le monde – comme l’éternel retour – la naissance de tout, sans cesse, recommencée…

Et au-dessus – et en dessous – la même nuit qui s’étire – indéfiniment…

Et nous – sur ce fil invisible – tout au long de cet interminable voyage…

 

 

Sur le même point – oscillant – à demi ouvert – témoin du cours naturel des choses – nos battements de cœur – notre respiration – et l’inquiétude commune de ne plus être – un jour – mille fois vécu pourtant – comme toutes nos vies – oubliés…

 

 

Du monde et de la lumière qui se mélangent dans nos veines – dans notre sang frémissant…

Des rives – du ciel – et la main des Dieux qui distribue et répartit – du noir et des aventures – des fleurs et de la mort – et le déclin, le soir venu – et l’absence en hiver…

Pas la moindre âme qui vive ; et notre prison toujours aussi peuplée de fantômes…

L’éternel cheminement vers le même mystère – inconnu…

 

 

Errant – comme le voyage trop longtemps oublié – le verbe contre la douleur – le verbe au service de la terre – de l’envol et du ciel descendu – de l’intérieur vers le dehors – comme un rayonnement – comme l’écho (parfois nécessaire) du premier silence…

 

 

Parmi les arbres – nos frères – le feu silencieux au cœur de notre solitude – des visages fraternels au bord du front – le visage tourné vers nous – dans nos profondeurs secrètes – avec le même sang qui circule dans nos veines – entre nous – au centre du plus intime – au fond d’un plus grand que l’homme qui se partage en autant de parts que nécessaire…