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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Au bord du monde – la lumière

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Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

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Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

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Un manteau d'étoiles et de sang

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Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

10 novembre 2020

Carnet n°249 Notes journalières

Sur le chemin des jours…

Ce que l’on arpente – de long en large – cet étroit corridor – un sentier – le long d’un mur sans soupirail…

 

 

De l’herbe au sommet de la tête – du lichen dans les narines – de la mousse dans les oreilles…

La nature (profondément) végétale de l’homme – et ses racines (viscéralement) minérales…

A la manière de la pierre et de la plante – comme un arbre – une montagne – dans les limites imposées par la matière…

 

 

On s’élance – lourd et innocent – à la rencontre du monde – de cette fenêtre immense sur soi – comme mille miroirs – partiels – rapprochés – légèrement déformés…

Ce que nous portons – malgré nous – sur le dos – le nom et l’histoire des hommes – la charge et la responsabilité des choses – en plus des soucis que nous avons fait nôtres…

Un feu embraserait cet amas d’ennuis – d’images – de croyances – inutiles ; et nous danserions dans le vide – sur la cendre – tous ensemble – très heureux…

 

 

Le réel – le monde – comme un rêve…

Avec deux yeux trop bêtement humains qui persistent à ne croire que ce qui est tangible – observable – apparent…

Comme si le reste – l’évidence – le plus sacré – l’invisible – nous étaient inaccessibles…

Comme une perception invalide – un défaut de lucidité – une amputation des organes les plus essentiels…

 

 

Aux marges du monde – la possibilité d’une solitude…

Dans la forêt – (presque) notre seul refuge…

Là où peuvent s’épanouir l’esprit – le silence – la liberté ; l’intimité et la joie – inexplicables – sans autre raison que l’intense sensibilité et l’accès (peut-être) aux profondeurs de l’être…

Avec – au-dedans – un incroyable sentiment d’union et de ressemblance – comme une aile sur un corps qui, peu à peu, prendrait conscience qu’il est, lui-même, aile – profondément…

 

 

Une autre perspective – celle qui nous emporte au détriment de ce qui demeure – cette vue surplombante – ce regard panoramique – comme une graine – une fenêtre – qui attend les conditions requises pour s’ouvrir et croître – devenir à la fois la somme des expériences et le résultat de leurs soustractions (successives)…

 

 

Un souffle – presque rien – et le déploiement de tout – comme une efflorescence – un développement – une multiplication…

Le feu et le vent – ce qui croît et s’obstine…

La marque particulière – acharnée – du vivant ; sa griffe en quelque sorte…

De la matière fragile – soumise à tous les assauts – mais qui jamais n’abdique – qui jamais ne renonce…

Un excès minime ; et tout périclite – tout disparaît ; et du monde, soudain, il ne reste plus rien ; pas même un vestige – pas même le souvenir – moins que le néant…

 

 

Ce que nous bâtissons contre le vent – et qui renforce la nuit – les instincts – la mort ; le sang sur les pierres – la tristesse des yeux et des âmes – comme une manière (involontaire – bien sûr) de prolonger cette misérable existence…

 

 

Le feu – en nous – à qui nous apprenons le langage du désir – pour en faire un allié supplémentaire – une force capable de fendre la pierre – d’excaver les montagnes – de retourner toute la terre du monde – à seule fin de nous assouvir – de nous rassasier…

 

 

Un regard trop restreint – la surface d’une parcelle – à peine – une seule couleur – une seule folie (bien pâle – presque éteinte) – des existences minuscules – bien trop mesurées…

Et cette écriture qui tente de percer l’étroite coquille où nous vivons enfermés – cette affreuse cloche de verre sous laquelle nous gesticulons à la manière des insectes – pris au piège – prisonniers – victimes de notre nature – de notre tropisme – de notre soumission aux instincts et à la nécessité ; – instruments de la vie et du monde – instruments (partiels et incomplets – (très) médiocrement incarnés) du silence – en somme…

 

 

Les instincts du monde – dans nos veines – sous le vent – dans l’herbe – sur les pierres qui voient couler le sang – la sueur – les larmes – les yeux tristes des mères et des enfants – le regard fou des hommes – cette ardeur qui jamais ne s’éteindra…

 

 

Nous entrons (presque toujours) par effraction dans la tendresse – cette pente douce – comme une cachette – un refuge contre la violence et la folie ; et nous en sortons par immaturité – par inadvertance – comme des enfants désobéissants et inattentifs happés par le grand soupirail du temps…

 

 

Uni(e) aux fleurs – cette écriture – et le silence…

 

 

Jour et nuit – comme une peau à recoller – à réparer – à aimer davantage…

 

 

Des lambeaux de vie – des lambeaux de mort – par intermittence…

Des traces de luttes pacifiées…

De la fièvre et de la fureur – incontrôlables…

Des nœuds – une corde – longue – que l’on use et qui s’effiloche – jusqu’à la rupture…

La chute – cette route que nous empruntons (tous) – malgré nous…

Seul(s) – au début – à la fin – tout au long du voyage…

Comme mille barques – en tous sens – sur l’océan – et leur lente dérive – et leur long périple vers la disparition – vers le même oubli…

 

 

Ensemble – comme si nos âmes – comme si nos voix – pouvaient s’emmêler…

Mais il n’y a que nos cris que l’on entende…

 

 

Notre chant – comme un axe – parmi tant de déroutes ; une lumière à travers les ruines…

Le temps – les excès (et le manque) de temps – dilapidé(s) dans le noir…

L’horizon que l’on arrache aux rêves…

Cet air des hauteurs qui nous fait défaut pour conclure – pour toucher du doigt l’achèvement…

Notre angoisse (si terrifiante parfois) – nos craintes (quasi quotidiennes) – devant le versant le plus abrupt du monde – de l’azur ; ce cœur – ce centre – apparemment impénétrable…

 

 

Des luttes – sans raison – comme des poussées de fièvre…

Et des rêves qui tournoient – qui se cognent contre les parois de notre tête…

Du bleu – des ailes – et cet air renfrogné face aux vents tourbillonnants – le cou enfoncé dans les épaules – le regard paralysé par ce que l’on imagine plus haut – comme une récompense – comme un poignard, en vérité, qui, un jour, se plantera entre nos omoplates…

 

 

Des amours sans grâce – sans charnière – sans pardon – ce qui s’enracine dans nos yeux – dans nos pas – à force d’habitude – à force de certitudes ; jamais comme au premier jour (mais y a-t-il déjà eu un premier jour ?)…

L’hiver et la solitude en toute saison ; des oiseaux au-dehors – virevoltant – indécis – sans refuge – partagés entre la terre et les cieux – entre l’ailleurs et leur fidélité au monde – au nid jamais constitué…

Et le vent – brusque – puissant – dont on ne peut espérer qu’il pacifie la rage – toutes les inclinations à la fureur – qu’il redore le blason des ensommeillés et mène en des lieux plus favorables les âmes sensibles qui cherchent leur place – un horizon meilleur – plus innocent – plus approprié…

 

 

Ce qui s’affaisse – en nous – pour laisser rayonner quelques astres anciens ; la lumière et l’océan…

 

 

Le chemin que choisissent nos pas – ni le plus simple – ni le plus direct – celui qu’impose la nécessité ; le plus juste parmi d’innombrables…

 

 

Sur notre soif – des malheurs – bien souvent – comme une habitude – un destin – une leçon jamais vraiment apprise…

Et l’invisible derrière – toujours – et qui, parfois, s’avance au seuil du plus tangible – du plus grossier – du plus nauséabond – aux frontières de la fumée – si proche de l’aveuglement – dans l’air incandescent à force de cris et de colère – sur le sol brûlé à force d’ardeur et de pas obstinés…

 

 

L’œil – au-dehors du monde – que le regard, peu à peu, remplace…

Ce que l’on creuse – à force de vivre – comme un gouffre que nos gestes (et nos pas) transforment en abîme – à la manière d’un néant inventé – quelque chose que nous façonnons (tous) au fil du temps…

 

 

Un sol recouvert de tombes et de mains levées – la vie qui s’acharne sur la pierre – indifférente à l’obscurité qu’elle y laisse – comme des strates de noir supplémentaires – des couches et des couches où l’on s’englue – au milieu desquelles l’on s’éreinte à naître – à vivre – à mourir…

 

 

Ce qui se répand sur la terre – dans les âmes – partout – et que l’on cristallise en (faux) savoir – en (vaine) fierté ; la lèpre – la gangrène – des croûtes de bêtises et de mensonges qu’il convient d’arracher – et qui laissent la chair et la sensibilité à vif…

L’empâtement du vide – comme un ventre repu – gonflé – que l’on voudrait ouvrir – empaler – déchirer – pour se débarrasser de ces amas – de cet enfermement…

 

 

Un sentier de signes – de lettres et de chiffres – de rêves et d’idées – qu’il faudrait délaisser – la fièvre sous le front – pour inventer sa propre route – sans mémoire – sans (véritable) intention…

Rien que des stigmates et des envoûtements – la mort qui se frotte contre notre visage – sur les lèvres, le dégoût – et dans la poitrine, la suffocation…

Et la main encore trop lourde sur la page – l’œil nouveau – le sang frais – ce qui circule bien au-delà de la tête – qui prend sa source ailleurs – très loin – dans les hauteurs – entre le ciel et l’esprit…

 

 

Le vide – au-delà de la terre – au-delà de l’horizon – au-dedans – ce que nous accolons à la vie – ce que nous apposons contre la chair – contre l’idée de la mort – ces fragments de silence – ces lambeaux de néant…

Le monde sur nos lèvres plaintives…

A l’approche du jour – le geste sans mémoire…

Ce qui disparaît – emporté par nos feuilles ; ces traces d’encre au fond des yeux – entre la lune et l’infini…

Et ce fil sur lequel nous marchons tous ensemble – à la manière des funambules…

 

 

La loi – le secret – la protection – fruits et instruments de la peur…

La lumière antérieure au labyrinthe…

Le commun dans sa plainte ; des cris – des prières – des murmures – inutiles…

Au-dessus des têtes – le vol effarouché des sorcières…

La bave aux lèvres et le regard trop fier…

Ce qui excorie la peau – ce qui entaille la chair – ce qui brise les os…

Les fleurs qui apparaissent sur le chemin – toutes nos consolations intérieures…

Ce qui berce ce qui hurle et ce qui saccage…

Le monde moins loin que notre âme…

A peine vivants – comme cloués à cette (incroyable) distance qui nous sépare…

 

 

Nous – nous détachant de ce qui nous brime – de ce qui nous écrase – de ce qui nous déchire – la pauvreté humiliante – les chemins qui éloignent – qui nous rapprochent (trop malhonnêtement) – l’étendue (insoupçonnée) entre les tempes – au fond du cœur – communiquant parfois…

Nous – parcourant la pierre – nous défaisant de l’abîme – du mystère – du rêve des hommes – tombant au milieu des énigmes du monde – nous relevant à chaque virage – poursuivant (obstinément) notre marche – nous acharnant à considérer chaque étape comme une épreuve – oubliant de nous libérer du sens et de la possibilité de la résolution…

Plongé(s) au cœur de la danse des vivants – gesticulant sur toutes les scènes – au milieu des cris et des tourments …

 

 

Plus loin que le monde – ses lois – ses ruses – ses secrets…

Au plus près de la sorcellerie des temps premiers…

Ce qui se porte et s’avance – malgré nous…

Au centre du labyrinthe…

Peu à peu – en pleine lumière…

Au-delà de tout propos…

Ce que l’on érige et ce que l’on invente…

Ce que l’on recombine et ce que l’on dissimule ; cette danse étrange des viscères et des orifices…

L’invisible mutilé ; la cécité souveraine…

 

 

Le silence déformé par le désir et la mémoire – comme une poussée asymétrique de la partie la plus nuisible du réseau…

Dans la transparence – avec tous les signes préexistants…

Quelques vibrations pathologiques – sans impact sur l’immunité de l’étendue…

 

 

Des lieux – un monde de cages parallèles – des frontières enchevêtrées – et ce fil qui court entre toutes les têtes – qui se faufile sur toutes les peaux – qui pénètre toutes les chairs…

Toute la verticalité du ciel – des Dieux – au cœur de nos existences si communes – si triviales…

 

 

D’un bout à l’autre du monde – de l’âme – de la chair…

Du côté du silence et du langage…

L’essentiel en creux et en lignes – toutes nos contingences – toutes nos projections…

Le temps – éparpillé – à l’agonie – dans son dernier souffle…

 

 

La matière (terrestre) – comme un piège d’abord – un orifice qui nous magnétise – qui nous attache – qui nous fixe et nous immobilise – puis, qui apprend (à l’aide de l’esprit) à se dilater – à s’ouvrir – à s’infiniser…

Et nous – au-dedans – nous approfondissant…

 

 

Sans terre – sans l’ombre d’une étoile – au cœur des courants qui nous emportent – le long d’une voie qui jamais ne dit son nom…

Et ce langage inconnu pour aborder l’éternité – l’inconcevable – la partie, en nous, la plus centrale – la plus inhabitée…

 

 

Des heures particulières – comme une page secrète – inconnue – parsemée de signes affranchis du sens – des signes en perspective qui éclairent autant le ciel que la mort – autant la multitude que l’étendue…

Et entre nos lèvres – ce silence – cette parole inarticulée – indéchiffrables…

 

 

A l’intérieur du temps – une présence infinie – délicate – qui échappe à la prolifération – au règne et aux cycles de la matière – au rythme et à la durée – à toutes les formes de retour et de linéarité ; quelque chose d’intangible – comme un cœur atemporel exonéré des mouvements et des secousses…

Des fragments d’espace et la distance – délaissés…

Des voies qui explorent la moindre cavité…

Des interstices à découvrir…

Des surfaces et des passages – et une chute (presque) inévitable…

Des profondeurs et l’invisible…

Le regard – au-dedans de l’âme – sur toutes les choses devenues intérieures…

Un vertige – des extases et de l’immobilité…

Le goût de soi et le goût du monde – en tous lieux…

 

 

Notre matière changeante et immortelle…

Des entités (très) provisoires – vouées à la permanence des échanges ; fragments inlassablement recombinés – se recombinant sans cesse – sans fin…

Et ce vide – suspendu – partout – au-dessus – au-dedans – en dessous – engagé au cœur de chaque forme – au cœur de chaque phénomène – au cœur de chaque expression – comme un territoire et une respiration unifiés et multidimensionnels…

 

 

Un espace – une prière – l’aube naissante ; la continuité, bien sûr, d’un itinéraire sans voyageur – une évolution de la perception qui goûte toutes les formes – toutes les textures – toutes les couleurs…

Alliances – collisions – ruptures – séparations – déploiements – amassements – obstructions – déblaiements – effacements – disparitions – recommencements ; surface et profondeur – contraction et expansion ; mille manières d’échanger et de se combiner – sans jamais s’interrompre…

Nous en eux – en tout – en nous-même(s)…

 

 

Au cœur de l’âme – l’esprit – un peu de matière – qui cherchent l’éternité et le silence…

Un cri – un murmure – une voix…

D’un monde à l’autre – de jour en jour – au fil des générations – toujours plus ou moins libre(s) – incarcéré(s) – ailleurs – perdu(s) – présent(s) – déboussolé(s) – à demeure – selon l’état et le degré de conscience…

 

 

Cette terre émergeante au-dedans de l’autre – notre âme – celle où l’on vit – sans commune mesure avec toutes les histoires que l’on nous raconte – que l’on se raconte – notre itinéraire – cette danse paresseuse entre la source et le retour à la source – ce que les hommes appellent l’existence – le voyage – leur destin…

L’aube traversant le monde – le monde devenant la parole – les signes de l’encre – le sang des vivants – sur nos pages…

 

 

Ce qui fonde le visible – l’apparence – cette surface où la lumière se mêle à la tragédie – la brume et le vent atemporel – infaillible ; nous – les hommes – encore très éloignés des sommets – du moindre tertre – des premières hauteurs…

Des tranchées – trop souvent – que l’on creuse avec le soc de la raison – saison après saison – siècle après siècle – comme l’on parcourt – au-dessus – au-dehors – le même sillon…

De ciel et de terre – notre chemin – sous nos pas trop lourds – sans jamais rien franchir ; la trop pesante remontée vers la source – l’origine de la matière et du vide – nos visages (outrageusement) déguisés que les circonstances, peu à peu, débarrassent – mettent à nu – rendent à l’innocence…

 

 

Tout se disloque – et, sous l’effritement, apparaît le sourire – derrière les voiles – derrière les pleurs – derrière l’effondrement – caché, depuis toujours, au milieu des apparences…

Nous – dans les décombres – comme une fleur qui éclot dans la glaise – sur la dislocation…

Aux confins d’un espace qui jamais ne peut finir…

 

 

Les plis du monde – sous notre chair – dans les recoins de l’âme – les secrets de la mort au fond de l’esprit…

Un souvenir – parfois – le vestige d’un état antérieur – sous l’orage et la plaie – quelque chose du ciel…

Un peu de bleu sur nos perspectives…

Et notre persévérance face à l’absence – face à l’obscurité…

 

 

Nous n’existons qu’à travers l’oubli – puis, l’effacement…

Rien des amas – des cumuls ; un tas de neige comme récolte – le monde sous verre – dans notre main – des pleurs et de l’affolement – avant le grand silence…

 

 

Un lac au fond du cœur où finissent par sombrer toutes les choses…

L’eau qui s’infiltre – à l’intérieur – comme le prolongement de la rupture – la faille qui s’élargit – la matière qui s’imbibe – le vide, peu à peu, envahi…

L’incarcération transformée en temple liquide…

Les racines et la marche – pourrissant…

Les conditions de l’immersion et de l’envol – simultanés…

 

 

Ce que nous récolterons à la fin de l’hiver – un surcroît de silence…

 

 

Une expatriation sans affolement – un simple détour par une terre étrangère – un archipel au bord du monde – une contrée moins sombre où la nuit perd (en grande partie) sa démesure – où l’âme se résout à l’essentiel – où le geste apprend le rythme et la justesse – histoire d’alléger toutes les pesanteurs…

Une fenêtre – et des pas qui nous rapprochent – l’Amour en vue…

Le franchissement d’une frontière qui exclut toutes les têtes porteuses du moindre signe de sauvagerie…

Quelque chose de tendre – véritablement ; bien moins miroir que douceur…

 

 

Dehors – rien qu’une étrange fatalité – des choses – mille choses – bien trop – des circonstances – ce qui a l’air d’arriver…

La vie – le monde – notre visage – intranquilles…

Et cet espace – à l’intérieur – doux – tendre – capitonné – où l’on peut tout accueillir – où l’on peut tout recevoir – sans jamais trembler – sans jamais rien attendre – sans jamais se perdre…

 

 

Eparpillés sur la terre – dans la nuit – ce feu allégorique – cette manière d’apprivoiser le monde – d’embrasser le visage lointain de l’aurore…

Nous – sans trouble – sans filet – sans volonté – vaillant à l’intérieur – présent au-dehors – avec sur nos épaules, toutes les têtes (excepté la nôtre)…

 

 

Des fleurs – un sourire – nos seules armes face au monde – violent – rusé – prêt à tout pour atténuer ses malheurs…

Nous – entre le ciel et le tremblement – guère assuré(s) – parmi les astres de la nuit nouvelle…

Un soleil – sans la tyrannie des Autres – pas même avili par nos grimaces – nos absences – planté au milieu du front – au milieu de notre joie – comme un immense point jaune né d’une secousse qui, un jour, ébranla notre sommeil…

Une traversée – comme un envol (impromptu) de lettres – au-dessus des flammes – sur nos feuilles (trop) noircies…

 

 

Mieux qu’un rêve – mieux que le réel revisité ; un rire énorme – éclatant – au cœur de la vérité ; les délices d’une âme sans mensonge – admirablement authentique – célébrant le jour et le monde…

Un jour – un monde – sans pareils – sans usure…

Ce que le sort nous réserve aux dernières heures du voyage – comme une surprise – à coup sûr…

 

 

Dans l’attente de l’infini désenchaîné ; prisonnier volontaire dès le premier jour – comme un oiseau étrange rompu aux ailes coupées – de la poussière sur ses yeux vifs – un peu de sang dans ses veines – sur ses plumes et son bec – et dans les griffes – redoutables en apparence – sans doute le moins féroce – le point de délivrance – comme un instinct à la rencontre d’un autre instinct – deux forces opposées qui s’affrontent et s’annulent…

La nuit moins obscure qu’au premier jour – éclatante bientôt de lumière – peut-être…

L’infini – l’oiseau – la clarté – se retrouvant – après des siècles de séparation – unanimement décidée…

 

 

Nous – entre la solitude et la folie – les pieds et la tête plongés dans le noir – devenant notre propre voix – notre propre vertige – notre propre délivrance – une route étroite – une issue possible – comme un dôme – posé au-dessus d’un grand désespoir – soudainement arraché…

Nos lèvres – dans l’attente d’une blancheur – d’une caresse – d’un nouvel horizon – découvrant enfin un monde inconnu – bien davantage qu’une (simple) consolation…

 

 

Sans fin – comme une nuit à rejoindre – à embrasser – à pardonner – pour les larmes qu’elle fit tomber – pour les cendres qu’elle jeta sur nos âmes – sur nos yeux – comme une mère à la poitrine aride – la bouche pleine de ressentiment – le sang brûlant – nous berçant dans la trop grande proximité de la terre au lieu de nous abandonner à la magie mystérieuse des airs – des eaux claires – des courants vivaces – des souffles profonds et amoureux – qui nous auraient, peu à peu, initié(s) au provisoire – au ciel – à l’océan…

 

 

De la lumière – parfois – jaillit le plus sombre – non comme un hasard – non comme un accident – comme une absolue nécessité…

 

 

Ce qui lacère – ce qui brûle – ce qui empiète ; le territoire noir et son règne – son rayonnement – sa splendeur…

Une armée de bourreaux anéantissant tous les élans – défigurant le monde – saccageant la pierre et la chair – comme d’autres dansent et célèbrent – naturellement…

 

 

Un rêve entre deux averses – une langue qui décrit tous les horizons…

Des étoiles – le sol – des chemins – ce qui tombe et s’égare – ce qui franchit et ce qui invite…

Toutes les dimensions du monde – tous les règnes – tous les épuisements…

Le jour et la nuit, sans cesse, recommençant…

 

 

En plein cœur – là où réside l’Amour – là où la chair est la plus dense – la plus fragile – là où Dieu bat les cartes sans jamais les distribuer – là où la nudité nous donne une allure presque minérale – là où se disloquent toutes les âmes – où s’éteignent tous les désirs – là où s’arrache et se métamorphose en sang – en spectre – ce qui nous est le plus cher – le plus précieux (faussement indispensable) – dégoulinant – errant – sur la pierre – interminablement…

 

 

Nous – dans la lutte – rêvant – encore en plein sommeil…

 

 

Les yeux face à la montagne – poings levés – regard clair (et franc) – les muscles tendus – l’âme et les épaules prêtes à supporter leur charge…

 

 

A distance de l’or – un peu de danse – sur nos lignes – quelques pas esquissés dans l’intention (trop précise – trop volontaire) d’un geste juste…

Ce qui – en nous – s’ouvre comme un coffre – ce qui jaillit de notre abîme – un trésor – le cœur – le monde – invisibles…

Ce qui, à chaque instant, peut s’entrevoir – être vécu, de plus en plus pleinement, et honoré…

L’autre versant de la terre – les yeux grands ouverts – qui fait de chaque forme – de chaque chose – le plus sacré…

Ce que l’on peut sauver de l’absence et de l’anéantissement…

 

 

Les heures (trop) passagères de l’étreinte – ce que l’on partage avec l’eau et le lit des rivières – un chant continu – une couverture d’étoiles sur les yeux…

Et à l’autre bout de soi – tôt ou tard – un jour – la faux qui s’abat…

 

 

Des murs – des grilles – l’espace des vivants…

D’une extrémité à l’autre du feu…

Des tours – des trous – des mains qui s’agrippent…

La vie – la mort – de plus en plus mélangées…

Le camp des Autres – notre solitude…

Ce que l’on aimerait voir briller dans le sang – au fond des âmes – dans le poing levé des hommes – et ce qui, parfois, arrive – comme par mégarde…

La quantité négligeable que nous sommes….

 

 

Ce que nous partageons – la mort et les crachats – la pluie – la férocité des bêtes qui nous assaillent – ce que nous n’avons jamais cessé d’être…

Le lierre autour de notre cou – jusqu’à l’étouffement – jusqu’à la délivrance…

 

 

La terreur et la semence – les instincts qui brillent dans les yeux – ce que la faim prolonge – et cette odeur – et cette couleur – auxquelles nous ne pouvons échapper…

Ce qu’il y a de plus hostile en l’homme ; le froid – notre cœur emmuré…

 

 

En attendant le silence – la fièvre contagieuse – le déploiement de la force – de la bêtise – de la violence – l’usage et la cruauté…

Notre longue veille depuis les mondes parallèles…

Nos balbutiements – guère entendus – comme nos prières et nos vociférations…

Un peu de salive dans la poussière…

 

 

Le vent qui nous appelle – auquel on appartient ; trait pour trait – notre visage…

Présent en tous lieux – comme le jour et la nuit – tous les reflets – toutes les ombres – ce qui scintille, si souvent, comme une illusion…

Les différentes figures du silence – réunies dans le regard – dans chacun de nos gestes…

L’espace vivant que nous habitons – la présence sensible que nous sommes…

 

 

Au-dessus du monde – les sous-sols de l’enfer – en attendant la démultiplication du feu – le déploiement de la fièvre et de la folie – ce à quoi œuvrent les hommes – depuis leurs hauteurs (dérisoires)…

 

 

Le sentier des crêtes – de part et d’autre de la blancheur – l’immensité – le silence incommensurable…

Notre envergure – sans restriction – sans trahison – entière – non corrompue…

Et des cœurs hostiles inentamés – comme de hauts remparts contre lesquels se brisent tous les élans de notre (faible) voix…

Des sons – des lignes – inaudibles – dégoulinant le long des murs – plongeant dans les eaux croupies des douves…

Nous – devenant stagnant(s) – une force immobilisée – guère plus puissant(s) que les premiers (et médiocres) balbutiements humains…

 

 

Nous – nous détachant de toutes les formes d’imprécation ; le désir du meilleur pour les Autres – autant qu’ils en sont capables – hors du rêve et des (fausses) appartenances…

Leur vrai visage s’extirpant, peu à peu, de toutes les généalogies…

 

 

Le vent sans destination – sans cause – sans maître ; le souffle même des origines – peut-être…

 

 

A peine un éclat – une couleur délavée – des existences insipides – sous la terre, déjà, de notre vivant – si éloignés de l’oiseau libre – de la mort joyeuse – de la vie pleine – de ce que tous les prophètes, un jour, ont promis…

 

 

Rien ne pourra nous délivrer de cette longue nuit d’épouvante ; une seule possibilité : nous décomposer – devenir la résultante (prévisible) de toutes les soustractions imaginables…