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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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2 juillet 2019

Carnet n°191 Notes journalières

Au bord du vide – à attendre la mort – et derrière nous, on sent les mains des hommes pousser – pousser. Et parmi eux, pourtant, aucun assassin…

 

 

Tout se mélange – la terre – le ciel – le silence – la tête – le devant et le derrière – les pitreries – la misère – les rires et les cris des mères qui enfantent…

Rien qui ne puisse rester debout. Tout virevolte et fait tournoyer les destins qui s’emmêlent – se chevauchent – se séparent – et que la mort, un jour, viendra chercher…

 

 

Un désert – et, au loin, l’horizon – et, au centre, les portes de l’âme. L’œil alors s’éclaire. Le cœur alors s’enflamme. Partout, la promesse de devenir vivant…

 

 

Le sol et les vagues – féroces – fragiles – qui avalent les têtes sans distinction. Les chutes, les larmes, les souvenirs. Les lois et les crimes – ensemble – réunis. Les lèvres muettes qui ont oublié la langue de leurs ancêtres. Les yeux qui questionnent. Les âmes et les mains qui tremblent. La mort – l’amour – tout ce qui nous rend tristes et fous (et, parfois fous de tristesse). Le cœur aussi aveugle que les yeux – qui implorent le monde – Dieu – les mères – les océans – impuissants devant la blancheur de leur sommeil et le poids de leurs vieux bagages…

La joie qu’en rêve…

 

 

Il se fait tard – à présent – des siècles ont passé – rien n’arrivera plus…

Il faut se résigner à vivre – et marcher encore – vaillants et dignes – jusqu’à l’aube – jusqu’à la tombe…

 

 

Dépossédé(s) – en déshérence – sans maître – sans filiation. Abandonné(s) en quelque sorte – sans une seule âme pour réclamer notre présence…

 

 

Tout un royaume – en nous – qui murmure – et dont nous feignons d’ignorer les larmes…

Ecume – vent – illusion – ce qu’il nous faudra encore affronter…

 

 

Adossés à nos fausses rectitudes alors que l’hiver et la fatigue ne vont plus tarder. Et la mort à leur suite…

 

 

Loi d’un Autre sur le bout des lèvres…

Espoir pas même éprouvé au fond des eaux noires…

Trou de misère. Gouffre d’indigence. Rives à gauche – soleil à droite. Et menaces – immenses – imminentes – partout…

A décliner ce que le fil du hasard nous réserve…

Titubant – et bientôt – et déjà – sous la terre…

 

 

Fous, princes et mendiants mourront tous. Mais qu’auront-ils vécu si leur âme était absente…

 

 

Dans notre chambre – l’errance encore…

Les jours pareils au reste – exigus…

 

 

Là où les Dieux nous poussent – là où les Dieux nous toisent – un pied sur chaque continent…

 

 

L’Amour qui se cache derrière les traits les plus arides…

 

 

Paroles d’explosion et de rupture là où le geste, peut-être, réconcilierait…

 

 

L’œil s’enlise là où le cœur pourrait éclaircir…

 

 

Soleil brouillon sur les oiseaux du malheur – les chutes – la nuit – l’infertilité du désir. Le feu et la tristesse sur les pierres. La vie qui serpente – et qui circule parfois – entre nous. Les plus beaux visages de la mort…

Partout – le sens de la plus haute tragédie…

Mille éclairages qui donnent le tournis – et leur ivresse aux hommes…

 

 

Nos gestes – reflet de notre âme si changeante…

 

 

Ciel abyssal sur la route grise. La fortune incertaine et le mépris – toujours possible – des Dieux…

Nudité permise – au-dessus de tout soupçon de péché…

Quelque chose comme un morceau d’infini – un bout d’éternité – un intervalle où tout pourrait arriver…

 

 

Agonie plus vivante que ceux qui ont assassiné. Eclat d’un autre monde – d’une perspective moins étriquée que celle qui a guidé la main cruelle…

Malheur à ceux qui dorment – immobiles. Ils périront à genoux – éplorés – implorant je ne sais quel Dieu inutile…

 

 

Aussi belles et tendres que l’herbe – l’âme et la main qui s’ouvrent et se tendent – embarrassées et tremblantes devant le malheur des autres…

 

 

L’amour horizontal avec ses misérables partages de pain, de couche et de substances…

 

 

Ce qui nous quitte – s’attarde avec délice – et nourrit le souvenir d’un jour moins triste. Mais nous serons seul(s), bien sûr, pour affronter la mort…

Ensemble – toujours – en dépit de la solitude et des retrouvailles…

 

 

Pays sans autres habitants que les voyageurs – les âmes sensibles – la neige – le silence. Rien qui ne blesse – rien qui ne meurtrisse…

Et en chemin – l’autre versant du monde ; des pierres – du brouillard – la fatigue – et le noir qui gagne les esprits…

 

 

Que l’âme est frêle devant Dieu – devant le monde…

 

 

Nous marchons sans remède – et nous allons sans même y penser. Mais que savons-nous réellement du voyage…

 

 

Nous désespérons parfois de ne trouver que des pierres…

 

 

Un sol tapissé de fleurs – et des bêtes qui se cachent au milieu des forêts. Des sentiers, parfois, où l’on devine la lumière…

Nous nous taisons. Nous écoutons le cœur qui sait

 

 

Âme trop penchée – en déséquilibre vers la mort…

 

 

Trop éphémères, sans doute, pour être autre chose que des passagers – des voyageurs dans le meilleur des cas…

 

 

A se cramponner là où il faudrait avoir les mains libres et ouvertes…

 

 

La grâce, peut-être, n’est qu’une affaire de solitude et de solitaire. On ne peut la partager – au mieux la laisser rayonner…

 

 

Nous allons – comme la vie et la mort – jusqu’au jour où nous embrasserons la terre…

 

 

Nous passons – discrets – anonymes – sans que nul ne nous connaisse – sans que nul ne nous salue. Vagabond de la dernière pluie – sans nom – sans visage – et qui ira seul pour l’éternité…

 

 

Les mains du silence nous hissent au faîte de la joie – le ciel parmi les pierres – qui donne à l’âme l’envie de rester encore un peu parmi les hommes…

 

 

Rien de grave au fond de l’âme. Quelque chose proche du rire – du jeu – de la farce – malgré la tendresse des mains et la profondeur (un peu triste) du regard…

De la douceur et de la dérision – une joie espiègle et un peu mélancolique…

Une alcôve aux dimensions infinies…

 

 

A demi éteint – comme couché sur la mort – avec la sensation de deux mains froides plaquées contre le dos…

 

 

Si loin du cercle des Dieux – des luttes vaillantes – du soleil enfourné dans la bouche – du monde – des hommes – de la poésie. A guetter les adieux – les derniers jours de connivence. La mort tapie déjà au fond du corps…

A pourrir comme un fruit trop mûr que l’on a jeté sur le fumier – et qui rêve de vent et de pluie pour disparaître plus vite…

 

 

Pollen dispersé dans l’espace – que les vents portent vers l’inconnu…

Légère poussière aux allures de soleil…

 

 

Ce que nous vivons avec tendresse – le cœur ouvert et l’âme tremblante ; instants où nous devenons la chair du monde, l’esprit des Dieux et le souffle des vivants. Toutes les larmes de la terre. Et la main lente qui se tend et apaise…

 

 

Circonstances aux allures de hache et de pointes acérées. Dents fines – aiguisées – carnassières – qui transpercent, pénètrent et arrachent la chair, le sang et l’âme jusqu’à nous rendre fous, désespérés ou implorants…

 

 

Rares sont ceux qui se libèrent de la fable du monde et des identités…

 

 

Toutes ces ombres qui cherchent un peu de lumière pour tenter d’échapper à leur histoire…

Haute voltige sur le fil de l’illusion…

Oiseaux de la folie – guetteurs de la mort – tous ces personnages de la commune déraison…

 

 

A vivre comme si la vie avait encore quelque importance. Tout sera bientôt fini – ne sentez-vous donc pas la mort qui, déjà, plane sur nous…

 

 

Des cris – des pierres – des tombes – un peu de terre – quelques prières. Funérailles de personne auxquelles n’assisteront que l’ombre et le vent…

La terre vide au-dessus et au-dedans…

 

 

Et si Dieu avait caché la joie au milieu des malheurs…

 

 

Loin des hommes – loin des routes – près du centre où l’ombre et la lumière ne forment qu’un seul visage…

Gestes fidèles au mouvement – gestes qui consolent d’un silence trop lointain…

On chemine ainsi sur la feuille et les chemins. On marche aveuglément – sans rien savoir du pas précédent – sans rien connaître du pas suivant…

 

 

Parmi ceux qui tremblent et trébuchent – nos souliers – nos lignes – notre âme…

 

 

Un pied parmi ceux qui s’acharnent – et l’autre parmi ceux qui s’abandonnent. Le cœur – toujours – au-dessus de l’abîme…

 

 

Nos lignes peuvent-elles consoler – peuvent-elles guérir – du poids de vivre…

 

 

A la rescousse de soi – en soi…

 

 

Espace de ronces, de pierres et de livres – où l’âme demeure – et peut enfin sourire du déclin – du destin en faillite – sans regret – sans amertume – la fleur aux lèvres…

 

 

Tout se tourmente sur la terre – s’emberlificote dans mille histoires – erre – fait les cent pas – autour du même mystère…

 

 

A demi-mot comme manière de vivre – et d’occuper le monde avec discrétion – de laisser l’espace vide – d’offrir au silence la place qui lui revient…

 

 

Persévérer sans s’acharner. Devenir le ciel et le soleil. Et si la mesure est trop haute, être la lampe qui éclaire et le doigt qui montre. Et si cela est encore trop ambitieux – s’abandonner avec humilité…

S’inspirer de la fleur – de son anonymat – de sa fragilité – car qui peut ignorer que l’insignifiance offre sagesse et beauté à celui qui la revêt – ce que nous nous éreintons à découvrir en essayant de devenir un Autre et de nous élever sur l’illusoire (et mensongère) échelle des hommes (ou des saints)…

 

 

Rien ne pèse plus – tout a le poids du jour…

 

 

Un silence au-dedans des choses – comme notre portrait le plus fidèle…

 

 

Dieu sous nos pas – piétiné – le plus souvent. Parfois sur notre épaule pour encourager – et, de ses murmures, orienter la marche. Et plus rarement sur nos lèvres – à rire avec nous – et à attendrir la dureté de nos paroles. Et plus exceptionnellement encore dans notre main qui, depuis toujours, cherche le geste juste…

 

 

Comment pourrions-nous porter le monde avec une âme si faible – et l’affronter avec tant de fragilité… Mais qui a dit – et nous a donc convaincu – qu’il fallait assister et combattre…

 

 

L’Absolu au bout des doigts comme un papillon insaisissable…

 

 

Pourrait-on devenir ce que nous ignorons encore…

 

 

Ressembler au soleil alors que dans l’âme ruissellent toutes les pluies du monde…

 

 

Un jour – des pas – des gestes – des lignes. Et pas davantage. Si, peut-être… la joie et le silence de l’âme…

 

 

A vivre comme si nous pouvions transformer la rage en grâce – la nuit en jour – les malheurs en sourire…

Prestidigitation d’un autre monde – où l’élan est sans intention…

 

 

Encerclé(s) par presque rien – nos propres visages en reflet – si ingrats – si sévères – si étrangers – qu’ils nous intimident et nous paralysent. Comme un affreux – et effrayant – prolongement de soi…

 

 

Je rêve du premier élan d’innocence de l’humanité. Mais, sans doute, serons-nous tous morts avant que naisse le geste inaugural…

 

 

Humilité – respect – silence – sobriété joyeuse. Combien de visages s’y livrent avec profondeur et sincérité – de toute leur âme…

Partout – on ne voit qu’accumulation – orgueil – déni de l’Autre – saccage du vivant – et tapage stérile…

 

 

Grands prêtres des idoles qui, sous le nez de la foule, agitent leurs images…

 

 

Du sang versé comme de l’or – et le cœur des hommes se réjouit. Ivresse, orgie et festin – comme de piètres consolations à vivre. Délices d’une humanité qui s’imagine raffinée – humaine. Pauvres diables velus et décérébrés – indignes de n’avoir que deux pattes…

 

 

Entre ailleurs et chimères – que l’Amour et le réel semblent lointains – à moins qu’ils ne se soient déguisés sous ces traits étranges et inattendus…

Quelle mouche les a donc piqués pour orienter ainsi leur jeu vers ce qui ressemble au pire…

 

 

Le monde a épuisé tous mes élans. A présent – je reste immobile – à l’écart. Ni sage, ni indifférent. Trop conscient seulement de notre impuissance…

Je contemple le désastre avec tristesse – en l’alimentant, malgré moi, à regret (et le moins possible, naturellement)…

 

 

Chaque geste compte – chaque geste est une aile – un souffle – un possible devenir – autant qu’il semble insignifiant – dérisoire – inutile…

Dilemme de chaque cellule du grand corps – dilemme de chaque rouage de la monstrueuse machine ; agir ou ne pas agir – en être ou ne pas en être…

Faire selon sa nature et ses inclinations – selon ses prédispositions et ses nécessités – ce à quoi, d’ailleurs, chacun se résout ou se résigne…

Et l’addition des gestes devra être conséquente tant l’inertie est grande ; il faudrait un sursaut collectif massif pour avancer d’un pas…

 

 

Nous sommes – personne…

 

 

En soi – ce que d’autres ont prescrit – bien davantage que ce que nous y mettons…

 

 

Porte au fond de l’âme – au fond du noir – qui ouvre sur la lumière et la fin des saisons – le ciel sans couleur…

Et derrière la fenêtre des grisailles – tous les orages qu’il nous faudra traverser encore…

 

 

Au loin – au plus proche – l’Amour. Et notre accablement – ce que nous traînons comme un poids ; tout ce que nous ne lui avons encore concédé…

 

 

De la fatigue encore – comme si la vie et le monde nous épuisaient…

 

 

Tant de choses – et si peu d’espace…

Tant d’espace – et si peu de chose(s)…

Comme un infini brouillon – envahi de matière virevoltante…

Comme un point infime concentrant le vide…

Rien de très clair, en somme, pour l’esprit commun – absent – inattentif…

Le foisonnement et la vacuité mélangés ensemble – et de mille manières – partout…

 

 

De quelle substance sommes-nous donc constitué(s) pour enfanter des mots-soleil – des mots-tristesse – mille paroles arc-en-ciel qui n’émerveillent pas même les yeux des enfants…

Que l’âme doit être seule, belle et misérable – pleinement humaine – pour transformer le sang, les larmes et la sueur en langage…

 

 

Un nom – rien qu’un nom – sur la longue liste des choses – parmi la vie, l’âme, le ciel, la mort – un infime visage…

 

 

De quoi sommes-nous composés ; un étrange assortiment de sang, de chair, d’images et d’idées – comme des vêtements qui recouvrent l’âme ; certains indispensables, bien sûr, à la survie de la forme et d’autres de simples ornements – lourds – superflus – inutiles – de simples illusions pour habiller cette nudité – ce vide – et ces quelques substances – indignes – si misérables à nos yeux – auxquels nous refusons d’être réduits…

Se réduire à l’élémentaire – au strict nécessaire – et ressentir la vastitude du regard et de l’espace que confère cette vacuité – cette absence d’embarras…

 

 

Rien n’abrite – ni n’expose – davantage que le silence…

 

 

Les forêts de l’âme sont denses – noires et profondes. Et nous avons oublié le chemin de la maison. Le retour sera, sans doute, long et périlleux. Il nous faudra visiter mille lieux – errer mille siècles – passer et repasser des milliards de fois devant le même espace – le même visage – et le traverser plus encore en croyant s’enfoncer dans une impasse pour découvrir ce que nous sommes ; la seule demeure pourtant…

 

 

Comme si un Autre – mille Autres – nous habitaient – vivaient à notre place – imposaient leurs désirs – leurs refus – leurs préférences – leurs choix – et expérimentaient à notre place ce que nous croyons vivre…

Et nous avons la folie de croire que notre existence est l’œuvre d’un seul homme…

Nous sommes – mille Autres – un peuple tout entier – personne…

Quelque chose d’inimaginable – littéralement…

 

 

Crépuscule d’une vie – crépuscule d’un monde. Rien sur les pages de l’histoire ; pas même un chapitre – pas même une ligne – ni l’ombre d’une épitaphe sur la tombe. Feuilles vierges et vents. Un infime tourbillon d’air évanoui…

 

 

Tant de questions dans la tête d’un homme dont l’âme se moque – et qui, à l’instar du monde, ne réclame qu’une présence et des gestes justes…

 

 

Mille jours en un seul – mille vies en une seule – pour comprendre, au dernier souffle, que nous n’avons (presque) rien vécu…

 

 

Monde – visages – identités – mirages – dont la réalité, pourtant, nous hante jusqu’à la mort…

 

 

Et ce regard mélancolique qui offre au monde sa grisaille, son manque d’espérance et sa lourdeur trop sérieuse. Emouvant, à certains égards, par sa sincérité et son authentique noirceur…

 

 

Que dire que nous n’avons jamais dit… Il faudrait faire exploser la tête pour trouver des mots nouveaux – un langage nouveau – une autre manière d’exprimer le silence…

 

 

Presque un vieil homme – à présent – dont les pauvres pas n’ont suivi que les vents. Et qui regarde toujours le monde de sa fenêtre. D’un néant à l’autre – après avoir exploré toute la palette de l’espérance…

 

 

A demeurer seul – de plus en plus seul – sans avoir rien vécu – sans avoir rien bâti – sans avoir rien compris. Mais, peut-être, l’essentiel était-il ailleurs…

Qui sait… Qui peut savoir…

 

 

Une âme au bord des larmes – près des ronces – à dormir presque dans les fossés – à boire presque l’eau des rivières. A parler seulement aux arbres et aux pierres – et, parfois, au ciel, lorsque l’envergure l’emporte…

 

 

A vivre si près des hommes – jusqu’à l’insupportable…

A vivre si loin du monde – jusqu’à la désespérance…

A vivre en sa compagnie – comme n’importe qui…

Et à vivre en soi – lorsque cela est possible…

 

 

Nous allons mourir. Et nous feignons de l’ignorer. Mais, en vérité, une chose – en nous – refuse cette évidence – cette effrayante fatalité. Au fond, nous nous croyons immortels. Mais l’éternité revêt, bien sûr, d’autres visages que celui que nous espérons. Nous sommes si crédules que nous imaginons pouvoir revivre indéfiniment – et presque à l’identique – le plus favorable de cette existence. Naïfs – comme ces enfants qui tiennent leurs jeux et leurs rêves pour plus vrais que la réalité…

Pour goûter l’éternité, il nous faudra tout vivre – tout expérimenter – tout revivre – et tout réexpérimenter – maintes et maintes fois – en boucle – jusqu’à l’écœurement – jusqu’à l’ultime chimère – jusqu’à l’ultime déchirure – devenir les mille visages du monde – les mille mondes possibles – jusqu’à comprendre que nous sommes tout – que nous ne sommes rien – la même chose – depuis toujours – au-delà des apparences et des identités…

 

 

Marcheur d’un autre âge – venu, malgré lui, d’une époque sans nom – sans visage – d’une ère hors du temps – et qui, jamais, n’appartiendra à l’histoire du monde et des hommes…

 

 

En fin de compte, nous aurons utilisé le monde autant que nous l’aurons servi – nous lui aurons pris autant que nous lui aurons offert. Bilan nul – équilibré – comme si nous n’avions jamais existé…

 

 

Le ciel paraît lointain mais, en vérité, il nous enveloppe déjà. Les yeux et le cœur ne savent voir ce qui est proche. Tout est là, pourtant, sous notre nez – au plus près de l’âme. Et étrangement, les étoiles les plus lointaines nous semblent plus réelles – plus accessibles – et plus faciles à apprivoiser…

 

 

Accueillir les circonstances et les visages comme ils viennent – sans savoir…

 

 

L’obscurité et la lumière semblent éternelles. Aussi, au jour dernier, nous ne mourrons qu’à moitié ; nous irons, sans doute, indéfiniment avec cet étrange mélange dans l’âme – dont seules les proportions varieront…

 

 

Qu’aurons-nous fait en cette vie sinon essayer de comprendre – et de vivre un peu – à l’inverse, sans doute, de la plupart des hommes…

 

 

Il fait si froid dans la nuit solitaire – ni main – ni âme – pour vous réchauffer. Seulement la petite lampe au-dessus des livres et du visage…

 

 

Un jour comme un rêve. Et mille siècles – pareil…

 

 

Qu’un grand couteau dans l’âme – et dans les mains – pour trancher d’un geste lent – interminable – ce qui fait mal – puis, ce qu’il reste… Et nous savons, pourtant, qu’une fois cette tâche accomplie, la douleur sera toujours aussi vive – plus forte même peut-être…

 

 

Qu’un Autre pour nous prendre dans ses bras – et nous consoler de n’avoir pas su…

Que deux yeux pour nous regarder et nous montrer ce qu’est l’Amour – le partage – le pardon – la douceur d’un chant qui monte entre les lèvres…

Que s’incline légèrement le soleil – et que l’on nous embrasse sans nous dévorer…

Un monde – un feu – rien que pour nous – rien qu’un instant…

 

 

Garant de rien ni de personne – la devise de chacun…

 

 

Des boucles d’or et de servitude – enchaînés aux pieds de l’Autre qui ne nous regarde plus…

 

 

Marcher encore comme ces mendiants de papier qui se dirigent vers le point final…

Un jeu – rien qu’un jeu – pour se croire vivant…

Des adieux – rien que des adieux – avant de se retrouver dans le grand ciel suivant…