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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Au bord du monde – la lumière

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Derrière les mots

Août 2024

 

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Allant sans savoir

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Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

EN SON FOR INTERIEUR (VOLUME 2) première partie

JOURNAL (2025-2026)

 

1

Que serions-nous sans le cœur et le regard ?

 

 

2

De la chair soulevée

par les désirs du monde

emportée là où il y a

envie et jouissance

 

 

3

Du sang et des images

comme un déluge

Notre manière si infirme d'être vivant

 

 

 

 

 

4

L'esprit de l'Homme distingue, sépare et circonscrit les choses pour mettre un peu d'ordre dans ce chaos apparent – cet étrange enchevêtrement du réel – et pouvoir nommer les objets du monde mais, en vérité, rien n'est séparé (pas même celui qui croit les observer).

 

 

5

Un monde d'histoires et d'équations

où nul n'écoute

où nul ne comprend rien

 

 

6

Au-delà des règles de ce monde

au cœur de l'illisible et de l'indéchiffrable

là où le ciel écrit sur la roche

(à la craie blanche) des lois incompréhensibles

 

 

 

 

 

7

S'en remettre à la vie, au monde, aux circonstances, au destin

 

 

8

S'exerçant à son rude métier d'homme

sous le ciel et les étoiles

sur la pierre

au milieu de ses pairs et des malheurs

 

 

9

Au lieu de vivre le réel

nous le représentant

et dissertant (sans fin) sur ses reflets

 

 

 

 

 

10

Où que l'on soit, quoi que l'on fasse, on est toujours dans les bras de la vie...

 

 

11

Sans même se souvenir du royaume

Déjà la tendresse et la lumière

dissimulées sous les larmes

derrière la violence et l'obscurité

comme si la nuit n'était qu'une apparence

 

 

12

Traqué(s) inlassablement par l'infini

qui aimerait, en nous, retrouver ses terres

 

 

 

 

 

13

Il est des êtres et des livres qui vous réconcilient avec l'homme et le monde. Il y a, en eux, quelque chose de fragile et de fraternel. Quelque chose de terriblement humain...

 

 

14

Cette lumière au fond des yeux

comme si le jour se levait au fond de l'âme

 

 

 

 

 

15

Il y a en chaque homme une petite musique que l'on entend dans toutes les choses qu'il entreprend. Comme un petit air qui n'appartient qu'à lui...

 

 

16

Le cœur à l'ouvrage ; littéralement

 

 

 

 

 

17

Il y a sur cette terre toutes les sensibilités du monde...

 

 

18

Le cœur plongé dans la lumière et le sang

 

 

19

Aussi proche du ciel que du néant

 

 

 

 

 

20

Cet après-midi, au cours de ma promenade, j'ai croisé deux sangliers qui tentaient d'échapper à une meute hurlante de chiens de chasse. Deux juvéniles de petite taille et à l'air placide. Ah ! Il ne fait vraiment pas bon être sanglier en ce monde... mais où aller lorsqu'il n'y a nulle part le moindre refuge ni le moindre allié ? Courir jusqu'à en perdre souffle. Fuir aussi loin que possible...

 

Je doute qu'un seul chasseur en ce monde se soit déjà mis (ne serait-ce qu'un instant) dans la peau de ces pauvres bêtes qu'il fait passer de vie à trépas. Il faut être bien peu empathique et bien peu sensible pour donner la mort et poursuivre (ou faire poursuivre) pendant des heures de pacifiques animaux qui ne demandent qu'à vivre tranquilles.

 

 

21

Près du feu

autour duquel ne cesse de tourner la mort

autour duquel ne cessent de danser les vivants

 

 

 

 

 

22

C'est dans l'épreuve et les malheurs que la grandeur de l'homme se manifeste

 

 

23

Le cœur retranché au-dedans

lorsque la vie se montre trop cruelle

lorsque le monde fait couler trop de sang

 

 

 

 

 

24

Il y a des sourires et des regards qui ne vous quittent jamais ; ils vous donnent de la force et du courage pour toute votre vie.

 

 

25

Le ciel au milieu des étoiles

Et, parfois, au milieu des visages

 

 

 

 

 

26

Il y a un temps pour être, vivre, rencontrer, aimer et ressentir. Et un autre pour témoigner...

 

 

27

Des mots imbibés du regard

où le verbe est tissé de silence

où la voix est d'abord une écoute

et une expression de la tendresse

 

 

 

 

 

28

On ne devrait écrire que pour témoigner de son expérience et de son vécu ou parler des choses de l'es-prit, de l'âme et du monde. Hormis le journal et la poésie, toute autre forme d'écriture me semble vaine.

 

 

29

Dire les joies et les tristesses de cette existence

les choses de la vie et de l'âme

les beautés et les infamies de ce monde

ce qui donne sa texture et sa couleur au poème

 

 

30

Quelques mots encore

histoire d'offrir une place à la parole

dans ce monde de bavardages et de cris

 

 

 

 

 

31

C'est au cœur de la forêt que je me sens chez moi. Véritablement chez moi...

 

 

32

Comme l'animal à l'aube

qui s'ébroue au seuil de la nuit

affamé de soleil et de tendresse

 

 

 

 

 

33

Mon cœur se serre en songeant à l'interminable cortège des vivants* qui ont défilé sur la terre depuis la création du monde. Que sont-ils devenus ? Et où sont-ils aujourd'hui ?

 

* en particulier, les bêtes et les hommes

 

 

34

D'un côté, le poids du passé

et de l'autre, celui de l'instant qui passe

 

 

 

 

 

35

Mon âme est comme aimantée par la forêt – son ambiance, ses bruits, ses énergies. Lorsque j'aperçois des arbres – en particulier des hêtres ou des résineux – je suis irrésistiblement attiré. Je cherche alors un endroit à mon goût – un peu à l'écart du chemin – pour y poser mon séant. Et je sens presque aussitôt la joie envahir mon âme.

 

 

36

Ivre de joie, de solitude et de silence

 

 

 

 

 

37

Marcher avec tant de respect, d'attention et de légèreté que les pas deviennent une longue caresse pour la terre

 

 

 

38

Le viatique léger

un sourire

un peu de tendresse et de clarté

que l'on offre aux quelques âmes que nous croisons

 

 

 

 

 

39

C'est le quotidien notre joie. La saveur des jours et des gestes ordinaires

 

 

40

Le cœur penché sur les mains et les choses

offrant une présence (et des gestes) d'une grande pureté

 

 

41

Le réel couronné

à l'instant où l'esprit comprend

 

 

 

 

 

42

Dieu n'exige rien de nous sauf, peut-être, que nous ayons le cœur honnête...

 

 

43

Au fond de l'âme

cette ivresse et cette clarté si puissantes

qu'elles font fermer les yeux

 

 

 

 

 

44

Seules nos histoires nous intéressent. Et, pourtant, toutes sont si dérisoires...

 

 

45

Rien que des désirs et du temps

au-dedans des têtes

 

 

46

Avec tout le sommeil engrangé

de quoi dormir pendant des siècles

 

 

 

 

 

47

Témoigner de sa vie pour soi ou pour les autres ? Qui donc pourrait s'intéresser à ce que nous vivons puisque chacun ne trouve d'intérêt qu'à sa propre existence. Il faut que la vie de l'autre trouve en nous une résonance minimale pour daigner (un tant soit peu) s'y pencher.

 

 

48

A travers ces lignes

minutieusement alignées sur la page

ce qu'il faut de silence et d'espace

pour dessiner (assez maladroitement)

le visage de celui qui parcourt le poème

 

 

49

Ah ! Ces lèvres folles qui disent et embrassent

comme si le monde était digne de recevoir

notre amour et d'écouter nos confidences

 

 

 

 

 

50

Au fil des millénaires, les Hommes n'ont jamais cessé de raconter leur expérience du monde et ses conséquences sur leur âme.

 

 

51

Le récit de soi

d'un seul souffle

 

 

52

Des millénaires de paroles

Et des siècles de livres

qui, au fond, n'ont pas changé grand-chose

 

 

 

 

 

53

Plus je prends de l'âge, plus je suis effaré par l'ignorance et l'indifférence des hommes.

 

 

54

Toute la richesse du monde

aux mains de quelques âmes cupides et insensibles

 

 

55

Le cœur en plein sommeil

 

 

 

 

 

56

On porte sur soi (comme un nez au milieu de la figure ou un costume coloré) toutes les expériences de notre vie et la manière dont on les a traversées...

 

 

57

Là où l'âme se frotte

aux aspérités du miroir

aux déformations des reflets

comme une pierre qui rayerait le visage

 

 

 

 

 

58

Savourer chaque instant. Voilà, parfois, la seule activité du jour...

 

 

59

Le cœur enivré

comme si Dieu était à l'intérieur

 

 

 

 

 

60

Être tolérant, c'est offrir à l'autre le droit à la différence, à la variabilité et à la transformation

 

 

61

D'un baiser à l'autre

entre tous ces poings brandis

 

 

62

S'effacer inépuisablement

 

 

 

 

 

63

Au cœur de la forêt. Je ne connais de lieux plus plaisants pour passer la journée.

 

 

64

Dans la respiration de l'arbre

de la lumière

suffisamment pour aller

à travers les saisons et les siècles

 

 

65

Le cœur si près de la mousse

si près de l'arbre et de la feuille

que l'encre coule (presque) verte sur la page

 

 

 

 

 

66

C'est ce qu'il y a de plus humain en l'autre qui touche notre cœur profondément

 

 

67

A portée de cœur

ce qui se cache

sous le nom et la peau

 

 

68

Nulle âme ne peut échapper à la puissance de l'Amour et de la lumière

 

 

 

 

 

69

Il y a chez mes congénères un mélange de frivolité, d'insensibilité et d'inconscience qui me les rend assez peu sympathiques.

 

 

70

Ce qui coule dans les veines

jusqu'à engendrer les malheurs

 

 

71

A contre-jour

assez aveugle assurément

comme si l’œil était coincé

dans l'un des interstices sombres du réel

où tout a l'apparence du monde

 

 

 

 

 

72

Le cœur, l'âme, la chair, l'esprit, la vie, la mort, le monde. Et mille expériences pour essayer de les apprivoiser...

 

 

73

Au cœur de la source déjà

comme un mendiant assis sur un trésor

qui, pour s'enrichir,

ne jurerait que par le voyage

 

 

 

 

 

74

Le cœur inchangé malgré les expériences. Voilà le lot de bien des hommes.

 

 

75

Des pelletées de terre et de nuit

dans les yeux tournés vers le dehors

incapables encore d'esquisser

une petite révérence à l'intérieur

 

 

 

 

 

76

Il y a des jours où nous ne sommes qu'ennui et tristesse

 

 

77

Si lourd

le monde

derrière nos paupières

 

 

78

A même la lourdeur

ce qu'il faut de joie, de tendresse et de lumière

 

 

 

 

 

79

Se laisser mener par ce qui nous habite. Et qu'importe ce qui vient momentanément se loger au fond de notre cœur ou de notre esprit...

 

 

80

Jouet de l'enfance

comme l'eau qui coule

sans carte

sans se soucier de l'âme

embrassant le monde

sans craindre son destin

 

 

 

 

 

81

Se défaire de toutes ses représentations (mentales) pour vivre le réel

 

 

82

Sans rien séparer

ni soi ni le reste

ni l'être ni le monde

comme au cœur des liens qui se tissent

 

 

 

 

 

83

Le monde et l'existence se montrent parfois si âpres et si rudes qu'il appartient à l'âme de se faire tendre pour contrebalancer cette adversité. Je crois qu'il n'y a pour l'homme d'autre recours que celui-là...

 

 

84

Derrière la sauvagerie des corps

le souffle des âmes

et l'assentiment divin

 

 

85

Le cœur crevassé

d'où suinte un restant de tendresse

 

 

 

 

 

86

Au fond, il n'y a ni soi ni monde – nous n'existons pas. Il n'y a que la vie...

 

 

87

Abattues les murailles de l’immensité

agenouillé à présent au milieu de la lumière

 

 

 

 

 

88

C'est dans le lien que le cœur s'épanouit ; et dans la solitude que l'esprit se révèle. Et lorsque la solitude et les liens sont vécus simultanément, l'âme connaît la joie.

 

 

89

Au-delà de la chair

Le mélange, la danse et le tournis

bien davantage qu'un désir

bien davantage qu'une prière

le lieu de la survie

 

 

 

 

 

90

Aujourd'hui, j'ai conversé avec un troupeau de vaches pendant 5 longues minutes : meuh ! Meuhh ! Meuhhh ! Et inutile de dire qu'elles se sont lassées avant moi...

 

 

91

A mesure que la parole s'érode

le silence, au fond de l'âme, devient plus intense

 

 

 

 

 

92

Au cœur de la forêt. Quelques sonnailles dans le lointain. Assis sur un petit sentier. Le cœur aussi silencieux que les lieux. L'âme portée à la méditation et l'esprit à la contemplation. Je laisse ma main courir sur le petit carnet, un peu nostalgique du temps où Bhagawan* m'accompagnait...

 

* Bhagawan, mon dernier chien est mort il y a quelques mois

 

 

93

Des arbres, des bêtes, des hommes

comme des nuages

soumis aux vents

et au règne des étoiles

 

 

 

 

 

94

Il y a si peu d'événements dans ma vie. Seulement des instants et des jours qui passent. Mais je n'en suis que très rarement affecté. C'est moi qui ai choisi cette existence tranquille et solitaire. Ma joie dépend de ma capacité à ressentir avec intensité ce si peu qui m'est donné à vivre.

 

 

95

Le cœur affamé

avide de vent et d'horizons

cherchant l'essence du monde et de l'âme

la tendresse et le souffle de la liberté

quelque chose que la main ne peut saisir

et qui s'offre à celui qui s'est effacé

 

 

 

 

 

96

Le cœur dépouillé – suffisamment vide – pour fêter la moindre chose et les gestes les plus ordinaires. Mon âme n'ignore pas que tout est liens et rencontre et que la vie peut être célébrée – et honorée – à travers ce mode de vie agreste et frugal.

 

 

97

Sans autres bagages que ceux que porte l'âme

sans autre joie que celle d'être là

sensible à ce Dieu qui sait s'agenouiller

avec nous sur la pierre

 

 

 

 

 

98

On peut transformer la joie qui nous est donnée en gestes et en paroles et l'offrir à ceux qui nous entourent.

 

 

99

Le cœur de moins en moins clandestin

à mesure qu'on s'approche du mystère

 

 

100

Porteuse de tant de caresses et de vibrations

que l'âme offre ses résonances et sa tendresse

à tous ceux qui passent

 

 

 

 

 

101

Il y a dans ces après-midis passés au grand air – dans la forêt l'essentiel du temps – une sorte de retour au premier homme confronté à la beauté et à la rudesse du monde et à la perspective métaphysique et spirituelle de l'existence terrestre. Comment, en effet, ne pas ressentir en ces lieux éloignés de toutes distractions, à la fois les limites et les potentialités de la vie humaine et ne pas s'interroger sur sa place, son rôle et son insignifiance devant la multitude des vivants et l'immensité du ciel ?

 

 

102

Au creux de la parole

le langage de l'âme

des signes invisibles

le commencement de l'au-delà

 

 

103

Quelque chose

derrière le silence

le murmure des Dieux

 

 

 

 

 

104

Chaque journée est une vie à part entière. Mais pour le ressentir, il faut s'affranchir de la manière dont l'esprit accole les jours entre eux (en les appréhendant comme une continuité). L'analogie entre une vie et une journée est assez évidente ; chaque matin est une naissance et chaque soir, nous mourons lorsque l'esprit plonge dans le sommeil. Et entre le lever et le coucher, toute une vie se déroule... indépendamment de la veille et du lendemain. Chaque jour est donc un recommencement (presque) parfaitement neuf...

 

 

105

Un jour après l'autre

Un pas devant soi

 

Un pas après l'autre

Le jour devant soi

 

 

 

 

 

106

Cet après-midi, j'ai croisé un renard. Il ne m'a pas jeté un regard. Il a tracé son chemin. Fier et déterminé. Magnifique.

 

 

107

Dieu jetant quelquefois

au-dessus des têtes et des âmes

de minuscules poignées de hasard

 

 

108

Au fond de l'âme

Au fond de l'encre

ce qu'il reste de l'enfance

 

 

 

 

 

109

Partout, il y a le sacré et l'infini. Jusque dans ce qui en paraît le plus éloigné et, en particulier, dans ce qui semble le plus humble, le plus fragile, le plus éphémère ou le plus profane

 

 

110

Ici et ailleurs

d'autres lumières

d'autres silences

et d'autres éternités

que celles que nous imaginons

 

 

 

 

 

111

Le merveilleux est dans l'insignifiance. Jamais dans le spectaculaire

 

 

112

Et cet aveu inespéré du moins tangible

qui habite quelquefois le geste et le poème

 

 

 

 

 

113

Autour de moi, des troupeaux de nuages à la queue leu-leu jusqu'à l'horizon

 

 

114

Au fil de l'errance

peu à peu le soleil

et le goût du voyage

 

 

115

Si inspirants ces nuages

qui courent dans le ciel immense

qu'ils nous laissent bouche bée et le cœur attendri

 

 

 

 

 

116

On peut bien s'entourer (s'encombrer pourrais-je même dire) de mille choses, nous ne possédons que ce que nous portons en notre for intérieur. Et c'est avec cela qu'il faut apprendre à vivre...

 

 

117

abandonné

sans rien posséder

dans l'ivresse de la solitude et du dépouillement

 

 

 

 

 

118

Il y a tant de légèreté au cœur même de notre lourdeur. Tout, en vérité, a le poids d'une plume... même le plus grave de ce monde

 

 

119

Quelque chose du secret

sous l'épaisseur du monde

derrière le tremblement des âmes

Le mystère que le cœur s'efforce d'éclaircir

 

 

 

 

 

120

C'est le fait de vivre en profondeur les mille gestes quotidiens qui leur donne leur valeur. Nous ne pouvons en goûter la saveur que si notre âme vibre intensément au cœur des activités ordinaires. C'est là, je crois, la condition pour vivre dans la joie...

 

 

121

Ce qui habite le plus familier

ce regard et ce feu

qui n'ont besoin ni de l'âme ni des yeux

 

 

 

 

 

122

Il y a partout une présence qui nous habite et nous relie au reste. Quelque chose (à défaut de pouvoir le nommer autrement) qui nous met en contact avec le monde (avec ce qui nous entoure) et avec nos profondeurs (ce que l'on pourrait peut-être appeler l'âme). Tout ce qui est vécu devient alors rencontre, joie, tendresse et célébration... Il n'y a, je crois, de sentiment plus délicat et plus puissant...

 

 

123

Là où, peu à peu, le silence remplace les hurlements

Là où, peu à peu, la joie remplace les tremblements

 

 

 

 

 

124

Lorsque l'on n'a plus d'ami (humain), tout fait amitié. Toute rencontre (avec une pierre, un arbre, une bête, le ciel, un congénère ou un paysage) pour peu que l'on sache regarder et accueillir ce qui est devant soi devient tendre et intime – porteuse de connivence et de fraternité.

 

 

125

Le cœur si joyeux

le cœur si chantant

comme si une nuée d'oiseaux

y avait trouvé refuge

 

 

 

 

 

126

Je crois qu'il ne faut faire que ce pour quoi l'on est fait. Le reste n'est qu'effort inutile et perte de temps. Et pour savoir ce pour quoi l'on est fait, il suffit d'écouter la vie et d'aller là où elle nous pousse...

 

 

127

Assis sur la pierre froide

contemplant tous les reflets

ce qui traverse le monde et l'esprit

et attentif à ce qui résonne

aux échos du cœur

à ce qui résiste à la folie du monde

 

 

 

 

 

128

La paix, c'est le contraire de la mesure (du temps, de l'efficacité, de la tristesse, de la joie, des succès, des échecs, des visages, des relations etc etc) ; c'est avoir en soi et devant soi la possibilité du plus ouvert...

 

 

129

Laisser la prière s'extirper du sommeil

pour soutenir dans son œuvre le cœur de l'homme

 

 

 

 

 

130

Rien n' arrive sans raison

 

 

131

A la place que la vie nous a choisie

 

 

132

Tant de pourquoi

qui se heurtent

à la terre et au ciel

allant ainsi

sans réponse

vers le mystère

 

 

 

 

 

133

Comme le silence

Y a-t-il plus belle comparaison ?

Y a-t-il plus beau compliment ?

 

 

134

Un seul mot parfois

Et tout s'illumine

 

 

 

 

 

135

Le cœur est voué à aimer. Et rien d'autre...

 

 

136

L'âme et les bras

chargés d'Amour et de vie

 

 

137

Le cœur recueilli

passionnément contemplatif

posé entre les mondes

attentif à tous les vivants

 

 

 

 

 

138

Chaque geste est un baiser de Dieu

 

 

139

Par-dessus le cœur

ce ciel d'ivresse

qui invite l'âme et le pas à la danse

 

 

 

 

 

140

Le délicat labeur de l'être. Si loin de la besogne de l'homme. Si proche de la fleur qui éclot, de l'arbre qui pousse, de la bête qui court, de la lune qui se reflète dans une flaque d'eau, de l'étoile qui brille en plein ciel.

 

 

141

Des lieux où se mêlent le jeu, la prière et l'innocence

 

 

 

 

 

142

Il y a quelque chose du jour dans les yeux ouverts et quelque chose de l'abîme dans les yeux fermés. Et l'homme est, je crois, tout entier dans ce paradoxe ; aussi attiré par la lumière que par l'obscurité...

 

 

143

Tout mêlé au rêve, au sang et à la cendre

 

 

 

 

 

144

Le feuillage des arbres agité par le vent est à lui seul un spectacle.

 

 

145

Sur la pierre blanche

dans la compagnie des herbes et des bêtes

le monde au fond de l’œil

et la main délivrée du labeur de l'homme

 

 

 

 

 

146

Qu'y a-t-il donc dans le cœur de l'homme ?

 

 

147

Des éclats de sang

et des reflets de lumière

sous la chair incandescente

 

 

 

 

 

 

148

En soi, l'envergure et la perspective

 

 

149

En ce lieu privé de sens

où tout se passe

 

 

 

 

 

150

Le regard

par-dessus l'écume du monde

ou la traversant d'un seul élan

 

 

151

Du bleu encore

jusqu'au fond des yeux

 

 

152

Au-dessus du cirque

où se jettent bien des malheurs

le cœur sans doute trop délicat et voyageur

pour y demeurer

préférant à la rudesse du monde

la tendresse et l'inconnu

 

 

 

 

 

153

Quelque chose plutôt que la fumée de nos vies...

 

 

154

Tourné vers cet Absolu

qui habite autant le monde

que le fond de l'âme

 

 

155

Ah ! Ce vieux rêve de lumière

 

 

 

 

 

156

Journée d'automne. Des milliers de feuilles emportées par le vent... et qui courent sur la pierre cherchant, sans doute, un endroit pour se cacher et mourir.

 

 

157

Le silence et l'oubli

au terme du voyage

 

 

 

 

 

158

En attente du ciel...

 

 

159

Parmi les étoiles

les ombres de la nuit

dansantes elles aussi

à travers le passage

où se faufilent les âmes

 

 

 

 

 

160

Les émotions sont, sans doute, l'un des liens au monde et au réel les plus puissants. Nous sommes irrévocablement reliés les uns aux autres (et au reste) à travers la manière dont ils nous touchent et dont nous les touchons.

 

 

161

C'est le dedans qui exprime

ce que le dehors ne peut qu'effleurer

 

 

 

 

 

162

Le plus haut en ce monde est le plus humble

 

 

163

Si discrètement

le jour qui se lève

derrière la fenêtre des yeux

 

 

164

Pieds nus

sur la terre

les yeux comme ceux du premier homme

tournés vers le ciel

 

 

 

 

 

165

Derrière le sommeil

les marges silencieuses du monde

 

 

166

En silence

depuis toujours

sous la même étoile

 

 

167

Contre le ciel

cette voix qui n'appartient à personne

 

 

 

 

 

168

Le cœur vagabond et l'âme passagère dans cette vie-voyage...

 

 

169

Porté par les courants qui cheminent

entre la pierre et le ciel

entre le monde et l'invisible

au-dessus des gouffres

creusés par la main de l'homme

 

 

170

De quoi aller comme les nuages

sous les auspices d'un ciel parfois (un peu) trop sage

 

 

 

 

 

171

Nous appartenons tous à la même fratrie. Et, l'essentiel du temps, nous l'oublions. Nous faisons comme si l'autre et le monde nous étaient étrangers.

 

 

172

Derrière nos sourires et nos grimaces

des tremblements nés de la rupture inaugurale

entre les âmes, les êtres et les choses

 

 

173

A la lumière de ce qui ne se voit pas

Des pensées comme des nuages

Des chants sacrés et du silence

Et des leçons que l'on n'apprend pas

 

 

 

 

 

174

Tout est à la dimension du cœur

 

 

175

Là où le chant devient silence

en ce lieu où le sourire est la seule prière

 

 

 

 

 

176

Il y a de la magie et du merveilleux lorsque la géographie de l'âme recouvre celle du monde.

 

 

177

Là où tout se rencontre

Le sang et la prière

Les noms et les visages

La douleur et la joie

Les vivants et les morts

Tout ce qui existe ici et ailleurs

En ce monde et un peu plus loin

 

 

 

 

 

178

Seul le cœur sait se partager en autant de parts que nécessaire

 

 

179

Ce qui se renouvelle

au fil des jours, des siècles, des saisons

à mesure que les choses du monde s'achèvent

 

 

 

 

 

180

Nous ; entre le mystère et l'insignifiance – entre le merveilleux et l'infirmité...

 

 

181

Sans s'interroger

comme si nous étions des hommes

depuis toujours

 

 

 

 

 

182

Entre envergure et dérision

Ce monde, ce ciel, cette terre

 

 

183

Passant

comme le soleil

la parole et le destin

avant d'être avalés par la nuit

 

 

184

Au-dedans même de la lumière

cette boue et ces cris

ces ombres qui tremblent

et cette chair vouée à la mort

 

 

 

 

 

185

Au fond de soi

cette présence, cette force, cette verticalité

 

 

186

Quelque chose du bleu et du voyage

au pays des morts et des vivants

 

 

 

 

 

187

Assis face au monde comme devant un spectacle. Témoin de tant de danses et de récits. L’œil tantôt accueillant, tantôt agacé. Le cœur tantôt plein de remontrances, tantôt plein de gratitude et d'encouragements

 

 

188

Le cœur érodé par le monde

et que le silence (si patiemment) reconstitue

 

 

189

Témoin de toutes les fantaisies de l'âme et de l'esprit

 

 

 

 

 

190

Là où il y a peu, il y a respect et gratitude. Et là où il y a abondance, il y a excès et indifférence. L'esprit de l'homme est ainsi fait...

 

 

191

Allant

comme une nuée de créatures

au ventre proéminent

refusant la frugalité et l'innocence

au profit de la chair et de l'abondance

 

 

 

 

192

Au fond, rien n'a vraiment d'importance

 

 

193

Bientôt nous deviendrons

cadavre et poussière éparpillée sur la terre

âme survolant le monde des vivants

un peu de vent au bras de Dieu et de la lumière

 

 

 

 

 

194

Tant de merveilles ! Et, pourtant, quelle tristesse que ce monde...

 

 

195

Dans le bleu de cette voix

l'écho triste du monde

et le cri des désespérés

 

 

 

 

 

196

Le vrai travail est solitaire et silencieux ; il se fait au-dedans de l'âme

 

 

197

Ce qui s'échafaude

depuis le fond de l'âme

cette étrange échelle vers la lumière

 

 

 

 

 

198

Lorsqu'il n'y a plus d'activité occupationnelle, il ne reste que les nécessités quotidiennes. Ce sont elles et les situations (induites par les circonstances) qui guident les gestes et l'existence.

 

 

199

Le cœur enfoncé dans son destin

voyageur sans histoire ni chemin

s'en remettant au ciel et au vent

 

 

 

 

 

200

Rien que les couleurs changeantes de l'âme et du monde. Et l'esprit en contemplation.

 

 

201

Moins homme que brume

moins chair que âme

et tout qui, peu à peu, s'efface

et tout qui, peu à peu, s'enlace

sans même le besoin de croire

 

 

 

 

 

202

Témoigner de cette traversée du monde et de l'existence comme s'il s'agissait d'un voyage ethnographique ; un séjour en terres inconnues...

 

 

203

La géographie de l'âme

avec ses crêtes et ses abîmes

avec ses rives et son orient

et toutes les terres

qu'il nous reste à explorer

 

 

 

 

 

204

Le dépouillement est une porte ouverte sur l'être

 

 

205

Mourir encore et encore

jusqu'à disparaître

jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien

 

 

 

 

 

206

Tendresse, profondeur et verticalité ; lorsqu'elles sont ressenties simultanément, il y a une sorte de ravissement. L'être se laisse alors goûter délicieusement ; et l'on savoure à la fois le vide de l'esprit, la paix de l'âme et l'intensité du cœur.

 

 

207

Peu à peu

comme un passage qui se dessine

entre les murs qui s'effritent et se fissurent

comme si l'on abandonnait le sommeil et le temps

comme si l'on s'extirpait de la gangue du monde

une expérience au-delà (bien au-delà) de l'âme et du nom

 

 

 

 

 

208

L'essentiel tout simplement

 

 

209

Par-dessous le sommeil

ce qui veille silencieusement

et ce qui guette la lumière

 

 

210

L'âme nue

au milieu des arbres

devant la page qui s'écrit

 

 

 

 

 

211

Rien que la vie

Rien que le monde

 

 

212

Comme un rêve

ce qui s'achève

sous le regard

de ce qui dure encore

 

 

 

 

 

213

Se comprendre, c'est comprendre le monde. S'aimer, c'est commencer à aimer le monde...

 

 

214

Comme une ardeur au fond de l'âme

prête à fendre la fumée et l'épaisseur

 

 

 

 

 

215

Devenir son propre objet d'étude et d'observation, c'est devenir son propre ethnographe, le mieux placé sans doute pour se découvrir et se comprendre.

 

 

216

Adepte de toutes les géographies

Dessinant – et dialoguant avec – tous les horizons intérieurs

 

 

 

 

 

217

Pourquoi sommes-nous si prompts à lutter ? Et si l'on se trompait magistralement... Et s'il n'y avait ni affrontement ni combat à mener... Et si tout ce que l'on nous demandait, c'était d'accueillir et d'aimer...

 

 

218

A force d'innocence

ce que le cœur peut ressentir

ce que l'âme peut percevoir

la magie et le merveilleux du monde

tout ce bleu capable de remplir les yeux

en dépit des blessures et des soucis

 

 

 

 

 

219

La vie, la seule réelle aventure peut-être...

 

 

220

Non pas de l'autre côté du monde

Non pas de l'autre côté de l'âme

ici-même

en ce lieu – et dans l'état – où nous sommes

 

 

 

 

 

221

Des jours sans occuper le temps

 

 

222

Sur cette longue route faite de prières et de mots

 

 

 

 

 

223

L'une des choses qui m'émeut le plus en ce monde : les gestes de tendresse que nous avons parfois les uns pour les autres en particulier pour les êtres (plantes, arbres, Hommes et bêtes) qui n'appartiennent pas à notre cercle intime.

 

 

224

Au plus près de la chair blessée

Et au plus près des larmes

l'esprit qui sent ; l'esprit qui sait

 

 

 

 

 

225

Je me demande bien pour quoi le journal est un genre littéraire si peu lu et apprécié ; il ne s'égare ni dans la fiction ni en circonvolution. Il va (si l'on peut dire) droit au but et parle de la vie, de l'Homme et du monde – de mille choses qui pourraient aider et/ou éclairer le lecteur sur sa propre existence et sur son rapport au monde... Mais je crains que l'être humain et, en particulier l'Homme contemporain, déteste ce qui a trait à la réflexion et ce qui pourrait remettre en cause son existence, il n'apprécie que les histoires et ce qui l'éloigne de son quotidien...

 

 

226

Le verbe qui s'expose

dans son face à face avec le monde

sous le vent qui balaye les excès du langage

cherchant à dire l'indicible

cherchant à raconter l'inénarrable

 

 

 

 

 

227

D'insignifiance en insignifiance. Ainsi passe la vie... parsemée de peines et de petites joies.

 

 

228

Quelque chose entre la tristesse et l'extase

tout ce qui nous est donné à vivre

 

 

 

 

 

229

La vie, un chemin tracé par le mystère

 

 

230

De si loin parfois

le voyage

 

 

 

 

 

231

La vie terrestre, un étrange mélange de limites et de possibles

 

 

232

Si peu de place entre les rêves

 

 

233

Rien que des promesses et des larmes

 

 

 

 

 

234

Tant de temps pour un si bref séjour

 

 

235

Si fugace ce parfum d'éternité

que connaissent la fleur, la bête et l'Homme

 

 

236

Attendant peut-être

ce qui ne viendra jamais

 

 

 

 

 

237

Une existence où rien n'est jamais futile

 

 

238

Jetés ces amas de rêves

dont nous n'aurons plus jamais l'usage

 

 

 

239

Rien que la voix et l'étreinte

et la course infatigable du monde

 

 

 

 

 

240

S'en remettre entièrement à la vie

 

 

241

La proie de tout

Le prédateur de rien

voilà à quoi s'abandonne

celui qui sait

 

 

 

 

 

242

Tout est jeu (et la vie particulièrement) ; et combien d'entre nous savent-ils encore jouer ?

 

 

243

Comme des enfants jouant dans la poussière

 

 

244

Nous jetant dans les vagues

si amoureusement

Nous laissant emporter vers le large

si religieusement

 

 

 

 

 

245

La vie partagée entre l'Amour, le jeu et l'exploration. Prête à tout expérimenter...

 

 

246

L'esprit vagabond

éparpillé au milieu de ses désirs

 

 

247

La vie et le cœur réinventés

par celui qui est vivant

 

 

 

 

248

A travers nos existences particulières et nos destins individuels, c'est la vie qui se goûte comme si l'impersonnel expérimentait ce que nous croyons avoir de plus intime et de plus singulier.

 

 

249

Ce qui se cache

sous le recommencement de la chair

ce qui prend parfois l'allure d'un mythe

mais qui a, en réalité, le visage du mystère

 

 

 

 

 

250

Comment font les bêtes qui n'ont ni divertissement ni espace récréatif ? S'ennuient-elles ? Ont-elles une vie psychique et/ou spirituelle dont nous ne soupçonnons pas la richesse ? Collent-elles si parfaitement à leur environnement et à la dimension non égotique (ou impersonnelle) de l'existence qu'elles peuvent s'en passer ? Pourtant je songe à ces animaux attachés, entravés, encagés, cruellement arrachés à leur milieu naturel, réduits à manger et à déféquer, privés de toute activité quotidienne, condamnés à ne rien faire leur vie durant, et je suis persuadé qu'ils doivent éprouver ennui, tristesse et lassitude et que leurs journées doivent leur paraître bien longues et bien désespérantes...

 

 

251

La chair usée à force de jours

Et le cœur exténué qui bat encore

 

 

 

 

 

252

Dépouillé de presque tout (d'amis, d'activités, de plaisirs gustatifs et consommatoires, d'appui, de réconfort, de consolation etc etc) et confronté au vide, quelle âpre épreuve parfois lorsque l'intériorité n'est plus « habitée »... Livré sans ménagement à la solitude et à la vacuité...

 

 

253

Ce qu'il (nous) faut désapprendre

pour échapper à l'ignorance de l'Homme

 

 

 

 

 

254

Le cœur trop parcimonieux parfois ; pas assez enclin au partage

 

 

255

L'âme triste

de voir l'opacité des yeux

et la brume du monde

gagner le fond du cœur

 

 

 

 

 

256

Le grand vent du monde sur les âmes de passage

 

 

257

Le cœur posé au milieu de la neige

 

 

 

 

 

258

Cet après-midi, au cours de ma promenade sylvestre, j'ai croisé un clan de sangliers (essentiellement des jeunes) et deux chevreuils (une mère et son faon) poursuivis par une meute de chiens. Alors que les sangliers couraient tout droit vers les chasseurs installés non loin de là, les chevreuils ont eu la bonne idée de descendre au bas de la colline pour laisser passer la horde sanguinaire. J'ai essayé maladroitement de désorienter les chiens mais après quelques atermoiements, ils ont continué leur course en se dirigeant sur la piste des sangliers passés par là quelques minutes plus tôt...

 

 

259

Le cœur penché sur la pierre

témoin de tous les drames

 

 

 

 

 

260

Non loin des cités où se déroulent l'essentiel des activités humaines, des hommes exploitent, maltraitent et assassinent les bêtes – agriculteurs, chasseurs, employés des abattoirs – agissant à l'abri des regards et sans que personne y trouve à redire invisibilisant ainsi la souffrance et la mort de millions d'animaux.

 

 

261

Sous nos genoux

le sang noir de la terre

 

 

262

Toujours la lumière

par-dessus la mort

 

 

 

 

 

263

Humble témoin de l'Homme (et du monde) et infatigable observateur de l'âme

 

 

264

Le cœur à travers toutes les pensées

essayant (maladroitement) de dire ce que sont

l'âme du monde et l'essence de la vie

Le travail sensible du poète

 

 

265

Ne laissant derrière soi qu'un récit fragmenté

des éclats de vie ponctués de quelques silences

 

 

 

 

 

266

Le monde et la vie n'attendent pas les vivants et ne regrettent pas les morts ; ils tracent leur chemin – se déroulent – sans l'ombre d'un intérêt ni une once de nostalgie pour ceux qui ont fait un pas de côté ou ceux qui les ont quittés.

 

 

267

La vie traversée

sans aucun retour possible

 

 

 

 

 

268

Dans l'aridité du monde, un poème. Comme une oasis pour étancher la soif...

 

 

269

Il y a tant de monde(s)

au cœur du poème

autant peut-être qu'au fond du silence

 

 

 

 

 

270

Maladroit résident du pays des livres et des mots

 

 

271

L'écriture morcelée

comme l'âme et l'esprit sans doute

 

 

 

 

 

272

Des gestes, des mots, des pas. Et ce qu'il faut de silence et de contemplation...

 

 

273

Le poème et la prière

sur les hauteurs du monde

lancés par des lèvres tendres

 

 

 

 

 

274

Ce que nous offrons en fin de compte ? Seulement notre manière d'être au monde

 

 

275

Ce que l'on dépose modestement

(si modestement) au pied du reste

quelques gestes

quelques mots

une manière indiscutable d'être ensemble

 

 

276

Le cœur intègre

Le cœur vertueux

débordant de ce ciel

dont la terre a tant besoin

 

 

 

 

 

277

Cela surprendrait mes congénères de me voir assis par terre en toutes saisons – par tous les temps – au milieu de la forêt, mon barda (livre, carnet, chaussures et sac à dos) étalé autour de moi, méditant, contemplant ce qui m'entoure d'un regard tendre, lisant ou écrivant. Passant ainsi plusieurs heures de la journée sans réelle occupation. Et il y a pourtant au cours de ces heures tranquilles et solitaires l'essentiel de ma vie...

 

 

 

278

Être touché et traversée

comme l'arbre par la lumière

 

 

279

Au-delà de l’œil et de l'attente

cette longue veille sous les étoiles

Le cœur au milieu des ombres

à dévisager toutes les figures du temps

 

 

 

 

 

280

Devenir si poreux que tout nous touche, nous émeut, nous concerne. Devenir si poreux qu'une partie des frontières entre les êtres et les choses se diluent pour faire l'expérience du contact permanent.

 

 

281

D'un bout à l'autre du monde

le même corps

la même respiration

sur fond de silence et de lumière

 

 

 

 

 

282

On se fait du mal les uns les autres puis, un jour, on meurt...

 

 

283

Nous déchirant

si souvent

et sans même le savoir

jusqu'à l'insupportable

 

 

 

 

 

284

Nul vivant ne peut s'extraire des forces de la terre et du feu

 

 

285

Marié à la roche et à la lumière

Qu'importe les épreuves et le chemin

 

 

286

Rien que du ciel et du vent

au fond de l'âme

et cette cargaison d'oiseaux et d'étoiles

qui virevoltent et scintillent

au-dedans du sang

 

 

 

 

 

287

De vie en vie. De monde en monde. Dans une traversée sans fin...

 

 

288

Allant vers cette contrée

où la vie et la mort se tiennent par la main

où rien n'est plus vivant que le poème

où rien n'existe vraiment sinon peut-être

la voix et le cœur qui bat

 

 

 

 

 

289

S'inquiéter des Hommes, des bêtes, des plantes, des pierres comme s'ils étaient des membres de notre famille (ce qu'ils sont, bien sûr, au-delà des apparences)...

 

 

290

Blottis les uns contre les autres

dans cette chaleur animale

 

 

 

 

 

291

Il y a derrière les bruits du monde et de l'esprit un silence inaltérable

 

 

292

Quelque chose que l'on ne perçoit pas

comme un éclipse

peut-être un suspens

au milieu des histoires du monde

 

 

 

 

 

293

Assis dans la forêt pendant des heures, les yeux hagards. Absorbé corps et âme par ce qui m'entoure, me diluant peu à peu dans le ciel, la pierre et les feuillages.

 

 

294

Sous les arbres qui nous murmurent de sages paroles

et que l'on porte jusqu'au cœur pour nous autoriser

à danser sous les étoiles

à courir comme les nuages

à demeurer droit dans le vent

à vivre et à mourir

comme les bêtes et les hommes

 

 

295

La bouche bée

devant la beauté des nuages

leur étrange ballet

leur étrange langage

et l'inconsistance de leur passage

 

 

 

 

 

296

L'autre nous restera, peut-être, à tout jamais étranger...

 

 

297

Les uns contre les autres

si loin encore des premières cimes

dans le froid du monde

dans le froid des cœurs et des mains

L'âme enfouie sous des tonnes de glace

 

 

 

 

 

298

Quel incroyable ressourcement nous offre le monde naturel

 

 

299

Dans l'intimité de l'herbe

le vent et la rosée

sous le jour qui se lève

 

 

 

 

300

En définitive, ce sont la vie, le monde et les autres qui orientent et déterminent notre existence et notre œuvre (si l'on est artiste). Nous, nous faisons de notre mieux mais nous n'avons (presque) pas la main sur nos orientations, nos échecs et nos succès.

 

 

301

Le cœur lacéré par les vents du monde

et écrasé par les foulées du temps

 

 

302

L'âme tout de guingois

à force de coups

à force de ruses

à force de désirs

et de soif inassouvis

 

 

 

 

 

303

Le poème ? Parfois cri, parfois chant – né de l'expérience du monde

 

 

304

Au cœur du poème

Le souffle du monde et du temps

Le prolongement de l'âme

Et quelquefois le visage (apprivoisé) de la mort

quelque chose entre le sursaut et le tremblement

un tremplin peut-être vers le silence

 

 

305

Des mots comme une passerelle

jetée entre les âmes

entre les mondes

Manière de réunir ce qui semble séparé

 

 

 

 

 

306

Fondamentalement sans activité dans cette folle civilisation du « faire »...

 

 

307

Happé par cette danse

qui emporte tout

 

 

308

En ces lieux de vertige

autour desquels tout tournoie

dans l'ivresse de l'enfance

excité par tous les jeux

auxquels se livrent les vivants

 

 

 

 

 

309

Ah ! La vanité de toutes les choses de ce monde...

 

 

310

Victimes du même rêve

détenteurs de la même folie

dans ce monde sans remède

 

 

 

 

 

311

Face à la mort et aux nécessités essentielles, tout semble si dérisoire

 

 

312

Sur cette terre sans espérance

ce qu'offrent le cœur et la main

à ce qui ne fait que passer

 

 

313

Né des tremblements de la chair

ce désir de lumière

 

 

 

 

 

314

Je crois que j'ai fait, peu à peu, des liens avec l'invisible et les non-humains le centre de mon existence.

 

 

315

L'âme clandestine

glissant sous les feuillages

dansant près des rivages

courant sur tous les chemins

pour échapper au monde et au sommeil

 

 

 

 

 

316

Quelle que soit notre vie et quoi que nous vivions, nous n'avons pour goûter à la saveur de l'existence que les gestes du quotidien.

 

 

317

Le souffle et la soif

pour aller à travers les jours

 

 

318

Ici-bas la voie terrestre

comme le seul chemin

qui mène aux portes du ciel

 

 

 

 

 

319

Que d'efforts (et d'énergie) déployés par les Hommes pour oublier ce qu'ils sont et les situations difficiles où ils sont plongés.

 

 

320

Ce qu'il faut parfois inventer de mensonge

pour continuer à vivre

 

 

 

 

321

Des pensées générales trop abstraites (et trop éloignées de la vie) pour faire de la poésie. Mais on ne choisit pas ce qui traverse notre cœur et notre esprit...

 

 

322

Chaque parole

un monde inconnu

un horizon qui s'invite

quelques possibles

et, parfois, un poème

 

 

 

 

 

323

Traverser la vie et le monde de manière discrète et anonyme (presque de manière invisible). Sans bruit ni tapage. Avec l'essentiel au-dedans...

 

 

324

Invisible dans cette ère du paraître

 

 

325

Si près de la joie et de l'éternité

 

 

 

 

 

326

Instant après instant – vie après vie – nous ne cessons de changer de réalité. Comme un voyage sans fin parsemé de courtes éclipses (certaines phases du sommeil et de la mort)...

 

 

327

A l'ombre d'un temps infini

les petites danses du monde

les petits tracas et les petits soucis

les mille âmes qui s'interrogent et s'impatientent

et la lumière que rien ne détruit

 

 

 

 

 

328

L'existence à mes yeux ? Entre incarcération, traversée et expérience ethnographique

 

 

329

Sans espérance

ce voyage du dehors

où tout se quitte et se querelle

comme si les désirs sans cesse divergeaient

comme si rien n'était fait pour contenter le cœur

 

 

330

Au fond de l'impossible

cette étrange lumière

que cherche le cœur de l'Homme

 

 

 

 

 

331

En ce monde, il y a toujours matière à se plaindre ; et l'esprit (humain) ne manque jamais une occasion de geindre ou de maugréer...

 

 

332

Le cœur mendiant

Le cœur endormi

 

 

333

La vie désirante

et la vie désirée

s'empoignant parfois

jusqu'à ce que s'éteigne tout idéalisme

 

 

 

 

 

334

Contempler parfois le vide effrayant de sa vie

 

 

335

D'une absence à l'autre

sans se rendre compte

qu'il n'y a jamais eu personne

 

 

 

 

336

Fort de son expérience. En définitive, nous n'avons que cela ; ce que l'on vit et la manière dont notre existence enrichit l'âme et nous reconnecte avec ce que nous portons dans nos tréfonds...

 

 

337

Sous les yeux

et sous le front

exactement le même chemin

 

 

 

 

 

338

Ne pas se soucier outre mesure de la vie apparente tant l'essentiel est invisible...

 

 

339

Ce qui consent

jusqu'à acquiescer au pire quelquefois

 

 

 

 

 

340

Mille petites choses nous maintiennent vivants. Et mille petites choses remplissent nos vies. Nous ne sommes presque rien et nous sommes reliés à tout le reste. Aussi faudrait-il être bien sot pour s’enorgueillir de son existence...

 

 

341

Sur le lit défait des rêves

un peu de lune et d'enfance

et quelque chose (bien sûr) du mystère

 

 

 

 

 

342

Devant la tragédie du monde... Que faire ? Que dire ? Que penser ? Et si on laissait le cœur en décider...

 

 

343

Couverts de larmes et de sang

les morts et les vivants

 

 

344

Sous la même lumière

le ciel et la terre

l'âme et la poussière

le rêve et la prière

 

 

 

 

 

345

Ah ! Quelle émotion lorsque je songe à tous mes prédécesseurs – illustres ou anonymes – qui ont essayé de découvrir l'essence de l'existence et les lois du réel... qui ont tenté de découvrir et d'expérimenter ce que voulait dire être un Homme... Tant de philosophes, d'artistes, de poètes, de scientifiques, de moines et de sages ont consacré leur vie entière à ces questions...

 

 

346

Mille poèmes

pour dire

ce qu'est réellement l'âme de l'Homme

 

 

 

 

 

347

Ce qui m'intéresse ? L'essence... le cœur même de la vie... le mystère qui nous habite...

 

 

348

Allant

par-delà le monde et la blessure

par-delà l'âme et le sang

vers ce pays qui n'existe pas

 

 

 

 

 

349

Mes livres et mon quotidien sont profondément existentiels et métaphysiques. Presque chaque instant de ma vie est habité par les grandes questions de l'Homme.

 

 

350

La voix debout

murmurant l'indicible

rejoignant les bords déchirés de l'Amour

osant une parole capable de guérir

 

 

 

 

 

351

Vivre dans le monde humain (et dans la compagnie des autres), c'est s'offrir un peu de confort matériel (et de réconfort psychique) et subir son lot de désagréments et de tracasseries...

 

 

352

Le cœur affranchi des grands rites humains

allant dans le désordre de son feu

braises rouges dans ses rouages

quelque chose comme un rire

et un (irrévocable) besoin

d'aller au-delà de l'Homme

 

 

 

 

 

353

Tout est sacré mais notre cœur l'a oublié

 

 

354

Le ciel

au creux de la paume

 

 

355

Dans le champ de la lumière

même ce qui se cache dans l'ombre

 

 

 

 

 

356

Le désert du cœur, le lieu de tous les accueils

 

 

357

Si vide que le monde et le temps n'existent plus

 

 

358

Personne

Seulement une âme, une main, une voix

Et un rire immense et anonyme

 

 

 

 

 

359

Tout passe ; rien ne reste excepté ce qui regarde et ressent

 

 

360

La mort comme un miroir

devant lequel il convient de baisser les yeux

 

 

 

 

 

361

Quelles mystérieuses relations entretenons-nous avec les entités et les créatures du monde invisible ? Se livreraient-elles avec nous à un étroit commerce ? Qui saurait le dire... Et s'il y avait aussi avec elles des ententes, des conflits et des transactions ?

 

 

362

Par des chemins obscurs

la lumière

 

 

 

 

 

363

Au cœur de la forêt. Là où l'Homme n'est qu'un hôte passager

 

 

364

Sous la même étoile que les bêtes

et sur la pierre à leur côté

 

 

365

La main posée sur la pierre

Le cœur livré à la prière

Loin des bruits du monde

(presque) affranchi du jeu des mortels

 

 

 

 

 

366

Dans le silence et la solitude du quotidien, mille instants de présence pure

 

 

367

Nous écartant, peu à peu, du bruit des mots

des esprits qui tentent d'éclairer

les routes de ce monde

des voix qui tentent d'expliquer le chemin de l'âme

de tous ceux qui font passer la prière avant la joie

 

 

 

 

 

368

C'est ce qui nous habite profondément qui « s'exprime » et s'actualise, peu à peu, en cette vie

 

 

369

Sans pourquoi

le cœur s'engage

le poème s'écrit

porté par ce qui a traversé l'âme

 

 

 

 

 

370

Tout passe comme un rêve. Et, pourtant, certaines expériences et certaines images peuvent nous hanter longtemps...

 

 

371

Pas d'espoir

ni de désir

derrière nos grilles

mais un feu capable

de brûler toutes les images

et tous les rêves

 

 

372

S'asseoir en silence

et attendre la fin du temps

et le recommencement de la joie

 

 

 

 

 

373

Chaque jour, on devrait se réjouir – et remercier – de voir la terre et le ciel, de respirer l'air frais matinal, de revêtir quelques bouts d'étoffe pour se protéger du froid, de sentir le soleil sur sa peau, de pouvoir rassasier sa faim avec des aliments, d'avoir la possibilité d'aller et venir librement et de se coucher à la nuit tombée. Avoir dans le cœur la gratitude de ceux qui perçoivent le caractère sacré et divin de toutes les activités et de tous les gestes de la vie quotidienne.

 

 

374

Là où le bleu parvient à colorer la langue

à déplacer le monde et à ouvrir les yeux

 

 

375

Entre l'étreinte et l'éblouissement

 

 

 

 

 

376

Une vie simple faite de nécessités et de joie. De la solitude et du silence, des collines et des arbres, des activités quotidiennes et un peu de marche et de poésie

 

 

377

A la charnière du vent

un peu de ciel

et quelques mots pour en témoigner

 

 

 

 

 

378

Le cœur empli de gratitude est propice à la joie et à l'intensité du ressenti. Il créé quelque chose comme une tendresse au fond de l'âme – un inestimable présent – qui nourrit l'existence entière et donne à ce qui est vécu et au lieu où l'on se trouve une lumière et une saveur toutes particulières.

 

 

379

Par-dessus le monde et le temps

Ce à quoi invite le poème

vers cette contrée de l'enfance

où le ciel parvient à colorer

le regard et les mots

 

 

380

A l'abri des braises

là où le monde ne ressemble plus à un incendie

là où le regard a la fraîcheur de la brise

là où la porte est à la fois ouverte et fermée

là où la raison n'est pas capable d'entrer

 

 

 

 

 

381

Par quel mystérieux tour de passe-passe, ce qui est dérisoire nous semble si important (nous-même, notre existence, nos proches, notre travail etc etc). Si nous étions réellement lucides, tout nous paraîtrait incroyablement insignifiant... Ceci étant dit, la plus infime des choses et la plus minuscule des créatures ont une valeur inestimable...

 

 

382

Dans la géographie du sommeil

tant de fausses vérités

 

 

383

Derrière le si peu

comme une hauteur (presque) inatteignable

 

 

 

 

 

384

Être en vie est un véritable miracle ; ce qui ne nous épargne ni les peines, ni les malheurs, ni l'âpreté de l'existence...

 

 

385

Plus haut que la douleur

le cœur battant

et plus haut encore

le soleil qui se terre

au fond de l'âme

 

 

386

A travers l'épaisseur du regard

quelques tremblements

le début d'un cri – peut-être

un reste de joie – sans doute

et une manière (bien sûr) de dire merci

 

 

 

 

 

387

C'est un travail à plein temps que de se montrer suffisamment vide, attentif et disponible pour être en mesure de ressentir l'être dans ses profondeurs et la joie et la gratitude au fond de son cœur. On a vite fait de s'encombrer de pensées, d'activités et de distractions qui viennent quelque peu « pervertir » cet état de réceptivité et de dépouillement.

 

 

388

De l'autre côté du cœur

un peu plus qu'un ciel

cette incroyable lumière

capable de transformer

l'âme des Hommes

 

 

 

 

 

389

Je n'aime que les êtres et les choses qui respirent l'authenticité

 

 

390

Quelque chose (bien sûr) de la lumière dans la parole

 

 

391

La vérité des mots n'est rien

comparée à celle des gestes

 

 

 

 

 

392

Riche de ce que la mort ne pourra défaire ; ce qui s'enracine dans les tréfonds de l'être

 

 

393

Plus haut que le jour

Là où l'être prend sa source

le visage de ce qui n'est jamais né

le visage de ce qui ne meurt jamais

 

 

 

 

 

394

Savoir, c'est connaître le nom des choses du monde, leur mode de fonctionnement et les liens qu'elles entretiennent entre elles. Connaître, c'est faire l'expérience profonde des choses de l'âme ; c'est éprouver les fondements mêmes de l'être. Celui qui sait est savant, celui qui connaît est sage.

 

 

395

Sans plus savoir distinguer

l'ombre de la couleur

le silence du monde

la paume pourtant pleine de présages

 

 

 

 

 

396

Quels sont « les bagages » de l'être ? Sont-ils (en partie) liés aux caractéristiques de l'individualité ou s'en affranchissent-ils ?

 

 

397

Du silence et de l'oubli

au cœur de cette âme sans âge

qui habite nos tréfonds

 

 

398

Ce qui nous a quitté(s)

abandonné sans inquiétude

 

 

 

 

 

399

Cette insatiable curiosité qui nous pousse à aller toujours au-delà du connu...

 

 

400

Nous aventurant plus avant

dans cette incertitude qui semble si fraternelle

 

 

401

De l'autre côté du ciel

sur le versant de l'âme le plus infréquenté

le chemin et la destination

ce lieu où il n'y a ni rêve, ni règle

ce lieu où il n'y a rien ni personne

pas même des jours et des êtres qui passent