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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

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Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

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Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

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Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

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Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

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Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

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Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

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Tant qu'il y aura des jours

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Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

 

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Entre les mains de l'invisible

Février 2026

 

Carnet n°328
A hauteur de la soif

Mars 2026

 

Carnet n°329
Quelque chose de l'infini en soi

Avril 2026

 

Carnet n°330
Tout n'est que ciel et silence

Mai 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

17 juillet 2026

Carnet n°327 Entre les mains de l'invisible

Février 2026

Creuser la parole jusqu'au silence

 

 

Veiller et prendre soin

comme si nous étions seul(s) au monde

 

 

Un peu de lumière

éparpillée au milieu des mots

 

 

Aussi près du jour que du rêve

Aussi près de l'arbre que du monde

Mais qui sommes-nous donc ?

 

 

Seul

sur un très ancien chemin

dont on ignore à peu près tout

(et en particulier où il mène)

 

 

Lentement

Si lentement

que nous n'arriverons jamais

Mais qui donc a dit

qu'il fallait se déplacer ?

 

 

A l'ombre de la source

Nous autres, petites marionnettes

 

 

Dieu si densément

au fond de l'âme et de la chair

au fond du cœur et des yeux

 

 

Au cœur de l'obscurité

cette clarté inespérée

 

 

Dans les profondeurs du cœur

tant de blessures et de défaites

qui, un jour, se convertiront en lumière

 

 

Le regard si ample

que tout est vu

Le cœur si large

que le monde n'est plus

qu'un infime point dans l'espace

 

 

Comme les bêtes hurlantes

nous, cherchant un passage

 

 

Dans la main

ce miroir que l'on tourne

tantôt vers soi

tantôt vers ce qui nous fait face

 

 

Il n'est rien qui ne soit déjà là

Une existence et un monde

sans ailleurs ni au-delà

 

 

Rien que ce que nous vivons

Ce qui n'empêche pas (bien sûr)

à tous les possibles d'exister

 

 

Ce perpétuel engagement du cœur

dans nos gestes, nos paroles et nos pas

 

 

Des traces de pas sur notre feuille

et des mots qui traînent sur tous les chemins

 

 

Le cœur plongé dans le geste

Et l'esprit docile qui obéit aux circonstances

 

 

La main sur la pierre

là où nous a amené la vie

Le cœur contre l'arbre

là où l'on doit être

Et le monde au loin

avec lequel on ne converse plus

 

 

Quelques mots et quelques gestes encore

comme si, chaque jour, il (nous) fallait tout recommencer...

 

 

La vie, le monde, la mort

et tous nos pourquoi

nichés au fond du silence

 

 

Au fond du cœur silencieux

là où naissent le geste et la parole justes

 

 

Si proche de l'étoffe du monde

 

 

Et cette force (inépuisable) qui exhorte l'âme

à découvrir ce qui pourrait apaiser

la crainte de vivre et l'angoisse de la mort

 

 

Sous le signe de la simplicité

celui qui a compris l'essentiel

 

 

Peut-être est-ce la nuit qui s'étend ?

Peut-être est-ce la mort qui approche ?

à moins que la lumière ne s'intensifie

à moins que ne s'unissent toutes les forces de vie

 

 

Là où s'attarde la voix

au plus près de nos tremblements

 

 

Ce qu'il faut d'Amour et de lumière

pour que le cœur ose aller vers sa perte

 

 

Jusqu'où faut-il aller

pour exister au cœur de l'absence

et rayonner à travers son effacement ?

 

 

Qui sommes-nous

pour avoir l'air

si seul(s) et si idiot(s) ?

 

 

Depuis le commencement du monde

cette nuit qui s'éternise

(et que si peu parviennent à traverser)

 

 

Et cette aube

au fond de l'âme

qui n'ose se lever

comme si la nuit

était (encore) trop épaisse

 

 

Lorsque la voix se mêle

au chant de l'oiseau

l'encre semble plus claire

et la parole se fait plus légère

 

 

Des pas silencieux

sur ce chemin sans retour

 

 

Sans cause

la joie qui fait goûter l'inespéré

et qui rend obsolètes toutes nos questions

 

 

Le cœur partagé

entre ses propres élans

et les exigences du monde

 

 

Le cœur si bouleversé

par la douleur du monde

 

 

Si lentement

des abysses aux sommets

de l'obscurité vers la lumière

puis dégringolant

et s'assombrissant

en une fraction de seconde

 

 

Comme happé par le mouvement cyclique du monde

 

 

Penché sur la pierre pour observer la danse

(inconsciente et joyeuse) des mortels

 

 

Un escalier invisible

jusqu'au soleil

au-dedans de l'âme

 

 

Ce si peu que nous sommes

combien d'entre nous

l'ont-ils déjà perçu ?

 

 

Il y a si peu d'espace

entre l'infime et l'infini

à peine de quoi y glisser son âme

 

 

Comme l'oiseau

hésitant entre le ciel et son nid

sautillant de branche en branche

pour faire entendre son chant

 

 

Un cœur qui a épuisé

tous les pourquoi

 

 

L'âme de l'Homme si obscure

comme si elle ne pouvait

échapper à la nuit qui l'habite

 

 

Sans rien attendre

Se laissant mener

par le cours des choses

 

 

Si bas

que la brume et le rêve

n'ont plus de prise sur l'âme

 

 

Le cœur hissé à hauteur de ciel

Là où il n'y a plus ni peines, ni plaintes, ni pleurs

 

 

Et si le cœur était trop vaste pour les rêves

Et si la nuit n'était qu'une manière de voyager

Et si nos désirs n'étaient qu'une malhabile manière

d'approcher l'impensable

 

 

Vers cet infranchissable ailleurs

 

 

Le bleu du ciel

Et l'éternelle solitude de l'âme

 

 

Cette lutte et cet abîme

au fond de la prière

 

 

Deux mains jointes

comme un peu de lumière

sur les malheurs et la mort

 

 

Silencieusement et sans histoire

au seuil d'un pays si peu fréquenté

 

 

Quelle parole faudrait-il prononcer

pour ne pas entacher le silence ?

 

 

Souffrant

sans rien comprendre à la douleur

et sans pouvoir y échapper

 

 

Un peu de ciel au fond de l'âme

mélangé à cette affreuse boue noire

 

 

Autour de soi

mille choses étranges

et tant de visages inconnus

Tout un monde que Dieu

a pris la peine de peindre

aux couleurs de la terre

 

 

Le cœur qui cherche l'immuable

en ce monde où tout n'est que perte et adieu

 

 

Ramené sans cesse

sur cette pente

où tout glisse vers la mort

 

 

Et sous nos rêves

empilés en désordre

au fond du cœur

quelque chose du ciel et de la prière

 

 

Entre la pierre et l'étoile

nos yeux un peu perdus

 

 

Tous ces mortels

avides de sable et d'écume

que l'éternité et l'infini indiffèrent

 

 

Sous la même lumière

tous ces mondes

en plus du nôtre

 

 

Au fond de nos yeux

ce souvenir si ancien

où le ciel et le monde

n'étaient pas séparés

 

 

Au-dedans la route

sur laquelle l'âme avance peu à peu

 

 

La douleur posée sur l'épaule

comme une besace

et le vide à combler

 

 

Si triste de voir

l'âme aller seule sur son chemin

 

 

Ici

sans que rien dure jamais

 

 

Aux origines du monde et du temps

Là où il n'y a que le ciel, la pierre et l'enfance

et ce qu'il faut de tendresse et de silence

 

 

Une feuille, un feutre et le cœur assez sensible

pour dessiner les choses de l'âme, de la terre et du ciel

 

 

Il nous faut parfois toucher le fond du rêve

(là où le sommeil est le plus profond)

pour pouvoir remonter à la surface du réel

 

 

Le cœur sans chimère

encore entre les mains du rêve pourtant

 

 

Les mots jetés

comme une poignée de sable

dans le vent

 

 

La terre tachée de sommeil et de sang

frémissante sous la pesanteur des coups

portant sur sa nuque l'âme des morts

et la (terrible) douleur des vivants

 

 

Le cœur des mortels sous un ciel impassible

comme abandonné à un rêve trop lointain

 

 

Pas à pas

vers cette rive qui honore la fraternité des âmes

où rien ne distingue l'essence de l'écume

où tout est habillé de terre et d'infini

 

 

Au pied de l'arbre planté là comme un pieu

le cœur battant sous les feuillages

dictant à la main son universelle parole

 

 

Comme un chemin sur la page

une minuscule sente qui part de l'âme

pour aller Dieu sait où

 

 

Seulement ce que nous offre le jour

Il ne faut guère s'attendre à plus

 

 

Là où tout brûle

jusqu'au feu lui-même

 

 

Ce qu'il manque à la plupart des Hommes ?

Une véritable vocation humaine

 

 

Qu'y a-t-il au fond de notre absence ?

Et s'il y avait une part substantielle du mystère

 

 

Mieux que toute activité ; écrire

et mieux encore ; contempler

 

 

Derrière les apparences

le secret qui fait tenir les choses ensemble

 

 

Derrière les danses fébriles du monde

ce qui se tient immobile et silencieux

 

 

Entre les mains de l'invisible

depuis le premier jour du monde

 

 

Aux mains de l'Absolu

notre chemin, nos prières, notre dévotion

 

 

Ce qui échappe au temps et à la douleur

le cœur éternel et infini

 

 

La lumière noire de la mort

qui accompagne la fin du souffle

et le (mystérieux) passage vers l'au-delà

 

 

Aux lisières du rêve

les pierres et les ombres du temps

et le cœur épris de lumière

 

 

En tous lieux

la force d'aller encore

 

 

A deux doigts de dire

puis se ravisant

pour plonger au cœur du silence

 

 

Écrire

peut-être comme une besogne

sûrement comme une nécessité

et, sans doute même, comme une vocation

 

 

Au milieu des autres

à user son âme pour exister (essayer d'exister)

au lieu de quitter le monde et d'aller vers l'inconnu

 

 

Quelque chose

au milieu des jeux et des ombres

qui fait irruption à la manière d'un soleil

dans un recoin oublié

 

 

Assis à ma table

attendant qu'une âme me rejoigne

qu'un poème s'écrive

que Dieu me fasse un signe de la main

 

 

Le vent

toujours

précipitant la parole

vers le silence

 

 

Quelque chose

au seuil

parfois un peu de lumière

parfois de vieux rêves

qui se moquent bien

de ce que nous désirons

 

 

Au fond du cœur

comme un désir secret

celui de tout perdre

et de disparaître

 

 

Et cette aube

à l'approche de la mort

qui extirpe l'âme

de son obscurité

 

 

Ce qui loge

dans nos tréfonds

de plus en plus léger

et de plus en plus tangible

à mesure que l'on s'approche du secret

 

 

Là où tout se chevauche

la mort et la lumière

le monde et le silence

la joie et le cœur brisé

 

 

Par là où l'on passe

ce qui révèle (bien sûr)

notre manière de voyager

 

 

A la source de soi

quelque chose d'autre

un ailleurs enfoui

dans ses propres profondeurs

 

 

Une joie, un rire

Une fête peut-être

sous la pluie qui chante

devant ces arbres si grands

dont le feuillage danse

au son des gouttes

 

 

A l'écart de la cité des Hommes

Le regard aimanté par le ciel

 

 

Là où s'écrivent les poèmes

si loin de soi quelquefois

 

 

Assis à ma table

devant cette fenêtre

où passent tous les rêves du monde

 

 

Le cœur engagé

entre la pierre et l'absence

 

 

Si proche du seuil

où les yeux se détournent du sommeil

et où le visage n'est plus qu'un large sourire

 

 

Presque un silence

cette parole drapée de réel

à la fois si profondément sombre

et gorgée de toutes les promesses de la lumière

 

 

Plongé au cœur de cette longue veille

où le cœur – un peu fébrile – est à l'affût

et où l'âme tranquille attend en silence

 

 

Notre cœur incompris de mortel

oscillant entre le monde et l'exil

entre la querelle et le chant

ne sachant trop que faire

ne sachant trop où aller

nous guidant avec tant de maladresse

 

 

Au pied de l'arbre

Tout ce bleu oublié

qui sait si bien panser nos blessures

 

 

Si démuni

face au monde et au temps

face à la vie qui coule

entre les doigts

avec au fond de l'âme

cette petite voix

qui aimerait savoir

où l'on va

 

 

Le baiser tardif

mais inexorable

de cette présence (en soi) qui sait

 

 

Vers soi encore

jusqu'à effacer son visage

pour prendre celui de Dieu et du monde

 

Nos vies ?

Mille acrobaties

sur un fil invisible

qui se perd dans l'infini

 

 

Ce qui nous brûle

jusqu'à l'incandescence

 

 

Si près du cœur

ce que l'on murmure

et ce que l'on ne comprend pas encore

 

 

La tête si près des arbres

que le ciel semble tout proche

que la lumière traverse le front

et que le chant se mêle aux frondaisons

 

 

Et cet oiseau

qui loge au fond du cœur

et qui fait chanter la voix

 

 

Si noire cette nuit

que tout semble perdu

 

 

Il y a désormais

au fond de mon âme

un silence qui se fait entendre

 

 

Le cœur (sans doute) mêlé au plus désirable

 

 

Sur ces rives où s'accumulent les chants, les prières et les morts

 

 

Le mystère intact au fond de l'âme et des yeux

 

 

Le cœur au milieu de tant de choses

qu'il semble un peu perdu

 

 

Au fond de l'âme

là où il y a un ciel et un feu

assez d'espace et d'énergie

pour donner aux désirs la force nécessaire

 

 

Le cœur aveuglé

tantôt par la laideur

tantôt par la beauté

 

 

Comme si chaque pas

nous éloignait de la vérité

 

 

Quelque chose écoute

le silence peut-être

 

 

Au fond du cœur suffisamment de soleil

pour sourire au milieu des peines et des soucis

 

 

Des vies faites (essentiellement) de ciel et de sable

 

 

Sur cette rive où tout fait naufrage

où seul Dieu peut nous hisser

au-dessus du monde et de la mort

 

 

Tant de tendresse

dans cette main

éternellement ouverte

 

 

Et si, en soi, quelque chose

pouvait échapper à la mort ?

 

 

Si tourmenté(s) par les affaires du monde

et si peu concerné(s) par les choses de l'âme (et du ciel)

occupé(s) à vivre – paraît-il

 

 

Aux limites de l'Homme

là où le rêve et la nuit

cèdent la place au silence

 

 

Et s'il n'y avait aucun passage au fond de cette nuit ?

 

 

De l'ombre encore

comme le seul portrait possible de l'Homme

 

 

Des amas de mots au fond de l'âme

que l'encre éparpille sur la page

 

 

Sur cette terre sans âme

 

 

Si peu de lumière sur les routes du monde

et rien que la clarté de l'âme pour voyager

 

 

Par là où passent les nuages

voilà (pour nous) le seul chemin

 

 

La chambre posée au fond des bois

au cœur du silence et de la nuit

 

 

L'âme et l'arbre dialoguant en silence

mêlant leurs chants étranges

 

 

Laissant la prière se hisser jusqu'au silence

 

 

Toujours le même sol

sous nos pas si peu assurés

et toujours le même ciel

pour accueillir nos (pauvres) prières

 

 

La porte ouverte

Et l'âme sur le seuil

laissant entrer tous les vents

 

 

Tant de férocité, de crimes et de sang

que la terreur règne partout sur cette terre

 

 

Pas assez de lumière et de silence (en soi)

pour vivre dans l'obscurité et les bruits de ce monde

 

 

La parole hissée au-delà du sens

si près de cet horizon

que ne perçoivent

que quelques Hommes

 

 

Au fond de soi

cette tendresse qui prend des allures

tantôt de ciel

tantôt de main

et qui laisse dans l'âme

des traces de son passage

 

 

Rien qu'un peu de chair et de sang

Rien qu'un peu de souffle et de feu

et une âme qui, de temps en temps, s'interroge

 

 

Derrière soi

quelque chose

Et derrière cette chose

une autre chose encore

et ainsi de suite

 

 

Le cœur

si près du jour

à l'intérieur

 

 

Ce qui s'incline

devant ce que l'on rencontre

cette part (en nous) qui a compris

 

 

Vers la lumière

inexplicablement

 

 

Sous les draps du monde

beaucoup d'indifférence et de haine

et quelques gestes d'amour

 

 

Ce qu'il faut de jour

pour conserver la main ouverte

 

 

Au cœur même du silence

cette profusion de mots

 

 

Le ciel aussi vaste que mon cœur

 

 

Quelquefois

rien ne peut nous sauver de la nuit

 

 

A la pointe de la main

(et au cœur du geste)

tout le ciel nécessaire

et la terre qui défend encore

(si âprement) son territoire

 

 

Comme un soleil

dans cette encre noire

 

 

Insensible(s)

comme si rien ne nous était familier

 

 

D'un monde à l'autre

d'un cœur à l'autre

sans jamais rien atteindre

sans jamais percer le secret

 

 

Des nuages au-dessus de la chambre

Et sur la table la main qui écrit un poème

 

 

Le cœur fracturé à force de ruptures et de trahisons

qui finit par tendre au monde un miroir brisé

 

 

Une voix née des profondeurs de l'âme

qui s'applique à décrire ce qu'elle a traversé

 

 

Figures et âmes tissées dans cette toile

faite de ciel, de sang et de silence

 

 

De proche en proche

comme si tout était frontière

comme si tout était chemin

 

 

Arrachée au silence

cette voix que l'on n'entend pas

 

 

Le jour

tenu entre nos deux mains silencieuses

 

 

N'être plus qu'une absence

pas même un visage

un peu de silence

au milieu du monde

 

 

Une poignée de lumière

jetée sur tous nos soucis

 

 

Nous éloignant peu à peu de la lisière

Nous enfonçant de l'autre côté

Là où il n'y a plus de frontière

 

 

Les mains vides

Et, au fond du cœur, cette présence

 

 

La chambre abandonnée à l'hiver

avec ses figures de glace

et ses reflets givrés

 

 

Sur ce chemin si imprévisible

où, peu à peu, s'intensifie la joie

 

 

Sur cette étrange route

qui ne traverse aucun pays

la foulée égale

qui pousse à épouser le jour

 

 

Rien, en réalité, ne distingue la mort du reste

 

 

Jusqu'au vertige

les tourbillons du monde et du temps

 

 

Si dense

ce qui nous traverse

jusqu'à en avoir le souffle coupé

 

 

A l'origine de l'écart

un besoin de silence et de lumière

quelque chose que ne peut offrir le monde

 

 

Sous le même ciel

les joies et les peines

et ce que rien ne peut épuiser

 

 

Là où le destin nous malmène

 

 

A force de vivre au-dedans

quelque chose du dehors s'en va

une illusion peut-être

 

 

Qu'y a-t-il derrière notre visage ?

Qui nous regarde ?

Qui fait bouger nos mains ?

Et s'il n'y avait personne ?

 

 

Encore du bleu

pour remplacer la parole

Encore du bleu

pour balayer tout ce sable

que nous avons entassé

 

 

Là où se façonne la parole

A peu près n'importe où

pour peu que le cœur sache se faire poreux

pour peu que l'âme sache s'abandonner

 

 

Presque rien

une âme humble

une voix discrète

presque inaudible

qui vont leur chemin

sans bruit

sans se soucier

de l'assentiment des visages

 

 

Comme un passage

entre la tristesse et le sommeil

où se faufilent tous les innocents

et les (rares) rescapés de ce monde

 

 

Interrogeant l'âme inlassablement

pour dénicher un horizon

un peu de lumière

dans cette obscurité ancestrale

 

 

Peine perdue

toutes nos tentatives

sans doute faudrait-il mieux

s'abandonner et se laisser porter...

 

 

Présence et gestes de l'effacement

dans ce foisonnement de vitrines et de miroirs

 

 

Le cœur plongé à la fois

dans les tempêtes du monde et le bleu du ciel

 

 

Du fond de l'enfance

le besoin de jeu et de lumière

et cette voix qui sait si bien

mélanger le silence et le chant

 

 

Vers ce ciel

qu'aucune route ne peut trahir

 

 

Les deux mains jointes

l'une posée sur la pierre

et l'autre déjà en plein ciel

 

 

A la pointe de l'âme

il y a un espace pour l'enfance et la prière

et un grand ciel auquel tout est arrimé

 

 

Rien qu'un regard

au fond de ce trou où tout est jeté

 

 

Là où le silence et la solitude

sont un lieu qui attirent toutes les peines

toutes les prières et tous les pas

 

 

Pierre après pierre

ce que nous construisons

si laborieusement

 

 

Ce qui nous éloigne de l'abandon

le désir d'aller contre le vent

cet étrange chemin d'ambitions

 

 

Et ce rire

devant la nuit qui s'étend

 

 

Tout s'efface sans jamais disparaître

 

 

Notre voix

épelant tous les noms du monde

à l'oreille de personne

 

 

Au-dedans du poème

un ciel, des arbres

des bêtes et des chemins

que l'encre restitue

avec les couleurs de l'âme

 

 

Quelle frontière as-tu franchi

toi qui t'es éloigné du monde ?

 

 

Ce que la voix porte malgré elle

les couleurs de l'âme

les couleurs du monde

et tout ce qui se tient au fond du cœur

 

 

D'une absence à l'autre

reliées on ne sait comment

par un fil qui fait office de chemin

 

 

Si près de l'ombre

que tout nous épuise

que même la lumière

est découragée dans son labeur

 

 

Aux limites du rêve

d'autres rêves

plus anciens encore

qui nous empêchent de franchir

les frontières érigées

par l'esprit de l'Homme

 

 

Comme entravé aux chaînes de la peur

 

 

Le cœur blessé

et nous voilà aspiré violemment

jusqu'au fond de l'entaille

 

 

Prisonnier de tous les élans

au fond de notre cage

 

 

Sur cette sente

où le voyage a la couleur des larmes

 

 

Là où tout bataille, où tout boitille

où tout semble si branlant et bancal

 

 

Malgré toutes ces traces de monde

tatouées sur la peau

les yeux fermés

manière maladroite (bien sûr)

d'oublier le triste destin de l'Homme

 

 

Pas si loin du reste

notre âme et notre voix

séparées peut-être par

ce qu'il faut d'espace pour un baiser

 

 

Le cœur hivernal offrant son rire aux corneilles et au vent

dessinant une lumière pour éclairer le ciel blanc

et faire sortir de son terrier ce qui habite nos tréfonds

 

 

Posé là où il n'y a plus rien à prendre et à donner

dans cet interstice où le vide et le rien

deviennent le seul chemin

 

 

Chaque jour

sur ce petit sentier

qui mène au-delà de la chambre

au-delà de la feuille et du poème

quelque part où Dieu se promène sur la pierre

 

 

Là où tout se mêle

le cœur et le rêve

le ciel et les mains bleuies par le froid

 

 

Parce que tout nous blesse et nous dépèce

il faut nous éloigner des bouches et des mains

qui, en ce monde, ne servent qu'à apaiser la faim

 

 

Comme rivées au rêve

ces paroles nocturnes

qui obligent l'esprit

à se soumettre

au règne de l'obscurité

 

 

Tout tourne autour du songe

même les poèmes et les paroles sages

même le silence et les syllabes sacrées

 

 

Que restera-t-il de ce long témoignage ?

Quelques paroles peut-être

La petite musique des mots

ou nos deux mains jointes en silence

ou ce que le cœur aura déposé entre les lignes

à moins, bien sûr, que tout ne tombe dans l'oubli

 

 

Jour de diète

où les choses de la terre ne sont pas fréquentées

où même le ciel se fait lointain

où tout passe par le silence et la prière

 

 

A petits traits

ce que dessine la lumière

sur notre visage

 

 

La douleur du monde sur l'épaule

et cette joie au fond de l'âme

affranchie de toutes nos mésaventures

 

 

Notre dérisoire et grandiose ambition de vivre

 

 

Là où tout s'étiole

dans ce dehors qui nous échappe

qui n'existe pas peut-être

 

 

Des mots façonnés par la douleur

alors que d'autres sont sculptés dans la joie

ainsi se fabrique le poème

dans ce dialogue (permanent)

entre le noir et la lumière

 

 

Sans jamais s'établir

parfois habité

parfois déserté

cherchant encore le lieu où être

 

 

Écrire

comme pour échapper à la nuit du monde

et au gouffre de l'âme

 

 

Sur cette pierre

où le ciel est gravé

comme un drapeau invisible

qui flotte au vent

pour rappeler aux yeux qui cherchent

la prépondérance de ce qui ne se voit pas

 

 

Enchevêtrés

le ciel et la pierre

la vie et la mort

le silence et le poème

sur nos lèvres

qui se vouent à la vérité

 

 

Comme une halte

au cœur de cette nuit

où tout a le visage de la mort

 

 

De plus en plus sauvage

à mesure que le silence s'approfondit

 

 

Démesurée l'écume du monde

comme si dans nos vies

il n'y avait de place pour l'Absolu

 

Ce qui scintille

dans l’œil de celui qui voit

 

 

Aller encore

comme la feuille poussée par le vent

comme le sang pulsé par le cœur

sans rien connaître du trajet

mais devinant peut-être où la route s'arrête

 

 

Les mots

aujourd'hui peut-être

la seule certitude

Le reste n'est que désordre,

confusion et tâtonnement

 

 

La vie ?

Mille petites choses que l'on ignore

et mille grandes choses que l'on ne voit pas

et qui (parfois) se révèlent au fil des pas

 

 

Ce qui se dit ou rien

la même chose en réalité

pour celui qui voit le monde

au-delà des images et des mots

 

 

Dire toujours

comme si le langage était un chemin

mais comment ignorer qu'aucune parole

ne mène à la vérité

 

 

Jour de fête

ce que reflète la prunelle

scintillant

sautillant

aux portes du plus lointain

 

 

Du bleu encore

qui colore l'âme et les gestes

de ceux dont le cœur est habité

et qui roule au fond des yeux

et qui roule aussi sous les doigts

pour s'offrir à ceux qui les côtoient

 

 

Sans compter les heures

l'œil ouvert

aux marges du temps

là où le monde cesse d'être un rêve

 

 

Au cœur de l'obscurité

la danse des yeux fermés

 

 

Qu'importe ce que tient la main

et ce que saisit l'esprit

pour celui qui est affranchi

de ce que l'on peut acquérir et comprendre

laissant tous les rêves s'effilocher

laissant le monde et l'âme s'entremêler

au cœur d'une perspective où plus rien n'encombre

 

 

Le cœur rangé avec le reste

comme s'il était une chose du monde

(aussi anodine que les autres)

 

 

Sans rien deviner

quelque chose est là

qui nous interroge

et qui se pose la question

de l'importance des visages et des noms

 

 

Des traces de ciel

un peu partout

jusque dans nos empreintes de pas

 

 

Qu'est-ce que le réel ?

Et quel est le meilleur moyen d'en témoigner ?

 

 

Par cet autre chemin

qui passe par l'invisible et le silence

pour aller Dieu sait où

 

 

Au cœur des mots

le monde et l'âme de celui qui écrit

portés par toutes les possibilités du langage

 

 

Le cœur infatigable

tout à sa besogne et à son étreinte

 

 

Allant si aveuglément

sur cette route sans étoile

 

 

Rêvant encore de ces yeux affranchis

 

 

Adossé aux rêves du monde

un chant d'automne

qui célèbre le silence et le sang

et qui cherche à répondre

à toutes les questions de l'Homme

 

 

Devant soi

un monde invisible

et assez de lumière

pour reconnaître l'étrange territoire

qui entoure l'infini

 

 

Au fond de l'âme

le monde

mille pensées

le cœur couronné

et ce qui traverse le poème

 

 

Assez d'âme et de tendresse

pour voyager

sans ami ni compagnon

 

 

Nous rapprochant

inexorablement du mystère

 

 

Un passage sans doute

aux abords de ce que l'on écrit

peut-être une passerelle

vers un ailleurs plus désirable

 

 

La voix posée

au-dedans des mots

et l'oreille attentive

pour écouter la place

laissée au silence

 

 

Loin de tous les lieux fréquentés

cet îlot de solitude et de vérité

 

 

Ce qu'il faut abandonner

ce qu'il faut éprouver

ce qu'il faut franchir

et ce qu'il faut conserver

pour apprendre à être un Homme

 

 

Si peu de ciel

et tant de désirs et de mort

en ce monde si avide d'autrement

 

 

La liberté d'aller au-delà des cercles

de hisser le chant jusqu'à la plus haute douleur

de favoriser le silence et la vérité

de ne pas faillir à son destin d'Homme

 

 

A travers nos mains

peut-être le plus terrible

 

 

Rejoindre ce qui en nous

se cantonne au rôle de témoin

 

 

L'épée et la cendre

célébrées depuis toujours

par le cœur humain

 

 

Le souffle de plus en plus vertical

à mesure que l'on explore ses profondeurs

 

 

Agenouillé

au milieu des rêves

les mains jointes

dressées comme une flèche

vers le ciel

 

 

Et si rien n'était vrai

ni la vie, ni la mort, ni le monde

ni les reflets du miroir

seulement le rêve

d'un esprit endormi

 

 

En soi

la géographie de l'âme

avec tous ses territoires

ses gouffres, ses failles, ses péninsules

ses Everest et ses terres inconnues

 

 

Parler encore

comme si les mots parvenaient à dire

comme si les mots pouvaient suffire

 

 

Contre la nuit du dehors

une absence

et au-dedans de soi

une plus grande obscurité encore

 

 

Le corps en bandoulière

secoué par la course de l'âme

qui cherche à attraper un peu de ciel

 

 

Sur cette pente étrange

où rien ne peut être saisi

où rien ne peut être bâti

si près du vide que tout semble

indéfinissable et incertain

 

 

Rien en dehors du ciel et de la mort

sinon notre ignorance, notre incompréhension et notre peine

 

 

Tout ce labeur dont il ne sortira peut-être rien...

 

 

Ce qui résonne

au fond du cœur

peut-être l'âme

peut-être le monde

peut-être l'essence de l'Homme

qui peut savoir

 

 

Paroles qui donnent à voir

tous nos paysages intérieurs

 

 

Au fond des yeux

des larmes et des bouts de poèmes

 

 

Plus attaché à l'écoute

qu'à la mort et au recommencement

 

 

Ce que la nuit avale

et ce que le jour restitue

 

 

Une corde

au bout de laquelle pendent

l'esprit qui pense et l'âme qui danse

 

 

La marque des ignorants

collée sur le front

et celle de ceux qui aimeraient savoir

logée au fond de l'esprit

 

 

Le cœur impitoyable des Hommes

 

 

L'ombre des mots

sur la page

en plus de nos larmes

 

 

Le cœur suspendu au ciel

se balançant au-dessus des fleurs et des étoiles

 

 

Des bouts d'âme inexplorés

entre l’œil et le regard

 

 

Entre la chambre et le lointain

un fil sur lequel marcher

et un peu de vent pour nous pousser

 

 

Quelque chose de posé

sous la peur

une menace

le visage de la mort peut-être

et qui nous inquiète bien plus que de raison

 

 

Au cœur du silence

là où il n'y a plus de frontière

entre l'âme et le monde

entre l'écoute et la parole

 

 

Sous un ciel de rencontre

qui éclipse tous les rêves

 

 

Ce qu'il faut de vent

pour assurer assez de liberté au langage

 

 

Au milieu des fleurs

là où la parole devient une absence

la possibilité d'une prière

qui ressemblerait à une caresse

 

 

Impassible face à l'ensorcellement des esprits de ce monde

Comme un ciel au-dessus des remous de la terre

 

 

Du haut de la mort

le chant encore

fidèle à ce qui danse

sur la terre

 

 

Par-delà l'abîme

un passage qui traverse le monde

et longe le silence

comme une échappée vers la lumière

 

 

Sur cette route qui mène

vers le plus brûlant

 

Allongé sous les feuillages

au milieu du ciel déjà

 

 

Aux lisières du temps

là où la prière s'accroche aux anneaux du ciel

là où les lèvres susurrent (amoureusement) leurs paroles

là où les frontières et les lois du monde s'effacent

là où l'âme devient la croisée de tous les chemins

 

 

La parole

comme un bruit de pas dans la neige

l'écho à peine audible d'un murmure

susurré à l'oreille des Dieux

 

 

Demeurer là

dans l'intention du poème

comme au commencement du monde

 

 

Laisser l'encre refléter l'éclat de la lumière

 

 

Au-dessus d'un chemin

qui est, peut-être, un visage

une manière de tenir entre ses mains

le poids palpable de la prière

 

 

Comme un manque

au-dedans de l'écriture

et un élan aussi vers l'Absolu

 

 

En dessous du bleu

cette tristesse de ne pouvoir être ensemble

 

 

La tête silencieuse

penchée sur la pierre

 

 

Entre le cœur noir et la lumière

des visages et des âmes

qui cherchent à tâtons

 

 

Comme un passage

là où l'instant disparaît

 

 

Happé par ce tourbillon de pensées et d'émotions

comme si on s'éloignait, peu à peu, du plus intime

 

 

Une parole livrée

à ce qui, en nous, parvient à deviner

 

 

Sous nos yeux

ce qui est dépourvu de Dieu

l'enfance aveugle du monde

 

 

Au-dedans de cette parole

l'hospitalité et le vent nécessaires

 

 

Au fond de notre souffle

ce qui paraît inébranlable

 

 

Alourdi(s) par les pierres

qui logent au fond de notre cœur

 

 

Jusqu'au miracle parfois

les recommencements

 

 

Ce qui apparaît (parfois)

au fil des images et des mots

un peu de lumière

un peu de vérité

 

 

Dire ce qui brûle

Comme un soleil

au fond de l'âme

 

 

Nous détachant peu à peu du rêve

pour plonger l'âme et les mains dans le réel

 

 

Ce qui se bâtit dans la parole

à la fois une liberté et une résistance

 

 

Je rêverais d'un abri

qui soit aussi un tremplin

une sorte de promontoire

qui permettrait à l'âme

de plonger (sans crainte)

au cœur de la vie

 

 

Un peu moins que rien

ce qu'il restera de nos vies

 

 

L'âme soucieuse de son voyage au-delà de la mort

emmagasinant tout ce que l'existence terrestre lui aura appris

 

 

Quelque chose dans notre voix

Ce que le monde ne pourra soustraire

 

 

Peu à peu

comme un retour vers la maison natale

en ce lieu où tout a commencé ;

la vie, la mort, le monde, le temps

et tous nos (pauvres) questionnements

 

 

Sur la pierre

là où s'est installée

la cacophonie des règnes

là où le rêve a pris le pas

sur le réel et le poème

 

 

Dans l'intimité de la peur et de la peine

paumes jointes pourtant

mais parfaitement inopérantes

révélant (aujourd'hui)

le peu de poids de la prière

 

 

A exercer son rude métier d'Homme

au milieu des larmes et du sang

au milieu de l'espérance et des prières

au milieu des malheurs et de la misère

 

 

La main posée sur l'arbre et la pierre

laissant, peu à peu, les heures dériver vers le ciel

 

 

Ce qui vient après la nuit

peut-être la mort, peut-être la joie

peut-être le ciel, peut-être l'ennui

 

 

Une parole qui essaie de ne révéler

que les vérités de l'âme et du monde