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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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© Les carnets métaphysiques & spirituels

SI PRES DE NOS LEVRES, LE SILENCE (VOLUME 2)

EXTRAITS DU JOURNAL DE L'AUTEUR (2022-2023)

 

Dans cette joie de n'être plus rien ; un regard – une tendresse – des sensations ; la possibilité d'un au-delà de l'homme...

 

 

Au cœur de ces rives luxuriantes ; sans homme – sans histoire – sans nom

 

Le lieu de la sauvagerie – des esprits – de l'invisible

 

Parmi une faune effrayante (et qui nous fascine)

 

Les joues habillées d'herbes et de lichens

 

Les lèvres retroussées ; la narine alerte

 

Le pas souple

 

L'âme qui épouse le corps – les lieux – la soif

 

Les yeux grands ouverts

 

Et des vagues de réel qui déferlent – qui nous submergent – qui nous engloutissent

 

Les préliminaires – peut-être – de l'alliance – des noces – du mélange – de l'hybridation ; cet ineffable que nous sommes, peut-être, sur le point d'incarner...

 

 

A cheminer cahin-caha sur cette sente étrange – avec, sur l'épaule, ce grand sac de rêves et d'illusions dans lequel nous piochons à l'envi pour rassurer l'esprit et distribuer, ici et là, quelques terreurs – quelques faux-semblants – quelques folies – afin de tirer avantage de ce qu'offre le monde

 

 

 

Témoin de ses propres jeux – jouant ; de ses propres yeux – regardant

Ce qui coule entre les doigts ; et qui vient de la terre et du ciel

Le théâtre – l'étonnant théâtre – du vivant

 

 

Au commencement des mondes et du temps

L'épaisseur de la nuit

Et ce qui cherche la lumière

 

 

Au milieu de la brume et des peut-être

L'indicible apparaissant ;

maître du monde – maître des songes et du temps

Au cœur du murmure silencieux ;

quelque chose de l'infime

Un peu d'espace dans l'afflux de sang

Et l'Amour sur l'ombre de la faim

A guetter encore ;

comme s'il suffisait d'attendre...

 

 

Au-dehors – le reflet de la lune sur les grands arbres

 

Le silence magistral de l'hiver

 

Comme une longue nuit où tout sommeille ; sauf l'âme qui veille en retrait – dans un coin de l'abîme – à l'abri des bruits du monde

 

 

Dans cette longue chaîne ininterrompue

De l'immobilité à l'immobilité ;

à travers tous les gestes et tous les vertiges

Le soleil sur nos mains attachées

L'invisible enchâssé dans la chair

Dieu parmi nous – au service du monde –

des visages – des circonstances

 

 

Dans la main d'un plus grand que soi

 

 

Qu'importe les ruptures – la mort – le pourrissement

 

La continuité de l'itinéraire ; et l'élargissement de la communauté d'appartenance ; bien plus qu'un espoir – une évidence

 

 

Le souvenir d'un lointain intérieur

 

 

A la suite de l'origine ; et à peu près rien d'autre

En dépit des luttes – des remparts – des assauts

[et eux aussi dans le prolongement]

 

 

Au bord de l'abîme – très souvent ; et le risque (permanent) de la dérive

Et ce souffle qui manque, parfois, pour rejoindre l’œil premier

 

 

Sous le règne merveilleux du provisoire et du naturel

 

 

Seul ; dans la trace des anciens ; les premiers hommes – les premières créatures peut-être...

Enchevêtré(e)(s) avec la terre et le ciel

Du bleu recouvert d'argile – d'herbe et de feuillages

 

 

La terre

L'herbe grasse

Les ventres féconds

La danse des vivants

Jusqu'aux dernières feuilles de l'automne

Jusqu'aux premières neiges de l'hiver

A vivre encore – encore et encore – ensemble

Sur cette rive ; de jour en jour

Existence contre existence

Au fil des millénaires qui passent

 

 

Le temps de l'âge authentique ; l'esprit sincère (sans mensonge) – en plein réel – sur la rudesse de la roche – dans la trame magmatique ; la matière réticulaire ; l'existence comme une évidence métaphysique...

 

 

La pénombre par endroits

Moins de rire et de jour

Loin du nom – et de la figure – que l'on vénère

Comme un abîme spéculaire

L'espace encombré de choses et de bruits

La tête trop altière

Et l'intérieur encore trop tapissé

d'images et de mots

Comme étranger à toute poésie ;

à la nécessité du vide –

de la solitude – du silence

 

 

D'un monde à l'autre ; d'un visage à l'autre

 

La succession des expériences qui nous apprend, peu à peu, à élargir notre communauté ; à apprivoiser l'Autre – le lointain – l'apparente étrangeté ; à nous découvrir derrière tous les masques et tous les déguisements

 

 

Engagé vers la source

Sans mot – sans passé – sans séparation

En dépit de tout ce sable sous nos pieds

 

 

La chair et l'âme ; l'étoffe du monde sur l'ossature du Divin

 

Exposé à tout ; protégé de rien ; comme les fleurs et les bêtes ; avec des yeux pour pleurer

 

La chair douloureuse ; et le cœur encaissé qui apprend, peu à peu, à s'ouvrir et à redécouvrir l'envergure de son territoire

 

 

La tête penchée sur l'infime

La réalité des pieds

Avec l'infini – en soi – pourtant...

 

 

Ici – sans la possibilité d'un autre monde – sans la possibilité du moindre ailleurs

 

 

A compter les pas – et parfois les pierres – et parfois les sourires – et parfois les conquêtes – au lieu de laisser le vent guider la danse

 

 

Le corps et l'esprit – inquiets – perplexes – embarrassés ; chargés (à leur insu) de nuit et de matière ; si peu habités – au seuil (presque toujours) de l'absence

 

 

L'âme – la terre – le ciel – le vent –

parfaitement alignés

La posture et le geste (joyeusement) ensoleillés

 

 

En soi ; l'obsession du bleu et la hantise de l'inaccompli...

 

 

A l'intérieur ; le langage muet et la pourriture qui guette

 

 

Le monde ; sans le regard – sans la lumière

 

Privé(s) de soleil et de lucidité ; comme condamné(s) à prolonger l'errance souterraine – au-dehors comme au-dedans

 

 

Le vent – le monde – la mort – en face

 

 

Qu'importe les croyances et les pensées

Ce qui brille au fond de l’œil

Et ce que le cœur étreint

 

 

Au seuil d'une sagesse automnale ; le geste et la parole naturels et spontanés

 

 

L'abandon plutôt que la volonté

Le geste plutôt que le pourquoi

 

 

L'engagement plutôt que l'indifférence ; et l'esprit – pourtant – au-dessus de ce qui semble affairé

 

 

Le cœur aimant ; qu'importe les visages et les circonstances ; qu'importe ce qui nous est proposé

 

 

Ici ; sans invention – sans imaginaire

Loin de l'attente à genoux ; des paroles en l'air –

de la terre promise

Tout étreint ; y compris le plus vil –

l'haïssable – le mauvais sort

 

 

Qu'importe les noms que l'on donne à Dieu

Qu'importe l'hostilité du monde et des âmes

La réponse – la clémence – la tendresse – en soi

 

 

Tous ces rêves auxquels on se livre

Sans que jamais l'Amour grandisse

 

 

Endormis dans les bras du rêve

La tête collée contre sa poitrine

Dans le bleu des fables qui affaiblit l'ombre ;

et qui, en secret, lui donne sa force

 

 

Et cette disgrâce – et cette infortune – et cette cécité – que nul ne voit – que nul ne sent – que nul ne se risquerait à constater – sauf (bien sûr) le cœur lucide et silencieux qui sait ; et qui ne pourrait (quand bien même le souhaiterait-il) détourner de leurs songes et de leurs bruits les esprits endormis

 

 

La tentation de l'exil pour échapper aux ruses – aux manœuvres – à l'hypocrisie – aux mensonges – aux jugements – aux accusations – aux trahisons ; à tous les tourments de la vie collective

 

 

Tous rois ; en ce royaume...

 

 

Depuis toujours ; comme si l'on était seul ; à marcher ensemble (apparemment)

 

 

Qu'importe la brièveté de l'existence et l'intérêt que l'on porte au mystère

L'écho incessant des origines – à travers nous

 

 

 

A se méfier ; à aimer ; puis, à se détester (et programmés pour cela peut-être)

 

A partager le plus commun

 

A être ; à devenir ; ce à quoi l'on se destine (très naturellement) ; sans rien comprendre – sans même trouver la force ; sans même trouver les mots

 

Ce que nous sommes ; et ce que nous faisons – semble-t-il...

 

 

On supplie ; au lieu de s'effacer ; au lieu de s'oublier...

 

 

 

On aimerait encore ; on aimerait davantage ; un peu plus ; des rations supplémentaires de tout – de temps – d'or – d'amour – de matière

 

Et Dieu qui ne se montre pas ; que nos yeux et notre cœur (trop grossiers) ne parviennent à voir

 

Si insensible(s) encore...

 

 

La démesure (irraisonnée et incontrôlable) du vivant en ce monde ; comme si l'infini poussait au-dehors et au-dedans...

 

 

Le monde et le mystère – enchâssés dans le même secret

 

 

La mort irrécusable malgré les pleurs – les prières – les promesses – les ornements

 

 

Ce qui (nous) fait disparaître – en apparence

L'invisible (comme toujours) à la manœuvre

Le cœur impuissant – en dépit des rituels

Ce qui, ici, se transforme ; et ce qui est appelé ailleurs ; autrement

De monde en monde ; à travers l'esprit qui sait ; et les âmes qui voyagent (le plus souvent)

 

 

Des choses – au-dessus des têtes – (bien) étranges ; l'enfer et le firmament

 

 

 

La route parfaite des cœurs encaissés ; ce qu'ils disent ; ce qu'ils croient – de leur victoire sur le sauvage et l'innocence

 

La peur qui pousse les âmes à se barricader ; à trouver refuge derrière des murs de pierres et d'idées

 

Les mains sur les yeux et les oreilles au lieu de relever la tête pour écouter le chant – et regarder le spectacle – du monde ; jouant (presque toujours) sa propre tragédie

 

Et cet air que l'on se donne ; et cet air que l'on fredonne – pour se donner du courage ; rehausser les clôtures – renforcer les barrières ; et fermer les volets – et les paupières – à la nuit tombée

 

 

A demi-mot – dans le noir

Dans le désordre des signes et de la tête

 

 

Tous entassés au fond de la solitude

Au milieu des vivants et des morts

Le cœur tourné vers plus haut

 

 

Un poème ; comme de la neige lancée vers le ciel ; avec un peu de lumière et quelques restes d'ombre (maladroitement) mélangés à l'encre noire

 

 

Au recommencement du devenir

Le regard porté ailleurs

 

 

Offrir à l'existence et à la mort une autre lumière ; davantage que la possibilité d'une espérance ; davantage que le menu concours d'une croyance ou d'une prière

 

 

Ici et là ; à défaut de terre – à défaut de ciel

 

 

Ici-bas – l'âme singulière ; et la chair et l'esprit en commun

 

 

Là où les pas dansent sur leur pente

Sans rien savoir ni de la folie – ni de la vérité

 

 

A faire n'importe quoi avec n'importe qui ; comme si nous n'étions personne...

 

 

Seul – à bout de force

Las de l'étrangeté du monde

Comme un cœur parmi les pierres

 

 

Le cri de l'innocence au fond des yeux

Nous abandonnant à toutes les larmes qu'exige notre vie

Sans (jamais) pouvoir enjamber ni l'indifférence – ni le bruit

 

 

Équipé(s) pour la faim et la lumière

La bouche parfois béante – parfois béate

 

 

Passionnément ; la montée du jour

Le risque de vivre

Au-delà des choses

Rouge ; comme l'étoile et la main assassine

Sans jamais voir l’œil

Offrant à l'âme cette teinte si tenace

 

 

Adossée à la mort ; la parole

Le poème ; tel un (infime) rouage du ciel

Comme un chant obstiné

Une résistance à la bêtise et à la folie ;

à cette cavalcade indifférente du monde

 

 

A travers soi – l'Absolu peut-être

De l'indigence à l'apothéose

Sous le joug de l’œil et du temps

Cette existence sur la pierre

Porté(e)(s) – depuis toujours – par le reste

 

 

Dans les yeux – ce vide criant

A aller toujours – le rêve en avant

 

 

Serrés l'un contre l'autre

Le cœur et le silence

L’œil et le monde

L'âme et le vide

Le corps et la mort

L'esprit et l'éternité

 

 

Ce qui compte ; écrasé – anéanti

A coups de saccages

 

 

Le cœur errant ; sans même explorer l'inconnu

 

 

Sur cette terre épineuse et pentue

Ces (pauvres) vies qui passent

Comme des ombres ; des traces sur la neige

 

 

Debout ; les yeux fermés

La lumière que l'on cherche – aveuglément – dans les ténèbres

Les bras tendus devant soi – jusqu'à l'autre bout de la terre

Dans le même sillon ; sans jamais voir le jour

 

 

Qu'importe l'insignifiance – l'ampleur – la vérité – de ce que nous vivons...

Nos pas ; dans la (parfaite) continuité du voyage...

 

 

La chair tendre et tremblante ; tandis que nous respirons ; tandis que nous déambulons dans le labyrinthe ; tandis que nous jouons avec la matière ; tandis que l'âme et le monde se révèlent l'un dans l'autre ; tandis que la langue et le pas approchent du silence ; avant que la mort ne nous emporte ailleurs ; avant que le temps ne nous porte vers un autrement...

 

 

Gracieux ; la danse des âmes – le tournoiement des couleurs dans la lumière – ces pas – tous ces pas – dans l'invisible ; le cœur au bord de l'indicible – le souffle (imperceptible) du temps sur la pierre – et nos fronts rayonnants

 

 

Le ciel déployé

Au milieu des ombres

Des traces sur la pierre blanche

Et dans la main – le geste qui sait

 

 

Sous cet amoncellement de couleurs

La figure intacte

Et la voix sans tremblement

 

 

A l'angle du jour que la nuit a choisi

Amoureusement

Quelque chose de la blessure

Ce qui s'érige – ce qui vacille

Une sorte de verticalité balbutiante

 

 

L'image et le mot ; à la place du ciel – trop souvent...

 

 

Le déferlement de l'invisible

Sur les mains tremblantes

Sur le cœur battant

 

 

Sous quelques rais de lumière

Le temple et la prière

L’œil qui sépare le ciel du monde

Et par-dessus la croix ; l'invisible

 

 

Au milieu des pierres ; le cercle

Et appuyé contre la perte ; le salut

 

 

A grandes pelletées de vent ; le seul labeur – la seule possibilité – de l'homme...

 

 

Des mots du dedans ; quelque chose de soi (immanquablement)...

 

 

Sous quelques étoiles

Quelque chose qui veille ; de vivant

Partout où l’œil reste ouvert

 

 

Ici – contre soi ; tout près du ciel

 

 

Aveuglément

Entre la pierre et la prière

Tantôt vers l'obscur – tantôt vers la lumière

La possibilité de la couleur

Et, parfois même, la transparence

 

 

Mille égarements – quelques détours

Vers le bleu

Sans appartenance

Au milieu des fables et des gerbes de lumière

 

 

Peu à peu – oublié le jeu initial...

 

 

En soi ; ce qui nous accompagne

Au milieu des obstacles et des reflets

Guidé(s) vers le haut – au-dedans – peu à peu

Allant sur le seul chemin ;

dans la seule direction – possibles

 

 

Au plus bas ; là où le ciel rejoint la glaise

Au plus haut ; là où la terre devient miracle et merveille

 

 

Comme un passage à gué entre Dieu et les étoiles

Devant les yeux qui s'interrogent

 

 

Dans ce désert sans sable – sans lumière

Qu'importe nos pensées incandescentes

Pris dans le tumulte – le déclin – la débâcle

En dépit de la persistance du miracle – au-delà

 

 

La parole bariolée

Du ciel et de la neige

Terrestrement engagé(e)(s)

Comme le geste-témoin

Glissant de l'âme à la bouche

 

 

Le cœur moins aveugle

Apprenant à traverser la terre et le temps

S’immisçant là où les yeux s'épuisent

S'immobilisant là où l'on doit demeurer

 

Nous accompagnant

Au-delà des histoires et des noms

 

 

Insoucieux des sentences et des règles du jeu

Entre le reflet du feu et la désespérance

Chaque jour ; un surcroît d'aventure

 

 

Allant de rive en rive ; au milieu des pierres et des cris ; dans la proximité funeste des hommes

 

 

Ce vide qu'il faudrait enlacer ; comme des mains qui laisseraient le sable s'écouler ; comme l'esprit qui se laisserait gagner par l'abandon

 

Amoureusement ; et sans alternative

 

 

Parce que le jour ; plus simplement

A petits pas ; jusqu'à la hauteur qui se soustrait

Au cœur de la vie où, sans cesse, l'on recommence

 

 

En soi ; le souffle et le vent

A respirer encore au milieu des choses

 

 

Dans les tresses du temps ; la mort cadenassée ; et encore (trop souvent) brandie comme une menace ; comme un rappel à l'ordre – en quelque sorte – lancé à ceux qui s'imaginent mortels

 

 

Séparément ; de moins en moins

Par-delà les frontières

Par-delà la substance

Cette sorte d'intimité avec le reste

Les pieds sur le sol

Le cœur pénétré et consentant

 

 

Au milieu des vivants ; une compagnie – une amitié – un Amour – en soi – à creuser – incontournablement

 

 

 

Le geste juste ; comme si la vérité était inscrite au creux de la main – au fond de la chair – au fond de l'âme

 

L’œil comme obstrué par l'excès de distance et le manque de lumière

 

 

 

A nous offrir, peu à peu, à l'impensable

Tous les rêves émiettés au fond de la tête

Nous évanouissant à mesure que le réel gagne en force – en réalité

Notre cœur de plus en plus vivant

 

 

 

Notre existence ; malgré nous – malgré le monde – malgré les Autres

L'épaisseur ; fendue, peu à peu, par la possibilité du silence

Puis, emportée par les eaux

Jusqu'au retournement (inattendu) de la soif

 

 

A la même source ; l'âme et les lèvres – s'abreuvant

 

 

Aussi longtemps que nous pourrons nous transformer ; le défi de l'abandon...

 

 

L'œil et le monde ; comme un attelage guidé par le désir et les instincts ; aveuglément vers le sacrifice

 

Le cœur (de plus en plus) étranger

 

Avançant ; ne sachant que faire – ne sachant que penser

 

 

 

Dans les rouages du monde et du temps

Au cœur de la pénombre

Guidé(s) par le cœur insatisfait – (toujours) inassouvi

La porte encore ouverte sur la nuit

 

 

Au plus clair du cœur

Dans la plus haute intimité

Au-delà du proche ; le merveilleux

Le reste devenant (pour l'esprit)

de la même famille

Sans que rien ait changé ; ni les visages –

ni l'apparence du monde

 

 

A la confluence des chemins

La matière quittant l'épaisseur

Les épaules délaissant le poids

Nous quittant ; et nous rejoignant

 

 

Auprès de la source

Par-delà le rouge ; ce que l'on entrevoit

Dieu autant dans l'animosité que dans la tendresse ; autant dans la noirceur que dans la clarté

A même le ciel qui – partout – s'est éparpillé

 

 

Dans la bouche ; et au fond du ventre – la chair mâchée et remâchée ; jusqu'au débordement de la matière...

 

 

Dans la transparence discrète de l'effacement

Le cœur à deux doigts du bleu

 

 

Traquant le vent ; et débusquant le sable (sans même voir la malice qui a envahi les têtes)

Contre soi ; les ombres du monde parées des plus séduisantes couleurs

 

 

Sur notre peau ; l'inconsistance ; et la beauté par-dessous ; et ainsi jusque dans nos profondeurs les plus intimes – les plus secrètes – les moins parcourues...

 

 

Mis bout à bout ; la hâte et le terme

A peine une ébauche de voyage ; (tout juste) quelques pas esquissés

 

 

L’œil cherchant – à travers la multitude – la vérité

Comme un secret ; le mystère reformulé à travers la surface grouillante

Et aussi (bien sûr) tout entier dans le rien ; et peut-être même davantage...

 

 

Le cœur nu ; comme dégagé d'un piège ; miraculeusement ; sans jamais – pourtant – s'écarter du monde et de la mêlée ; nous laissant dévorer au lieu d'intervenir – au lieu de participer...

 

 

Au milieu des arbres ; marchant – dans leur silence

 

 

Le cœur ; le lieu du désencombrement et de l'intimité ; sans rien exclure du monde

 

 

 

Traînée de poussière et de sommeil ; dans les yeux – sous les pas

La splendeur et le triomphe ; qu'en rêve

Comme une mendicité ; ce que nous réclamons (si expressément)

Sous l'égide du dérisoire et de l'obscurité ; assurément

 

 

Aux ordres de la terre ; écrasé(s) par le poids du monde ; et submergé(s) par ses impératifs ; et le reste dont on se débarrasse ; le cœur (presque) toujours inconsistant

 

 

L'irruption de la grâce dans la chair meurtrie

Ce qui surgit sans nous heurter

Et ce qu'il reste une fois le superflu soustrait

Au cœur même de la perte

Au cœur même du chaos

Cette possible reconnaissance

Cette possible réconciliation

 

 

La parole libre ; sans emprise

Sans masque – sans nom – vers la plus haute nudité ; au-delà de toutes les corruptions possibles

 

 

Au plus près du vivre ressenti ; là où les tremblements et les larmes valent davantage (bien davantage) que les mots...

 

 

Face au monde qui se dresse – qui se hâte – (immanquablement) voué au dehors et au désœuvrement ; et qui, dans sa folie, continue de mépriser toutes ces choses qui semblent si essentielles aux yeux des sages...

 

 

Un peu de lumière – sur soi

Le commencement (peut-être) de l'inoubliable

 

 

La main tremblante et le cœur étreint

Touchant celle – et celui – des Autres

Alors qu'autour de nous la nuit a tout englouti ;

le ciel – le soleil – l'espoir – la sensibilité

 

 

Divisant le monde ; comptant les points ; et affermissant sa position (et sa posture)

De part et d'autre de la nuit à laquelle on est assigné

 

 

Vers la simplicité ; sans rituel

 

 

De naissance en naissance ; jusqu'à l'origine...

 

 

Quelques signes calligraphiés ; trempés dans le feu – le ciel – la possibilité ; sans oublier le rêve – la mort – le monde – que l'on ne peut jamais écarter du tableau

 

 

La possibilité du voyage malgré la matière et la mort

De très loin ; parfois depuis le commencement

Au-dessus du rêve et de l'abîme

 

 

Traînant en tous lieux

Sans le moindre étendard

Par-dessus l'espèce et l'obscurité

Au cœur de l'invisible

 

 

Entre la pierre et la lumière ; à même la trame

 

 

Sur le même fil que les funambules et les oiseaux

A tenir tête au monde ; au lieu de s'abandonner aux cimes et au vent...

 

 

Étrangement étrangers ; ces visages – ce lointain – cette assise sur la pierre...

Le cœur si infirme

Avec la terre et ses labyrinthes pour seul horizon

Si loin (encore) de la sagesse ; de l'âge de raison

 

 

A hauteur d'homme ; l'infini décelable

Et dans le vide creusé ; le mystère – comme une étrange (et perpétuelle) épiphanie...

 

 

Nous détachant (apprenant, peu à peu, à nous détacher) de la fiction du monde et du temps ; abandonnée à ceux qui ne peuvent s'en passer

 

Transformé en serviteur anonyme ; le cœur (discret) à la place de la figure

 

Et toutes les richesses de l'âme offertes au vent

 

Si nu – si démuni – si impuissant ; si vide – si clair – si joyeux – à présent

 

 

Frère(s) du reste ; sans (même) le savoir

Et encore cannibale(s) – en dépit de Dieu – en dépit de la ressemblance – en dépit de la proximité

 

 

Au fond de la nuit ; ce manque de lumière

Et au fond de la chair ; ces sanglots inconsolables

 

 

La nudité couronnée ; jamais arrogante

 

 

Si près du cœur – de l’œil – de l'Autre ; et du haut (du plus haut) quelques fois

Comme un vertige ; bien au-dessus du rêve

Dans l'intimité de la matière

 

 

En soi – le jeu et la simplicité ; et la célébration du seul visage – au milieu de la multitude – au milieu de la confusion

 

 

Qu'importe la nuit – les yeux ouverts – le cœur cadenassé – pourvu que l'on jubile à chaque découverte ; et que la joie se mêle à tous les remous...

 

 

Incroyablement vivant(s) ; malgré le rêve et les illusions

 

 

Sur le seuil – la porte toujours entrouverte

Déjà engagé(s) dans l'issue ; en dépit du labyrinthe

 

 

Ce que nous sommes ; en plus du reste ; autant que lorsque tout a été soustrait...

 

 

Déclinant les offres (toutes les offres) au profit de la lumière

 

 

Si proche(s) du bleu malgré les étoiles ; malgré la résistance de l'homme

 

 

 

(Presque) aussi fraternellement vivant qu'aux origines...

 

 

 

A l'origine du monde et du silence ; la même lucidité – le même enchevêtrement – la même confusion qu'aujourd'hui...

 

 

 

Éclaboussé par le sang des bêtes et la sève des arbres à l'horizontale

Cherchant au-delà des instincts – au-delà de l'homme

De l'autre côté du monde ; puis, de l'autre côté de l'âme

 

 

Le cœur rouge et ruisselant ; aussi rouge que la terre ; aussi ruisselant que les larmes

Sous la lumière ; tâtonnant

Aussi près des bêtes que possible

De pierre en pierre ; puis, d'arbre en arbre ; jusqu'à l'impénétrable...

 

 

A s'étreindre ; comme les arbres – en secret

Le sentier – dans la voix ; la lumière

 

 

Au fond de soi ; ce qui nous porte – en vérité

 

 

La nuit pleine d’orgueil et d'étoiles

Dans ce sommeil éveillé

A s'imaginer seulement

 

 

La substance du vent ; bleue

Sans trace ; dans le ciel

 

 

Au fond des bois

Sans rien corrompre

Sans rien enlaidir

Sans ambition

Goûtant l'invisible

Obscurément ; comme l'ombre sur notre visage ;

comme la lumière qui éclaire le passage

En s'achevant ;

à la manière du rêve et du langage

A travers l'ivresse d'un Dieu qui brûle

 

 

A la manière d'un songe ; l'impossible

Le trésor et le surcroît

Au plus bas du monde

Au plus près de l'âme

Au fond du plus rien – en quelque sorte

 

 

Jusqu'au dernier geste soustractif ; et moins encore

Un travail de titan pour l'homme – si familier des ajouts – des accumulations – des amoncellements

 

 

Face à soi – toujours ; le vide – le monde – les pierres ; et l'Autre quelques fois

 

 

N'étant plus que cela ; cet étrange mariage

avec le monde et les choses

La multitude des visages

Et des pelletées d'infini

Le vide par-dessus la main qui donne

Et par-dessus l'offrande

La même chair ; le même esprit –

à travers la farandole des figures

 

 

La part qui prend ; et la part qui s'élève

La part qui sait ; et la part qui demande

A travers la nuit terrestre ; le sort des mortels

Entre le ciel et la poussière

 

 

Une pluie d'étoiles sur le front enneigé

L'homme hissé jusqu'au plus haut de lui-même

A travers le même rêve

 

 

Sur cette corde fragile – branlante – très provisoirement attachée entre deux points fixes dans le temps

 

Aux prises avec les vents et les risques de collision et de bascule

 

Poussière suspendue – sous le soleil – en attendant la chute (inévitable) ; puis, l'envol (la migration vers d'autres contrées peuplées d'autres gouffres – d'autres cordes – d'autres particules)

 

 

La boue bleue tournoyant derrière les grilles que la cécité et la nuit ont façonnées

 

 

Une existence ; sans la nécessité des Autres – sans même la nécessité du langage...

 

 

Ni tien – ni mien ; nôtre assurément

Et l'infini en plus ; sans qu'il soit nécessaire de le partager...

 

 

Face à soi – encore ; au cœur de la soif rassasiée

 

 

Sur la terre ; passant

Vers l'autre rive

Au fond des yeux ; dérivant

L'âme gorgée de matière

D'une épaisseur à l'autre

Guidé(s) par l'intelligence (mystérieuse)

de ce qui nous porte

 

 

Recouverts par quelques pelletées d'argile ; l'âme – le cœur – l'esprit – le chemin – toutes les choses – toutes les possibilités...

 

 

Tourné vers soi

A la place du vent

Les mains dans l'ombre

 

 

L’œil aux aguets

Attentif à ce qui a besoin d'attention

 

 

Au cœur de l'invisible – déjà ; la chair flamboyante

Sous le feu de ce qui nous consume – pourtant

 

 

Indéfiniment ; le retour – entre la continuité et le recommencement

 

 

La route ; pas à pas

Entre le voyage et l'immobilité

 

 

A notre place ; sur toutes ces pentes qui se succèdent ; glissant – peu à peu et de manière ininterrompue – jusqu'au centre de l'étendue

 

 

Le cœur sur la pierre ; sensible et besogneux

Là où règne le feu

Là où la voix est arrachée au rêve

 

 

Face aux cœurs querelleurs ; face aux fronts trop fiers ; la figure humble (presque toujours)...

 

 

Le prix de l'exil ; de moins en moins exorbitant à mesure que l’œil s'ouvre ; à mesure que le cœur voit et reconnaît...

 

 

En soi – le bruit – Dieu – la parole

Au cœur du vide et du silence – pourtant ;

là où la matière est célébrée

A l’œuvre ; le temps – le monde et la lumière

Le feu – l'infime et l'appel

Comme un rêve ; et du sommeil

La mort ; et un peu de couleur ;

là où demeure l'infini ;

là où l'on sait s'agenouiller

 

 

La terre ; par poignées

En plein silence ; au milieu des images

Des corps ; et toutes les choses du monde

Mille reflets sur le visage

Et le sourire ; et les étoiles

Le Dieu vivant ; au lieu du rêve ; au lieu de l'or ;

plus proche que jamais

 

 

Le passage offert ; et que l'on obstrue – peu à peu

Au fil des pas ;

le merveilleux (par intermittence)

Les yeux (trop souvent) ligaturés

Comme emporté au loin ;

là où commence la mémoire

Dans le prolongement indéfini de l'élémentaire

 

 

Ce qui se creuse ;

la matière – l'esprit – la lumière

Comme condamné(s)

à l'éternelle étrangeté du monde

A supposer (bien sûr) que nous existions...

 

 

La parole prisonnière des fables et des croyances de l'homme et du monde qui (trop souvent) nous soustrait au plus vrai – à ce qui se rapproche de la vérité vivante

 

 

Hors du monde ; l'horizon ouvert – l'âme offerte ; le vide qui (enfin) se révèle

 

 

La tête dressée

Hors des siècles

S’affranchissant (peu à peu) de sa gangue

Vers les hauteurs

Le cœur ouvert

Et les pieds (encore) dans la fange

 

 

Sous la lumière crue du jour ; le monde

Les mains jointes (quelques fois)

Le souffle déployé

Les lèvres tremblantes

Près du refuge des bêtes

Le Dieu vivant

Au-delà du rêve des hommes

Le reflet du ciel dans les yeux confiants

 

 

A l'abri – dans les bois

Le jour dans les yeux

Enveloppé par le bleu souverain

 

 

Au milieu des rêves et des fantômes

Des pierres et des étoiles

Les lèvres serrées sur l'écume

Les yeux levés vers le ciel

 

 

A l'abri des lourdeurs humaines ; des horizontalités trop grossières

 

Le cœur au fond du regard ; à mesure que les noms deviennent fenêtre ; à mesure que l'espace remplace le monde – la fièvre – le rêve ; à mesure que l'écume disparaît...

 

 

La terre – au milieu des étoiles

Encore la nuit

Malgré la couleur – la lumière

Et ce bleu – sous les arbres

 

 

Au milieu de ce que l'on croit ne pas être

Gardien du peu ; de l'infime – face au reste ; sur la balance – du dérisoire

Nous désolidarisant plus encore en cas de menace ou de malheur

Alors que vit – s'offre et se déploie – devant nos yeux – l'inespéré ; la possibilité du rassemblement

 

 

La route dans le vent

Face au ciel ; la terre contre le dos

Et ce silence – au milieu des cimes ;

sauvage – nécessaire – paroxystique

 

 

Dieu ; plus intensément

Autant que l'âme et la matière

La terre si haut perchée

Le ciel si accessible

Plus ni exil ; ni étrangeté

L'étreinte – le silence – l'origine

 

 

Déjà l'essentiel en soi ; au milieu du fouillis des images

A la recherche d'un lieu qui servirait (à la fois) de refuge et de tremplin

 

 

Carré de pierre

Carré de ciel

A écouter la parole des arbres ;

la sagesse ancestrale

 

 

 

Face à la lumière ; la tête (une partie de la tête) encore encombrée par les fables du monde

 

 

Bras écartés ; sans (jamais) se dérober à son destin...

 

 

Dieu au cœur des dissemblances ; s'amusant de voir chacun brandir (avec force) ses croyances et ses caractéristiques singulières...

 

 

L'infime et l'infini ; au cœur l'un de l'autre

 

 

On a beau avoir l'air proche ou éloigné de la source ; on ne peut en être séparé...

 

 

Autour de soi ; des silhouettes drapées d'un peu de matière ; de l'argile maladroitement façonnée ; et le mystère abandonné au fond de l'âme

 

 

Le cœur comme un bloc ; soustrait aux risques – à ses propres yeux ; comme la soif

Et ce que nous refoulons plus loin ; par-delà le regard et les confins

 

 

Sous la même lumière au fil des saisons...

 

 

Sans importance – sans impatience ; jusqu'au dénouement

 

 

Au-delà des alliances

Recueilli dans ses propres bras

Uni(s) – déjà uni(s) – à l'infini

 

 

La nuit dans laquelle on s'enroule ; et le ciel que l'on habille de noir ; dans l'indifférence des yeux

 

 

L'esprit en tête ; et le secret au fond de l'esprit

 

 

Ce qui se déplace d'un monde à l'autre

Au-dessus des montagnes et des toits

A travers nos lèvres inquiètes

 

 

Accoudés à la nuit

Colonisant la pierre

Anéantissant à coups

de piques et de pointes

Le ciel et l'Autre

Faisant tout revenir à la terre ;

sans la moindre larme –

sans le moindre tremblement

 

 

Face à la lumière ; sans autre provision...

 

 

En ces lieux ; l'invisible

Penché(s) sur le temps qui passe

Et la nuit ; et ce qui nous relie

Comment pourrions-nous l'oublier ?

Les bêtes et les hommes partageant le sacrifice et le trésor commun ; les yeux se consacrant à l'inventaire du monde ; le secret (savamment) dissimulé au fond du silence ; les mains et les bouches saisissant et s'emparant ; les mains et les bouches rejetant et bannissant ; et les cœurs mendiant et s'exaltant ; indifférents à l'existence des Autres ; et l'âme à la traîne ; et l'esprit étroit et retors à la manœuvre – toujours asservis à la matière

 

 

Condamné(e)(s) à cet étrange vertige de l'arrachement ; l'âme – le cœur – la chair – le monde

 

 

Porté(s) tantôt par le manque et la faim ; tantôt par la gratitude et la joie

Au milieu de la poussière

 

 

Qu'importe le nom de Dieu face à l'indifférence ; face à la force du rêve qui a envahi les têtes ; face au degré d’absence de ceux qui s'imaginent humains

 

 

Dans les ornières du temps

Au cœur du plus précieux

 

 

Portés par cette faim d'or – d'ivresse et de nuit

Quelque chose des bêtes et des rois

Comme si le cœur était équipé pour l'obscur – les paillettes et les chemins de fantaisie

 

 

Ce que l'on soustrait pour se séparer de l'inhumain...

 

 

Rien pour résister au rêve et à l'écume ; aux jeux de la lumière

 

 

Du plus haut ; l'étreinte

Ce qui – dans le cœur – est atteint

Et avec ce qui reste ; l'esprit à la verticale

 

 

Rien de nouveau ; sinon cette proximité du sol et l'impossibilité de la lumière

Qu'importe que le temps succède au temps ; que le monde succède au monde

Et pourtant – peu à peu – l'innocence ; en dépit de tout...

 

 

A nous débattre dans la fumée épaisse ; à prier le ciel – la lumière – l'éternité ; sans jamais consentir au repos ou au pas de côté ; condamné(s) à cette fièvre qui ne pourra nous arracher à la boue

 

 

A se résoudre à la bêtise – au sacrilège – à l'imposture – à la matière malmenée

A consentir au rêve et au sommeil ; et jusqu'aux forces les plus dévastatrices

Comme de la fumée entre le sol et le ciel

 

 

Pourquoi diable – de passage et si peu équipé(s) pour pénétrer le mystère...

Gestes et pas impatients

Porté(s) par le tourbillon des chimères

Avec sur les épaules le poids du monde

A vivre comme derrière une vitre

Défaisant (presque toujours) le plus simple

au profit de l'ombre

 

 

A travers la tête ; (trop) aveuglément

A s'imaginer percevoir le réel ;

et le temps qui s'écoule

Le front obstiné ; obscurci

Bricolant des solutions

avec quelques bouts de ficelle

trouvés sur le chemin

 

 

Invoquer le silence plutôt que la raison ; et déployer l'esprit plutôt que l'idée du monde

 

Une manière d'éradiquer toute croyance ; d'interrompre la tradition et d'initier un mouvement singulier (éminemment intime et subjectif) visant à révolutionner l'élan et le geste – le regard et la perspective

 

 

Loin des horizons communs

Au milieu des arbres et des bêtes

Serrés les uns contre les autres

Le cœur hanté par l'invisible

Et l'âme guidée par le mystère

 

 

Un peu à l'écart du rêve et du monde

 

 

Entre le vrai et ce qui brille ; le cœur (presque toujours) partagé...

 

 

La main qui caresse ce qui pleure ; et la figure penchée sur le reste

De bon augure ; cette présence – cette attention...

 

 

Suspendu(s) au rêve et à l'indifférence

Brinquebalé(s) jusqu'à ce que disparaisse la cécité

 

Aveuglément ; sans s'interroger

Nous consolant de l'infime et du dérisoire

 

 

Un feu pour enflammer les rêves ; faire taire les cris et réserver à la chair la promesse de l'étreinte ; puis, attendre la joie qui envahira les cendres

 

 

Bout de ciel et de pierre ; comme une étoffe qui flotte au vent – si maladroit sur ces rives hostiles

En dépit des apparences – conçu pour des périples verticaux

Édifiant depuis le plus bas – à hauteur de poussière

Et toujours courbé – pourtant – en dépit des ambitions et des prières

 

 

Étendu(s) sur le flanc

Servant de miroir aux étoiles

Et essayant – pourtant – d'élargir le monde ;

d'agrandir le territoire et l'enclos

La croix toujours sur l'épaule

 

 

Oscillant sans cesse entre l'avant et l'après – entre le centre et la périphérie ; comme si l'espace et le temps existaient réellement...

 

 

Quelque part entre le désir et le rêve

Jusqu'à nous dessaisir de toutes possibilités

Devenant ce qui voit ; ce qui vient –

sans les mots

Ici et ailleurs ; comme une fenêtre éclairée

 

 

Une figure ; quelques vibrations à même la trame et des tourbillons de poussière ; qui que nous soyons – quoi que nous fassions...

 

 

Penché(s) vainement sur les saisons qui passent...

 

 

Assujetti(s) à ce que nous n'abandonnons pas

 

 

Le regard comme un soleil noir

 

Assombrissant le monde et la mort

 

Et dans leur sillage ; ceux qui vivent – ceux qui croient – ceux qui boitent et bâtissent – ceux qui déclinent et périssent

 

Infirme(s) ; toujours infirme(s) – quelque part

 

 

De l'or plein les mains ; et (toujours) derrière la vitre

Des pierres et des promesses à profusion

Si loin encore de ce qui excède le désir

 

 

Nous ; comme figurant(s) ici

Comme un bruit – un décor –

anonyme(s) de plus en plus

Voix et silhouette(s) évanescentes

émergeant du rêve et du sol

Comme des traces noires pour les Autres

Quelque chose entre la douleur et la joie ;

guère compréhensible (sans doute)

Mais sans autre possibilité

 

 

Allant là où l'on doit aller

Entre le jour et le reste

L'obscur révélant (peu à peu) sa nature

Parvenu – comme autrefois –

en ces temps de toujours

 

 

Comme l'eau ; obéissant à sa destinée

En tourbillons de ciel ;

dévalant les reliefs de pierre ;

serpentant entre les rêves

Dans le sens de la pente

Effaçant – avec le reste –

les risibles traces des hommes

 

 

Sur le chemin de la cendre ; des carrefours et des étoiles ; les mains chargées de présent ; tout ce dont le cœur a besoin...

 

 

La parole ; plus obstacle que tremplin ; plus réponse que découverte ; plus rempart qu'issue ; à ce point que le silence est (presque) toujours préférable...

 

 

Tout à sa place ; l'âme – le monde – le reste ; et nous qui avons disparu...

 

 

A crier plus haut que le ventre ; fort heureusement...

 

 

Entre les Autres et le ciel ; à cette place étrange

 

Au-delà de l'image ; au-delà de l'espérance

 

A la jonction et dans le prolongement ; maillon (exactement) de tout ; esprit et matière ; danse et épaisseur

 

Sans séparation ; sans distinction – le cœur commun – le cœur uni ; l'entièreté de l'espace

 

 

Le Dieu vivant sous l'apparence

Au plus près de l'ardeur et de ce qui brûle

Dans tous les mouvements

L'univers en marche

Jamais loin ; jamais au-dehors

 

 

Hors d'atteinte ;

la tête très près (tout exprès)

Amoureusement

Le cœur (un peu) crispé sur la question

L'espace de quelques instants

 

 

D'un intervalle à l'autre ; dans les interstices de la chair et du rêve...

 

L'encre qui gicle – qui se répand – qui envahit le carré blanc ; et qui colore l'âme (les âmes peut-être – espérons-le) de son bleu céleste

 

Sur nous ; pauvre matière – la patte céruléenne

 

 

Le même silence entre ; et à la fin

Un chant à la manière de l'incertitude

Le rêve et le vent tissés ensemble

Non pour dire ; pour célébrer ; et la joie que cela offre ; un rayonnement peut-être...

Qu'importe l'obscur ; qu'importe l'insignifiance ; lorsque l'élan et le trait obéissent à la nécessité

 

 

La marque (presque toujours) de la confusion et de l'emportement

Jusqu'à l'avènement de la lumière ; cette étrange liberté

 

 

Dans l'Absolu du monde ; si mystérieux

Épaule contre épaule

A la lisière du signe

Le commencement – la solitude – le voyage

Ce qui nous échoit

avant l'étape du rougeoiement

L'au-delà du ciel – de l'écume – du langage

 

 

D'un lieu à l'autre

Sans se déplacer

A la jonction

A travers cette perpétuelle continuité

 

 

Trop de terre dans la tête et le sang

Au cœur de la matière – le plus grand soleil – pourtant...

 

 

Alignés ; sous la lumière

Comme si la nuit n'existait pas

Comme si l'aurore était une invention

 

 

De proche en proche ; et toujours le même éloignement...

 

 

Cette étrange indifférence (mâtinée parfois d'un peu d'émerveillement – de surprise ou de peine) face à l'apparition – face à l'usure – face au déclin et à la mort

 

Et l'esprit qui s'interroge (assez rarement) sur la matière soumise aux impératifs du temps

 

 

Hors de soi ; comme la seule condamnation...

 

 

A la cime de l'insuffisance ; les yeux – l'homme – l'esprit – confrontés au monde (à cet étrange amas de particules et d'images) qu'ils ont, eux-mêmes, inventé ; rive blanche pour les uns ; tertre sombre pour les autres ; et transparence pour quelques (rares) privilégiés qui ont su percer l'épaisseur du mystère

 

 

Chaque jour comme un surcroît de ciel

Sous l'étoile montante ; la terre claire

Sur le seuil ; comme l'arbre et la fleur

A la jonction du monde et de l'invisible

La chair simple

Et le rouge au cœur

 

 

A croire (encore) aux vertus des images et du songe

 

Célébrant l'espérance et l'illusion...

 

Attendant l'impossible offert par un Dieu qui habiterait le ciel – la prière – l'extase ; jamais le monde – l'ordinaire – le dedans

 

 

(Parfaitement) indissociable(s) du reste (de ce que l'on considère habituellement comme le reste)

Ici – au plus près ; qu'importe ce qu'en pense la tête

Polycentrique ; comme les facettes du même visage

 

 

A travers le rêve ; la clarté

 

 

La figure triste ; les yeux fermés ; le cœur froid et barricadé ; et encore l'essentiel du chemin à parcourir (bien sûr)

 

 

Sous la lumière

Sur la pente colorée

Les figures en sang

Dérivant peut-être

S'abandonnant à trop de volonté(s)

S'exténuant à faire le chemin

Du rêve à la terre foulée

Sans comprendre ni la violence –

ni l'évanescence – ni la futilité

Le jaillissement de l'encre

Comme un rêve dans la lumière

A la jonction du silence et du possible

 

 

Ce qui s'éparpille ; ce qui aime (et aspire) à se disperser ; pointant le ciel ; le suppliant d'offrir à la terre d'autres voluptés

 

 

L'innocence de la ligne

Comme un ciel

En guise de réponse

 

 

Abouché avec l'arbre ; les lèvres enduites de sève

 

Et, par endroits, l'écorce qui a remplacé la peau

 

Et dans les profondeurs du sol ; des vibrations

 

Et nos cheveux ébouriffés par le vent qui chatouillent le ciel

 

L'avènement d'un monde nouveau ; à travers l'homme végétal ; dessinant les prémices d'une civilisation prometteuse ; pacifique – solidaire – silencieuse – verticale

 

 

L'âme libre ; le cœur incliné et la main tendue – sans erreur possible

 

 

Aperçu ; le mystère ; à travers la blessure – cette part de ciel qui n'en a pas l'air (qui n'en a jamais l'air)

 

 

En ce lieu où s'attardent les âmes silencieuses...

 

 

Au-delà des mondes

Au-delà de l'imaginaire

A la fois ancré dans le silence et le vent

Sans doute – inexistant

 

 

Entre la poussière et l'infini

D'un bout à l'autre du voyage

D'un bout à l'autre de la prière

Toujours indécis

 

 

D'écorchure en écorchure ; jusqu'à l'imperméabilité ou l'effacement (selon le tempérament et la perspective dans laquelle on est engagé)...

 

 

A vivre sans pouvoir se résoudre (d'aucune manière)...

 

 

Ce que nous laissons se corrompre – s'aigrir – se souiller ; faute de compréhension

 

 

Exténué(s) jusqu'à l'agonie ; au lieu de vivre ; au lieu d'exulter

 

 

Blessé – avec les arbres et les bêtes – par la main qui tient la hache et le couteau ; par la barbarie ordinaire des gestes ; par tous ces visages parés pour le rire – la fête – le festin

 

Le cœur lacéré ; et sur la feuille – et sur la terre – de longues giclées de sang noir

 

 

La nuit sans la lumière ; l'innommable ; ce que célèbrent ceux qui vivent au pays de la mort

 

 

Captif du désir – de la haine – de la délivrance

 

A tous les degrés du délire – du chemin – de la fantasmagorie

 

Comme s'il y avait une grille à franchir pour enjamber le temps ; échapper au monde ; rejoindre la vraie vie ; vivre la vérité

 

Au lieu de plonger en son cœur sans tressaillir ; pour devenir ce que l'on cherche – ce que l'on fuit – jusqu'à la moelle ; jusqu'à dépasser l'essence et l'effacement ; pour revenir à l'indistinction – au socle commun et éternel de toutes les figures (infailliblement) éphémères

 

 

De plus en plus silencieux à mesure que l'on approche de la source ; à mesure que se révèle le mystère

 

 

La terre et le ciel ; le terrain de jeux des hommes sur lequel tout est dessiné à la craie

 

 

Des gestes et des paroles ; depuis des millénaires – identiques ; sans la moindre retombée...

 

 

De la même source

La mort et la matière

L'esprit et le vent

A nous arracher à l'eau stagnante

Vers le mouvement

 

 

Le visage mille fois peint et masqué ; la silhouette mille fois déguisée et travestie

D'un passage à l'autre

Du sable au sourire ; jusqu'à ce que tout cède – jusqu'à ce que tout éclate en vérité...