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LES CARNETS METAPHYSIQUES & SPIRITUELS

A PROPOS

La quête de sens
Le passage vers l’impersonnel
L’exploration de l’être

L’intégration à la présence


 

CARNETS PUBLIES

L'expérience du monde 
Récit (1997-1999)

Solitudes 
Récit (2001)

Le petit chercheur Livre 1  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 2  
Conte (2004)

Le petit chercheur Livre 3  
Conte (2004)

Quêteur de sens  
Essai anthologique (2005)

Traversée commune  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 1  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 2  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 3  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 4  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 5  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 6  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 7  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 8  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 9  
Livre expérimental (2007)

Traversée commune Livre 10  
Livre expérimental (2007)

Tourbillon(s) 
Journal & récit (2008-2013)

Le goût d'autre chose 
Journal (2013-2016)

Un homme simple et sage 
Récit (2014)

Une âme sensible Vol 1  
Journal (2016-2019)

Une âme sensible Vol 2 
Journal (2016-2019)

Entre le rêve, le monde... Vol 1  
Journal (2019-2020)

Entre le rêve, le monde... Vol 2  
Journal (2019-2020)

Quelque chose du sang...  
Journal (2020-2021)

En plein cœur Vol 1 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 2 
Journal (2021-2022)

En plein cœur Vol 3 
Journal (2021-2022)

Si près de nos lèvres... Vol 1 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 2 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 3 
Journal (2022-2023)

Si près de nos lèvres... Vol 4 
Journal (2022-2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 1 
Récit (2023)

Vie d'un ermite itinérant Vol 2  
Récit (2023)

Une destinée sans certitude Vol 1 
Journal (2023-2024)

Une destinée sans certitude Vol 2 
Journal (2023-2024)

Entre Dieu et la pierre Vol 1
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 2
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 3
Journal (2024-2025)

Entre Dieu et la pierre Vol 4
Journal (2024-2025)

Quelques jours... Vol 1  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 2  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 3  
Journal (2025)

Quelques jours... Vol 4  
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 1
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 1 partie 2
Journal (2025)

En son for intérieur Vol 2 partie 1
Journal (2025-2026)

En son for intérieur Vol 2 partie 2
Journal (2025-2026)

 

CARNETS BRUTS

Carnet n°1
L’innocence bafouée

Récit / 1997 / La quête de sens

Carnet n°2
Le naïf

Fiction / 1998 / La quête de sens

Carnet n°3
Une traversée du monde

Journal / 1999 / La quête de sens

Carnet n°4
Le marionnettiste

Fiction / 2000 / La quête de sens

Carnet n°5
Un Robinson moderne

Récit / 2001 / La quête de sens

Carnet n°6
Une chienne de vie

Fiction jeunesse / 2002/ Hors catégorie

Carnet n°7
Pensées vagabondes

Recueil / 2003 / La quête de sens

Carnet n°8
Le voyage clandestin

Récit jeunesse / 2004 / Hors catégorie

Carnet n°9
Le petit chercheur Livre 1

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°10
Le petit chercheur Livre 2

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°11 
Le petit chercheur Livre 3

Conte / 2004 / La quête de sens

Carnet n°12
Autoportrait aux visages

Récit / 2005 / La quête de sens

Carnet n°13
Quêteur de sens

Recueil / 2005 / La quête de sens

Carnet n°14
Enchaînements

Récit / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°15
Regards croisés

Pensées et photographies / 2006 / Hors catégorie

Carnet n°16
Traversée commune Intro

Livre expérimental / 2007 / La quête de sens

Carnet n°17
Traversée commune Livre 1

Récit / 2007 / La quête de sens

Carnet n°18
Traversée commune Livre 2

Fiction / 2007/ La quête de sens

Carnet n°19
Traversée commune Livre 3

Récit & fiction / 2007 / La quête de sens

Carnet n°20
Traversée commune Livre 4

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°21
Traversée commune Livre 5

Récit & pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°22
Traversée commune Livre 6

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°23
Traversée commune Livre 7

Poésie / 2007 / La quête de sens

Carnet n°24
Traversée commune Livre 8

Pensées / 2007 / La quête de sens

Carnet n°25
Traversée commune Livre 9

Journal / 2007 / La quête de sens

Carnet n°26
Traversée commune Livre 10

Guides & synthèse / 2007 / La quête de sens

Carnet n°27
Au seuil de la mi-saison

Journal / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°28
L'Homme-pagaille

Récit / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°29
Saisons souterraines

Journal poétique / 2008 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°30
Au terme de l'exil provisoire

Journal / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°31
Fouille hagarde

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°32
A la croisée des nuits

Journal poétique / 2009 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°33
Les ailes du monde si lourdes

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°34
Pilori

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°35
Ecorce blanche

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°36
Ascèse du vide

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°37
Journal de rupture

Journal / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°38
Elle et moi – poésies pour elle

Poésie / 2009 / Hors catégorie

Carnet n°39
Préliminaires et prémices

Journal / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°40
Sous la cognée du vent

Journal poétique / 2010 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°41
Empreintes – corps écrits

Poésie et peintures / 2010 / Hors catégorie

Carnet n°42
Entre la lumière

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°43
Au seuil de l'azur

Journal poétique / 2011 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°44
Une parole brute

Journal poétique / 2012 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°45
Chemin(s)

Recueil / 2013 / Le passage vers l’impersonnel

Carnet n°46
L'être et le rien

Journal / 2013 / L’exploration de l’être

Carnet n°47
Simplement

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°48
Notes du haut et du bas

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°49
Un homme simple et sage

Récit / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°50
Quelques mots

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°51
Journal fragmenté

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°52
Réflexions et confidences

Journal / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°53
Le grand saladier

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°54
Ô mon âme

Journal poétique / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°55
Le ciel nu

Recueil / 2014 / L’exploration de l’être

Carnet n°56
L'infini en soi 

Recueil / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°57
L'office naturel

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°58
Le nuage, l’arbre et le silence

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°59
Entre nous

Journal / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°60
La conscience et l'Existant

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°61
La conscience et l'Existant Intro

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°62
La conscience et l'Existant 1 à 5

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°63
La conscience et l'Existant 6

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°64
La conscience et l'Existant 6 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°65
La conscience et l'Existant 6 (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°66
La conscience et l'Existant 7

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°67
La conscience et l'Existant 7 (suite)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°68
La conscience et l'Existant 8 et 9

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°69
La conscience et l'Existant (fin)

Essai / 2015 / L’exploration de l’être

Carnet n°70
Notes sensibles

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°71
Notes du ciel et de la terre

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°72
Fulminations et anecdotes...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°73
L'azur et l'horizon

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°74
Paroles pour soi

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°75
Pensées sur soi, le regard...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°76
Hommes, anges et démons

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°77
La sente étroite...

Journal / 2016 / L’exploration de l'être

Carnet n°78
Le fou des collines...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°79
Intimités et réflexions...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°80
Le gris de l'âme derrière la joie

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°81
Pensées et réflexions pour soi

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°82
La peur du silence

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°83
Des bruits aux oreilles sages

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°84
Un timide retour au monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°85
Passagers du monde...

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°86
Au plus proche du silence

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°87
Être en ce monde

Journal / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°88
L'homme-regard

Récit / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°89
Passant éphémère

Journal poétique / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°90
Sur le chemin des jours

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°91
Dans le sillon des feuilles mortes

Recueil / 2016 / L’intégration à la présence

Carnet n°92
La joie et la lumière

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°93
Inclinaisons et épanchements...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°94
Bribes de portrait(s)...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°95
Petites choses

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°96
La lumière, l’infini, le silence...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°97
Penchants et résidus naturels...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°98
La poésie, la joie, la tristesse...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°99
Le soleil se moque bien...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°100
Si proche du paradis

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°101
Il n’y a de hasardeux chemin

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°102
La fragilité des fleurs

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°103
Visage(s)

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°104
Le monde, le poète et l’animal

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°105
Petit état des lieux de l’être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°106
Lumière, visages et tressaillements

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°107
La lumière encore...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°108
Sur la terre, le soleil déjà

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°109
Et la parole, aussi, est douce...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°110
Une parole, un silence...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°111
Le silence, la parole...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°112
Une vérité, un songe peut-être

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°113
Silence et causeries

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°114
Un peu de vie, un peu de monde...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°115
Encore un peu de désespérance

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°116
La tâche du monde, du sage...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°117
Dire ce que nous sommes...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°118
Ce que nous sommes – encore...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°119
Entre les étoiles et la lumière

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°120
Joies et tristesses verticales

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°121
Du bruit, des âmes et du silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°122
Encore un peu de tout...

Journal poétique / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°123
L’amour et les ténèbres

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°124
Le feu, la cendre et l’infortune

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°125
Le tragique des jours et le silence

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°126
Mille fois déjà peut-être...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°127
L’âme, les pierres, la chair...

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°128
De l’or dans la boue

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°129
Quelques jours et l’éternité

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°130
Vivant comme si...

Journal / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°131
La tristesse et la mort

Récit / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°132
Ce feu au fond de l’âme

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°133
Visage(s) commun(s)

Recueil / 2017 / L’intégration à la présence

Carnet n°134
Au bord de l'impersonnel

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°135
Aux portes de la nuit et du silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°136
Entre le rêve et l'absence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°137
Nous autres, hier et aujourd'hui

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°138
Parenthèse, le temps d'un retour...

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°139 
Au loin, je vois les hommes...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°140
L'étrange labeur de l'âme

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°141
Aux fenêtres de l'âme

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°142
L'âme du monde

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°143
Le temps, le monde, le silence...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°144
Obstination(s)

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°145
L'âme, la prière et le silence

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°146
Envolées

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°147
Au fond

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°148
Le réel et l'éphémère

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°149
Destin et illusion

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°150
L'époque, les siècles et l'atemporel

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°151
En somme...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°152
Passage(s)

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°153
Ici, ailleurs, partout

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°154
A quoi bon...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°155
Ce qui demeure dans le pas

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°156
L'autre vie, en nous, si fragile

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°157
La beauté, le silence, le plus simple...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°158
Et, aujourd'hui, tout revient encore...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°159
Tout - de l'autre côté

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°160
Au milieu du monde...

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°161
Sourire en silence

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°162
Nous et les autres - encore

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°163
L'illusion, l'invisible et l'infranchissable

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°164
Le monde et le poète - peut-être...

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°165
Rejoindre

Recueil / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°166
A regarder le monde

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°167
Alternance et continuité

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°168
Fragments ordinaires

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°169
Reliquats et éclaboussures

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°170
Sur le plus lointain versant...

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°171
Au-dehors comme au-dedans

Paroles confluentes / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°172
Matière d'éveil - matière du monde

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°173
Lignes de démarcation

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°174
Jeux d'incomplétude

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°175
Exprimer l'impossible

Regard / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°176
De larmes, d'enfance et de fleurs

Récit / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°177
Coeur blessé, coeur ouvert, coeur vivant

Journal / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°178
Cercles superposés

Journal poétique / 2018 / L'intégration à la présence

Carnet n°179
Tournants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°180
Le jeu des Dieux et des vivants

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°181
Routes, élans et pénétrations

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°182
Elans et miracle

Journal poétique / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°183
D'un temps à l'autre

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°184
Quelque part au-dessus du néant...

Recueil / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°185
Toujours - quelque chose du monde

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°186
Aube et horizon

Journal / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°187
L'épaisseur de la trame

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°188
Dans le même creuset

Regard / 2019 / L'intégration à la présence

Carnet n°189
Notes journalières

Carnet n°190
Notes de la vacuité

Carnet n°191
Notes journalières

Carnet n°192
Notes de la vacuité

Carnet n°193
Notes journalières

Carnet n°194
Notes de la vacuité

Carnet n°195
Notes journalières

Carnet n°196
Notes de la vacuité

Carnet n°197
Notes journalières

Carnet n°198
Notes de la vacuité

Carnet n°199
Notes journalières

Carnet n°200
Notes de la vacuité

Carnet n°201
Notes journalières

Carnet n°202
Notes de la route

Carnet n°203
Notes journalières

Carnet n°204
Notes de voyage

Carnet n°205
Notes journalières

Carnet n°206
Notes du monde

Carnet n°207
Notes journalières

Carnet n°208
Notes sans titre

Carnet n°209
Notes journalières

Carnet n°210
Notes sans titre

Carnet n°211
Notes journalières

Carnet n°212
Notes sans titre

Carnet n°213
Notes journalières

Carnet n°214
Notes sans titre

Carnet n°215
Notes journalières

Carnet n°216
Notes sans titre

Carnet n°217
Notes journalières

Carnet n°218
Notes sans titre

Carnet n°219
Notes journalières

Carnet n°220
Notes sans titre

Carnet n°221
Notes journalières

Carnet n°222
Notes sans titre

Carnet n°223
Notes journalières

Carnet n°224
Notes sans titre

Carnet n°225

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Mars 2024

 

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Au jour le jour
Avril 2024

 

Carnet n°307
Comme à la pointe du rêve
Mai 2024

 

Carnet n°308
A l'orée du plus intime

Juin 2024

 

Carnet n°309
Au bord du monde – la lumière

Juillet 2024

 

Carnet n°310
Derrière les mots

Août 2024

 

Carnet n°311
Allant sans savoir

Septembre 2024

 

Carnet n°312
Un œil au cœur de la fable

Octobre 2024

 

Carnet n°313
Un manteau d'étoiles et de sang

Novembre 2024

 

Carnet n°314
Là où l'on s'incline

Décembre 2024

 

Carnet n°315
Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

 

Carnet n°316
Ecoutant ce qui demeure

Février 2025

 

Carnet n°317
Et si le monde était l'exil

Mars 2025

 

Carnet n°318
La danse secrète

Avril 2025

 

Carnet n°319
Le cœur engagé dans l'aventure

Mai 2025

 

Carnet n°320
Ce qui veille au fond de l'âme

Juin 2025

 

Carnet n°321
Dans l'écume du mystère

Août 2025

 

Carnet n°322
Vers l'indéchiffrable

Septembre 2025

 

Carnet n°323
Dans l'épaisseur du réel

Octobre 2025

 

Carnet n°324
Entre l'étoile et la boue

Novembre 2025

 

Carnet n°325
Tant qu'il y aura des jours

Décembre 2025

 

Carnet n°326
Des choses et d'autres

Janvier 2026

Epigraphes associées aux carnets

© Les carnets métaphysiques & spirituels

14 mars 2025

Carnet n°315 Devant un Dieu invisible

Janvier 2025

Le cœur écarlate...

Penché sur l'ivresse et la faim...

En plus de la douleur...

En plus du fardeau de vivre...

 

 

Seul(s) ; au cours de cette longue nuit énigmatique...

[Comme une traversée de l'abîme ; sans issue – sans échappée – sans horizon...]

[Comme si l'on s'enfonçait dans une impasse que presque personne (en ce monde) ne considère ainsi...]

 

 

L'âme à portée de lumière...

 

 

Le cœur primitif...

La peau sous le soleil...

Dans ce perpétuel aller et retour entre la terre et le secret...

La main promise au monde...

Le pas au vent...

Et l'esprit au ciel...

A travers le cours naturel des choses...

 

 

Si sensible à ce qui est vivant et à la tendresse de ce qui se déploie au fond de l'âme...

 

*

 

Le cœur décroché...

Devant un Dieu invisible...

Nu...

Sans masque...

Sans souveraineté (sans la moindre souveraineté)...

Comme un drap qui flotte au vent...

Comme un arbre face au ciel...

Au bord (tout au bord) des rives de l'enfance...

 

 

Au cœur même de la parole...

Le lieu où le monde s'estompe...

Le lieu où le temps s'étiole...

Le lieu où l'invisible (parfois) se révèle...

 

 

Le cœur simple...

Témoignant – peut-être – du visage le plus désirable...

Loin des affres et de l'effroi...

Ne cherchant pas même un réconfort auprès du ciel...

Ne demandant rien au monde...

Ne demandant rien à personne...

Laissant les circonstances décider...

Laissant le destin se dessiner...

 

 

Au-dessus du front...

Ce qui célèbre la terre – le ciel – le vent...

[Une chose bien au-delà de la pensée...]

Ce qui s'immisce (un peu) partout...

Jusqu'au fond de la chair...

Jusqu'au fond du langage...

Bien plus qu'un héritage...

(Sans doute) – notre seul trésor...

 

 

Au terme de l'absence...

Ce qui nous rend à l'Amour...

Sans autre espérance...

Le cœur comblé...

 

 

Rien qu'une main immense pour effacer l'ombre et l'épaisseur (avec toute la douceur dont elle est capable)...

 

 

Comme un rire...

Au-dessus de la mort...

Quelque chose qui joue au milieu des tombes...

Le cœur réconcilié – peut-être...

 

*

 

D'un monde à l'autre...

A travers le même voyage...

Porté(s) par le souffle et la force des rêves...

Parcourant l'infini de long en large...

Dans la mesure des possibles...

 

 

Sous l'apparence du monde et du temps...

L'incroyable puissance...

Et l'inconsistance des choses...

 

 

L'existence ; à la manière d'un nuage...

Et pas davantage...

 

 

Au fond de la voix...

Le chant secret...

Le mystère pressenti...

Ce qui se faufile entre les rêves et la pensée...

Passant et repassant...

S'étalant ; et se révélant à travers nos intuitions et nos tremblements...

Nous secouant de rires et de larmes [sans que nous puissions faire la différence entre ce qui relève de la tristesse et ce qui relève de la joie]...

 

 

Avant le monde et le temps...

Lorsque l'oubli était la seule loi...

Le cœur (très) légèrement posé au-dessus de la chair...

Aux ordres du vent...

Sans autre horizon que l'infini...

Étranger au sommeil et à la faim...

Étranger à la mort et à la nuit...

L'âme droite et sincère (incorruptible – d'une certaine manière)...

Comme si tout était (parfaitement) habité par le mystère...

 

 

D'un côté ; l'espace de la multitude – de l'effervescence – des passions et des possibilités où gesticulent – et s'entremêlent – la chair – les cœurs – les âmes...

Et de l'autre ; ce qui perçoit – l’œil-témoin – en quelque sorte – neutre – tranquille – solitaire – parfaitement impartial...

Comme deux parts – deux dimensions – deux entités peut-être – qui jamais ne s'entrelacent...

 

 

Ce qui se déverse ; et ce qui nous pénètre...

Selon l'inclinaison du cœur...

 

 

A l'ombre d'un ciel sans rival...

 

 

Le cœur attelé à cette tâche étrange et indéfinissable...

 

*

 

Là où plus rien n'est certain...

Ni le monde ; ni l'existence...

Pas même la lumière...

 

 

Au cœur de cette danse étrange où l'Amour et l'absence se confondent...

 

 

Hors d'atteinte...

Malgré la nuit et l'engloutissement...

Comme si quelque chose – en nous – était inaltérable...

 

 

Si furtivement ; la chair – le monde – le rêve...

Sur le socle éternel...

Comme une brève apparition...

Un peu d'air qui tourbillonne dans l'immensité silencieuse...

 

 

Là où tout s'épuise...

Là où tout recommence...

Au seuil...

A tous les seuils – simultanément...

 

 

A ce point désigné...

A ce point scintillant...

Comme la preuve vivante d'une lumière et d'un destin...

Au-delà (bien au-delà) de ce qu'imaginent les hommes...

 

 

Dépossédé(s)...

Nous défaisant – peu à peu...

Jusqu'au plus parfait dénuement...

Comme le plus grand (et – peut-être – le plus insensé) des présents...

Vers la plénitude et l'effacement...

 

 

De plus en plus humble et obéissant...

De moins en moins capable de nous enorgueillir – de travestir et d'arbitrer...

 

 

En passant...

D'un monde à l'autre...

Effaçant – peu à peu – toutes les frontières – toutes les lignes de démarcation...

 

*

 

Ce qui accompagne l'élan et le geste...

Tout au long du voyage...

Jusqu'à la transformation de la perspective ; et au-delà encore...

Sans jamais apparaître explicitement ; sans jamais s'éloigner non plus...

[Parfaitement indissociable de ce que nous sommes – en définitive...]

 

 

Si peu de jours...

Entre les murs...

De l'indifférence et des désagréments...

Sous le joug de l'absence...

Rien ; ni personne – pourtant...

En dépit des hantises...

En dépit de l'acharnement...

 

 

Comme un puits creusé dans l'épaisseur...

Quelque chose de l'abîme et de la lumière – simultanément...

Accompagnant parfois le songe ; parfois le souffle ; parfois le sang...

 

 

Traversant le monde et la nuit...

Jusqu'au temps des origines...

Jusqu'au soleil des profondeurs...

Le cœur (toujours) silencieux...

 

 

Le cœur brouillé...

L'âme brouillonne...

Entre la dernière larme et l'instant qui passe...

L’œil (parfois) un peu mélancolique...

 

 

Les lèvres farouches...

Les mots vagabonds...

Déjà en retrait...

Déjà ailleurs...

Sans jamais quitter leur refuge...

Sans jamais demeurer nulle part...

Explorant tous les lieux ; à toutes les altitudes et à toutes les profondeurs...

 

 

Sans rien dire du monde...

Sans commentaire sur le voyage et les voyageurs...

Nous en allant – déjà...

 

*

 

De passage...

Traversant tous les territoires...

Rive après rive...

Monde après monde...

Tournoyant ; et nous transformant au gré des nécessités et des apprentissages...

Dans le tumulte des jeux...

Au milieu des âmes indifférentes...

Sur cet interminable chemin...

 

 

Ce qu'il (nous) faut traverser pour rejoindre l'innocence...

 

 

Le cœur inaltérable ; en dépit des coups...

 

 

Au temps de l'étreinte...

Par-dessus les braises rougeoyantes...

Le visage automnal...

L'âme sur le seuil...

Le cœur (presque) parfaitement ouvert...

 

 

Au cœur même de la lumière...

Le noir – l'épaisseur – l'opacité...

 

 

Ce qui étanche la soif...

Ce qui transforme la nuit...

Au fil des aventures...

L'essence même du voyage...

 

 

Qui aurait la bêtise de croire que l'on pourrait avilir – souiller – corrompre – le bleu de ce monde...

 

 

Au cœur de ce long défilé de fauves un peu fébriles ; assez féroces pour jeter dans les flammes tout ce qui pourrait entraver l'accès à leur pitance ou troubler leur festin...

 

 

Le feutre qui s'évertue tantôt à décrire les couleurs de la lumière ; tantôt à dessiner les contours de l'infini : allant ainsi (cahin-caha) de signe en signe – ligne après ligne ; esquissant peut-être quelque chose qui ressemblerait à l'homme – au monde – au Divin...

 

 

Dieu ; en dépit de l'indifférence et du dérisoire...

 

 

Le cœur obsédé par le mensonge et la vérité...

 

 

L'homme ; entre le ciel nu et la terre travestie...

 

*

 

Le cœur (enfin) étreint et caressé...

Lui qui a dû soustraire tant de choses (jusqu'à la dernière étoile dans le ciel)...

Après tant d'affres et d'effroi ; après tant de néant...

Le vide joyeux – à présent...

En dépit de la chair qui réclame encore (parfois) un peu de tendresse...

 

 

Au cœur de la forêt...

La lune rouge au-dessus des cimes...

Sur tous les horizons ; par tous les chemins – la beauté et la poésie...

Sans question ; sans réponse...

Nous abandonnant aux larmes qui coulent (presque) sans raison...

 

 

Parmi les ombres...

Au cœur de l'inachevable...

A travers les coulures du temps...

Le monde qui s'estompe (très progressivement)...

 

 

La terre et le ciel ; à toutes les altitudes...

Multipliant ainsi les possibles – les chevauchements et les rencontres...

Et nous autres ; apprenant – peu à peu – à nous confondre avec le reste ; à nous laisser absorber...

 

 

Le cœur dansant...

Au rythme de la lumière...

Jusqu'au zénith...

Jusqu'au plein soleil...

 

 

Au fil des aventures ; mille arrachements...

Un peu de joie...

Un peu d'éternité...

L'âme espiègle...

Le cœur brûlant...

Et ce qu'il faut de vérité et de fantaisie...

 

 

Le cœur surpris par la magie (insoupçonnée) du monde...

L'âme enjouée...

Le pas léger...

Au milieu des fleurs et des nuages...

Contemplant toutes les beautés de la terre et du ciel...

 

*

 

Si furtivement...

L'existence...

Le temps (à peine) de tenter sa chance...

De vivre quelques expériences...

D'ouvrir son âme à la beauté...

D'écrire quelques poèmes...

D'approcher (un peu) l'innocence et la vérité...

D'offrir (à ce/ceux que l'on rencontre/nt) toute la tendresse que le cœur contient...

 

 

Ce qui vit – en nous...

Les figures (toutes les figures) du monde...

Ce qui nous assaille...

Ce qui nous hante...

Ce que l'on déteste...

Si peu de chose de l'innocence...

(Sans doute) pas encore parvenu au cœur de la résonance...

 

 

Jusqu'à l'irreconstituable...

 

 

Debout ; comme pour défier les malheurs et la mort...

Le ruissellement du sang...

Et le (perpétuel) passage du temps...

L'épée à la main...

A traverser ainsi les jours...

Au royaume du tragique (et du provisoire)...

Au royaume de l'ignorance et de la cruauté...

L'histoire de l'homme ; l'histoire des larmes...

[Depuis le commencement du monde...]

 

 

Comme un chagrin ; un naufrage – ce voyage (cette sorte de voyage)...

Dans la compagnie des ombres et des rêves...

Sans un seul visage (réellement) vivant...

Sans une seule âme (réellement) vivace...

Au milieu de la mort et du sommeil...

Sous ces astres lointains et mystérieux...

Comme si nous étions un spectacle pour ceux qui nous regardent du ciel...

 

*

 

Le cœur bruyant...

Cherchant sa voie – sa rive – un asile...

Au lieu de sa pitance habituelle...

Et découvrant – peu à peu – un chemin ; et les joies du voyage...

Quelque chose (à la fois) de l'intime et du lointain...

Quelque chose (à la fois) de l'incertitude et de la clarté...

Un souffle ; et mille courants ; et mille possibles...

La saveur de l'inconnu...

Et le merveilleux que l'on apprend à côtoyer au cours du périple...

 

 

A travers nos pas...

Toutes les hypothèses de l'homme...

Des questions ancrées dans la mémoire et le connaissable...

Qui relègue l'inconnu à l'ineffable...

Et ce qui célèbre l'étreinte et le secret...

La légèreté de la terre...

La magie de l'enfance...

Le frémissement face à l'immensité et à l'invisible...

Ce que l'on ne peut découvrir que seul – et en soi...

Le ciel à sa portée...

 

 

Sous le souffle...

Là où puise la puissance ; l'ardeur partagée...

Au cœur de la nuit...

Au milieu des étoiles...

A cette source invisible (et inépuisable)...

En ces lieux où tout est étreinte et transparence...

En ces lieux où les chemins naissent et disparaissent...

 

 

De grands signes...

Le cœur luisant...

Perché au-dessus des rires...

Et les yeux à la dérive...

Au milieu des pleurs et des pierres...

Et l'âme dans leur sillage...

L'espérance et la chair à bout de souffle...

Comme absorbé(s) par le regard...

Comme si soudain l'infini se révélait...

L'esprit en pleine confusion...

 

*

 

Sans carte ; sans territoire ; sans personne...

La géographie de l'exil...

Des interstices et des recoins...

Dans les marges laissées par le monde...

 

 

Allant ; sans rien savoir – sans rien connaître...

Devenant (pourtant) les mondes et les chemins...

Devenant l'histoire et l'étrangeté (apparente)...

Abandonnant les cercles et les traces trop visibles sur le sable...

Côtoyant – peu à peu – l'imperceptible...

 

 

A la manière du monde...

Des lieux et du vent...

Tantôt brume ; tantôt paysage...

Ce qui flotte comme un parfum tenace...

Au milieu des Autres qui ne nous voient pas...

Au milieu des Autres qui ne voient rien...

Au milieu des Autres qui – peut-être – n'existent pas...

A notre place ; de façon si humble et anonyme...

 

 

Recouvert par le rêve...

Ce ciel inventé...

Entre les mains de ceux qui croient – qui présument – qui espèrent...

Entre les mains de ceux qui louent (trop ostentatoirement) le Divin...

Imaginant mille excuses ; mille complaisances ; mille absurdités...

Au lieu de sentir l'envergure du cœur ; le bleu de l'âme traversée par la tendresse ; et ces lèvres aimantes hissées hors du secret...

Par-dessus les ombres – les prières et les reflets coutumiers...

 

 

Si solitairement vivant(s)...

Et relié(s) – pourtant – au reste (à tout le reste)...

Entre imaginaire – sentiment et réalité...

Sans savoir faire la différence entre la vérité et ce qui relève de l'invention...

Plongé(s) (et pour encore longtemps peut-être) dans une sorte de confusion (plus ou moins inconfortable)...

 

*

 

Sans jamais s'habituer aux mœurs de ce monde...

A travers le manque et la soif...

Puis, à travers la gratitude et la joie...

Sans jamais (pouvoir) interrompre ce périple...

Par tous les chemins possibles (et imaginables)...

Vers ce qui nous porte...

Vers ce qui demeure...

Le cœur – de plus en plus – sensible – intense – habité...

 

 

Partout ; en dépit des ombres...

En dépit des peurs et des épreuves...

En dépit des obstacles...

En dépit de l'incertitude...

En dépit du monde et du temps apparents...

Cette joie ; cette tendresse ; cette confiance...

[Que rien se saurait ébranler...]

 

 

Tout ; jusqu'à la capitulation...

Pour que l'on puisse (enfin) s'habiter ; se laisser absorber ; et devenir tout ce qui se présente (sans rien décider – sans rien hiérarchiser)...

 

 

Au bord...

Bien qu'encore vivant...

Les mains serrant un peu de sable et de vent...

L'âme légèrement inquiète...

Sans plus savoir...

Sans plus pouvoir...

Entre terre et ciel ; littéralement...

Et le secret sur le bout de la langue – évidemment...

 

 

Là où s'initie le refuge...

Au-delà de l'attente...

Au-delà même de la fin des temps...

A travers la tendresse et la lumière...

Avec un surcroît d'ardeur et de joie...

Comme si l'on s'abandonnait au plus vieux rêve du monde...

Laissant arriver tous les malheurs ; les laissant colorer les âmes ; puis, les laissant disparaître...

 

 

A la merci de la vie – de la mort – du chemin...

 

 

Quelque chose (à la fois) du ciel – de la brindille et de l'oiseau...

 

*

 

Le cœur accompli ; au terme du parcours – peut-être...

Comme un bain de fraîcheur et d'innocence...

Un ressaisissement...

Quelque chose comme une chance...

Heureux de voir les fantômes et les hantises nous quitter...

(Presque) parfaitement désossé ; et sans rien vouloir reconstituer...

Œuvrant ainsi – comme d'autres – à la (dé)réalisation du monde...

 

 

Comme des interstices emboîtés...

Ces existences obscures...

Cette chair sans visage...

Ne durant guère plus que quelques jours...

Et ne trouvant en ce bas monde (presque) jamais un asile ; et un havre moins encore...

Des sillons de poussière et de vent – seulement...

Comme au fond d'un abîme...

Sans jamais voir le jour...

 

 

Au cœur de l'atelier...

Sous la clarté promise...

A vivre le jour...

Sans un mot...

Sans espérance...

Portant le miracle comme une cape...

Sous les caresses de ce qui autrefois nous accablait...

 

 

Les mains plongées dans le ciel terrestre...

A la manière des arbres et des nuages...

A la manière de la rosée et de l'oiseau...

L'âme hissée au-dessus des hommes...

En dépit du cœur laissé au milieu du sang...

 

 

Vêtu de larmes et de joie...

Les seuls habits de l'âme...

Et la tendresse – en soi – pour accueillir – et prendre soin du reste...

 

 

Porté ailleurs ; plus haut – peut-être...

Loin des plaies et des charniers...

Loin de ceux qui souffrent...

Loin de ceux qui crient...

Loin de ceux qui crèvent...

Agenouillé face au monde comme face au secret...

Enfoncé jusqu'au fond de ce regard où tout prend place ; où tout prend fin ; où tout s'efface...

 

 

De soi encore ; il est question...

Par-dessus et par-dessous...

Partout où l'on peut aller ; partout où l'on peut se faufiler...

Sans qu'existe le moindre dehors...

 

 

Là où règne le silence...

Au-dessus de la parole...

Au-dessus des royaumes et des arènes...

Au-dessus des rois et des orateurs...

Au-dessus des combattants...

Au-dessus des plaintes et des cris...

Si près de nous ; ce que nous sommes...

Contrairement à ce qu'imaginent les âmes trop tristes – trop fières – trop querelleuses – trop bavardes ; bien trop terrestres (sans doute)...

 

*

 

Là où mènent les pas...

Là où le ciel se déploie...

En ces lieux de silence et d'abandon...

En ces lieux de convergence où naissent les souffles et les possibles...

 

 

Ce que l'on croyait inaccessible...

En soi...

Au cœur de l'inconnu...

Au cœur de l'incertitude...

Sur cette rive étrange (presque irréelle) bordée de rires et de doutes...

 

 

En un instant...

Le sable – l'oubli et l'immobilité...

Sans ailleurs possible...

Pas même en hypothèse...

Au cœur de cette absence où tout se passe...

 

 

A la pointe du chant...

Le goût de l'étreinte...

Le surprenant prolongement de l'intimité...

Entre le nuage et la tendresse...

Si solitairement ; si amoureusement – ce qui s'expérimente au cœur des liens...

 

 

Sans personne...

Simplement des silhouettes accrochées à des fils...

Entre les mains du mystère qui aime tout entremêler...

Et nous tenant là...

A la merci du ciel et du reste...

Comme si quelque chose – en nous – était actionné...

Comme si quelque chose – en nous – acquiesçait...

Comme si quelque chose – en nous – consentait à toutes les expériences...

 

 

Le cœur dépenaillé...

Assailli par toutes les peines...

Arraché à l'inavouable...

Fissuré de toutes parts...

Et rêvant en secret de félicité et d'infini...

 

*

 

Le plus sombre...

Comme effacé...

Évanoui avec l'idée du monde...

Les portes (grandes) ouvertes...

Face à l'éphémère et à la mort ; invariablement...

Sans prêter attention à la singularité des visages ; ni à la sonorité des noms...

Sans rien devenir...

Sans ailleurs ; sans réponse ; sans issue...

Là où nulle part devient (sans doute) l'intervalle à vivre...

Là où la figure révèle (malgré elle) l'infini qu'elle porte...

Là où les lois de l'invisible se substituent (réellement) aux principes humains...

 

 

Ni monde ; ni chemin...

Du sable et du vent...

Et, parfois, un poème ; et, d'autres fois, une main tendue...

Pas grand-chose en définitive...

 

 

Au bord du monde...

Au-dessus des ombres et des âmes grises...

Les yeux encore un peu hagards...

A travers cette danse tempétueuse...

Comme à la pointe du rêve...

Le délire défait par cette apparente déraison...

 

 

De la poussière et du vent...

Au fil des visages (et des noms) que l'on nous donne ; et que l'on rencontre...

Intériorisant – peu à peu – le monde et l'appel...

Ce que nous sommes depuis l'origine (en fin de compte)...

 

 

Affranchi de nos servitudes anciennes...

Le vent par-dessus la boue – le poids et la peine...

Le cœur encore (très) légèrement embarrassé...

Au bras d'un Amour immense...

Sans que rien nous hâte ; nous agite ; nous hante – ni dans la tête – ni dans le sang...

 

*

 

Seul...

Loin des visages indifférents...

Entre soi et soi ; l'entente – et le gouffre quelques fois...

Comme un abîme au fond duquel tout glisse imperceptiblement...

Un espace à explorer ; et que le cœur tarde – peut-être – à investir...

L'âme trop préoccupée – sans doute – par le récit de sa traversée...

 

 

Errant encore...

Comme si l'on voulait (malgré soi) prolonger le périple...

 

 

Sans autre visage que le sien...

En dépit des figures rencontrées...

Sans famille – sans communauté – sans appartenance...

Au cœur de sa propre intimité...

Et un peu triste (parfois) de ce tête à tête lorsque l'infini prend des airs de retranchement...

 

 

Le cœur redessiné par le rire...

Comme (substantiellement) élargi...

Les bords repoussant la terre ; effleurant le ciel...

Comme un soleil sur la mort et les vivants...

 

 

Reflets (à la fois) des larmes et de l'ivresse...

Debout sur la cendre...

Au cœur du secret – peut-être...

 

 

Le cœur commun et solitaire...

Bouleversé par l'ampleur de la blessure et la profusion de flèches fichées dans la chair...

Accompagné (fort heureusement) par la lumière capable de percer l'épaisseur ; de rendre caduques les lois (infâmes) des hommes ; de renverser la hiérarchie des valeurs ; de rendre sensé ce que l'on a toujours trouvé absurde – inconséquent – impossible...

 

 

La tête dressée...

Contemplant le monde à ses pieds...

Et continuant de marcher au milieu des malheurs...

 

*

 

Au cœur du cercle...

Au cœur du passage...

Épuisés les questions sans réponse ; les futilités et les saisons ; les manques et les convoitises...

Jetés dans un grand feu avec Dieu – le monde – l'impossible – la vérité – les visages et le temps...

Pour qu'il ne reste que l'innocence et l'oubli...

 

Le ciel contemplé à travers les fleurs et le vent ; à travers la mort et les nuages...

Quelque chose au-delà (bien au-delà) du nom ; au-delà du lieu ; au-delà de tous les symboles auxquels les hommes l'ont associé...

Honnêtement (le plus honnêtement possible)...

Sans rien inventer...

 

 

On est ce qui s'oublie ; ce que l'on a imaginé...

On est ce qui n'existe pas...

 

 

Au pied de la plus ancienne loi...

Le flambeau éternel au lieu du spectacle...

Le cœur posé au fond de l'azur...

 

 

Objet du rien...

Et pas davantage...

A peine quelque chose...

Comme un (très) léger bruissement dans l'air...

Abandonnant quelques taches d'encre ici et là (qui dégoulinent parfois sur la peau du monde)...

L'âme promise au reste...

Le corps à la roue de la fortune...

Et l'esprit à la pleine lumière...

 

 

Cette veille étrange au fond des yeux...

Comme une chandelle allumée au cœur de la nuit...

Attribut de l'homme sous un ciel sans étoile...

Et attribut du feu aussi...

Manière (très) terrestre – sans doute – d'habiter le monde...

 

*

 

Le bleu à l'intérieur...

Et la fragilité de la fleur...

En dépit des voiles qui recouvrent les yeux et la lumière...

En dépit des résistances...

En dépit de l'épaisseur...

Ce qui frémit – en soi ; et qui nous enseigne et nous déconstruit...

Un peu d'infini...

Et ce liant pour nous assembler au reste...

Et cette éternité au fond du cœur...

L'esprit porté bien au-delà des ambitions humaines...

 

 

L'encre si légère...

Chargée d'assez de lumière pour contrebalancer le poids et la couleur du monde...

Manière de donner à la voix l'ardeur d'une flèche capable de transpercer la chair et d'atteindre le ciel caché derrière l'épaisseur...

 

 

Qu'importe que l'on ait le cœur et les yeux ouverts...

 

 

Aveuglément...

La soif confondue avec le reste...

Dans ce bain de désirs et de crachats...

Au milieu des idoles suspendues au-dessus des têtes...

Impatiemment...

Comme si le cœur était recouvert de voiles...

Comme si un feu brûlait au fond de la chair...

 

 

Les lèvres ruisselantes...

Le visage hissé au-dessus des servitudes...

Comme si une île – un monde – un royaume – émergeait de l'épaisseur horizontale...

Livrés (à la fois) au silence et aux bouches bavardes...

 

*

 

Au milieu des fleurs et de la rosée...

De la beauté ; de la tendresse ; de la poésie...

Tout ce dont le cœur a besoin...

 

 

A travers les jeux bruyants des hommes...

Les morsures fleuries et passionnées...

L'épaisseur du monde...

Jour et nuit ; sans le moindre répit...

 

 

La paume sur la pierre...

Le feutre à la main...

Sous le ciel immense...

Au cœur de la forêt...

 

 

Si proche de l'invisible que notre visage disparaît parfois...

 

 

Au fond du cœur...

Une violence cachée...

Et un mépris pour les hommes...

Que reflètent nos gestes et notre parole (mais aussi – bien sûr – notre mode de vie et notre manière d'habiter le monde)...

[Comme s'il était impossible d'échapper à ce qui nous habite...]

[Comme s'il était impossible de vivre et d'agir d'une autre façon que celle qui s'impose naturellement...]

 

 

Personne ; ici-bas – sinon des silhouettes actionnées par une main mystérieuse...

 

 

Le monde qui répand son feu et ses cendres...

Traînées de poudre et de malheurs...

Les fers aux pieds...

Et le sacrifice en collier...

L'inguérissable faim portée en infâme étendard...

 

 

Aux abords de l'infranchissable...

A travers l'amplification de l'écho...

Marchant sur l'étroite crête...

Du monde vers le plus mystérieux...

 

 

Les mains à l'ouvrage...

L'âme sensible...

Le cœur engagé...

Mais l'esprit affranchi des affaires du monde...

 

 

Parmi les fantômes aux vies monotones – inchangées – illusoires...

Guidés par la peur et la pusillanimité...

Le manque accroché au cœur...

Le manque partout ; jusqu'au fond du cri que l'on tait ; jusqu'au cœur des crachats que l'on ravale...

L'aveuglement et la couardise qu'aucun geste – qu'aucune parole – ne saurait soustraire à la misère terrestre...

 

*

 

Comme un chant lointain ; né du plus intime – sans doute...

Enfoui dans nos profondeurs...

Bruissant et circulant...

Faisant frémir les âmes sensibles...

Portant au sublime ; et – quelques fois – y conduisant...

 

 

Au cœur de l'imperfection...

Au cœur de l'inachevé...

Parfaitement joyeux et vivant...

 

 

Le cœur qui penche (invariablement) du côté des plus faibles ; de ceux que l'on n'a jamais écoutés ; de ceux que l'on a toujours privé d'existence et de droits...

 

 

Sur cette route étrangère...

Allant sans répit...

Allant à travers l'étroitesse et l'épaisseur...

Allant sans rien atteindre ; sans rien rejoindre...

Pour la simple joie d'aller ; de traverser les mondes et les existences...

 

 

Vivre ; aller à la manière de celui qui voyage...

 

 

Sans espérance...

Le cri de la soif...

Dans ce monde façonné par (et pour) la faim et les affamés...

 

 

Comme un bruit de larmes...

Dans nos yeux – et notre cœur – blessés...

Allant au milieu des fleurs...

Éclaboussé(e)(s) de sang...

 

 

Bien décidé à vivre hors de ce monde qui ignore (ou méprise) l'invisible ; et qui asservit (et tyrannise) les non-humains...

 

 

Le cœur (parfois) désespéré de ne rien trouver...

Avec (à l'esprit pourtant) la conviction que ce vide et cette absence de certitudes sont les signes d'une lucidité qui s'aiguise...

 

 

Des vagues et l'océan...

Et tous ces esquifs – fragiles – dérisoires – prétentieux – ballottés par les flots...

 

 

Comme couronné...

En dépit de cette solitude parfois (un peu) chagrine et embarrassée...

 

*

 

Le lieu de la perte...

Comme la parole brûlante...

L'âme dévouée...

Les arbres silencieux...

Le monde insensé...

Ce que le ciel éclaire...

Ce dont témoigne (parfois) le poème...

Quelque part – un regard sur la terre...

 

 

Tâches que l'on enchaîne...

De manière mécanique et somnolente...

Comme au milieu de la nuit..

Les bras somnambuliques...

Et le cœur absent...

 

 

Le (mystérieux) miracle du vivant ; jamais épargné – pourtant – par les épreuves – la douleur – les interrogations...

 

 

Comme privé de terre et de rêves...

Comme au fond de l'eau...

Comme dansant dans l'air...

Minuscule tourbillon de chair et de sang...

Brinquebalé par les flots et les vents...

Sous les yeux indifférents du monde...

 

 

Sous les étoiles...

Au cœur des saisons...

L’œil attentif aux métamorphoses du monde...

A travers les voiles déchirés des illusions...

Quelque chose – peut-être – de l'homme...

 

 

Sans prétention...

Sur les chemins colorés de la terre...

Nous éloignant du trop blanc et du trop noir des yeux...

Nous éloignant des mauvais jours...

La porte ouverte sur la lumière...

Le cœur dans l'intimité des choses...

La chair au fond de l'épaisseur...

Sans étrangeté ; sans afféterie...

Qu'importe ce qu'il nous reste à vivre ; à comprendre ; à dire ; à traverser...

 

 

A l'approche de l'inespéré...

Le reste souriant...

Et nous ; (presque) absent(s)...

 

*

 

Les heures claires...

Entre le ciel et le monde...

La parole de plus en plus lointaine et étrangère...

 

 

Au cœur du langage...

Ce feu et ce vent...

Cette terre inconnue ; inhabitable peut-être...

Et la parole dansante...

 

 

Alors que tout s'éloigne ; le ciel – le monde et les visages...

Alors que tout s'efface ; les certitudes – les évidences – les vérités...

Reste le vide ; et ce chemin (invisible) qui semble se dessiner au cœur de la débâcle...

 

 

Le cœur reconnaissant...

En amont du sommeil...

En amont de la rupture...

En amont de l'étonnement...

Comme si tout tournait autour de l'impossible...

 

 

Le poème parfois capable de laisser passer un peu de lumière ; et de laisser entrevoir un peu de ciel...

 

 

Les cœurs corsetés...

Comme la pierre – les arbres et les bêtes – entre les mains des hommes...

Soumis à cette folle ivresse du pouvoir – de la domination – de la dictature – qui favorise les chaînes – l'asservissement et la mort...

Sur cette terre où ne fleurissent que la douleur – les larmes et les cris...

 

 

La joie pressentie sur cette route sans trace ; en ces lieux sans rêve où le ciel n'est plus une question ; où Dieu a le visage de ce que l'on rencontre...

 

 

Que trouverait-on sous les masques de chair ? Qui sait ? Peut-être serions-nous surpris...

 

 

A s'y méprendre ; ce qui prend les apparences du rêve et du sommeil ; ce qui prend les habits de la mort et de la cruauté...

Serait-ce la main de Dieu nous offrant un miroir ; nous plongeant parfois dans le monde ; nous hissant parfois au-dessus...

 

*

 

Au cœur de la nuit...

Au milieu des choses et des visages...

La parole flottante...

Et les yeux rieurs...

Plus certain ni des ombres ; ni des tremblements ; ni de la lumière...

 

 

En ces lieux impalpables où tout n'est qu'incertitudes et vibrations...

Parfois trace ; parfois pierre ; parfois surgissement fugace (presque fulgurance)...

Affranchi(s) du doute qui règne au fond du cœur des hommes...

Capable(s) d'enjamber la blessure – le sommeil et la prétention...

Sans retour ; sans devenir ; sans recommencement – possibles...

 

 

Là où il n'y a de vérité...

Là où tout respire et vous étreint...

Qui que vous soyez ; quoi que vous fassiez...

Qu'importe vos croyances et vos convictions...

 

 

Comment offrir une parole qui soit digne de la vérité (ou, plus précisément, de ce qui est perçu – et considéré – comme la vérité) ; elle qui n'est trop souvent qu'un miroir incomplet (et décevant) de l'homme – du monde – des siècles – n'offrant qu'un ramas de reflets dérisoires et approximatifs...

 

 

Le cœur docile et désossé...

(Enfin) digne du monde et du mystère...

Sur lequel peut (enfin) se pencher la lumière...

 

 

Le cœur célébré par le poème...

Chahuté par les créatures et les circonstances...

Négligé par les lois de ce monde...

Jugé – en ces tristes contrées – comme moins nécessaire à la sensibilité qu'à la circulation du sang...

 

*

 

Sillon de terre et de silence...

A travers l'épaisseur et le sommeil du monde...

L'âme au milieu des arbres...

La tête au milieu des fleurs...

Entre pierre et ciel...

 

 

Ce qui accompagne les pas...

De lieu en lieu...

Sans étape...

Sans itinéraire...

Sans connaître la destination*...

Simple mouvement...

Danse dérisoire (et presque imperceptible) au cœur de l'espace...

* et presque certain qu'il n'y en a pas – qu'il n'y en a jamais eu et qu'il n'y en aura jamais...

 

 

Au cœur de cet écart nécessaire pour vivre le silence et la joie...

Loin des coups et des cris ; loin de la faim et des intérêts personnels considérés comme les seules possibilités de ce monde...

 

 

Le cœur vacant...

Hors du cercle des pensées – à présent...

Porté par la parole silencieuse...

Relié au geste et à l'innocence...

Aussi sensible au monde que soucieux du secret...

Passé (si l'on peut dire) de l'autre côté de la prière...

Là où la lumière devient vivante...

 

 

Quelques mots sur le manque...

Comme un miroir...

Qui célèbre (involontairement) la mémoire...

N'offrant que des images ; à peine un bruissement obscur et monotone...

Si loin du chant et du poème qui – eux seuls – peuvent prétendre à la danse et à la beauté...

 

 

Humain sans alibi...

Ignorant les raisons de cette halte terrestre...

Poursuivant son périple (tant bien que mal) en dépit des heurts et du sommeil ambiant...

Le reflet du bleu déjà dans ses yeux grands ouverts...

 

 

Encore plus vive la main avisée...

Comme porteuse d'un bout de ciel inamovible...

Sensible aux cœurs sans légende – aux aveux sincères et aux engagements désintéressés...

Promenant ses caresses sur les peaux griffées – les cœurs mutilés – les âmes déchirées...

Arpentant les rives les plus désolées de ce monde...

 

 

A force de rien...

Advient (parfois) le sourire de celui qui sait...

Comme un peu d'âme hissée jusqu'à la lune...

Et un peu de chair abandonnée aux bouches affamées...

Sans même une croix à porter ; un chapelet à égrainer ; un temple où prier ; un Dieu à vénérer...

Porteur seulement d'assez d'innocence pour se montrer (un tant soit peu) humain...

 

*

 

Chemin de perte et d'éparpillement...

Le temps du monde...

Avant le silence...

 

 

Comme le sacre du plus simple...

Qu'importe le bleu du sable...

Qu'importe le bleu du ciel...

Le temps fané...

Et – à la place – ce qui s'écoule du cœur...

L'invisible langage...

Ce qui fait pousser les fleurs...

Ce qui transforme le cri en poème...

Ce qui tend la main à la douleur...

Cette joie d'être au monde...

En dépit de la nuit qui a recouvert les figures et les âmes...

 

 

Si proche du cœur que tout devient larme...

Si proche du feu que tout devient flamme...

Si sensible ; si ardent...

 

 

Au-dessus de la fosse (si laborieusement) creusée...

L'étoile de l'homme...

Le rêve du monde...

Cette chose étrange que l'on a badigeonné de lumière...

Trois fois rien – en vérité...

Un peu de vent offert aux âmes crédules...

 

 

Là où tout se teinte du secret...

De la couleur du temps...

Comme le monde et l'infini...

Comme l'âme des pierres et des vivants...

Sous la chair apparente...

 

 

Le cœur (parfaitement) conquis...

Comme l'inconnu (re)devenu rive familière...

Revivifiant le simple et le sauvage ; la possibilité d'aller comme le vent ; de jeter des ponts entre les âmes ; d'offrir au souffle l'ardeur et l'endurance...

 

*

 

Le cœur défait...

Comme un poème sans mot...

Ce qui pourrait attrister les hommes...

Mais qui est une grâce – en vérité...

Qui efface les postures et les fables...

Et qui ne laisse que l'innocence...

 

 

Rien ; ni personne...

Pas même le plus infime...

Tout ; balayé avec le monde et le temps...

Plus que le vide...

Et le cœur battant...

 

 

Quelque chose de l'impossible...

Avec ce silence déjà au fond de la voix...

Avec cette joie déjà au fond du cri...

 

 

Les yeux posés sur le bleu inexplicable du monde...

 

 

Le cœur indéfinissable ; aussi vaste que le ciel ; aussi inconsistant que les nuages ; aussi délicat que la rosée...

 

 

Le cœur désert...

Comme la clé de la soif...

Et la possibilité du bleu...

Au milieu des âmes (un peu) perdues...

 

 

Là où l'ombre règne...

Au cœur des épreuves et de la confusion...

La chance – peut-être – d'un horizon...

 

 

Au fond de la chair périssable...

En ce lieu si restreint – si éphémère – si limité – où s'invitent pourtant quelques possibles (et parfois même le plus remarquable)...

En ce lieu où siègent la terre et le ciel...

En ce lieu où se logent le cœur et le Divin...

Dans cet enchevêtrement (assez) improbable – existe quelques chose qui ressemble à une vérité vivante...

 

 

La tristesse des âmes...

En ce monde sans Amour ; si peu soucieux du silence ; si peu sensible à la lumière...

Où Dieu n'est qu'un rêve ; un Absolu inaccessible ; une icône devant laquelle s'agenouiller...

 

*

 

Si abstraitement vivant...

Le cœur éteint...

La tête (presque totalement) absorbée par le monde et le temps...

Au milieu des rêves et des choses...

Parfaitement ceinturé(s) – en quelque sorte...

 

 

Aussi ignoré(s) qu'ignorant(s)...

Et assez étrangement étranger(s)...

Traversé(s) et traversant...

Et tremblant(s) quelques fois...

Ravivant les larmes et la mémoire...

Et ne se souvenant (presque) jamais du mystère...

Vivant(s) – paraît-il...

A la manière d'un rêve (sans doute)...

 

 

Comme enfoncé(s) dans l'épaisseur...

Au cœur du cercle pourtant...

A égales distances du néant et de la lumière...

Subordonné(s) aux lois des hommes...

Espérant (sans vraiment y croire) les consignes d'un Dieu lointain...

Et attendant (assez) patiemment la mort...

 

 

Au cœur de l'écume...

Nos aventures terrestres...

Le cœur inquiet...

Face au spectacle...

 

 

Des milliards de créatures (une infinité sans doute) ; et autant de solitudes côte à côte – en dépit de ce qui relie l'invisible et la chair ; en dépit de la trame vivante (où rien ne peut être exclu) ; en dépit de l'unicité de la matière et de l'esprit...

 

 

Le souffle sombre...

Circulant au-dessus des âmes...

Et les faisant basculer vers l'épaisseur ou le mystère selon qu'elles penchent du côté des fables du monde ou du côté du silence...

 

 

Tous ces fragments de la trame vivante...

Comme un grand corps aveugle...

Soumis à la volonté du ciel (et, parfois, aux caprices des hommes)...

 

 

Le rêve – le vent et la mort...

Peut-être les reflets les plus fidèles du vivant...

 

*

 

Tant de traces et de déchirements...

Au milieu des âmes et des visages...

Rien que du vent et du désarroi...

Et des jurons aussi...

A force de blessures...

A force d'indifférence...

A force d'incompréhension...

 

 

Si seul(s) vers la source...

 

 

Toujours la route – la terre – le ciel et les étoiles...

Et le même désir d'aller au bout du voyage...

 

 

Traces d'enfance...

Dans le cœur qui frémit...

Au fond de la chair qui tremble...

Sous les masques des vivants...

Et sur le visage de la mort...

 

 

Au milieu des nuages...

Au-dessus du sommeil...

Le silence...

Et plus haut ; la lumière...

Et son rayonnement diffus sur la mort – la faim et le sang...

 

 

Au cœur (et autour) des arènes du monde...

Des cris et de la férocité...

L'obscurité des jeux et des spectateurs...

Et plus haut ; et plus loin ; et au-dedans ; et partout aussi (bien sûr) – la lumière – la tendresse et la paix – que chacun cherche et ignore...

 

*

 

Voir encore...

La parole creuser...

L'écume écartée (très provisoirement)...

Le silence millénaire...

Et cette lumière vivante...

Dans cet au-dedans (si) indéfinissable...

 

 

Aux lisières de la nuit...

Cette chair chargée de sang...

Ces longs convois de visages...

Remontant (essayant de remonter) le temps...

Essayant de quitter le monde...

Avec impatience et acharnement...

Le cœur craintif (toujours aussi craintif)...

Le cri déchirant...

Sur cette route étrange et interminable....

 

 

Le visage sévère...

Offrant la parole (et, peut-être – de temps à autre, un peu de vérité)...

Mais refusant la plainte et le commentaire...

Évitant les cercles où fleurissent (presque toujours) le bavardage et le superflu...

 

 

Infatigable pèlerin du réel (ou du rêve – peut-être – qui peut savoir)...

Au murmure insaisissable...

Au cœur (toujours) amoureux du monde...

Sur cette route incroyablement – infiniment – modulable...

Au fil des existences...

Mort après mort...

Au fil des morts...

Vie après vie...

Le même voyage...

Ne cessant de franchir (sans même s'en douter) toutes les bornes du temps...

 

 

A travers la fenêtre ; la forêt...

Et l'oiseau au creux de la main...

Le cœur gorgé de ciel et de chant...

Transporté(s) par le vent...

Avec tous les rêves du monde...

 

 

Au milieu de tant d'offenses et d'atrocités...

Au milieu de tant d'ignorance et d'infirmités...

La chair déchirée...

Le cœur bouleversé...

L'esprit épouvanté...

L'âme horrifiée...

Et ce qui sait ; (presque) jamais déconcerté par le monde tel qu'il est...

 

*

 

Et si le monde n'était que le monde...

Et s'il n'était qu'un rêve ; qu'un amas de poussière...

Que seraient donc nos vies...

 

 

Sans rien amasser...

Sans rien écarter...

Sans rien vouloir...

Sans rien décider...

Passant sans raison du sommeil à l’œil qui voit...

Passant sans raison de la lumière à la pénombre...

Allant ; allant ; ne cessant jamais d'aller...

Poussé(s) par les vents...

 

 

Arpentant cet espace sans rive...

Voyageant sous l’œil immobile...

 

 

Sans autre patrie que le silence...

Sans autre royaume que la lumière...

Sans autre règne que l'Amour...

En dépit de ce que l'on vit...

En dépit de ce que l'on voit...

 

 

Dans ce monde de cendres et de poussière...

Des destins aux prises avec le feu et la terre...

Comme coincé(s) entre la possibilité de l'étreinte et la faim...

Et éclairé(s) par un peu de lumière...

 

 

Tout ondoyant...

Tout glissant (peu à peu)...

Tout se transformant...

Dans cette absence du monde...

 

 

Ces existences passablement douloureuses...

Accablées et accablantes...

Chahutées et chahutant...

Encombrées et encombrantes...

En dépit de leur inconsistance...

En dépit de leur irréalité...

 

 

Le soleil et l'aventure...

Au fond des yeux de l'homme...

Ce besoin d'ailleurs...

Cet appel de la lumière et du lointain...

De cercle en cercle ; jusqu'à l'intérieur...

 

*

 

Vies invisibles...

A l'écart et dans les interstices du monde (humain) – si étroit – si invasif – si grossier...

Le seul que connaissent les hommes...

Le seul qu'ils puissent imaginer...

Bâtissant ; édifiant ; inventant...

Sans rien voir de la pluralité de ce monde...

 

 

Paroles des lisières...

Le cœur (à peu près) apaisé...

L'âme presque sans effroi...

Du lieu de l'exil...

Là où s'offrent le silence et la lumière...

 

Comme du sable...

Le monde ; les choses ; les destins ; les visages ; la parole...

La vie ; les rêves ; la mort...

Ce que nous voyons...

Ce que nous croyons...

Ce que nous inventons...

Ce que nous bâtissons...

Ce que nous fabriquons...

Ce qui nous effraye...

Ce qui suscite le désir...

Ce que nous sommes...

Ce qui nous traverse...

Ce que nous traversons...

Si indéfinissable ; si impalpable...

Pure irréalité – en somme...

 

 

Quelques mots...

Aussi inutiles – absurdes – inconséquents – que le reste...

Et que la lumière laisse pourtant advenir...

Pour le plaisir du jeu – du geste – de l'apparition...

 

 

Ici...

Sans entrave...

Penché sur notre besogne quotidienne...

Au milieu des arbres et des mots...

 

 

Si sensible à ce qui nous absente...

 

 

Dieu pour seule impatience. Et encore...

 

 

Des paroles et des gestes

Le cœur simple...

Sans emblème ; sans intention...

Et des pas aussi (quelques pas)...

Sans bagage ; sans destination...

Pas grand-chose – en vérité...

Et aussi dérisoire que le reste (bien sûr)...