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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Derrière les mots

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Allant sans savoir

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Un œil au cœur de la fable

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Un manteau d'étoiles et de sang

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Là où l'on s'incline

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Devant un Dieu invisible

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Ecoutant ce qui demeure

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Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

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Carnet n°318
La danse secrète

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Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

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Carnet n°326
Des choses et d'autres

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Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

25 décembre 2019

Carnet n°216 Notes sans titre

Tant que demeurera l’horizon – autant de fois que l’on nous le demandera – nous nous présenterons à la suite des choses – le visage recouvert par ce bleu immense – inconnu – incompris…

 

 

L’ermite – ici – et au loin – là-bas – la meute. L’éternité et les siècles – ce qui grogne (qui continue de grogner) et le silence – ce qui attend (avec fébrilité) et ce qui est serein – immobile…

Le ciel et la terre – séparés – tant que durera l’ignorance…

 

 

Nous – tout nous confondrait…

Tant de mélange et de remue-ménage qu’on ne sait plus où se trouve la place des choses…

Tout dans tout – n’importe comment – en apparence…

Mais la source combine avec intelligence – avec lucidité – initie nos gestes en obéissant au jeu et à la nécessité…

Ce qui nous compose – admirablement…

 

 

Ce qui nous manque révèle nos faiblesses – définit ce que nous sommes – notre visage de terre et notre visage de feu – ce que le ciel ne peut apaiser – cette faim que nous essayons de satisfaire à tout prix…

Et toutes les choses du monde avec lesquelles on emplit – très partiellement – très provisoirement – notre immensité…

 

 

Le bleu secret du monde que le rouge recouvre – que le gris obscurcit (un peu). La couleur exacte de notre présence…

 

 

Le seul royaume – en vérité – existe hors du temps – au bord du cercle dont nous croyons occuper le centre. Au croisement des dérives et du monde. A l’intersection de toutes les errances…

Au sommet de cette haute colonne – en général – on imagine Dieu – ou la lumière – assis au-dessus des territoires – au-dessus des frontières – au-dessus de tous les yeux tournés vers le ciel – à genoux – en prière – en ce lieu – quelque part – où tout arrive – où il faudrait se hisser – jamais là où nous nous trouvons – jamais à notre hauteur…

 

 

Au cœur – autour – partout – l’être – ce qui est nous-même(s) – identique et différent – sous nos traits – et autrement – vivant – invisible – notre visage – notre sève – notre essence…

 

 

L’unique porte du royaume – en soi – qui s’ouvre peu à peu…

Et rien que le silence complice…

 

 

Des mots comme des graines – disséminés par le vent – emportés parfois sur des terres propices – parfois sur des sols incultes. Qu’importe où cela tombe – qu’importe où cela fleurit – désert ou jardin – partout – la résurrection aura lieu…

 

 

Dans la virginale nudité de l’être…

Affranchi de toutes les corruptions possibles – ou les laissant advenir jusqu’au plus haut degré du sacré…

 

 

Du monde – en soi – jusqu’à ras bord…

Ce qui nous prend et nous enchaîne…

Un quotidien déséquilibré qui absorbe tout ce qui passe à sa portée ; choses – idées – bruits – fleurs – visages – soucis – comme mille petits cailloux dans les poches – tout un savoir inutile – des expériences (presque) sans valeur – de quoi (simplement) alimenter la défaite et l’élan suivant vers (espérons-le) le vide et le silence…

 

 

Rien à vaincre – rien à éloigner – rien à décider – oublier ce qui semble nous constituer – cette croyance en notre réalité individuelle…

Des instants – des élans et des courants – simplement – qui passent – qui nous défont ou nous emportent…

Rien de grave – pas l’ombre d’une chose sérieuse (ou inquiétante)…

Du vent et du rire devant tant de manières – devant tant de poussière – devant ce presque rien que nous sommes…

Comme des milliards de bulles d’air dans une sphère immense – du jeu et de la légèreté…

Mille bruits – mille confusions – des échanges et de la transformation dans un silence qui jamais ne refuse – qui jamais ne se lasse…

 

 

Ce qui est – et tous les possibles ; voilà ce que nous sommes – voilà notre tâche…

 

 

Ici – ailleurs – dehors ou dans notre chambre – qu’importe – nous ne pourrons jamais quitter le centre…

 

 

Ça palpite tant au fond du cœur que face au monde – face à la vie – face à la mort – l’âme est toute tremblante…

 

 

Seul l’Absolu (l’infini et l’éternité) peut consoler notre sentiment de finitude…

Un peu d’immensité dans presque rien…

 

 

Rien qui ne soit au sommet de l’âme – au sommet du monde…

 

 

Pour quelles raisons le tragique du monde – et celui de tout destin terrestre – ne nous rendent-ils pas plus sensibles… Sans doute parce que nous oublions le tragique pour trouver la force (et le courage) de vivre…

 

 

Des vies qui n’ont l’air de rien – et qui, de fait, ne sont pas grand-chose…

 

 

Ce qu’il reste – après le passage du temps – quelques vestiges branlants – puis, peu à peu, de la poussière – comme le seul règne possible de la matière – en dépit des apparences (toujours changeantes – toujours trompeuses)…

 

 

Rien ne peut être évité – chaque circonstance – chaque instant – chaque joie – chaque souffrance – a sa place dans notre existence – et dans celle de quelques autres ; à chaque fois – le moyen de nous révéler davantage – de nous approcher, peu à peu, de notre vrai visage…

 

 

Des mots frottés dans le sang – dans la sueur et les larmes – il ne peut y avoir d’autre écriture si l’on veut – un tant soit peu – aborder l’essentiel…

Des mots qui pèsent leur poids de chair et d’âme…

 

 

Le langage – très bien – mais rien ne peut réellement être dit – partagé…

Les livres – dans le meilleur des cas – ravivent ce que nous avons vécu ou éclairent ce que nous sommes en train de vivre. Et en offrant cette remémoration – ou en proposant leur éclairage – ils nous ouvrent les yeux sur l’importance de certains événements dans notre vie – et cette prise de conscience permet de les graver au fond de notre âme – au-dedans de notre chair – au-dedans de nous-mêmes. Certains ouvrages parviennent même à faire pénétrer ces expériences dans notre sang – à les transformer en substance personnelle – en part de soi incontestable…

Grâce aux livres (et à mille autres choses, bien sûr) – l’esprit peut comprendre que nous sommes bien davantage que ce que nous croyons être – au-delà de l’idée de nous-même, nous sommes aussi tout le reste – ces mille éclats du monde – ces mille émotions – tout ce qui nous a touché – ravi – blessé – meurtri… Qu’importe les expériences (et leur nombre), toutes sont une manière d’approfondir et d’élargir l’identité – de nous faire sortir de notre périmètre étroit…

 

 

Le monde comme un oubli de soi – une manière de s’absenter – de s’éloigner de l’essentiel…

Des continents négligés – un trou à la place du centre – le vide déshabité devenant, peu à peu, néant – insupportable vacuité…

Entre mille choses et l’infini – ce qui ne bouge pas – ce qui ne peut se décider – ce qui attend la fin du temps…

 

 

Des siècles d’arrangements et de compromissions au lieu d’affronter la solitude – de plonger dans son tête-à-tête – de réduire le monde à sa propre compagnie…

 

 

Du sang – du souffle – ce qui traverse l’esprit – les tentatives du langage – la parole terrestre – sans mémoire – sans repère – la lune sans le ciel – la malédiction de toutes les naissances…

 

 

Le sol et le ciel sans témoin…

 

 

Il n’y a qu’un peu de rêve dans l’océan – et des milliards de fenêtres sur l’infini. Et il suffit d’en ouvrir une (une seule) pour être accueilli…

Pas d’instinct – pas de ruse – pas de réification, ni d’esclavagisme…

La terre la plus paisible – ce qui offre à la chair son plus juste mélange…

 

 

Rien que des prémices – des expériences propédeutiques…

Des fenêtres et des phares pour éclairer la route…

Quelques rencontres – et un chemin à débroussailler au milieu des vestiges – l’enfer persistant d’autrefois…

 

 

L’absence du monde comme la possibilité de révéler l’Autre en soi…

 

 

Tant de présence à l’intérieur du jour…

 

 

Une parole qui prend appui sur l’âme et la pierre…

Tout au-dedans de l’attention – et le langage à la traîne – bien sûr…

 

 

Le monde à l’échelle du rire – peu de chose en vérité – quelques pierres dérisoires – un peu austères – un peu grises – merveilleuses – sur lesquelles s’agitent et s’éreintent trop d’âmes graves – trop de visages solennels…

 

 

Rien que des hauteurs – un langage sans prière…

Du sang neuf – renouvelé – sans sacrifice…

Du rôle – de l’efficacité – de la fertilité – bannis – rejetés aux marges du nécessaire – trop loin (beaucoup trop loin) pour exister réellement…

Le quotidien plus que solitaire – érémitique…

Une itinérance – de forêt en forêt…

Une tête sortie des enfers – et qui y retourne lorsque le séjour dans les cités – malheureusement – se prolonge…

La violence contre les parois – au-dedans et au-dehors…

La traversée – inévitable – de soi et du monde…

 

 

Rien qu’un sourire – et notre âme offerte – pour aller dans le monde – faire face aux visages – traverser les circonstances…

Et cette ardeur au-dedans qui nous pousse sur des chemins de plus en plus infréquentés…

 

 

D’un continent à l’autre – sur la même peau. Des paysages – des architectures à même la chair. L’apparence du monde…

 

 

Ça circule au-dedans de soi – et autour – comme si nous étions plusieurs à l’intérieur – au milieu du monde…

Ni séjour – ni destination – ni point de départ…

Le temps expurgé – libéré du temps. Des soustractions comme seules réponses possibles…

Mille manières de vivre – et une seule façon, sans doute, d’être au monde – vivant…

 

 

Tout nous dirige au-dehors – là où l’on imagine être mieux – davantage – rassemblé ; des fragments réunis – plus vifs – lavés de la mémoire – avec, derrière nous, un grand mur blanc – et devant, un petit tableau noir sur lequel pourrait s’écrire l’avenir…

 

 

L’opportunité de la glaise – ce que nous croyons être une chance – et qui n’est, sans doute, que le prolongement de l’épreuve – une terre réservée aux âmes opaques – encore trop peu sensibles – encore trop sujettes à la grossièreté de la matière…

 

 

Nous – sans être nous – mille visages sous l’apparence…

Le masque et le temps – jetés à terre – et rien à la place – pas le moindre édifice – ni soi – ni un Autre – et moins encore d’effigie – quelque chose d’indéfini – d’indéterminé – changeant et provisoire – toujours…

 

 

Quelques drames encore – à l’intérieur – les répliques, peut-être, de la secousse initiale – gigantesque – magistrale. Des vagues – un courant – l’air du large et l’océan. Des naufrages et quelques archipels – refuges fragiles au milieu des eaux…

Un peu de blancheur sur notre peau brunie – sur notre peau toute fripée – à force de voyage – à force d’immersion…

 

 

Ce qui loge – en nous – cherche à tâtons tous les possibles – une voie navigable – une autre naissance – le moment décisif pour s’échapper…

 

 

L’ardeur du sang qui circule – avide d’air nouveau et de ciel moins bas – de fenêtres ouvertes sur quelques étoiles – trop lointaines pour être atteintes – simple manière de rêver – de s’offrir sans effort un peu de lumière…

 

 

Le monde – une géométrie sans équation dont nous serions, peut-être (qui sait ?), l’inconnue principale – la trajectoire – l’infini – et, sans doute, la valeur relative à déterminer – une somme aporétique non modélisable – et sans aucune représentation exacte possible…

 

 

La vie comme un chemin – en nous – entre nous – un voyage – mille errances – des peurs et des habitudes – des masques et des armures – mille incompréhensions…

Mille tentatives de se tenir debout…

Et quels que soient les efforts, le courage et les batailles – la victoire, à la fin, de l’horizontalité – du bois et de la pierre sur la chair…

 

 

Sous la même arche que le vent – à demi emporté – comme si nos pieds ne touchaient plus terre. Nous nous déplaçons ainsi – d’une rive à l’autre – d’un langage à l’autre – d’une vérité à l’autre – toujours tourmenté – toujours au-dessus des choses – sans certitude – sans territoire – la chair partout dispersée…

Vivant – comme si vivre était le seul voyage – la seule aventure possible…

 

 

Nous n’abritons rien – nous n’allons nulle part. Tout existe déjà – sans cause première – (presque) sans raison – le corps – le langage – les civilisations – débris d’une chair unique – fragmentée par la volonté originelle et les mille tempêtes du monde…

 

 

D’automatisme en automatisme – la vie passe – se déroule – dans une sorte de sommeil continu – comme une torpeur épaisse du début à la fin – et (presque) sans la moindre étincelle de conscience…

L’ombre, la faim et le néant – très (très) peu enviable l’existence sur terre…

 

 

Personne – comme le signe d’une vérité. Et l’individualité qui rechigne encore à s’effacer. Vivant au milieu de ce double visage – entre ces deux perspectives – ces deux formes de réalité…

Au carrefour du visible et de l’invisible – de l’apparence et des profondeurs – de l’évidence (si souvent trompeuse) et du secret (parfois transparent)…

 

 

La vie descendue des étoiles – à même le sol – à même le sang – au milieu de la mort et des larmes. Au cœur de la finitude (du plus tragique) dont l’éternité (joyeuse) n’est pas toujours (loin s’en faut) perceptible…

 

 

L’aube – la vie – le monde. Mille chemins – mille manières de s’approcher du silence…

Et le même vertige dans le sang…

 

 

De l’ombre quotidienne – comme des couches de mémoire superposées – présentes depuis (trop) longtemps – sans le moindre consentement…

 

 

La folie de mille Autres – en soi. Comme une tempête permanente. Des secousses hors de leur territoire. Des victimes et des meurtriers…

L’âme exsangue et la main assassine…

L’ardeur d’un fauve sur sa proie…

Et des larmes qui coulent sur les joues…

Partout – l’infamie – la tristesse et la culpabilité…

 

 

Rien que des prémices – rien qu’une succession de jours. Des souliers – des pas – des chemins. Et mille territoires à explorer. Et, plus que tout, ce que l’âme aimerait découvrir…

 

 

Seul plutôt que dans la fausse compagnie des Autres. Seul plutôt qu’au milieu du cirque – de la comédie – de la grande mascarade. Seul – hors du cercle – hors de la scène – hors même du théâtre…

Sur un banc – quelque part – loin – très loin – là où le monde n’est plus le monde…

 

 

Entre les pierres et le sommeil – la source à trouver…

Rien que nos paumes ouvertes face à ce que la vie défait…

 

 

L’Amour – parfois – comme un poing fermé – une chair blessée qui se recroqueville – une âme aux ailes déchirées que l’on jette dans le premier fossé…

Et – parfois – une manière de revenir à soi – de protéger l’essentiel des assauts du dehors – de se resserrer sur ce qui a été épargné par le monde – sur ce qui aspire à se régénérer – à renaître – à se déployer – l’Amour lui-même…

 

 

Plongé dans le monde comme au cœur du rêve d’un Autre – lointain – abstrait – irréel…

 

 

Au cœur de la même densité qui – chaque jour – se creuse davantage…

 

 

De plus en plus loin du cercle – de plus en plus invisible – comme si nous n’avions plus que deux yeux à la place du visage…

 

 

Ce qui nous relie – dans l’intimité du jour…

 

 

Une manière de bouger les lèvres – et dans cette parole – sentir toutes les secousses de l’âme – l’être vibrer jusqu’au cœur…

Une parole pleine – dense – profonde – qui n’a d’égale que le silence…

 

 

Une âme sans boussole – sans arme – sans étiquette – prête à innocenter le monde – à accueillir tous les suicidés – ouverte même aux siècles imbéciles empêtrés dans la ruse, le mensonge et l’infamie…

 

 

Rien de grave – ni d’inquiétant – le monde qui tourne – la vaste colonie humaine dans ses œuvres d’envahissement – les bêtes que l’on égorge – la terre que l’on exploite – les plantes que l’on sème en ligne – en masse – pour le fourrage humain – les pierres et les sous-sols que l’on pille…

Rien de grave – ni d’inquiétant – le point culminant, sans doute, de l’hégémonie et du massacre – l’apogée de l’horreur organisée – la consécration joyeuse des crimes et des tueries industrielles…

 

 

La danse des bâtons – autour de soi – farandole qui nous encercle – qui se resserre – sur le point de nous étouffer…

 

 

A vivre – comme si le naufrage était la seule destination possible – comme une course arrêtée – un voyage stoppé net – une chute, puis des dérives – la poursuite de l’errance – ailleurs – autrement – la continuité de la pente…

Ce qui nous fait pencher – puis, basculer. Ce qui nous précipite dans le vide – vers nous-même – dans l’attente inconsciente de ce tête-à-tête déterminant…

 

 

A vivre – et la nuit – et dans la proximité des étoiles – dans un mouvement de balancier – avec d’étranges oscillations entre le rêve et le recommencement. Comme une respiration – un battement régulier – un ballet mécanique…

A vivre dans le règne permanent des mondes parallèles – le sommeil en tête….

 

 

Au carrefour des crucifiés – au milieu de l’absence – au cœur de tout ce qui (nous) sépare…

 

 

Le monde comme un tunnel – une fausse issue vers le silence – un poids suspendu au-dessus de nos têtes – un point (minuscule) dans l’espace – rien dont nous puissions être sûrs…

 

 

Rien n’émeut la foule et l’homme ordinaire – trop crispés sur leurs habitudes – sur leurs certitudes – où l’Autre et le monde n’existent pas – ou seulement comme possibilité d’assujettissement ou de jouissance…

L’humanité – avec ses modes relationnels grossiers – qui voudrait nous faire croire qu’elle est ce qu’elle ne peut être encore…

 

 

Des vies à remplir – du temps à occuper – mille manières de se distraire…

 

 

Rien – que des lambeaux du monde défait – des bribes de matière et d’histoires. Ce qui brille comme une évidence devant nos yeux…

Rien – comme du néant habillé de ciel – mais, en réalité, du ciel habillé de néant. L’essentiel déguisé en multitude – recouvert de parures et de superflu…

Rien ne peut être dit – la parole comme la marque d’une infirmité. Seul le geste révèle l’envergure du silence – et le mystère que nous sommes…

 

 

Pure émotion – le tragique et l’humilité – l’innocence et la nudité – l’incertitude et l’inconnu...

Quelque chose comme un regard sur une porte immense qui s’ouvre peu à peu…

Le lent effacement d’une identité mensongère devant l’apparition progressive de notre vrai visage…

 

 

Tout ce qui nous détourne – nous distrait – nous éloigne. Une manière de tourner en rond – une forme d’errance en boucle, en quelque sorte…

C’est cela que les hommes privilégient – cette façon de vivre ; mille choses – mille gestes – mille actes – pour tenter d’échapper au pathétique et à la tragédie…

 

 

Comme une terre étroite – sans soleil – sans horizon – tout juste de quoi se tenir debout et mettre un pied devant l’autre…

 

 

Seul – sans alliance – hors de tous les cercles – ceux des victoires et ceux des massacres. A l’écart – sans ressemblance – sans assemblée – au milieu de personne – en soi – comme le monde et le reste…

 

 

Ce que le monde nous interdit – ce que l’âme nous autorise – le baiser aventureux sur les lèvres de l’Autre et ce goût de mort qu’il nous laisse dans la bouche – le soin de notre carcasse usée par les amours déçues – notre âme épaisse et le sang encore vif dans nos veines…

Tout ce qui désobstrue la vue…

Tout ce qui favorise la lucidité…

 

 

Trop de distance entre nous et les Autres pour être entendus – appelés – compris – ensemble…

 

 

Les heures – à présent – s’écoulent – singulières – intenses – vibrantes – uniques. Et tout est contenu dans leur silence…

 

 

Notre solitude – autour du noir – au milieu de la lumière. Un désert comme un centre – un carrefour où mènent toutes les routes – quelque chose qui ne s’atteint que par l’errance et l’abandon…

 

 

Ce que la vie brûle et défait – exactement ce qu’elle nous a offert au fil des pas – le présent en plus – celui de nous laisser seul(s) avec nos douleurs et nos questions – et la réponse au centre – au fond de l’attente qui se creuse à mesure que l’on s’abandonne – à mesure que l’on se laisse submerger par la désillusion qui dessine autour de nous – puis, en nous – des paysages de défaite et de désolation – une forme de néant – le terrain le plus propice à la découverte – et à la rencontre – de ce que nous sommes…

 

 

Une paire d’yeux pour cisailler le réel – un regard pour oublier – et deux mains pour consoler ce qui en nous – ce qui partout – n’a encore compris…

 

 

Du silence et de la grisaille. Rien d’autre aujourd’hui. Une partie du cœur – là – présente – et l’autre ailleurs – on ne sait où – partie, peut-être (l’idiote) rattraper un bout de vérité qui s’enfuyait…

 

 

Existence cachée – étrangère aux hommes – proche de la parole discrète et du silence – des bêtes – des arbres – des pierres – de la nuit désertique…

 

 

A se détourner du monde comme l’on se détournerait d’un monstre odieux – répugnant – méprisable…

 

 

D’un labyrinthe à l’autre – d’un sommeil à l’autre…

Vivre ; déambuler – se cogner – rêver – les yeux clos…

L’absurde existence de surface qui n’a (encore) trouvé son ancrage intérieur – vertical – le socle de toute matière – de tout phénomène – sa connexion au cœur infini…

 

 

Rien – la mort – comme un compte à rebours…

Ici – rien de ce qui était – rien de ce qu’il y avait – autrefois – le passé vaincu – le temps bouleversé – presque à terre…

Une marche lente à travers les jours qui se succèdent – parmi personne – les seuls visages ont disparu ou se trouvent à l’intérieur – et parfois les deux…

Nous ne savons plus où aller – ni où jeter les contenus successifs de la tête…

Nous flottons autour – au-dessus de nous-même – quelque part – là où nul ne peut nous voir – là où nul ne peut nous retrouver…

Entre l’invisible et l’inexistence – nous sommes…

 

 

Ça tourne au-dedans de tout – ce sable – ces rêves – nos mille substances…

Ça se dilate – ça se rétracte – ça devient, peu à peu, une extension du corps et du langage – un monde prolongeant le monde – un surcroît d’océan – un ciel extensible avec, dans chaque repli, des milliards de galaxies – des milliards de visages étranges – des images, peut-être, que l’on projette sur nos propres murs – dans cette enceinte étroite qu’est la tête – les sous-sols de l’esprit – le même espace qu’aux origines mais recouvert d’os – de sable – de pierres – de vieux rêves brisés – une aire obstruée (presque entièrement) – saturée – pleine – qui est devenue trop limitée (à présent) pour accueillir une seule parole – une seule once de vérité…